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Version complète : [background] Les Cendres De La Colère
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Je suis les traces de mon co-animateur de la section Fluff Rackham...


J'ai donc acheté le roman sur S'erum longtemps après sa parution. Pourquoi ? Ben je me suis dis que la fig est belle et que les Ophidiens me tentent bien, que si je ne l'achète pas maintenant il finira par être introuvable, qu'il se passe à Cadwallon (argument important) et que ça sera toujours mieux développé que les miettes que Rackham nous vend (autrefois fort cher) dans le CryHavoc.


Je connais pas le gus Gaborit et son pédigré me fait un peu peur (il vient du JdR, enfin je crois, et ça donne pas souvent de supers trucs même si Fabrice Colin relèbe brillamment le niveau).


J'attaque le bouquin donc. Ben comment dire, je suis agréablement surpris. En tant que FBDM, je me suis frappé pas mal de romans des univers de JdR auxquels j'ai joué ou joue encore (Vampire, Donj', warhammer...) et le niveau est souvent plutôt bas, que ce soit au niveau du style ou de l'intrigue. Ben là, j'ai bien aimé. L'écriture est dans la moyenne du genre de la fantasy et le scénario sympa.


Pour info, S'erum est un subtil mélange entre Judge Dredd et les Justicars de la Camarilla : il est à la fois enquêteur, juge et bourreau. L'intrigue se passe à Cadwallon, avec comme lieu central l'Erratum, une immense bibliothèque ophidienne. Un ophidien a été tué et S'erum même l'enquête, accompagné par Ayane. En parallèle, nous suivons les agissements de griffons de la loge de Hod qui tentent de s'emparer/détruire l'Erratum.


L'auteur en profite pour nous expliquer la société Ophidienne que l'on sent partagée et aux limites de la guerre civile au sujet d'elle même et du Ragnagna. En plus, on y voit donc des Griffons, des Gobs et même une Akkyshane. Bon, ça fait parfois un peu rajouté pour faire style mais on ne boude pas notre plaisir de voir d'autres races...


Ma seule critique concerne le dénouement.


ATTENTION : SPOILER


Ben c'est lié au précédent roman que je n'ai pas lu, dommage. Déjà, les elfes me tapent sur le système... Mais quand en plus ils viennent pourrir des romans dans lesquels ils n'apparaissent même pas. Je dis dommage. Je trouve la fin du coup raté comparée au reste du livre.


On attend maintenant Cad' avec impatience pour voir si Rackham peut nous montrer un fluff original et moins de bric et de broc.


hihihihihi...


J'me suis fait devancer.


Gniiignigni. Obliger de charcuter du coup mon post...


Adonc, je m'en vais moi aussi maintenant vous causer de Serum.


Qualité identique au prédédent volume, avec la gurine de Serum, un ophidien qui rigole pas.


Un bouquin qui se lit aussi en deux-trois jours.


De même, on le trouvera dans tout magasin qui se respecte.


Voilà un livre bien mieux construit. C'est une enquête souterraine, à Cadwallon. Notre héros est donc un Enquêteur/Juge/Bourreau, il se camme et trimballe avec lui tel un ch'tit chienchien sa gaïcha humaine: Aryane.


Ce topo peut se lire sans avoir lu le premier.


La seule chose à savoir est que Syd est un héros officiel de la lumière, et qu'il s'est réincarné.


A savoir que les dieux, à sa mort (il se closait contre un dragon, s't'andouille) ont chopé son âme, l'ont brisé, l'on recousu, l'ont remis dans le corps réparé, ou quelquechose comme ça. Bref, au résultat,


«


Mais non mais non, le père Syd n'est pas mort !


Mais non mais non, le père Syd n'est pas mort !


Car il vit encore !


Car il vit encore...


»


(et après on viendra me chier dans les oreilles que les MV sont des tricheurs car ils goutent à la seconde vie... N'importe Nawack...)


HA ! beaucoup de choses changent avec ce deuxième roman.


Le lieu, déjà, est oppressant, bien monté, bref: un huit clos dans l'Erratum, la méta bibliothèque ophidienne interdite et majestueuse.


L'ambiance est bien noire, bien glauque.


Même les deux ou trois tentatives pour s'ennivrer des senteurs du dehors se feront uniquement dans la cale d'un navire ou les égouts de Cad.


Le style est plus réfléchi, la phrasé mieux pensé, les fautes moins présentes. On a même droit en chaque début de chapitre à une ch'tite citation fluffesque (un thème d'Aarklash).


On a enfin un peu de rose et de rouge dans ce style fluff Raguien fait de gris: la relation plus que sensationnelle entre Serum et sa gaïcha.


Une symbiose étrange, une relation masochiste Dominant/Dominé complexe, faite de douleurs et de calins, faite de respect et de confiance.


J'ai a-do-ré.


On a une ch'tite intrigue sympatoche. Pas assez d'intervenants malheureusement, et avec deux doigts de jugeote et un système formel correctement posé, on arrive rapidement à la solution.


Mais bon, c'est une chtite intrigue quand même, c'est bien sympa.


Une excellente despription de la loge de Joker... Heu, nan... la loge de Hod. Une vrai loge de tourbasse que cette loge là, Dam. Une faction griffon qui navigue salement entre la lumière et les ténèbres. (j'vai allé le dire à ces tarlouzes de cynwalls, ça va certes pas leur faire plaisir)


Mais que fout l'inquisition, bordel. Encore en vacances.


Et cette excellente description des ophidiens. Un peuple, mais qu'il est excellent ce peuple, et qu'il est bien pensé. Anciennement non aligné, beaucoup plus pur que ces tarlouzes elfiques – bon c'est vrai, avec une certaine conception de la vie... Ces serpents là m'ont beaucoup plus.


Je me demande d'ailleurs comment ils ont pu se retrouver en guerre contre les lumineux dans le temps passé. Encore que...


On assiste en effet a un truc rigolo, que j'aime beaucoup.


Deux camps s'affrontent donc, les Hod, et ces Ophidiens. Ces derniers se tournent peu à peu vers les Ténèbres. Nos Hod, des chevaliers Champion de Merin et de la Luz, se rapprochent dangeureusement des ténèbres. Nos serpents, par contre, qui aiment les âmes et la flotte des profondeurs bien noirâtre, ont une certaine conception de la vie et de ses rêgles très proches d'une philosophie respectueuse et lumineuse. J'aime beaucoup cette ambivalence.


(j'adore aussi leur conception du 'vice' – où les comportements, qualités et défauts, interdits quand on est un bon serpent de l'ancienne Alliance. Un truc qui englobe des attraits lumineux et ténébreux confondus !)


En résumé, on reste très loin dans ce bouquin du sacro Saint concept de tourbasse: dualité Bien/Mal ou Lumière/Ténèbres.


La fin, par contre, m'a beaucoup agacé.


(Attention, aux gensses qui ne l'ont pas encore lu...)


Ce n'est pas qu'elle fut rédigée trop rapidement.


Ce sont les forces en présence: Nos serpents sombrent dans les Ténèbres, et notre héros, particulièrement, sans qu'aucune véritable raison nous soit donnée.


Et la conception de la chutte dans les ténèbres de Mr Gab, une catastrophe. On ne tombe dans les ténèbres aussi simplement et aussi facilement. N'importe quoi... Gast, que c'est manichéen.


J'ai l'impression de revoir un jedi passer du côté obscur.


Nan, nan et nan. J'aurais voulu quelquechose de plus complexe, et s'il fallait le faire aussi brutalement, quelquechose de mieux pensé.


(La chutte de l'Eratum suffisait en elle même, ou la trahison des patriarches à la cause; hors, ce ne sont pas les raisons invoquées)


A lire, donc, pour se détendre. Et pas que pour le fluff, cette fois-ci.


(méga mef tout de même aux amoureux de la langue. On reste dans un style moyen, un style Héroïc fantasy, aussi quoi...)


Asura protège Serum.

Guest

Je suis d'accord avec vous en general, surtout avec TéOTeop sur le rapport entre l'esclave et son maitre qui est sympa de decouvrir. Par contre moi, ce qui m'a choqué c'est la fin je trouve que ça finit vite (comme le premier mais moins quand meme) après c'est une impression que j'ai souvent donc ça vient peut etre de moi. Mais c'est sur que comparé a la faille il se lit mieux et on prend plus de plaisir a le lire.