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Version complète : Les primarques : Ferrus, Angron et Roboute
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<b>Ferrus Manus – Primarque de la Xème légion « Iron Hands » - Le nazillon obsessionnel </b>




 




<b>1/ Origine et analyse du nom</b>




 




Ferrum, bien entendu, signifie fer en latin.  Mais on peut aller un peu plus loin que çà avec une seconde hypothèse qui n’invalide pas celle de « Mains de Fer ».




 




Ferus, avec un seul « r », est un mot latin qui se traduit par « brut » ou encore « non domestiqué » selon le contexte.  L’idée commune derrière les différentes traductions du mot est cet aspect brut, non transformé, non civilisé.   Manus signifiant quand à lui « main » mais aussi « troupe militaire ».




 




Ferrus est un nom logique quand on sait que le primarque a évité de se lier avec tel ou tel clan de sa planète, restant loin des hommes et n’apparaissant qu’occasionnellement pour l’un ou l’autre exploit.  Contrairement à beaucoup de primarques, Ferrus n’a jamais tenté de devenir le maître de sa planète ou d’unifier les tribus.  Son nom est donc parfaitement cohérent, qu’il soit uniquement issus de ferrum ou une composition plus subtile avec ferus. 




 




Concernant ses mains, là aussi, tout vient de son histoire personnelle.  Au retour d’un combat contre une sorte de dragon géant  fait d’un métal vivant, les mains de Ferrus avaient changé et étaient devenues comme deux pièces de chrome.




 




Bref, le nom de Ferrus Manus est tiré du latin et correspond aux aspects physiques (mains, fer) et sociaux (brut) du personnage.




 




<b>2/ Analyse de la personnalité</b>




 




Ferrus est totalement convaincu par le projet de l’Empereur.  Mais il pousse le concept un peu trop loin.  Offrir l’univers à l’humanité ne suffit pas.  Encore faut-il que cette humanité mérite ce cadeau.  Ferus est obsédé non pas par la « perfection » comme Fulgrim mais bien par la « faiblesse ».  Il ya également une différence majeure entre Fulgrim et lui malgré leurs similitude :Fulgrim recherche la perfection pour lui-même et comme finalité en soi.  Ferrus souhaite la perfection pour toute l’humanité comme simple moyen pour atteindre son objectif : éradiquer les faiblesses.  Il estime que l’humanité, pour mériter l’univers, doit être une race exempte de faiblesse (morale ou physique).  Les clans de Medusa (sa planète) fonctionnent comme l’antique Sparte.  Les bébés trop faibles sont abandonnés dés la naissance et ceux incapable de prouver leur valeur sont au mieux mis à l’écart, au pire expulsés du clan et voué à la mort.  Baigné dans cette idéologie, Ferrus devient progressivement une sorte de petit nazillon obsédé par une la pureté.  Ceci explique aussi pourquoi il tolère encore moins bien que ses frères les races aliens.




 




Progressivement, cette intolérance à la faiblesse va faire de lui un être impulsif et peu empathique, ce qui causera sa perte.  Quand ses frères se révoltent contre l’Empereur, quelque chose se brise en lui car il y voit la faiblesse absolue et penser que ses frères primarques puissent se montrer aussi misérables est intolérable pour lui.  Il ne cherche pas à comprendre cette situation ni même à y réagir de manière rationnelle.  Tout son être est à ce moment là tourné vers la destruction des traîtres pour laver au plus vite la souillure.  On peut légitimement se demander si cette réaction excessive n’est pas liée au fait que quelque part, il est conscient que lui aussi aurait pu trahir.  Ce n’est pas sans raison que Fulgrim tente de la rallier à sa cause.  Et Ferrus sans doute s’interroge sur ses propres faiblesses.  Cette question est à ce point intolérable pour lui qu’il préfère l’enfouir sous un océan de colère… sans prendre conscience de l’irone de la chose : c’est cette colère qui sera sa dernière faiblesse et le mènera à sa perte.




 




<b>Angron – Primarque de la XIIème légion « World Eaters », le PTSD non-traité</b>




 




<b>1/ Origine et analyse du nom</b>




 




Angron est tout simplement un mot de vieil anglais qui a évolué pour devenir « angry » soit « en colère.  Je crois qu’on peut dire sans réserve qu’Angron est porté sur la colère. 




 




<b>2/ Analyse de la personnalité</b>




 




Angron est souvent résumé à sa brutalité et à sa colère.  Cette vision est toutefois réductrice et ne donne qu’une image faussée du personnage.  Angron grandit en tant que gladiateur, équipé d’implants neuraux lui permettant d’ignorer la peur et le plus élémentaire des instincts de survie.  Au fil des combats, il développe cependant un code martial et moral.  C’est un type de code moral que l’on retrouve historiquement chez de nombreux soldats exposés à une violence intense et aux privations.  Ainsi, les soldats allemands sur le front de l’est étaient capables d’horreurs sans nom (tuer femmes et enfants) vis-à-vis de leurs ennemis mais étaient profondément affecté par les morts de leur camp.  Ils n’étaient donc pas dépourvu d’émotions mais « réservaient » leurs émotions à leurs pairs.  C’est un mécanisme de défense psychologique que l’esprit met en place pour ne pas perdre pied lorsqu’il est confronté à un stress intense.  On parle aussi parfois de dissociation, du fait de se couper au moins partiellement de ses émotions.  C’est une pathologie fréquente chez les militaires ou les victimes de catastrophes naturelles.  Plus l’exposition au stress intense est longue, plus la pathologie s’installe durablement dans la psyché de l’individu.




 




Angron est également privé de sa mort par l’Empereur qui l’empêche de mourir aux côté de se frères gladiateurs après la révolte.  Alors qu’Angron souhaitait cette mort, par loyauté sans doute mais aussi peut-être pour mettre un terme à cette vie de violence et de boucherie permanente.




 




On peut avancer qu’Angron est victime de stress post-traumatique (PTSD) intense.  Il en présente de nombreux symptômes : il revit les évènements traumatiques (en particulier lorsque l’Empereur l’arrache à la mort souhaitée), se replie socialement et fuit toute forme de contact humain (car cela risque de raviver le trauma) et se montre très irritable et violent.    Il évite toute forme de lien affectif ou même social, il s’isole physiquement de ses marines, etc.  On a là un tableau clinique presque parfait d’un PTSD.  Et bien entendu cela ne va pas s’améliorer avec le temps et son allégeance à Khorne va enfoncer le dernier clou.




 




Bref, Angron n’est pas seulement une brutasse en colère, c’est un individu traumatisé au-delà de ce qui est imaginable qui exprime son stress au travers d’une colère démesurée.




 




<b>Roboute Guilliman – Primarque de la XIIIème légion « Ultramarines »</b>




 




<b>1/ Origine et analyse du nom</b>




 




Sur ce point, Roboute est sans doute le plus curieux des primarques car son nom n’est pas basé sur des mots latins et il est difficile de trouver un lien avec un personnage historique ou fictif.  J’ai cependant une théorie qui ne me paraît pas totalement absurde.




 




Historiquement, un certain Robert Gillman de nationalité anglaise a existé.  Sa spécialité ? La logistique à grande échelle.  Officier de la Royal Navy durant la guerre, il jouera un rôle majeur mais méconnu dans l’après-guerre.  Dans les années 50 et 60, il travaille pour les Nations Unies et est tout simplement « responsable » de la reconstruction du monde.  Oui c’est pas un petit boulot.  On dit de lui qu’il a été impliqué dans toutes les décisions majeures liées à la reconstruction de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique durant près de 15 ans.  On le surnommait « le maître de la logistique ».  Ca fait quand même pas mal de points communs : un nom proche, des talents similaires mais aussi le logo des Nations Unies (une couronne de lauriers bleue).  Avouez que l’hypothèse est tentante.




 




Vu sa date de naissance, il était une ou deux générations au-dessus de celle des créateurs de 40k.  Peut-on imaginer que d’une manière ou d’une autre les créateurs de 40k aient entendu parler de lui ou aient un lien avec lui ?  J’oubliais un détail qui fait tout le sel de cette théorie.  Robert Gillman sont en réalité ses premiers et seconds prénoms.  Son nom de famille est… Jackson.  Oui comme Steve Jackson, un des fondateurs de GW.  Robert Gillman Jackson et le jeune Steve Jackson pouvaient-il être apparentés ?  Je n’en sais rien car Jackson est un patronyme très courant mais l’hypothèse d'un grand oncle apparenté et célèbre dans la famille est tentante.




 




En dehors de cette hypothèse je n’ai trouvé aucune autre piste sérieuse concernant l’origine du nom de Roboute Guilliman même si les théories foisonnent sur le net.




 




<b>2/ Analyse de la personnalité</b>




 




On va faire clair et direct : Roboute est parfaitement sain d’esprit.  Je ne trouve en lui aucun trouble pathologique marquant.  Il est logique sans être dénué d’émotions, capable d’empathie et exprime ses émotions de manière parfaitement normale.  C’est le seul et unique primarque qui semble parfaitement sain sur le plan mental.




 




Peut-être même un peu « trop » sain.  Car selon moi, Roboute est bien plus équilibré que l’Empereur.  Et c’est là une idée qui éclaire d’un jour nouveau le choix d’Horus comme Maître de Guerre alors que Guilliman semble à tout point de vue un meilleur choix.  Et si Roboute avait finalement été « meilleur » (sur le plan moral) que l’Empereur ?   Cette droiture et cette haute valeur morale pourrait avoir fait de lui un « trop » bon candidat.  Ne présentant pour ainsi dire pas de défaut, Roboute était peut-être un risque pour l’Empereur car à long terme, il n’était pas exclu de voir les hommes se détourner de cet Empereur froid et distant au profit d’un Roboute bien plus tangible et « humain ».  Roboute devenait alors une source potentielle de schisme impérial.  Les auteurs n’ont sans doute pas réfléchit aussi loin mais cette idée trouve sa place dans l’historique 40k.




Je n'avais jamais compris le fond de la pensée de Ferrus, au dela de son dégout pour la faiblesse L'idée qu'il craigne que, au fond de lui, il soit aussi faillible et imparfait que ses fréres explique finalement pas mal de choses!




Marrant que Roboute, qu'on nomme souvent "robert" par moquerie, soit en fait réllement inspiré d'un robert!




Guilliman une menace pour l'Empereur? Possible... l'ironie de la chose c'est qu'aujourd'hui l'imperium est exactement dans cette situation. 




Moi je me demande quant même si expliquer ce n'est pas un peu excuser?


Parceque y'en a marre de la repentance et du politiquement correcte qui emprisonne la parole de l'Empereur.


C'est quoi la prochaine étape? Un monument pour s'excuser de l'Exterminatus de la planète Chemos?


Si vous tenez tant que ça a jouez dans un monde ou tout le monde il est gentil vous pouvez laissez tomber 40K et allez jouer a Alkemy, mince alors...

 




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Citation :
Il y a 3 heures, DV8 a dit :




Moi je me demande quant même si expliquer ce n'est pas un peu excuser ?




 




J'en doute, On peut expliquer qu'un ancien soldat soit victime de PTSD sans pour autant l'excuser d'avoir fait sauter une crèche.




 




Et pour revenir à 40k, l'Empereur est une grosse salope de toute façons donc l'histoire commence déjà mal.  Ils sont tous plus ou moins salope de toutes façons.  Sauf Roboute, allez savoir pourquoi...




 



Citation :
Il y a 3 heures, ayagami a dit :




Je n'avais jamais compris le fond de la pensée de Ferrus, au dela de son dégout pour la faiblesse L'idée qu'il craigne que, au fond de lui, il soit aussi faillible et imparfait que ses fréres explique finalement pas mal de choses!




Marrant que Roboute, qu'on nomme souvent "robert" par moquerie, soit en fait réllement inspiré d'un robert!




Guilliman une menace pour l'Empereur? Possible... l'ironie de la chose c'est qu'aujourd'hui l'imperium est exactement dans cette situation. 




Pour le nom de Roboute, çà reste une hypothèse, je n'ai pas de certitude.  Mais c'est la plus convaincante que je connaisse.




 




Et concernant Guiliman comme "menace" pour papy, c'est également une hypothèse mais je trouve qu'elle s'insère assez bien dans l'histoire.  Guiliman possédait la plus grande légion (et de loin).  C'est donc que pour une raison ou une autre il avait été jugé pertinent de lui filer tant de troupes à commander.  On peut aussi penser que Guiliman était le successeur officieux de papy mais après le temps de la guerre et qu'il ne fallait donc pas "abîmer" son image en le mettant à la tête de la croisade, poste qui implique inévitablement de faire une saloperie de temps à autre.  Un peu comme les britanniques qui avaient besoin d'un Churchill (ici ce serait Horus) en temps de guerre mais qui s'en sont ensuite débarrassés car il ne faisait pas un dirigeant adéquat en temps de paix.  L'Empereur avait-il pour projet de mettre Guiliman aux affaires une fois la croisade achevée ?  Qui sait ?




Il y a une très courte nouvelle sur Angron (moins de 10 pages) écrite par <b style="background-color:#ffffff;color:#393939;font-size:14px;"> </b>Aaron Dembski-Bowden : <b style="background-color:#ffffff;color:#393939;font-size:14px;">Lord of the Red Sands.</b>




Je l'ai beaucoup aimée, déjà car très bien écrite, mais aussi car on apprend des éléments intéressants sur Angron. 




Il n'est pas juste une brute assoiffée de sang, mais il y une pensée, ou plutôt une émotion (fureur) derrière ce comportement. C'est homme qui rêve la liberté qu'il n'a jamais eu, étant "fabriqué" pour un but, et "repris" par son père et remis sur la voie qui lui avait été tracée. C'est intéressant car je crois que c'est au final le primarque qui désire le moins son "rôle" et qui a le plus conscience d'être un outil.



Tout à fait, d'ailleurs Angron ajoute que si ses implants ne lui faisaient pas si mal il irait tuer l'empereur lui même, car il sait que c'est un tyran, et qu'il excécre ça encore plus que les autres, a cause de son passé d'esclave.


Citation :
Le ‎09‎/‎11‎/‎2017 à 09:57, Alias a dit :




 




Historiquement, un certain Robert Gillman de nationalité anglaise a existé. 




Amha, il ne faut pas aller chercher plus loin : parmi les grands hommes glaouiches, les brit' l'enseignent sans doute à l'école comme nous Malraux dans l'ombre de De Gaulle.




De cet éclairage, je comprends mieux que le projet Primaris fut confié à Guilliman et pas à Horus.




 




L'Empire d'Ultramar, laboratoire d'un Imperium idéalisé, rassemble d'ailleurs beaucoup du pan antique de notre Histoire : comme Alexandre, Roboute a gagné les bords du monde et y a fondé des Alexandries, capitales jumelles d'une Terra bien trop lointaine. Son organisation éclairée fait tout de suite penser à l'Empire Romain dans ses époques prospères et civilisatrices, et à son digne descendant le Commonwealth dont certains territoires ultramarins étaient considérés comme joyau de l'Empire (l'Inde, par exemple).




 




Il manque toutefois une dimension psychique pour que Roboute puisse être une menace pour Papy. Je le vois plus comme le Speer d'Hitler. 




Le Trône d'Or reste inégalable. Pas un humain, même Primarque, ne peut faire d'ombre à Papy.