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  [GEN]Techniques De Peinture
Posté par : Visiteur - 06-07-2005, 23:08 - Forum : Tutoriels - Peinture - Pas de réponse


Voici une série d'articles sur les techniques de peinture classiques. A therme cette liste se fera la plus exaustive possible.


<b>1 : la sous couche </b>Elle sert à couvrir toute la fig, pour cacher toute la matière brute. Noire ou blanche, au pinceau ou à la bombe. L’important c’est de la faire, car le métal nu est horrible à l’œil, et plus difficile à peindre.


Bombe :


avantages : rapide, fine si bien faite.


Inconvénients : chère, noie les détails si on ne la maîtrise pas, fragile


Pinceau :


avantages : permet de faire une première découverte de la gurine, solide/


Inconvénients : ça prend du temps, ça a tendance à demander des raccords.


Noire :


avantages : les lignages sont déjà faits, les couleurs par-dessus sont moins flashy, pour les figs plutôt sombres


Inconvénients : Difficile de faire des couleurs claires par-dessus.


Blanche :


avantages : plus propres, adaptées au lavis successifs, adaptée au figs lumineuses.


Inconvénients : il faut tout repeindre, parce que le blanc dans les creux, sauf exception, c’est bizarre…


Ce que je préfère : noir au pinceau.


<b>2 : application des couleurs de base</b>.


Prendre une peinture diluée, mais pas trop. Environ autant d’eau que de peinture. Utiliser un pinceau assez large et propre. Eviter comme la peste les pâtés. Il vaut mieux passer plusieurs couches si la peinture n’est pas assez couvrante que de peindre au couteau.


<b>3 : brossage à sec.</b>Technique décriée par les peintres d’élite, elle est pourtant la meilleure amie du peintre d’armée.


On applique la couleur de base, plutôt sombre, on la mélange sans diluer avec une couleur plus claire sur un pinceau large et plat, on enlève un peu de peinture du pinceau et on balaye délicatement la surface à brosser. Puis on recommence avec une couleur de plus en pus claire et de moins en moins présente sur le pinceau.


Avantages : rapide et efficace.


Inconvénients : un peu sale, pas adaptée à tout.


Où l’utiliser : sur tout ce qui est haché : poils, cottes de maille…


Ce que je préfère : les cottes de mailles. Il n’y a pas moyen de les peindre autrement.

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  Techniques De Peinture
Posté par : Visiteur - 06-07-2005, 23:07 - Forum : Tutoriels - Peinture - Pas de réponse


Voici une série d'articles sur les techniques de peinture classiques. A therme cette liste se fera la plus exaustive possible.


Je vous demande de ne pas poster pour conserver la clarté de cette série, merci.


<b>1 : la sous couche </b>Elle sert à couvrir toute la fig, pour cacher toute la matière brute. Noire ou blanche, au pinceau ou à la bombe. L’important c’est de la faire, car le métal nu est horrible à l’œil, et plus difficile à peindre.


Bombe :


avantages : rapide, fine si bien faite.


Inconvénients : chère, noie les détails si on ne la maîtrise pas, fragile


Pinceau :


avantages : permet de faire une première découverte de la gurine, solide/


Inconvénients : ça prend du temps, ça a tendance à demander des raccords.


Noire :


avantages : les lignages sont déjà faits, les couleurs par-dessus sont moins flashy, pour les figs plutôt sombres


Inconvénients : Difficile de faire des couleurs claires par-dessus.


Blanche :


avantages : plus propres, adaptées au lavis successifs, adaptée au figs lumineuses.


Inconvénients : il faut tout repeindre, parce que le blanc dans les creux, sauf exception, c’est bizarre…


Ce que je préfère : noir au pinceau.


<b>2 : application des couleurs de base</b>.


Prendre une peinture diluée, mais pas trop. Environ autant d’eau que de peinture. Utiliser un pinceau assez large et propre. Eviter comme la peste les pâtés. Il vaut mieux passer plusieurs couches si la peinture n’est pas assez couvrante que de peindre au couteau.


<b>3 : brossage à sec.</b>Technique décriée par les peintres d’élite, elle est pourtant la meilleure amie du peintre d’armée.


On applique la couleur de base, plutôt sombre, on la mélange sans diluer avec une couleur plus claire sur un pinceau large et plat, on enlève un peu de peinture du pinceau et on balaye délicatement la surface à brosser. Puis on recommence avec une couleur de plus en pus claire et de moins en moins présente sur le pinceau.


Avantages : rapide et efficace.


Inconvénients : un peu sale, pas adaptée à tout.


Où l’utiliser : sur tout ce qui est haché : poils, cottes de maille…


Ce que je préfère : les cottes de mailles. Il n’y a pas moyen de les peindre autrement.

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  L'amlugisilrim
Posté par : Rabiyonel - 06-07-2005, 11:57 - Forum : Récits et Poésies - Pas de réponse


<i>AMLUG-ISIL-RIM</i>


A quelques centaines de milliards d’années lumières de Terra, dans un secteur inconnu de l’Imperium, situé entre l’amas galactique de Càlë et la porte de Ciryamo, un vaisseau-monde Eldar s’extirpe du Warp après un voyage de plusieurs semaines. Plus qu’un vaisseau, ce monde flottant adopte la forme élégante d’une galaxie scintillante. Sa couleur jade est auréolée d’un voile nacré, donnant à l’ensemble interstellaire une impression de pureté magique.


Aucun mode de propulsion n’est visible de l’extérieur donnant la vision d’un vaisseau de taille planétaire dérivant dans l’espace, mué par une force invisible. Ce monde itinérant est le refuge du « Peuple des Lunes Dragons » : L’Amlugisilrim.


Il serait impossible de faire un historique précis de l’Amlugisilrim tant les origines de ce peuple se perd dans la nuit des temps. Natifs de l’étoile de Néca, ces Eldars revendiquent l’héritage des grands rois Dragons, seigneurs des Lunes de Yanta, défenseurs des Portes. De ce que l’on peut en comprendre au premier abord, ce mystérieux testament est avant tout un devoir de protection intimement lié au Warp. L’Amlugisilrim perpétue la tradition des rois Dragons qui ont été les premiers à utiliser ce que l’on nomme les points chauds du Warp. Ces points sont très rares dans l’univers et sont caractérisés par une activité énergétique hors norme.


D’antiques récits d’explorateurs impériaux, retraçant l’épopée des premières colonisations, évoquent des secteurs Warp très localisés ayant une activité énergétique phénoménale et totalement erratique. Dès lors, l’aspect chaotique des nœuds d’énergie aidant, les instances compétentes de l’Imperium décidèrent de délimiter un périmètre de sécurité autour des zones d’activité et d’éviter tout contact avec cette énergie qualifiée d’impure.


Sans le vouloir, l’Imperium jouait le jeu des Eldars et servait indirectement les intérêts de l’Amlugisilrim en empêchant quiconque d’approcher des points chauds. Tant que l’Imperium sera persuadé de la nature « corruptrice » de ces zones, le secret des rois Dragons sera en sécurité. A l’heure actuelle, 179 points chauds du Warp ont été répertoriés dans les annales impériales. 86 sont en zone de quarantaine et 36 sont sous surveillance particulière.


Contrairement à la peur qu’inspirent ces discontinuités du Warp aux impériaux, les Eldars de l’Amlugisilrim y voient des bienfaits pour leur peuple et les utilisent comme des sources d’énergie. La connaissance et le contrôle que détient le Peuple des Lunes Dragons sur les points chauds du Warp sont intimement liés à leur histoire qui, chez les Eldars, est indissociable de la Légende.


Il est dit dans la Légende de Jade de l’Amlugisilrim que le roi Estel Quendi, fils de Halla Macar Faila et Dame Lossë Fanya, vint au monde alors que les Lunes de Yanta étaient en conjonction avec la constellation Amlug, fait unique dans l’histoire des Eldars. Cette conjoncture singulière laissa présager un grand bouleversement pour le peuple Eldar tout entier. Trente siècles plus tard, alors que le roi avait entrepris de résoudre les énigmes liées à la divination lointaine, il se rendit sur Elessar, une des Lunes de la planète Telcotarma, berceau de l’Amlugisilrim. Cette lune avait la particularité de concentrer une énergie mystique des milliers de fois plus intenses que dans le Warp lui-même. Le roi pensait à juste titre que cette anomalie pouvait être canalisée et utilisée pour sonder les futurs lointains. Après des siècles d’études et avec l’aide de ses Grands Prophètes, il réussit à utiliser une partie de cette incroyable source d’énergie afin de faire prospérer son peuple. Réussissant à prédire l’avenir lointain, l’Amlugisilrim évitait quasiment tout cataclysme et autres évènements dévastateurs. Cette période faste dura 5 siècles jusqu’au jour où le roi Estel Quendi mourut, consumé spirituellement par l’énergie du Warp. La prédication n’était pas sans danger, mais Estel Quendi avait choisi de se sacrifier pour son peuple. Le jour de sa mort, les Grands Dragons sont venus pleurer à son chevet pendant 1 mois lunaire. Puis, ils s’envolèrent vers la Lune Elessar pour détruire le point chaud du Warp, responsable de la mort d’Estel Quendi. Cet acte des Dragons marqua le début de l’errance de l’Amlugisilrim à la recherche d’autres points chauds de l’univers. Dès lors, les héritiers du trône d’Amlugisilrim porte le nom des rois Dragons.


Dans l’état actuel des connaissances, personne ne sait de façon certaine si l’Amlugisilrim a découvert d’autres points chauds et encore moins s’ils s’en servent pour prédire les futurs lointains. Il existe pourtant quelques rares rapports impériaux basés sur des traductions approximatives d’une tablette Eldar (Tablette du puit, Ordo Xenos, 34-TTR5), trouvée lors de fouilles sur Halderan dans un ancien refuge souterrain. Cette tablette semble révélée l’existence de sortes de « puits sans fond où le lointain surgit du néant ». Cette énigme peut faire penser aux points chauds. Il est également stipulé à trois reprises que « l’infini brûle l’âme du voyageur des temps ». Cette dernière pensée est souvent traduite par les experts impériaux comme un avertissement.


To be continued…

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  Kaela-din-jabar
Posté par : Rabiyonel - 05-07-2005, 18:30 - Forum : Récits et Poésies - Réponses (3)


La gemme était d'une profonde couleur émeraude. A y regarder de près, elle avait un discret reflet doré. Elle était pure. D’une pureté rare, fragile et éternelle à la fois. Aussi pure que l'air de cette forêt, pensa Kaela-Din-Jabar. Aussi pure que l'eau de cette source... Aussi pure que le coeur de ce guerrier... Combien avait-il vu d'enfant mourir au combat? Combien étaient les morts de Ghan-Ador-Essil? Combien d’étoiles vont encore s'éteindre demain?


D'un geste gracieux et empli de sérénité, il déposa la gemme sur le front de l'eldar allongé à ses pieds. L'odeur apaisante et fraîche de la forêt ajoutait à la solennité de la scène. Il n'était pas triste. Non. Simplement mélancolique et respectueux. La cérémonie du Haj n'était pas la célébration de la mort. Au contraire, le Haj c'est l'espoir, la fin de l'oubli, la quintessence de la vie. La vie au-delà des étoiles. La vie incommensurable.


Kaela-Din-Jabar était un Gardien Dragon. Il siégeait au conseil des Sages de l'Amlugisilrim. Son titre officiel est Kaela-Din-Jabar, Gardien Dragon, Détenteur du Secret, Héritier des Rois-Dragons, Sage-Défenseur des temples des Lunes Dragons, Grand prophète de l'Amlugisilrim. Plus qu'un décideur, il était le garant de l'héritage ancestral. Celui qui transmet. L'Amlugisilrim est un message codé, Kaela-Din-Jabar en était son révélateur.


En l’occurrence, il révèlera la vie infinie à ce guerrier. Il sera son passeur. Avec une infinie délicatesse, il souffla sur un brin d'herbe que la brise avait déposé sur la gemme. Il s'agenouilla ensuite et prit la tête du défunt à deux mains. Par trois fois, il embrassa son front et la gemme. Puis, il plaça les sept runes de l'infini sur le torse du soldat. Seul le bruissement des feuilles sous le vent venait rompre le silence magique du moment.


Trois cycles plus tôt, Kaela-Din-Jabar était au milieu de ses troupes. Il était au coeur des combats, la lame à la main, non loin de la Porte. Un détachement de Mon-Keigh avait foulé la terre sacrée de la Porte. Ils n'étaient pas venus par hasard. Ils étaient venus pour la Porte. Une cinquantaine d’individus lourdement armés. A leur tête un psyker Mon-Keigh. Puissant, habile et impitoyable. Dès le début de l'affrontement, Kaela-Din-Jabar concentra son attention sur le leader. Il l'observa, le scruta, notant mentalement chacun de ses gestes. C'était un colosse, plus de 2 mètres de haut. Il portait une armure dreadnought richement ornée et un marteau de guerre titanesque. Les eldars étaient retranchés derrière l'orée du bois qui cachait l'entrée du temple de la Porte.


Les Mon-Keigh avaient été largué d'un vaisseau de transport de troupe. En un éclair, ils s'étaient déployés et rués à l'assaut de la position eldar. Les premières salves de canons stellaires fauchèrent plusieurs guerriers humains dès le débarquement, mais le gros des troupes était déjà en position de tir. Une pluie infernale s'abattit sur les gardiens. Des dizaines et des dizaines de combattants tombèrent en quelques instants. Le combat était inégal et perdu d'avance, mais peu importait... Kaela-Din-Jabar n'était pas là pour gagner la lutte de l’instant. Il avait un objectif bien plus important: Infléchir la courbe des futurs.


Bien des temps auparavant, il avait exploré les futurs de son peuple. Après un long travail d’exploration mentale, Kaela-Din-Jabar prédit la venue d'un Mon-Keigh dans le système d’Elenor. La vision était trouble mais tranchante comme la Mort Hurlante: Il cherchera la Porte car il possède la clé. Ceci ne pouvait être et Kaela-Din-Jabar y veillerait.


Maintenant, le voilà face à face avec son ennemi, l'inquisiteur Karl Thotenberg, fidèle serviteur de l'Humanité et du Très Saint. L'homme était un adversaire redoutable. Appuyé par le feu nourri de ses troupes, il avançait implacablement en direction du temple, épaulé par une garde rapprochée dévastatrice. Les eldars n'étaient pas en mesure de stopper l'avancée du géant et pourtant, ils se ruaient à l’assaut, inlassablement, en pure perte, en pur sacrifice. L'arme terrifiante défonçait tout sur son passage. L'énergie libérée à chaque impact explosait les frêles armures composites, expulsant des quartiers de chairs sanguinolents.


Un sacrifice, c'est exactement le mot qu'avait employé Kaela-Din-Jabar lorsqu'il avait donné ses instructions aux gardiens du temple. Il avait besoin de temps. Le temps nécessaire pour sonder l'esprit de l'inquisiteur. Il était à présent concentré, les mains croisées sur le pommeau de sa lame, il scrutait une éventuelle faille psy dans les barrières mentales du colosse. Rien à faire. Cet inquisiteur était surpuissant physiquement et mentalement. Un adversaire bien plus fort que Kaela-Din-Jabar ne le sera jamais. Et pourtant, tel le serpent, il parcourait la muraille psy du Mon-Keigh, à la recherche d'une infime faille mentale qu’il pourrait exploiter. La bataille mentale était engagée. Une bataille tout aussi féroce que le combat qui se déroulait à l'orée du bois.


Thotenberg connaissait sa force mentale et la contrôlait parfaitement. Il sentait la présence du psyker xénos qui grattait aux murs de sa forteresse psy.


- Espèce répugnante et méprisable, tu te crois capable d'affronter ma puissance? Chaque seconde passée à ton contact mentale me révulse! JE VAIS TE DETRUIRE!


Sur ces pensées annonciatrices de mort, Thotenberg écroula ses murailles d'un seul coup et une déferlante psy s'échappa du psyker ivre de haine. L'attaque était énorme, massive et brutale. Un rouleau compresseur mental. Kaela-Din-Jabar n'était pas de taille à résister à pareille force. Son esprit prit la fuite à travers les limbes du Warp. A ses trousses, l'esprit surpuissant de Thotenberg ne le lâchait pas d'un pouce. Une terrible poursuite mentale s'engagea au delà du réel. S'il était rattrappé, Kaela-Din-Jabar savait qu'il mourrait sur le coup.


Soudain, l'esprit de Kaela-Din-Jabar s'arrêta net. Figé dans une convulsion du Warp. Fin de la poursuite. Thotenberg fut d'abord surpris par cet arrêt brutal puis, trop content d'écraser son adversaire, il se précipita pour le terrasser:


- Tu vas mourir, xénos. Il ne restera rien de ton esprit.


Kaela-Din-Jabar était serein. Une aura de plénitude nimbait son esprit :


- Tu es puissant, psyker. Ta force mentale est pure énergie et m'écraserait sans aucun doute. Je ne cherche plus à te fuir car je t'ai emmené où je voulais que tu sois. Vois-tu, ta force mentale est sans égale, mais ta méconnaissance des limbes sera ta perte.


- Que dis-tu, engeance de démon, je n'ai pas besoin d'autre chose que de ma force pour te pulvériser. Ce combat singulier touche à sa fin... La tienne!


- Tu te trompes, Mon-Keigh. Nous ne sommes pas en combat singulier. Mes aïeuls et les aïeuls de mes aïeuls m'accompagnent en ces lieux.


- ...


- Tu viens de comprendre, mais il est trop tard. La rage d'un millier de guerrier va te briser.


Sans que rien ne transparaisse dans son attitude, Kaela-Din-Jabar lança l'ordre d'attaque psy contre l'inquisiteur. Un vent d'énergie balaya son esprit. Pris d'une syncope foudroyante, l’inquisiteur lâcha son arme de force en plein combat. Ses yeux étaient livides, ses tempes gonflées et des spasmes parcouraient son échine. Il s'écroula au milieu de la mélée, une larme de sang au coin de l'oeil. Kaela-Din-Jabar, le cœur lourd, quitta alors le champ de bataille.


L'heure était venue. Le Haj devait s'accomplir. Pour son sacrifice, pour l'esprit, pour l'Amlugisilrim. Ce jeune guerrier allait reposer pour l'éternité dans les limbes spectrales contenues dans la gemme. Kaela-Din-Jabar récita le Haj et l'âme du défunt quitta son corps pour entrer dans la pierre et prendre sa place dans le réseau d'éternité.


La gemme était d'une profonde couleur émeraude. A y regarder de près, elle avait un discret reflet d'argent. Elle était pure. D'une pureté rare, fragile et éternelle à la fois. Aussi pure que l'air de cette forêt, pensa Kaela-Din-Jabar...

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  Crise Chez Les Smaragdin Gryffins
Posté par : Le-Captain - 05-07-2005, 05:04 - Forum : Récits et Poésies - Pas de réponse


-Maître?


-...


Seul le bourdonnement des consoles de navigation troublait l'atmosphère. Par la baie vitrée du post de pilotage, on pouvait observer la planète Etzion Prime, en proie à la guerre civile.


La voie du Capitaine, avançant, se fit plus pressante:


-Maître!


-...


-Je ne comprend pas pourquoi vous avez refusez si sèchement leur requête? Nous sommes la force armée la plus proche de ce secteur.


Le Maître Kenric finit par répondre:


-Non, il y a ces ... mécréants d'Iron Hands, engagés sur la seconde lune. Ils s'en occuperont bien volontiers.


-Maître, il s'agit tout de même d'un Chapitre Primogenitor, vous leur devez...


Kenric le coupa aussitôt:


-Du respect alliez vous dire, Capitaine Galt? Je n'ai pas de respect pour ceux qui préfèrent remplacer notre chair, issue de l'Empereur, par du ... du métal grotesque, sans aucune noblesse.


-Mais, Maître, toujours est-il que le système d'Etzion Prime est en pleine rébellion chaotique, nous nous devons de leur apporter notre aide. Cela ne fait-il pas parti de nos voeux et...


-Silence, Capitaine, vous oubliez votre rang.


Galt refit un pas en avant, et déclama d'un ton grave:


-Et vous vos devoirs en tant que Maître des Smaragdin Gryffins.


-Capitaine, vous me voyez dans l'obligation d'en référer au Premier Cercle. Lieutenant Sax, mettez le Capitaine Galt aux arrêts.


-Mais, Maître.... Lieutenant, ne me touchez pas. Je vais sortir de moi même. Quant à vous, Maître, que l'histoire puisse vous donner raison.


Au sol, les combat autour du pont de Getz, appelé sommairement pont A845 par le commandement militaire, faisaient rage. La huitème section rapide des Forces de Défense Planétaire étaient engagée sur la rive gauche. De toute la section, il ne restait que 2 escouades de Sentinelles, et trois pelotons d'infanterie, leur transport avaient rencontrés les champ de mines. Toutes les unités s'étaient dispersé: les rebelles possédaient des armes lourdes et des fusils de sniper.


Les ruines du bloc A8-96 abritait l'ecouade du Lieutenant Greb: lui même, un médic et un nouveau dont il avait oublié le nom, la radio Krems, son sergent Dust, et enfin, un Cadet mal en point, qu'il avait "récupéré", ça peut toujours servir, disait-il.


-Krems, alors cette radio, On devait avoir des renforts spéciaux, si j'avais bien compris.


-Lieutenant, je suis ni psyker, ni ingénieur, je peux pas réparer cette radio avec autant de bordel autour.


-Okay, okay. Dust, au rapport!


-Oui chef, les escouades 207 et 209 sont de l'autre côté de la rue avec votre grand ami De Lestant, je n'ai pas de nouvelles des autres, j'ai cru apercevoir deux épavec de Sentinelles, plus près du pont.


-Donc?


-Donc, c'est la merde mon Lieutenant.


Une explosion sourde, un mortier sûrement, éclata juste après la fin de sa phrase, comme pour lui donner raison.


-Bon, on va tenter les égouts, à cinq est une radio, on pourra sans doute passer sans problème.


-Six


-Six?


-Le médic a réussi à sauver la jambe de Karl, on aura pas à lui laisser un fusil finalement.


-Qui ça?


-Le bleu je crois qu'il a dû perdre son peloton. Remarquez, ça lui a sauvé la vie


-Pas forcément, vu la situation...


Dust se saisit alors d'un poutrelle en acier et fit contre-poids avec son supérieur. La bouche d'égout s'ouvrit.


Le silence se fit. Le Maître Archiviste Yuan sortit de l'ombre:


-Je ne crois pas qu'il est été judicieux de mettre le Capitaine aux arrêts, Maître. Sa droiture et ses capacités sont respectés par tous, et je crains qu'il n'ait eu raison de s'opposer à votre décision. Nous avons juré de protégé ce cadran quoiqu'il arrive, et nous n'avons pas failli à cette promesse depuis plus d'un millénaire.


Peut être était il prématuré d'élire un Maître aussi tôt après le regrettable décès de Maître Bragar. Réunir le Premier Cercle sera une excellente occasion de revenir sur ce sujet.


-Vous n'oseriez pas Archiviste, je suis le Maître de ce Chapitre, J'ai pouvoir de décision absolue.


-Veuillez m'excuser? Régnez en maître autoritaire et arrogant n'est pas nécessairement une bonne façon de mener son Chapitre, dois-je vous rappeler de tristes noms comme Lufgt Huron, Hart Jaegern, Miok Dek'Tru...


Suffisant, Kenric le coupa:


-Tous étaient faibles. Je suis capable d'amener la paix dans l'Impérium. Mais Etzion Prime n'est pas sur mon chemin, Il me l'a dit.


Etonné, et surpris, Yuan, lui demanda:


-Il vous l'a dit? Son Impériale Majesté vous l'aurez dit? Ne me faites pas croire que vous communieriez mieux avec lui que moi... A moins que vous parliez d'une personne toute autre? Beaucoup d'être souhaiteraient se faire passer pour l'Empereur afin de pervertir ses sujets les plus faibles, et les amener à servir leur cause.


-Insinueriez vous que je traite avec quelques coupables entités? C'est vous le psyker ici, c'est vous qui risquez la possession à chaque instant. Je suis le Maître de Chapitre, j'ai été reconnu comme le plus pur de tout les candidats, le plus puissant, le plus digne de recevoir la charge de Maître, le Premier Cercle m'a choisi parmi tous les Capitaines et vous ou De Groch, de vulgaires psykers.


Tout en soliloquant, il fit des aller-retours devant la baie vitrée. Le Maître était à présent écumant, la sombre lumière de l'extérieur déformant ses traits, comme jouant sur ces cicatrices pour représentant tours à tours des symboles impis ou une sinistre imitation de la noblesse qui avait pu jamais l'incarner. Et continua son monologue, à l'attention de Yuan


-Le Premier Cercle a pris sa décision, et il ne reviendra pas dessus. Je ferais ce qu'il faudra pour cela, il m'a assuré que je ne rencontrerai aucun obstacle si je n'engageai pas mes forces sur Etzion Prime. Il m'avait toutefois prévenu que je connaitrai des difficultés au sein de mon propre Chapitre. L'Empereur est infaillible, psyker!


Tout en hurlant sa dernière phrase il dégaina son épée et se jeta sur Yuan.


-Alors Krems, cette radio?


-Chef, j'ai certes, une entière confiance en ce que le Munitorium mets à notre disposition, mais je ne peux pas vérifier l'état d'une radio sous terre.


-Okay, okay, Euh, mach... Karl ça va mieux cette jambe?


-Oui, m'sieur, Offi, euh Lieutenant je veux dire.


Gerb ne s'empêcher de penser: "Encore un de ces fils de fermier hydroponique, pensa Greb, pas plus malin qu'Ork au réveil".


-Dust, vous étiez sûr qu'il s'agissait bien de nos escouades en face?


Il continua ensuite à parler seul:


Faudrait pas qu'on tombe sur des rebelles, ou des cadavres pillés. Des cadavres avec leur équipement je dis pas, mais...


-Lieutenant, nous y sommes.


-Eh bien, frappez Dust


Dust s'exécuta, un peu hésitant


...


Pour toute réponse, on entendit le début d'une phrase obscure:


-Or donc, l'Empereur descendit des cieux pour dispenser sa colère aux hérétiques...


-...


-Euh Lieutenant, ça serait pas le Catéchisme Impérial ça?


-Krems occupez vous de cette radio, j'en sais rien moi, je suis pas un cul béni!


Une voix forte se fit entendre des égouts:


-...A l'aide de ses Légions Ardentes, il répandit la paix sur ces Mondes. Archidiacre Melchior, verset 17.


Tous regardèrent Karl, tremblant, ébahis par tant de connaissances. Il dit, timide, comme pour s'excuser,:


-On s'ennuit énormément à la ferme, alors...


Il fut coupé par l'ouverture de la bouche d'égout. Cette dernière laissa apparaître le visage, austère mais sévère, du Commissaire De Lestant.


-Lieutenant, vous avez tardé à nous rejoindre.


Le psyker libéra une onde de choc, ce qui repoussa le Maître, et assoma ses gardes. Il adapta ensuite ce qu'il avait apprit dans un traité d'exorcisme:


-"Ceci est la véritable puissance de l'Empereur. Kenric, Maître des Smaradign Gryffins, je vous démets de votre charge, au nom du Chapitre, de l'Empereur. Je condamne votre âme à errer dans le Warp aux cotés de ceux que vous adorer. Puisse l'Empereur dans son infini bonté, vous pardonner".


Yuan relança une onde concentré sur Kenric. Il ne devait surtout pas détériorer les instruments de navigation, ou blesser un membre de l'équipage. Ces derniers essayaient tant bien que mal de calibrer les paramètres pour stabiliser leur vaisseau de classe Emperor.


Le Maître affaibli par le choc psychique et par les rites d'exorcismes, tenta de continuer à lutter.


-Il est mon sauveur, je ne mourrai pas.


Espérant vainement que son sauveur ne l'entende.


L'Archiviste tira sa lame de force de son fourreau


-Pauvre fou, se faire abuser de la sorte... cela est indigne de ce que tu as pu être.


Kenric rampa à ses pieds, rendu misérable par la perte de son arme et par le sermon psychique de Yuan.


-Non, Yuan, vous ne pouvez pas contrevenir à ses ordres, Il est tout puissant. S'opposer à lui, revient à périr dans l'instant.


-Je ne crains rien ni personne excepté l'Empereur tout-puissant lui même, mais Il me protège, car je propage Sa parole et agit selon Sa volonté. Quant à toi, misérable loque, tu n'es plus que l'ombre de ce que tu as pu être. Et rassure-toi, tu n'aura plus à faire honte plus longtemps à ton Primarque, le saint Lion, à ton Chapitre, à tes engagements, et à ton Empereur


Il abattit sa lame d'un arc de cercle, et trancha net le cou de son Maître.


Il pris un instant pour considérer son acte, sous les regards de l'équipage présent. Il déclama ensuite les paroles suivantes:


-Le Maître Kenric renégat n'est plus, il s'était voué à une autre puissance que celle de l'Empereur, pour cela, j'ai pris la décision de bannir son esprit. En attendant la décision du Premier Cercle, je prendrais le commandement temporaire. Lieutenant, faites mettre les gardes de feu Kenric aux arrêts et amener moi les Capitaines, tous, ainsi que le Réclusiarque Primaire Malch, je vous prie. Il faut aussi apporter le corps du Maître à l'Apothicaryon, pour qu'il y soit purifier et incinérer. Navigateur, descendez en basse orbite, trouvez nous un point de débarquement. Officeir de communication, ouvrez moi un canal de communication avec le QG des Iron Hand, sur Etzion Tierce. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'ébruiter les faits d'aujourd'hui.


-Commissaire, c'est toujours un plaisir que de vous retrouver.


-Je ne doute pas de votre franchise, Lieutenant. J'ai avec moi, 16 hommes en armes, et de quoi équiper encore 2 autres.


-Comment ça? Vous mettriez vous à piller les morts Commissaire? Ce serez indigne de votre fonction.


La réponse de De Lestant fut sèche est concise:


-Non. J'ai du exécuter deux hommes dont la foi commençait à vaciller. Cela à redonner un coup de fouet aux autres.


Toujours est-il que maintenant que vous êtes là, je vous remets le commandement.


-Euh, oui et bien... Krems, cette radio?, fit-il, nerveux d'être près d'un Commissaire.


-Un instant Lieutenant... Dust tient cette clé plus droite... Dust, si t'es croyant, ben, fais ce que tu as à faire...


Eurêka, ça marche chef!


La radio crépita 15 bonnes secondes, pendant que Krems réglait les canaux de captures cryptés. Soudain, il capta une transmission, tout le monde se tut.


-kkrkrkrk, ici le 311ème Etzion, nous kkrkrkrkrk de l'autre cotés du pont A845. Confirmation renforts envoyés. 2 Compagnies des Smaradign Gryffins attendues au point A85-4 kkrrkrkrkr.


Le regard des gardes se fit lumineux, même s'il ne savait pas qui étaient ces renforts, ni comment ils arriveraient, ça leur ferait des chances en plus de rester vivants.


-Vous allez peut être me détester, lanca Krems, mais..., tout les regards devenus noirs convergèrent vers lui, le point A85-4 est à 6 kilomètre d'ici, et à vol d'oiseaux. Donc ajouter, le terrains, les ennemis, leurs snipers, notre manque d'appui...


Le Commissaire commença à sortir tranquillement son pistolet de son holster, en clamant:


-Etre protégé par l'Empereur, cela se mérite, garde.


-Mais cela dit, on peut passer par les égouts, se rattrapa Krems.


-Tout à fait, garde.


Le Commissaire rangea son pistolet. Et le groupe, sous la direction du Lieutenant Greb, se mit alors en marche...


Notes


-C'est mon premier texte, alors soyez critiques, mais sympas siouplait.


-Smaragdign, c'est du latin bricolé pour émeraudes, car il y a du vert émeraude dans leur schéma, Gryffins, car leur héralidique reprend les thèmes du lion et de l'aigle.


-La déchéance du Maître est peut être trop rapide, mais je ne savais pas comment la traiter autrement.


-Et pis j'aimais bien l'idée d'un Archiviste maitre de chapitre


-Je sais, c'est pas ultra fluff

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  Brèves
Posté par : Rabiyonel - 04-07-2005, 22:56 - Forum : Récits et Poésies - Pas de réponse


Un ensemble de trois histoires courtes sur fond de vaisseau-monde.


<i>Numéro 5</i>


Encore un peu à gauche. Encore. Encore… Foutus orkoïdes, pas même capables de suivre une piste aussi grossière. Encore…Encore…Plus que 12 mètres et ce sera un carton digne du maître instructeur. Netheal Gael était le meilleur piégeur de son escouade. Personne ne posait les appâts comme lui. Aujourd’hui, il avait simplement eu l’idée de déposer un pistolet shuriken avec 3 chargeurs complets au pied de cette arbre géant. Il avait soigneusement disposé le corps d’un gardien de façon à ce que l’on croit à une chute provenant de la cime du conifère.


Bon sang ! Que ces crétins sont lents à progresser ! Se doutent-ils de quelque chose ? Non, impossible. Le piège est simple mais parfaitement orchestré. La position de la tête, la distance du pistolet au corps du gardien, l’écorce éraflée…Non, tout est parfait. Et pourtant, ces crétins avancent vers l’arbre avec la précaution du chasseur. Il connaissait le goût des orkoïdes pour les armes, surtout chargées. Il savait qu’ils ne manqueraient pas de ramasser tout ce qui coupe, tranche, tire et explose. Netheal Gael connaissait les orks. Il ne les comprenait pas, mais pouvait prévoir leur réaction. C’était sa quinzième mission de reconnaissance en 6 mois. A chaque fois, il se devait de rapporter les positions exactes des canons et autres armes d’artillerie ainsi qu’une estimation du nombre d’individus. Le « camp de la forêt » était le plus excentré des 113 camps orkoïdes recensés dans la région d’Isilidir. Selon son estimation première, il comptait 650 individus, 20 véhicules lourds et surtout un spécimen monstrueux de cette race dégénérée qui avait la particularité d’être écouté par les autres. Lorsque ce dernier beuglait des sortes d’ordres : « N’en navan’, band’ de tétar’ ! » ou encore « Krevé lé touss! », les plus petits s’affairaient à démarrer leurs engins crasseux et rouillés.


Bientôt… L’orkoïde de tête vient d’apercevoir le pistolet. Il s’avance. Pourquoi les autres ne le suivent-ils pas ? Etrange. D’habitude c’est la foire d’empoigne, ils hurlent, grognent, se précipitant sur le butin comme des charognards sur une carcasse pourrissante. 2 mètres… Netheal Gael repositionne sa main sur la crosse du fusil. Sa respiration est parfaite. Elle est rythmée par rapport au mouvement de sa cible. Cela fait 73 secondes que le viseur dynamique indique « cible vérouillée ». Ils sont quatre, marchant l’un derrière l’autre en file indienne. Le temps que le premier ork s’écroule, le deuxième sera atteint au front. Le troisième aura à peine le temps de tourner les épaules que lui aussi sera ciblé par le long fusil. Netheal Gael le tenait de son père, qui lui même le tenait de son aïeul. Une longue lignée de ranger. Même sa cape en caméléoline était un bien familiale. Combien de fois l’avait-elle sauvé d’une mort certaine ? 10 fois ? 15 fois ? Il ne savait plus. On a beau être ranger de l’Amlugisilrim, il est parfois difficile d’être totalement invisible et silencieux.


Soudain, le mot résonne dans sa tête : Quatre ! Quatre ! Ils ne sont que quatre ! Ou se trouve le cinquième orkoïde ? Panique, stress, angoisse…Il faut penser vite et agir. Se calmer, d’abord se calmer. Respirer. La litanie. Chanter la litanie du rôdeur. Calme…Calme…Attention, le quatrième individu porte ce qui ressemble à un lance-missile. Il faut le descendre avant le numéro 3. Respire… Respire…L’ork de tête est à présent sous l’arbre, il semble chuchoter quelque chose au numéro 2. Il se baisse…Maintenant !


Avant même que le haut du corps du Nob ne touche le sol, l’ork qui portait le « sak ô trézor’ » posa sa main sur sa gorge. La giclée de sang rouge vif qui s’échappait du numéro 2 éclaboussa les deux dernier qui, poussant des beuglements de rage, tentèrent d’armer leurs armes respectives. Numéro 3 eut à peine le temps de tourner le canon de son gro’flingu vers ce qui lui semblait être un rocher « ki’ tir’ ». La troisième détonation lui était destinée. Il s’écroula, un petit trou rouge sang à la place de l’œil gauche. Demeurait numéro quatre. Ce gros lourdaud venait de s’accroupir pour essayer de rattraper la rokett’ qui lui avait glisser des mains. Il mourut dans une explosion à peine atténuée par la végétation environnante.


Mieux vaut ne pas traîner ici. Le secteur grouillera d’orks dans moins de deux minutes. D’un geste simple, un peu à la manière des sabreurs, Netheal Gael rengaina son fusil dans son sac dorsal. Capuchon baissé, il commença sa précautionneuse marche arrière, en faisant bien attention de ne laisser aucune trace exploitable de son passage. Le rythme de son cœur retrouvait petit à petit une cadence normale. Déjà, les premiers tirs d’armes automatiques retentissaient derrière la lisière de la forêt. Son quadruple carton avait réveillé des moteurs surgonflés qui pétaradaient à chaque coup d’accélérateur donné par le « pilote ». « Pilote »…Cette pensée fit sourire Netheal Gael. Tout en courant à couvert vers le bas de la colline, il pensait aux équipages des vypers de sa division. De véritables maîtres du pilotage, des as, des serpents ailés insaisissables. Rien de commun avec ces primitifs conducteurs de truks.


Encore 500 mètres. Son œil exercé aperçoit déjà le fuselage du serpent camouflé par un holo-écran dispersif dans le coteau opposé. Plus que 400 mètres… Tout à coup, le ranger eldar s’arrêta net. Il ne respirait plus. Son cœur s’était arrêté de battre. Son visage déjà pâle devint livide : le camouflage en forme de brume du serpent n’était pas le résultat d’un holo-écran. L’odeur âcre de la fumée ne laissait aucun doute : son véhicule de transport, celui qui devait le ramener à la forteresse secrète était détruit. Les bras le long du corps, les yeux dans le vide, il n’arrivait pas à y croire. Comment cela avait-il pu se produire ?


Plongé dans ses interrogations, Netheal Gael ne vit pas venir le coup de kikoup’ qui lui traversa la cage thoracique de part en part. Le piégeur avait été piégé. Dans un craquement sinistre, l’ork retira son énorme machette du corps désarticulé du ranger. Son sourire béat laissait voir une rangée de crocs pourris lorsqu’il aperçut la sacoche contenant le long fusil ancestral. « Ahrr ! Une pétoir’ de tafioll’ ! Vé pouvouâr kustomizé mon flingu’ ». Numéro 5 était content.


<i>Des mains de soldat</i>


L’agri-monde de Xana-th, zone Ouest 345-B-456, village de Glam Al Nebar, par une triste après midi d’automne. Au centre du petit bourg en ruine, une maison à la façade en partie écroulée et noircie par les flammes. Au milieu des ruines, adossé à ce qui reste d’un mur, le soldat Perry fume une cigarette. Du tabac Calchedi… pense-t-il… L’odeur velouté et suave de la fumée lui fait oublier pendant quelques secondes la détresse de sa situation. Il s’accroupit, tire une dernière bouffée et jette le mégot au milieu des gravas. L’atmosphère a comme un goût de résignation. Il regarde ses mains, des mains noires, des mains de soldat, se dit-il.


Fils de cultivateur, le soldat Perry a grandi sur la planète agricole 3481. A la mort de son père, le jeune Perry, âgé alors de 16 ans, reprend l’exploitation avec l’aide de son oncle. Il travaille dur, ne ménage pas sa peine pour faire perdurer la petite entreprise familiale. Il aimait son métier. Les champs de balgours rouges, son verger d’iridoles et même un petit cheptel de vaches laitières étaient sa fierté. Il n’aurait changé de vie pour rien au monde.


C’est ce qu’il avait tenté d’expliquer au sergent recruteur, il y a 5 ans. Le sergent avait froidement répondu : « Ta vie ne t’appartient pas. Tes mains serviront l’Empereur. »… Des mains de soldats… Perry a été affecté au 103ème de Tiberiad, une division de chasseur à pied de la Garde impériale. Cela fait maintenant 3 années qu’il parcourt ce secteur du segmentum tempestus. Il fait partie d’une compagnie de soutien et logistique. Sa division est en charge de sécuriser un ensemble de planètes d’intérêt vaguement stratégique, à ce qu’il avait pu comprendre. Il s’agissait de fortifier certains astroports et petites villes d’approvisionnement. Le 103ème vérifiait, arrêtait, exécutait et réprimait toute opposition, en « Son Nom ». Des missions de routine pour une division aussi puissante. Mais des rumeurs couraient depuis quelques mois sur une menace bien plus grande que les petits groupes de rebelles indigènes ou les contrebandiers. Le haut commandement craignait une menace xénos sérieuse. De celle qui mettent des mondes entiers à feu et à sang…


Jusqu’à hier, ce n’était qu’une rumeur, une abstraction, une lointaine chimère qui faisait parler les bleus. De temps à autre, il rencontrait des gars qui revenaient d’un front quelconque et qui racontaient les tirs, les cris, le sang. Perry n’avait jamais vraiment réalisé l’horreur. Il ne s’était même jamais posé la question : contre qui devons-nous nous battre ? Les ennemis de l’Empereur évidemment, mais il y en avait tellement. Maintenant qu’il était devenu acteur, il savait. Des mains de soldat…


Ca faisait une heure que les tirs avaient cessé. Une heure qu’il était seul dans cette ruine pourrie, perdu dans ce village pourri, sur une planète de merde pourrie… Sa compagnie ? Pulvérisée, anéantie, déchiquetée. Il pleurait, il repensait à ce matin et il pleurait. Tout était allé si vite. D’abord ce bourdonnement, à peine audible. Et puis d’un coup, cette lumière. Aveuglante, terrible, annonciatrice de mort. Des explosions, partout, à droite, au-dessus, et cette lumière brûlante. Ses camarades qui prenaient leur pause au rez-de-chaussée, avaient été littéralement évaporés par une salve meurtrière. De véritables boules de feu ! Des armes à plasma, ces explosions foudroyantes ne pouvaient provenir que d’armes à plasma. La compagnie prise par surprise avait été dispersée. Les hommes n’avaient pas eu le temps de riposter. L’attaque fut foudroyante. Certains s’étaient réfugiés dans les chimères, d’autres essayaient de démarrer les tanks pour faire face à la menace. Elle était finalement arrivé, cette « menace ». Rien à voir avec de l’abstraction, se disait Perry. Une putain de menace bien réelle.


Le vent se lève. Le soldat Perry empoigne son fusil laser. Doucement, il se redresse et jette un coup d’œil au-dessus du mur à moitié écroulé. En bas, la rue principale du village est déserte. La route est complètement défoncée et de nombreuses bâtisses sont en ruine. Tout au bout du village, le Leman Russ « Gloire » n’est plus qu’une carcasse fumante, éventrée comme une cannette de Koka. Quelle saloperie est capable de percer le blindage d’un Leman Russ d’un seul tir, se demande Perry. Soudain, un bruit. Perry se jette au sol. Puis, plus rien. Probablement, un éboulement dans la maison voisine… Non ! Le même bruit sourd : Boum… Boum… Boum… On dirait une sorte de martèlement, bruit sourd et régulier… Boum… Boum… Boum… Les mains du soldat Perry recommençaient à trembler. Qu’est ce que c’est que cette merde ! Boum… Boum… Boum… Ca se rapplique par ici. Le bruit s’amplifie. Perry fixe le bout de la rue. Ca vient de là bas. Boum… Boum… Boum… Des pas ! Ce sont des pas ! Qu’est-ce que…


Au même moment, au bout de la rue principale, la silhouette élancée du seigneur Faen Ar Thetis apparaît. La couleur verte de son squelette de moelle spectrale est la marque de son peuple, le peuple des Lunes Dragons, l’Amlugisilrim. Il s’était arrêtait devant l’épave du véhicule mon-keigh. Immobile, il semblait fixer Perry. Le soldat était comme hypnotisé. La peur sûrement, mais pas seulement. Il se dégageait du monstre géant une aura de sérénité et de majesté. Que l’Empereur me pardonne, se dit-il, mais cette chose est l’incarnation de la puissance. Perry n’avait jamais rien vu de semblable et pourtant il connaissait le nom que ses supérieurs donnaient à ce colosse : un seigneur fantôme eldar, une machine de guerre capable de broyer une chimère d’un seul geste. Paraît-il qu’il incarne la fougue de milliers de guerriers…


Tout à coup, une voix : « Missile armé, sergent ! » et son écho : « FEU ! ». Perry eu à peine le temps de tourner la tête en contrebas de la rue pour voir partir le missile. Les gars du 103ème ! Un peloton d’infanterie, ils était au moins dix dont le sergent Mc Kolly, son instructeur. Ils disposaient d’un lance-missile et d’un bolter lourd. Une fraction de seconde plus tard, le missile explosa au contact du géant de moelle spectrale. Une forte détonation. Le seigneur fantôme s’écroula dans un nuage de poussière. Yeah ! Vive les gars du 103ème ! Putain… Quel tir ! Saloperie d’eldar ! Le sergent leur dit de rester prudent et qu’il avait déjà vu se relever ce genre de merd… Il ne finit jamais sa phrase. Le sergent Mc Kolly venait d’être atomisé par un tir de canon stellaire.


Faen Ar Thetis avait été touché, mais il en fallait plus pour faire taire la colère d’un millier de guerrier. Le seigneur fantôme courait déjà en direction des soldats. Ces derniers tentèrent de recharger à la hâte le lance-missile. Trop tard. Le bolter lourd crachait une pluie d’acier qui ricochait sur le squelette indestructible du colosse. Perry n’en croyait pas ses yeux, le géant tirait des salves de plasma brûlant qui vaporisait un à un les hommes du 103ème. Lorsque Faen Ar Thetis arriva devant les servants du bolter lourd, il marqua un temps d’arrêt, comme s’il voulait que Perry ne rate rien du carnage. Le tireur tenta de fuir au même moment. Un poing crépitant d’énergie s’abattit sur ses jambes, les déchiquetant aussi facilement que de la pulpe de fruit. Le dernier représentant du peloton était resté là, planté devant le monstre, attendant sa mort avec fatalité. Cette dernière arriva vite : d’un revers du poing, Faen Ar Thetis décapita le soldat qui tomba raide à ses pieds.


Perry était terrorisé. 10 hommes, se répétait-il, 10 hommes en quelques secondes. C’était à peine croyable. Pris d’un léger vertige, le soldat Perry se retint au mur écroulé et dans un mouvement maladroit, fit tomber un parpaing le long de la façade. Silence funeste… Lentement, le seigneur Faen Ar Thetis, incarnation de la colère des Rois Dragons de l’Amlugisilrim, se retourna en direction du 1er étage du bâtiment en ruine situé sur sa gauche. Il fixa pour de bon le soldat Perry. Ce dernier, résigné, regarda une dernière fois ses mains, des mains de soldat.


<i>Kill Bill</i>


A une dizaine de pieds du sol, la silhouette organique d’un serpent flottait, les moteurs poussés à plein régime, zigzaguant entre les collines boisées. La ligne de front n’était plus qu’à quelques minutes de vol. Ce matin, à l’aube, des mon-keigh avaient foulé le sol de Cyrrus IV, une des planètes sanctuaires du vaisseau-monde Amlugisilrim, Le Peuple des Lunes Dragons. Leur arrivée sur ce petit monde était un sacrilège à la mémoire des anciens. Leur arrivée était une erreur qu’ils allaient payé au prix fort. Leur arrivée signifiait la guerre.


Le front était en vue: Une bande de terre noircie et vitrifiée par les salves répétées d’armes à plasma. Soudain, le serpent piqua en vrille comme un rapace, évitant de justesse un missile guidé par la chaleur dégagée des turbines de propulsions. Il cherchait à raser le sol le plus possible. Le pilote savait comment minimiser les occasions de tirs ennemis. Parfois, un rayon aveuglant venait frapper le bouclier énergétique du véhicule et se dissipait sous la forme de monstrueuses décharges électrostatiques. Il fallait arriver au plus vite à destination…


Paradoxalement, l’atmosphère à l’intérieur du compartiment passager avait l'odeur de la serénité. On entendait à peine le bruit des canons et les rafales d’armes automatiques qui ricochaient sur le blindage. Isiel était déjà en état de transe guerrière. Son esprit avait été modelé par des siècles d’entraînement intensif aux arts de la mort. Elle était capable d’atteindre en une fraction de seconde l’état mental du prédateur ultime, l'état dans lequel sa volonté de tuer guidera sa main vers la faille de son adversaire.


Elle ne tuera pas par plaisir. Non. Ni par vengeance. Au temple, on lui avait appris à tuer par instinct. Ses ennemis sont des animaux inconscients des conséquences de leurs actes, Isiel sera leur prédateur. Elle sait sans y penser que lorsque la trappe de débarquement s’ouvrira, elle aura dans sa main gauche la lame donneuse de mort. Alors, elle bondira hors du serpent, analysera la situation en un éclair et se précipitera vers la proie la plus grasse. Il lui suffira alors de déclancher d’un ordre mental le halo énergétique de son sabre de combat. La suite n’est qu’une course assourdissante, rythmée par les cris terrifiants des amplificateurs vocaux, qui paralyseront sa proie le temps d’un spasme, un spasme mortel. Vision vague de mort, d’ichor et de sang.


L’instant approche. Le voyant d’alerte de son masque de guerre vient de s’allumer. Isiel est prête. La porte de débarquement s’ouvre. D’un mouvement d’ensemble souple et gracile, l’escouade de dix banshees bondit hors du véhicule. Tout va très vite: un cratère, sur la gauche, 25 mètres, un petit groupe de mon-keigh lourdement protégé par une armure aux dimensions hors normes s’apprête à ouvrir le feu sur une escouade de Vengeurs retranchée derrière les restes fumants d’une vyper. Isiel s'élance, l'esprit de Khaine la porte. Dans quelques secondes, les cinq combattants d'élite en armure dreadnought seront morts.

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  Histoire De Gk...
Posté par : Aubéron - 04-07-2005, 20:33 - Forum : Récits et Poésies - Pas de réponse


Bon voilà deux petites histoire concernant les Chevaliers Gris. il me semble que j'ai déjà posté la première mais mes souvenirs sur le sujet sont vagues, je l'ai donc repostée.


Il me revient la chance d'inaugurer cette nouvelle section du forum alors voici les deux récits:


Debout, regardant les étoiles par une arche de la sainte chapelle du vaisseau, le Frère-Capitaine Aubéron semblait inquiet. Peu avant, alors qu’il priait, une vision de l’Empereur les menant à la victoire lui était apparue. Malgré ce bon présage, une sensation indicible le mettait mal à l’aise.


Le chevalier gris sentit une présence derrière lui.


« Mon Seigneur ? Le site corrompu a été localisé avec exactitude, nous attendons votre ordre ! »


Aubéron se retourna. Son regard se posa sur un homme en toge rouge. Ce dernier portait le symbole de l’adeptus mechanicus doublé de celui de l’Inquisition. L’homme était bien plus petit que lui, un œil et un bras bionique remplaçaient ces membres originaux, tous deux échangés lors du rituel d’initiation pour devenir un adepte du Dieu Machine. Aubéron le dévisagea quelques instants. Il lui fit un signe de la tête et se dirigea vers la salle de téléportation du vaisseau.


Sa compagnie l’attendait. Sa force d’attaque allait de nouveau se mesurer aux engeances démoniaques des Dieux Noirs.


Le site en question avait été repéré à flanc de falaise. La zone était recouverte d’une fumée noire, chargée d’énergie psychique rendant toute téléportation incertaine selon le technoprêtre Scarius Gero.


« Que savons nous de cette zone, mon ami ? ». Cela faisait près de cinquante ans qu’ils se connaissaient mais le technoprêtre ne s’était jamais fait à la familiarité, des plus rare, du Chevaliers Gris. Scarius lui fit signe d’approcher et lui montra les images révélées par le scanner.


« Frère-Capitaine d’après les sondes psychiques, il s’agirai d’un portail Warp. Les troupes de celui qu’on appelle Kargos « CracheSang » ont pénétré la planète par cet endroit. D’après les informations que j’ai pu récupérer, nous ignorions jusqu’à présent l’existence de cette ouverture sur L’Immaterium ».


Aubéron se retourna vers ses hommes :


« Mes frères ! Nous partons en guerre contre le Dieu du Sang, mille fois maudit. Ayez Foi en l’Empereur et purgez la planète de ces hérétiques !!! »


Aubéron savait pertinemment que ses paroles n’étaient pas nécessaires, mais avant chaque bataille il les répétait, comme l’avait fait le Justicar Heer quand il n’était qu’un jeune Chevaliers Gris. Heer avait été un véritable ami, un frère pour Aubéron. Heer était mort en se sacrifiant pour préserver le domaine de l’Empereur, contre les démons de Nurgle. Aubéron avait été le seul survivant. Cet acte resterai gravé dans sa mémoire jusqu’au jour de sa mort. Mais pour l’instant l’heure n’était pas aux souvenirs.


« Scarius, préparez la téléportation ! » fit Aubéron.


Le technoprêtre se retourna le regard sceptique. « Mon Seigneur ? La téléportation n’est pas sûre. Etes vous certain ? »


Aubéron darda un regard intense sur le technoprêtre et dit : « nous devons absolument réussir à refermer le portail si nous voulons endiguer l’attaque du Chaos. Atterrir hors de la zone nous ferai perdre un temps précieux, et laisserai aux suppôts de Khorne le temps de nous contrer. N’oubliez pas que le corps à corps est leur domaine de prédilection. Je ne préfère pas m’embourber dans une mêlée ou ils seront à leur aise. »


« Bien » fut la seule réponse du technoprêtre.


Aubéron s’avança dans le cercle de téléportation et s’agenouilla. Ses guerriers étaient déjà en train de prier. Il sentit le picotement typique de la téléportation.


Il rouvrit les yeux. Derrière lui se tenait seulement l’escouade de Terminators du Frère-Capitaine Solon. La téléportation ne semblait pas avoir fonctionné correctement. Il entendit des rafales non loin.


« Nous avons été dispersés mes frères, l’objectif ne doit pourtant pas être loin. Frère Arléo ! Estimation ! »


« D’après le scanner droit devant à 1500 mètres, Sir. »


« Escouade Viconnius, Luther, au rapport ! » Aubéron réitéra les tentatives mais les interférences du Warp empêchaient toute communication.


« Direction le portail, frères ! ».


Le sol était couvert de sang et la roche avait la couleur de la nuit. Le petit groupe se dirigeait vers l’objectif quand frère Samael qui ouvrait la marche s’arrêta.


« Ennemi à 10 heures » cria-t-il.


Une bande de Sanguinaires, des fantassins du Dieu du Sang, se dirigeait vers eux. Les Terminators tirèrent à l’unisson. Sans s’arrêter les démons chargèrent. Fauchés par les salves des Chevaliers Gris, ils arrivèrent néanmoins au contact. La mêlée qui s’en suivie fut furieuse et rapide. Les démons se battaient avec une sauvagerie qu’Aubéron avait rarement vu. Leurs haches effectuant une danse de mort. Les lames s’entrechoquaient, un démon fut coupé en deux par la puissance du coup de frère Arléo. La créature se désagrégea avant de retomber au sol et explosa en un nuage de cendres. Les Chevaliers Gris en avaient vu d’autres et finalement les Sanguinaires furent vaincus. Aucun frère n’était tombé. Le groupe reprit son avancée en direction de l’objectif.


Le bruit des rafales et des hurlements, se faisait de plus en plus pressant. Une espèce de brume rougeâtre semblait gagner le champ de bataille. Au détour d’un escarpement rocheux, les chevaliers gris découvrirent les corps de sept de leurs frères atrocement déchiquetés. Marconnius et son escouade étaient tombés. Soudain, semblant sortir du brouillard sanglant, une trentaine de berzerks de la légion des World Eaters se ruèrent à l’assaut des chasseurs de démons. Pris au dépourvu, ils reçurent la charge de plein fouet. La mêlée fut violente, frère Akaï fut sectionné en deux d’un terrible coup de hache tronçonneuse. Les hallebardes et les haches se heurtaient dans des crépitements d’énergies intenses. Frère Samael eut le bras gauche sectionné. Les berzerks avaient déjà perdu cinq de leurs hommes, mais la fureur de la bataille les mettaient dans une transe frénétique, où seul verser le sang comptait, celui de leurs ennemis comme le leur. Aubéron et ses frères se battaient comme des diables, mais sans renforts, ils seraient surpassés par le nombre. Aubéron magnait sa lame Némésis en effectuant des grands moulinets afin de repousser les renégats, mais rien n’y faisait. Ils avaient le nombre pour eux et la férocité de dix milles années d’expérience. Un des marines sauta en direction d’Aubéron, ce dernier effectua un mouvement de son arme de haut en bas, la puissance du coup brisa la lame du berzerk et lui coupa la tête en deux dans le sens de la longueur. D’un mouvement vif de sa hallebarde, Aubéron le décapita avant de se diriger vers un autre ennemi. Des scènes similaires se passaient dans la mêlée, mais les berzerks continuaient de prendre le dessus. La situation changea quand les révérés frères Adonaï et Luther arrivèrent. Les deux puissants dreadnoughts se jetant dans la mêlée pour secourir leurs frères. L’escouade Sanscriss les accompagnait. Le berzerk le plus proche de frère Adonaï fut attrapé par la puissante machine avant de se faire éventrer puis démembrer et jeter à une dizaine de mètres. Une volée de grenades fut lancée sur frère Luther, son canon d’assaut fut arraché par la violence de l’explosion. Les Chevaliers Gris ne souffraient plus de la supériorité numérique des berzerks. Les renforts inespérés permirent aux Chevaliers Gris de prendre l’avantage et d’exterminer les renégats.


Le portail se dessinait à moins d’une centaine de mètre. Aubéron pouvait voir sur sa droite les rafales de fulgurants de l’escouade de Terminators du frère capitaine Heimdall. Frère Ahkhad le troisième dreadnought était parmi eux et son lance-plasma lourd faisait des ravages dans les rangs ennemis. Un marine du chaos fut réduit en une sorte de bouillie innommable quand il fut pris dans une boule de plasma en fusion. Sur sa gauche, les escouades Viconnius et Pelard semblaient aux prises avec des démons. La brume pourpre s’était épaissie. On ne voyait plus qu’à quelques mètres.


Ils progressaient plus lentement encore comme si le portail essayait de les repousser. Ils y arrivèrent enfin. Le comité d’accueil semblait les attendre, tout droit sorti d’un cauchemar.


Adonaï ouvrit le feu sur le portail et sa surface commença à se craqueler. Les tirs de son canon laser semblaient fissurer un plan d’existence différent. La faille sur le warp, que représentait le portail menaçait de s’effondrer sur elle-même, renvoyant les démons dans l’Empyrean. Voyant cela, la horde démoniaque se jeta à l’attaque.


Kargos « Crache Sang » menait la charge. Ses bras monstrueux magnaient deux haches de Khorne, plus terribles encore. Il avait une peau rougeâtre, son armure portait l’insigne des World Eaters et les marques de milliers de batailles. Des ailes membraneuses le portaient dans les airs, tel l’apparition de la mort. L’odeur du sang l’accompagnait. Des crânes humains pendaient à des chaînes autour de sa ceinture. Aubéron savait qu’il n’aurait pas de meilleures occasions de tuer ce traître, il se rua au combat. Magnant ses haches dans une furie homicide, Kargos frappait de droite à gauche sans s’arrêter sur ce qu’il touchait. L’odeur du sang l’enivrait. Ses pas le menèrent devant Aubéron. Ils se retrouvèrent ainsi face à face et leur duel commença.


« Tu mourras en ce jour, chevaliers du dieu cadavre » Lança Kargos en faisant des moulinets avec ses haches.


Récitant mentalement les six cents soixante six mots secrets, Aubéron attaqua.


Il fit décrire à sa hallebarde de force Némésis un arc ascendant en direction du heaume de Kargos. Parant au dernier moment avec sa lame de Khorne, Kargos lâcha son arme et saisit d’un geste rapide le gorgerin d’Aubéron. Pris au dépourvu, Aubéron leva par réflexe son bras gauche et la seconde hache de Kargos vint se figer dans le fulgurant. Des crépitements d’énergie fusèrent quand Kargos retira sa hache. Aubéron dégagea sa hallebarde et tenta de sectionner le bras de son adversaire. Kargos para de nouveau au dernier moment, mais le choc le repoussa suffisamment et Aubéron contre attaqua de nouveau. Cette fois ci, sa lame s’enfonça dans le flanc de son adversaire. Un filet de sang impur coula sur la jambe de Kargos. Ce dernier semblait s’en délecter. Peu importait le sang qui coulait, du moment que c’était pour Khorne.


Kargos chargea avec une fureur renouvelée. Ses deux haches balancées de droite à gauche, de haut en bas, Kargos magnait ses haches avec dix mille années d’expérience. Les coups pleuvaient sur Aubéron qui parait tant bien que mal. Il attaquait sur tous les fronts exploitant la moindre faille, laissant des ouvertures dans sa garde mais feintant toujours au dernier moment pour retourner l’avantage en sa faveur. Aubéron avait fort à faire. Kargos avait déjà réussi à percer sa garde à deux reprises. Seul importait que le portail soit fermé, mais Aubéron savait qu’en se débarrassant de Kargos, la bataille serait gagnée à coup sûr. Aubéron vit une des lames de Kargos fondre sur son coté droit, il para l’attaque et en faisant une volte se plaça dans la garde de Kargos. Sachant que ce serait son unique chance, il fit pivoter sa hallebarde et d’un mouvement vif, transperça le cœur de Kargos. Aubéron envoya une parcelle de son énergie psychique dans sa lame. Kargos saisit la hampe de l’arme d’Aubéron et tenta de libérer l’arme de son corps. Aubéron maintint la pression et pivota le tranchant de sa lame en direction de la tête de Kargos. Puisant dans ses dernières force Kargos cracha du sang au visage du Chevaliers Gris. « Tu me libères, mais pas comme tu le crois » furent ces derniers mots. Aubéron libéra l’énergie psychique alors accumulée. Un crépitement funeste sembla sortir de la blessure quand des éclairs d’argent brûlèrent les restes de la poitrine de Kargos. Aubéron remonta sa lame avec toute la fureur qui l’animait et sectionna quasiment le corps de Kargos. Il laissa là les restes de son ennemi et se joignit à ses hommes. La bataille allait bientôt être remportée. Aubéron se retourna vers un autre adversaire juste au moment ou le portail explosait en un millier de fragments incandescents.


Le dernier berzerk se battit jusqu’à la fin mais fut mis à mort comme ces frères avant lui. La victoire été acquise, mais Aubéron avait toujours un sentiment de malaise au fond de lui. Soudain les derniers mots de Kargos lui revinrent à l’esprit. Il parcourut le champ de bataille mais le corps de Kargos fut introuvable. Il comprit ce qui était arrivé. Kargos attendait son ascension au rang de prince démon et le seul moyen pour lui d’y parvenir était de mourir. Aubéron se pencha sur la dépouille d’un de ses frères, Kargos referait surface et cette fois, Aubéron ne serait peut-être pas le vainqueur. Qu’importait si telle était la volonté de l’Empereur.


La ruche d’Helsreach était gigantesque. Ça a été la première chose qui m’est apparue quand j’ai été rejeté par ma famille. Mon père m’avait dit qu’il ne pouvait me garder, car j’étais différent et trop dangereux. Je n’avais pas tout de suite compris… j’étais jeune. Quoiqu’il en soit la vie ne fut pas de tout repos. J’arpentais seul les rues mal famées des bas fonds, me nourrissant de restes que je pouvais trouver, si jamais j’en trouvais. Je me rappelle m’être souvent battu avec des rats pour manger, mais généralement je devais fuir sous peine de devenir leur déjeuner. Une fois, je me suis retrouvé avec un vrai repas de roi. J’avais réussi à dégoter de la gélatine de glucose, pour au moins une semaine, voire deux si je faisais attention et si je me rationnais.


J’étais ce que les gens d’en haut appellent… un psyker, enfin je crois. J’en avais entendu parler par Julo. Julo était un ancien garde impérial. Il était grand et fort comparé à moi. Il tenait une espèce de taverne et tout le monde le respectait car il pouvait tuer un ork d’une main comme il nous l’avait raconté. D’ailleurs il portait toujours sur lui la dent du plus grand ork qu’il n’ait jamais vu. Il l’avait arraché de ces mains avant de tuer le monstre de près de quatre mètres de haut avec un coup de poing dans la nuque. Beaucoup disait que c’était faux, mais moi je le croyais car j’avais vu Julo faire la même chose avec un gars deux fois plus costaud que moi. J’aidais Julo comme je pouvais. Il m’avait embauché dans sa taverne et je faisais des courses spéciales pour lui. Julo aimait se tenir informé de tout, et c’est moi qui lui rapportais des informations. Je n’étais pas payé mais je pouvais manger à ma faim… enfin presque toujours, quand je n’étais pas en mission pour Julo. Je vécu pendant quatre ans dans les bas fond avant qu’étrangement, mon destin, pourtant tout tracé, ne change. J’étais en reconnaissance dans le taudis nord. Solon était avec moi. Nous cherchions une soit disante source venant de la Ruche d’en haut, et dont le degré de pollution était, aux dires de certains, insuffisant pour être mortel. Une telle aubaine devait tomber au main de Julo et c’est ce qui allait se passer si nous étions les premier à la trouver… Après quatre jours de marches, passé à se planquer et à bouffer de la mousse, nous sommes arrivés dans le secteur que le vieil étranger nous avait indiqué. On avait cru l’homme fou jusqu'à ce qu’il nous montre l’eau en question. Julo n’avait pas cherché à en savoir plus sur cet homme et nous avait envoyé trouver la source. Quel idiot !


L’endroit fourmillait de rats géants et de sangsues mentales. Le moindre faux pas pouvait nous emmener dans une faille ou dans un piège. Des hommes devenus fous, erraient en ce lieu et ne cherchait qu’à attraper de la viande fraîche. Nous découvrîmes ce que nous étions venu chercher assez rapidement en fait. Un grand fût récupérait une eau qui ruisselait par un énorme tuyau. Nous réussîmes à nous en approcher suffisamment et nous pûmes enfin boire autre chose que la flotte distillée de Julo ou la merde qu’on trouvait ailleurs. Nous avons trouvé un petit renfoncement dans le tuyau et nous nous sommes installé là, le temps de récupérer quelques bidon de cette précieuse eau. Solon était aux anges tout comme moi et nous avons peu à peu diminuer notre attention, nous croyant au paradis. Je ne crois pas que ce fut la meilleure chose que nous fîmes tous deux. Solon était un peu plus grand que moi, on avait le même age tous les deux et on s’entendait bien. Je savais que je pouvais compter sur lui et il savait qu’il pouvait compter sur moi si ça n’allait pas. Il était mon ami. Julo nous avait donné une petite gourde afin d’intoxiquer l’eau s’il ne pouvait pas se l’approprier. Je décidais de rester et faire le guet le temps que Solon aille chercher d’autres gars de la bande et qu’on prennent possession de l’endroit. Je vis Solon partir et j’eu un mauvais pressentiment dès son départ. J’attendis comme ça pendant près de dix jours, soit deux fois plus de temps qu’il nous avait fallu pour arriver et trouver la source. Je m’étais fais une raison, Solon avait dû trouver la mort. Je ne pouvais pas rester ici et je décidais de retourner auprès de Julo avec ma précieuse petite cargaison. Au moins je sauverai ça. A peine avais-je eu le temps de quitter ma cachette qu’ils attaquèrent. Je ne les avais pas vu arriver et je pense qu’ils ont du rester à couvert, attendant leur heure. Ils étaient facilement une vingtaine. Ils ressemblaient à des hommes, mais leurs membres avaient muté et sur leur front il y avait une espèce de marque, comme s’ils avaient été marqués au fer. Je me rappelle avoir fuis aussi vite que je pouvais. Ils me suivaient et essayaient de me pousser vers une espèce de complexe assez haut. L’architecture était étrange, les murs semblant déformé et couvert de sang. Je courrais quand j’entendis un bruit de rafale. Je me suis jeté à couvert et j’ai vu un homme entouré de robots, dans un autre bâtiment, qui étaient en train de tirer sur mes poursuivants. Je décidais de ne pas rester là et je me suis mis à ramper en direction d’un petit cratère. Bien mal m’en a pris car au moment ou je me retournais et commençais de ramper, le sol se déroba sous mon corps. Je me sentis chuter et tomber lourdement au sol. Alors que je reprenais mes esprits, je vis que la salle était baignée d’une lueur rougeâtre. Je vis alors une vision de cauchemar, un homme immense se trouvait là. Il était nu mais de ses bras pendaient des chaînes et des clous étaient fichés dans son corps. Il y avait aussi ce symbole en forme de « I » que j’avais déjà vu sur un des boutons de la tunique du vieil homme. Il s’était d’ailleurs empressé de le cacher. L’homme lévitait à quelques centimètres du sol. Il darda un regard dans ma direction. Ses yeux étaient deux puits de noirceur, sans fond. On aurait dit une ouverture sur un espace interdit. J’eus alors un sentiment indicible quand il me sourit. J’étais comme paralysé, j’avais peur comme jamais avant. L’être se rapprochait de moi. Il me saisit par la gorge et je senti ses doigts commencer à se resserrer inlassablement. Il s’arrêta soudainement et me jeta au sol à l’autre bout de la pièce. J’entendis une voix, mais je sombrais dans l’inconscience.


Une décharge électrique me réveilla. Je vis alors ce qu’aucun enfant n’aurait dû voir. Le vieil homme et trois robots se battaient contre l’homme aux yeux de mort. Je vis autour de moi d’autre machine et je compris que ce que j’avais d’abord pris pour des robots étaient en fait des humains en armure. Une tête tranchée semblait me regarder, l’expression du visage et le regard me disant de bannir le mal. Je sentis alors en moi la volonté de me venger de cette abomination, certains que c’était à cause de ce type de monstre que j’avais été rejeté par ma famille. J’étais en transe, hors de moi. Je me saisi de l’arme du guerrier mort près de moi. Je ressentis des picotements et une violente décharge m’ankylosa les bras. J’avais les bras en feu, mais je ne lâchais pas la garde de l’épée. Rendu fou de rage par la douleur, je me dirigeais vers le combat. Je traînais tel un fardeau la lame derrière moi. Je n’étais plus qu’à quelques mètres quand j’entendis un cri. Le vieil homme s’écroula. Sa peau était devenue blanche comme vidée de toute vie en un instant. Il ne restait plus que deux guerriers de métal face à lui. L’un d’eux envoya une puissante décharge d’énergie et le monstre recula. Tous deux pressèrent leur avantage et mon cauchemar tomba juste devant moi. Persuadé que c’était ma seule chance de mettre fin à ce cauchemar, je déversais toute mon énergie de psyker dans cette arme. Je levais bien haut la lame et la laissé retombé sur le cou du démon. Je fus projeté de nouveau quand l’arme toucha au but. Un éclair aveuglant envahi la pièce. Je rouvris les yeux après ce qui me sembla être une éternité. J’étais allongé et je ne pouvais plus bouger mes bras. Je vis les deux derniers combattants s’approcher de moi et me regarder à travers leur heaume. Je fermais les yeux et m’endormis, vidé de toute force…


Nous étions environ une centaine. Tout autour de moi, se trouvait des jeunes de mon âge. Un homme en armure passait devant chacun de nous. Faisant avancer ou reculer certains de façon à ce que trois lignes distinctes soit formées. Arrivant devant moi, il me fit avancer. Nous étions moins d’une dizaine sur cette première ligne. Nous avons ensuite été dirigé dans une salle. Là, se tenait des piles de vêtements et nous avons dû en prendre chacun une. Ils nous fîmes nous changer, si bien que nous fûmes ensuite tous dans la même tenue. Une tunique grise, avec une ceinture couleur argent. Sur notre cœur se trouvait un dessin d’un aigle à deux têtes. On nous amena dans une vaste salle où nous dûmes nous agenouiller. L’homme qui nous avait sélectionné nous indiqua que nous devions prier l’Empereur et que ce dernier nous donnerait la voie à suivre. Ces paroles étaient étranges mais je ne sais pas pourquoi, elle me réconfortèrent. J’avais déjà entendu parler de l’Empereur par Julo. Il avait dit que c’était un Dieu vivant et le plus grand guerrier qui existait. Il était le sauveur de l’humanité.


Nous restâmes à prier des heures et des heures. Alors que je priais, je vis un être magnifique dans une armure dorée. Il me parlait mais je ne pouvais comprendre les mots qui sortaient de sa bouche. On aurait dit un chant. La plus belle chanson que j’ai jamais entendue. Quand je rouvris les yeux, j’étais dans une forme incroyable. Nous n’étions plus qu’une cinquantaine à être agenouillé, je n’ai pas su tout de suite ce qui leur était arrivé. J’appris plus tard, que nous avions prié trois jours durant. Pourtant je n’étais pas fatigué. Nous passâmes une batterie de tests, tous plus difficile les uns les autres. A chaque fois, notre nombre diminuait. Si bien qu’à la fin nous en fûmes plus qu’une quinzaine. Nous fûmes alors transporté dans l’apothécarion. La table de chirurgie me fis plus peur que tout ce que j’avais pu voir jusqu'à présent. J’étais allongé quand ils commencèrent. J’étais conscient pour tout. Je sentis la lame pénétrer ma chair. Pour combattre la douleur, je récitais les prières qu’on m’avait apprises. Puis soudain, plus rien. J’étais seul sur la table. Des intraveineuses étaient fixées à mes bras et mon torse. Je ressentis une violente douleur au niveau de la poitrine et m’endormais. Nous passâmes alors plusieurs années entre l’entraînement et les opérations chirurgicales. J’avais désormais seize ans. Cela faisait six ans que j’étais sur Titan, à m’entraîner et à apprendre. Je priais l’Empereur tous les jours. J’avais appris à maîtriser mes pouvoirs et ma Foi était des plus pures. Je comprenais ma destinée et j’accomplirai mon devoir quoi qu’il arrive. J’étais devenu un Chevaliers Gris.


Chevaliers Gris, chevaliers Gris… ces mots résonnais dans mon esprit. Tout se brouilla soudain. Je repris mes esprits au moment ou l’enfer se déchaînait. Une explosion eu lieu à quelques mètres, envoyant des débris voler en tout sens. Le démon était d’une puissance terrifiante réussissant à pénétrer les défenses psychiques d’un grand maître Chevaliers Gris, au point de lui faire revivre une partie de son passé. Cependant l’expérience était un solide allié contre les démons. Il avait fait l’erreur de me rappeler qui j’étais et ce que j’étais. Des flammes purificatrices tournoyèrent autour de mon arme. Le démon me regarda comme s’il avait compris qu’aucune erreur n’était pardonnable. « Au nom de l’Empereur immortel, je te chasse ! » hurlais-je. J’enfonçais ma lame dans son cœur jusqu’à la garde. Des flammes psychiques pures parcoururent son corps, le grillant littéralement. Sa chair se décomposa, brûlée par des éclairs d’argent. Le démon tomba en cendre et explosa en mille poussières en touchant le sol. Debout, surplombant le champ de bataille, je regardais l’armée du chaos prendre la fuite. Les morts étaient innombrables et ou que je pose le regard, se trouvait des cadavres. L’Empereur avait encore triomphé, vibrant dans le cœur de tous ses fidèles. Je sentis le faisceau téléporteur m’entouré. Je rouvris les yeux, entouré de mes guerriers. J’eus la vision familière de Scarius Gero, le technoprêtre du vaisseau. Il me fit un signe de la tête et je sortis du cercle de téléportation. Je me rendis dans la sainte chapelle du vaisseau afin de prier et de purifier mon esprit. Agenouillé, je vis un homme en armure doré. Il me parlait et j’entendis alors le chant bienfaisant de l’Empereur.


j'éspère que ça vous a plut un minimum. j'ai essayé de respecter un tant soit peu le fluff de 40K mais je me suis autorisé certaines libertés, n'ayant pas la science du fluff infuse.


voilà, à plus.


Aub.

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  Nouvelle Section "récits"
Posté par : Gandahar - 04-07-2005, 18:23 - Forum : Récits et Poésies - Pas de réponse


Bonjour,


Nous nous sommes apperçus que beaucoup de personnes aiment écrire et nous n'avions rien pour accueillir récits et poèmes, c'est maintenant chose faite.


Partagez avec nous vos contes et autres histoires fantastiques.

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  [urban War] Présentation Du Jeu.
Posté par : perno - 03-07-2005, 15:00 - Forum : Urban War - Pas de réponse


Urban War est un jeu peu coûteux aussi bien au niveau des règles que des figurines.


Livre de règles (plus scénarios et listes d'armée complètes) en VF est disponible gratuitement en VF en téléchargement :


<b>http://www.urbanzone.fr/download.php?lng=fr</b> puis "ressources officielles".


Une version en VO est téléchargeable moyennant finance sur le site officiel de l'éditeur.


Vous pouvez également acheter une version papier des règles (en VO seulement).


Bref...


<b>URBAN WAR, C'EST QUOI ?</b>


<b>Les bases du système :</b>


Urban War est un jeu d'escarmouches. On y joue avec 5-20 figurines (le jeu devient très sympa avec 7-8 figs et prend toute son ampleur avec une dizaine de figs...)


Le jeu se joue entièrement au <b>d10</b> ce qui permet de limiter le facteur hazard (mais il n'est pas absent, loin de là !) et les règles sont très simples et bien rodées.


Le système est basé sur l'alternance ce qui permet de ne jamais s'ennuyer pendant la partie.


Au début de chaque tour, les joueurs assignent un ordre à chacune de leurs figurines. Ces ordres sont l'<b>observation</b>, la <b>vigilance </b>et la <b>focalisation</b>. En fait d'ordres, il s'agit plutôt d'un état d'esprit.


Les figurines en observation restent immobiles pour réagir à toute action adverse (en tirant sur la fig qui agit), les figurines en vigilance effectueront des mouvements ou des actions rapides (généralement offensives comme une charge, un tir rapide...) mais garderont une certaine réactivité et les figurines en focalisation se concentreront sur une tache précise (courir, tirer...)


Après avoir révélé les ordres, le joueur qui a gagné l'initiative joue l'une de ses figurines en <b>vigilance </b>(il peut choisir de laisser la main à son adversaire). Son adversaire fait de même et on procède ainsi jusqu'à ce que toutes le figs en vigilance aient joué.


On recommence alors avec les figs en <b>focalisation </b>jusqu'à ce que tout le monde ait joué. Un joueur peut interrompre l'action d'une figurine adverse à n'importe quel moment pour lui tirer dessus avec une figurine en <b>observation</b> (une figurine en vigilance peut interrompre une figurine qui lui tire dessus). Cependant, ce tir est soumis à un test de commandement. En cas d'échec, la figurine perd son action pour se tour. Une fois tout cela terminé, on passe au tour suivant.


Les tirs (surtout à longue portée) ne sont que rarement mortels (25% de mortalité dans un cas standard). Mais le système impose un test de commandement à toute figurine touchée mais non tuée. En cas d'échec, la figurine est choquée et perd sa prochaine action. Ceci couplé avec le système d'interaction assez poussé (alternance et interruption des actions) permet de retranscrire assez sympathiquement les fusillades urbaines avec le jeu des couvertures et des prises de positions.


Au final, le jeu est assez dynamique et rares sont les parties où les combattants restent sur leurs positions du début à la fin en canardant tout ce qui bouge...


<b>Le calibre :</b>


Certaines figurines (principalement les chefs de la bande ou les soldats spécialisés) disposent d'une caractéristique spéciale appelée le <b>calibre</b> (qui peut aller jusqu'à 3 pour un vétéran). La plupart des troupes peuvent être achetées avec des valeurs de calibre différentes (avec un coût en points différents lui aussi !)


Cette caractéristique représente l'expérience du combattant et lui offre des bonus divers. Par exemple des bonus lors d'un tir en focalisation, une plus grande distance de course, des tests de paniques moins fréquents ou même une protection contre les tirs adverses à portée longue (un vétéran sait mieux exploiter le terrain).


Mais le principal avantage du calibre reste de permettre à la figurine d'effectuer plusieurs actions à la suite en mode <b>vigilance</b>. Un combattant expérimenté pourra ainsi sortir de son couvert en lachant une rafale de balles, charger un ennemi, tirer sur une troisième cible puis regagner son couvert... En pratique, c'est pas si simple. Un test de commandement doit être fait entre chaque action. S'il rate, la figurine ne poursuit pas ses actions et termine immédiatement son tour. Le tour devient alors souvent : "je sors du couvert en tirant sur un ennemi, je rate mon test de commandement et je reste planté comme un con devant celui que je voulais charger..."


Reste que le calibre est une caractéristique importante qu'il vous faudra apprendre à utiliser. Son avantage principal étant de permettre une certaine réactivité sur le terrain...


Notons au passage que les personnages au calibre élevé (et donc chers en points) ne sont pas beaucoup mieux armés pour affronter une rafale. La mortalité de ces personnages est donc la même que celle de n'importe quel trouffion s'ils se font prendre à portée courte...


<b>ET LES ARMEES LA-DEDANS ?</b>


Comme dit plus haut, Urban War est un jeu peu onéreux.


Des boîtes de base proposent, pour chaque faction, un début d'armée (170 points environ) pour un prix modique.


Sachant qu'une partie classique d'Urban War se joue en 300 points, il vous suffira de rajouter quelques blisters pour avoir de quoi jouer toutes vos parties !


Je mets le lien vers la boutique officielle afin que vous puissiez vous faire une idée des prix et des figurines :


http://www.urbanmammoth.com/acatalog/


Voici quelques liens pour découvrir les factions d'Urban War :


* Présentation générale.


* Un petit guide "Laquelle choisir" avec des photos de groupe des factions de l'ami David "Crad le Barbare". ;-)


* Présentation des Viridiens.


* Présentation des Gladiateurs.


* Présentation des Triades.


* Présentation des Synthas.


* Présentation des Koralons.


* Présentation des VA3A.


* Présentation des Junkers.


<b>POUR EN SAVOIR PLUS...</b>


* Le site de l'éditeur :


http://www.urbanmammoth.com/


* Urban Zone, le site de référence :


http://urbanzone.fr/


* Chez perno, mon site à moi que j'ai qui parle un peu d'UW :


http://perno.perso.neuf.fr/index.html#UW

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  Del'wan Le Malheureux...
Posté par : Visiteur - 30-06-2005, 16:04 - Forum : Récits et Poésies - Pas de réponse


Aucune expression ne pouvait se lire sur la face de Del'wan tandis que le Shas'o faisait jouer les articulation de son armure Crisis...


Debout dans le sas d'embarquement ,seul, le commandeur sentait poindre en lui l'habituelle soif de vengeance precedant les combats...


Son esprit formait un brouillard compact d'ou s'echappait ici et là des souvenirs colorés ,mais soudaint le voile se dechira et les visions se firent nettes...


Sept ans déjà... sept ans de rage et de pleurs,sept ans de detresse... Il se souvenait de toutes leurs paroles ou presque ,leurs visages etaient gravés en lui ...Sept ans...comme il aurait voulu ressentir encore la douce chaleur de la confiance reciproque et le plaisir de pouvoir communiquer pleinement...


Un champs de bataille...lui et ses amis...la chaleur des combats proches et le mugissement bruyant des propulseurs...toujours les memes images,les memes souvenirs qui le hantaient et le tourmentaient presque chaque nuit... il aurait voulu crier pour s'en debarrasser ,hurler sa soufrance de les avoirs perdu mais sa gorge restait désesperemment sèche...


Il revit une nouvelle la meme scene ,par brides: ils avancaient inconsciemment...fier,trop sans doute...puis le chaos faisait brusquement irruption:les hurlements des gue'la, le metal des armes barbares qui entamait les armures,puis les chairs...et enfin l'ame...La vision des cadavres de ses freres se brouillat suite a ses larmes et brutalement son esprit revint a la realité:


dehors,à perte de vue s'etendait le champ de bataille .


Il eut une derniere pensé pour ses freres a jamais perdue et,tous ses sens tournés vers le combats,Del'wan sortit d'un pas pesant du mantas en chargeant son lance-plasma...

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