Warmania Forum
[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill - Version imprimable

+- Warmania Forum (https://warmania.com/forum)
+-- Forum : Communauté (https://warmania.com/forum/forumdisplay.php?fid=17)
+--- Forum : Créations personnelles (https://warmania.com/forum/forumdisplay.php?fid=112)
+---- Forum : Jeux et suppléments (https://warmania.com/forum/forumdisplay.php?fid=179)
+---- Sujet : [Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill (/showthread.php?tid=354)

Pages : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12


[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill - Egill - 05-02-2018



J'en ai déjà vaguement parlé dans mon sujet de modélisme: cela fait un certain temps (un sacré bout de temps même, mais la forme qu'il a pris est plutôt récente) que j'élabore un univers med fan où je pourrais retrouver un peut tout ce qui me fait triper dans la fantasy, la mythologie et l'Histoire.




 




C'est un vaste chantier sur lequel j'ai malheureusement peu de temps à consacrer.




 




Récemment, je me suis mis à convertir des figurines en rapport avec cet univers histoire de mêler les deux passe temps. Et comme cela avait l'air d'éveiller l'intérêt de certains, notamment <a contenteditable="false" data-ipshover="" data-ipshover-target="<___base_url___>/profile/10119-cyrus33/?do=hovercard" data-mentionid="10119" href="<___base_url___>/profile/10119-cyrus33/">@Cyrus33</a>, <a contenteditable="false" data-ipshover="" data-ipshover-target="<___base_url___>/profile/5185-le-caillou/?do=hovercard" data-mentionid="5185" href="<___base_url___>/profile/5185-le-caillou/">@Le Caillou</a> <a contenteditable="false" data-ipshover="" data-ipshover-target="<___base_url___>/profile/88-la-queue-en-airain/?do=hovercard" data-mentionid="88" href="<___base_url___>/profile/88-la-queue-en-airain/">@la queue en airain</a> <a contenteditable="false" data-ipshover="" data-ipshover-target="<___base_url___>/profile/10828-gilel/?do=hovercard" data-mentionid="10828" href="<___base_url___>/profile/10828-gilel/">@giLel</a> <a contenteditable="false" data-ipshover="" data-ipshover-target="<___base_url___>/profile/19167-moskito/?do=hovercard" data-mentionid="19167" href="<___base_url___>/profile/19167-moskito/">@Moskito</a>, (mais tout le monde est le bienvenu!), ben ça m'a donné envie de partager un peu plus que le court résumé que j'ai fait dans ledit sujet (ici: http://www.warmaniaforum.com/topic/55421-galerie-degill/?page=2 )




 




Mes inspirations sont les mythologies (celtiques et vikings surtout mais pas que), les cultures historiques qui leurs sont associés et divers univers de fantasy bien connus (et bien sûr Tolkien, dont je ne peux, parfois malgré moi, me détacher vraiment).




 




Alors, tout d'abord, avertissement préalable: je suis loin de me considérer comme un grand écrivain. Je suis d'ailleurs assez mauvais quand il s'agit de créer une histoire et des personnages (j'ai essayé, j'ai des idées, mais la pratique, c'est un peu plus compliqué). Du coup, la plupart de mes textes sont de pures descritpions: de la géographies, des peuples et des cultures qui habitent cet univers. Et du coup c'est parfois un poil austère, surtout qu'au delà du trip sur un univers med fan, c'est aussi mon intérêt pour l'Histoire qui m'incite à développer ledit univers. Certains textes ressemblent plus à une sorte d'étude assez poussé du fonctionnement de la société et de la culture de certains peuples qu'à un récit de fantasy. Ceux là je vous les épargne pour le moment.




 




En outre, tout ça a fini par être assez long. Je vais essayer de  vous le donner par petits bouts, espérant qu'au moins un ou deux d'entre vous auront le courage de lire et de faire un retour. Mais c'est pas non plus évident à saucissonner. J'ai écris ça pour me faire plaisir, sans soucis de le rendre lisible rapidement ou accessible comme on le ferait pour un truc destiné à être publié.




 




Bref...




 




Je commence du coup par le début, la mythologie: la création du cosmos, l'apparition des dieux et des différentes races qui peuplent Eran (puisque c'est le nom de cet univers), et les événements qui ont conduit à ce qu'il est au moment où je souhaite le décrire. Du coup, pour le moment, c'est très... bah mythologique.




 




Je précise également que tout ça est un grand chantier que je ne cesse de remanier, de changer.... Tout avis ou idée sont d'ailleurs les bienvenus, et c'est bien ça l'intérêt du partage...




 




Enjoy! (ou pas).




 




Les temps des mythes :




 




La création :




Hors du temps et de l’espace il y a tout et rien. Il y a l’éternité et le néant. Une infinité de possibles où tout, chaque possibilité, toutes les réalités potentielles coexistent. Il s’agit du chaos primordial, le Grand Tout. Nul ne peut dire pourquoi ni comment ni quand, puisque le temps et l’espace n’existent pas dans cette infinité, mais un de ces possibles devint soudain plus tangible. Il est absurde d’y chercher une raison ou une explication, puisque au dehors, rien n’a de sens ou de réalité. Le chaos primordial n’est qu’une immense virtualité, qui boue et s’agite, rêve de se concrétiser en une réalité. Et c’est ce qui advint. Le rêve devint réel.




 




Ce fut alors l’apparition des quatre éléments primordiaux : la terre, l’eau, le feu et l’air. Au tout début, alors que le monde venait à peine d’émerger, ils se mêlaient les uns dans les autres en un immense chaos qui n’était qu’un souvenir du Grand Tout. Puis ils se séparèrent. Les quatre premiers mondes émergèrent du chaos. Arshar était le monde du feu, un monde de lave et de fournaise. Nifaed était celui de l’air, un monde de brumes et de tempêtes. Isaran celui de l’eau, sous forme de glace, et enfin Gerd, celui de la terre, un chaos de roche immensément vaste.




 




Dans ce chaos débordant, qui menaçait de revenir au Grand Tout, les forces qui s’agitaient donnèrent naissance à des êtres conscients. Il s’agissait de créatures chaotiques, gouvernées par des émotions multiples et extrêmement fortes, ne sachant s’ils voulaient revenir à la virtualité ou exister. Ils sont les premiers, les géants primordiaux, incarnation des premiers soubresauts qui donnèrent naissance aux mondes. Leur nature chaotique les amena à s’affronter en permanence, ébranlant la jeune réalité qui n’était encore qu’un vague rêve. Chacun était lié au monde dans lequel il était né. Ainsi apparurent les quatre familles de la race des géants : les Thurses, géants du givre, les Surtar, géants du feu, les Aenirs, les géants des tempêtes, et les Volnirr, les géants de pierre.




 




Alors que le chaos régnait sur les mondes, les quatre éléments, à leurs frontières, entrèrent en contact. A cet endroit les quatre mondes se rejoignaient et coexistaient en leur centre. Le feu fit fondre la glace, l’eau se mélangea à la terre, et son évaporation emplit l’espace d’air alors que la lave refroidie par l’eau se mua en roche. Au centre des quatre mondes, une jeune pousse surgit, fragile et minuscule. Dès son apparition, le chaos s'appaisa, la création émergea peu à peu du sommeil profond pour un état plus éveillé et tangible. Les géants virent leurs émotions s’apaiser, et ils contemplèrent avec la stupéfaction des premiers instants la naissance d’Imraën, l’Arbre de vie, servant d’axe à l’ordre cosmique qui alors ne faisait que naître.




 




Le rêve devint de plus en plus palpable à mesure que l’arbre devenait de plus en plus énorme. Pourtant il était encore une jeune pousse. Au sein de ses racines, là où les éléments s’étaient rencontrés, au centre de la jeune réalité s’éveilla une créature magnifique. Elle avait l’apparence d’une infinité de formes entrelacées. Elle incarnait les forces et les mystères nécessaires à l’accomplissement du grand cycle de la vie et à l’harmonie de l’ordre cosmique.




Pour l’heure, elle était la beauté du monde et les secrets de la vie. Les géants furent subjugués par sa beauté. Elle était la générosité et la joie incarnée. Sa naissance marqua l’éveil du monde. Mais celui-ci n’était encore qu’un jeune enfant à l’esprit embrumé qui menaçait de retomber aussitôt dans le sommeil. Autour d’Imraën, les éléments se déchaînaient toujours.




 




Tiraillé de bien des façons, l’être primordial, émanation de la roue du destin, était multiple, trop complexe pour ne rester qu’une seule entité divine. Il se divisa, sa partie féminine et son pendant masculin se séparant. Ainsi naquit la Déesse et le Dieu primordiaux, la Terre mère et le Dieu du ciel, les divinités originelles. Ils s’attristaient de voir le monde encore plongé dans le chaos, le corps de la Déesse restant stérile, et le Dieu Céleste impuissant. La Déesse prodigua sa bienveillance infinie et son amour aux géants. Ceux-ci l’admiraient. Mais ils restaient des êtres issus du chaos du commencement. Ils revinrent rapidement à leurs instincts, comme encore pris dans la trame d’un rêve persistant.




 




Sa contrepartie masculine était, lui, terrifié, incapable de faire face. Alors Elle revint vers Lui. Elle vint et le réconforta, le berçant dans ses bras telle une mère. Il retrouva alors vigueur et lucidité. Puis elle l’aida à le relever, l’accompagnant et découvrant avec lui le monde qui les entourait, telle une sœur, il trouva alors en lui la confiance et le courage. Enfin, ils se regardèrent l’un l’autre et elle l’étreint telle une amante, et il retrouva puissance et fougue.




Alors qu’ils s’unissaient, mille sources naquirent des racines d’Arbre Monde. Les flots jaillirent, se répandirent en torrents et en cascades, irriguant, ensemençant le monde. La terre irriguée par l’eau recouvrit le feu. L’air chassa les brumes aux confins du monde. Autour des rivières et des sources, la vie jaillit. Immenses forêts poussèrent sur la terre, corps de la Déesse. Elle rayonna, devint plus belle que jamais alors que l’Arbre de vie poussa encore, devenant un axe cosmique autour duquel la création émergea enfin du rêve et du chaos des origines.




 




Les deux entités divines se divisèrent à nouveau. La Déesse engendra trois être féminins, Danu, la terre mère, générosité, amour et beauté de la Déesse primordiale, Murann qui incarnait les premiers doutes de la Déesse originelle sur le destin et la finalité de ce monde nouveau, sa conscience de la nécessité de la mort et des forces destructrices. Irnya incarnait quant à elle l’amour, la joie, l’espoir, la sensibilité et la fragilité de la Déesse.




Le dieu masculin primordial se divisa lui également en trois dieux. Cernios, le grand cornu, naquit de la vigueur retrouvée du dieu primordial. Il était la force originelle du monde sauvage, l’incarnation du grand cycle, vie et mort à la fois. Puis ce fut Tyuranad, le désir de bâtir et l’autorité du dieu-roi, la lumière dont les rayons repoussaient les ténèbres et ensemençaient la terre. Enfin le tonitruant Thurdanad, dieu du ciel, le grand fertilisateur, dieu turbulent de l’ivresse et du tonnerre. Les trois dieux et les trois déesses formèrent les deux trinités, l’une masculine, l’autre féminine.




 




C’est bien plus tard qu’ils prirent une apparence proche de leurs enfants les hommes. En cet âge, le monde était encore aux limites de la virtualité. Dieux et géants pouvaient exister selon toutes leurs formes à la fois. Ce n’est que par la suite qu’ils durent choisir une forme pour persister dans un monde de plus en plus concret.




 




Les dieux et les déesses s’unirent alors chacun l’un avec l’autre, chacun contractant un mariage temporaire qu’ils pouvaient renouveler ou non. De ces unions naquirent de nombreux autres dieux, comme la fougueuse Mara, la déesse au cheval, fille de Danu et Thurdanad, guerre et amour à la fois, Tuath, l’esprit guerrier, protecteur aux milles visages, auquel Cernios fit don du furor, la rage sauvage primale qui prend les guerriers au plus fort des combats, Mjörd, le grand artisan, Selae, déesse des étoiles, enfants magnifiques de Tyuranad et Irnja avant qu’il ne se détourne d’elle, Manaar, le seigneur des océans, fils de Cernios et de Danu, qui veille sur l’âme des morts dans les Iles Bienheureuses et bien d’autres. A la fin, chacun décida de perpétuer l’une de ses unions. Danu choisit Thurdanad, car il était pour elle l’amant et de leur union dépendait la fertilité du monde. Murann et Cernios étaient des sages, curieux des secrets du cosmos et liés au cycle du destin, de la vie et de la mort. Ensemble ils comprirent que c’était la roue du destin sacré qui avait entraîné l’éveil du monde et qu’ils devaient veiller à ce que son équilibre ne soit pas remis en question. Ils virent que tout aurait une finalité et que pour que la création et la vie se perpétuent, il faudrait détruire et mourir.




 




Tyuranad était la lumière, le grand ordonnateur. Fasciné par le monde naissant et par la beauté de la création, il ne vit pas l’amour que lui portait Irnya. Après la naissance de leur fils Mjörd, et de leur fille Selae, il se mit à parcourir le monde et ce fut le commencement de l’histoire tragique du soleil et de la lune. Les dieux fils et les déesses filles s’unirent à leur tour, et donnèrent naissance à une foule d’esprits et de divinités mineures. Ils furent avec les géants l'incarnation de la réalité telle qu'elle était à l'origine, des forces et des mystères qui maintenait un fragile équilibre. Pour l’heure, encore dans sa prime jeunesse, Danu cueillit sept fruits sur l’Arbre Sacré. Elle souffla sur leur surface, les faisant rayonner de mille feux. Elle les confia à Thurdanad qui les accrocha dans les cieux. Et la lumière illumina le monde dans sa prime jeunesse.





[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill - Egill - 05-02-2018



Allez, j'enchaîne direct sur la suite histoire de donner un peu de grain à moudre, mais dans un autre post histoire d'alléger.




 




L’Age d’or :




 




Les géants admirèrent l’œuvre des dieux avec stupéfaction. Ils étaient à la fois subjugués et déstabilisés. Les dieux les rencontrèrent et une amitié éphémère naquit entre les deux races. Mais les géants des origines étaient de nature chaotique. Le monde que les dieux façonnaient leur était étranger. Ils ne concevaient qu’un perpétuel changement. Ils revinrent à leurs instincts et leurs actes destructeurs mirent en péril le jeune monde. Les dieux tristes, tentèrent de les raisonner, mais en vain. Les géants étaient l’incarnation des forces primordiales, aussi destructrices que créatrices. Cela n’empêcha pas certains dieux de s’unir avec eux, donnant naissance à des créatures étranges et aux dieux du monde souterrain, d’essence à la fois chaotique et divine. Certains avaient la forme de monstres terribles, comme Wörg, l’esprit de la bête, fils de Cernios, père des lycanthropes, Oichè, la mère des dragons, ou Arha, la déesse cadavre fille de Cernios également.




 




Les races primordiales apparurent au tout début de l’Age d’or. Elles étaient nées des énergies vitales qui s’étaient mise à façonner le monde. Les dragons, façonnés par Oichè, d’essence divine, furent parmi les plus puissantes. A la fois destructeurs et sages, ils incarnaient à la fois l’essence des dieux et des géants.




 




Le peuple féerique, les Sidhae, furent les plus nombreux. Ils étaient nés dans les premiers âges de la terre, issus des énergies créatrices originelles. Les plus beaux et les plus nobles d’entre eux avaient une forme qui plaisait aux dieux et ils furent adoptés par Tyuranad et Irnya qui leur donnèrent de nombreux dons. Tous les aimèrent et leur apprirent de nombreux secrets. C’étaient les alfes, réputés les plus belles créatures qui naquirent lors de l’apparition des mondes, leur destin lié à la création dont ils se firent les plus farouches défenseurs.




 




Les nains naquirent d’expériences menées par Mjörd avec l’aide d’une géante de pierre du nom d’Angrand. Tyuranad punit son fils pour avoir créé une race qu’il jugeait indigne des dieux en l’enchaînant à son enclume et en le condamnant à façonner divers objets d’or de bronze et d’argent. Irnya s’opposa cependant à ce qu’il s’en prenne aux nains et elle leur permit de s’échapper sous terre où ils établirent leurs demeures souterraines, vénérant les joyaux, les minéraux et les métaux. Les géants Völnirr les rencontrèrent. De profonds liens d'amitié les lièrent et dès lors, ils partagèrent un destin commun. Ils furent les plus grands artisans du monde que ni Alfe ni homme ne put jamais égaler.




 




L’autre race Sidhae qui se distingua de ses cousins au premier âge du monde fut guidée par le dieu Cernios, dont elle hérita de nombreux traits. Parfois nommés alfes noirs, ce sont des êtres sages et sauvages à la fois, gardiens des forêts les plus profondes. Ils prirent d’ailleurs l’apparence d’hommes-cerfs et ils furent connus plus tard sous le nom de Cornus.




 




Les autres Sidhae étaient aussi variés que différents. Contrairement aux alfes et aux Cornus, ils demeurèrent des êtres d’essence surnaturelle, incapables de s’adapter au changement lorsque les premiers âges passèrent. On compte parmi eux les Feeru, les Aednars, les Derviens et bien d’autres. Leur beauté était le reflet de la pureté virginale du monde des origines et même les dieux les admiraient.




Toutes ces races primordiales étaient d’essence divine, incarnation des forces de la création. Leur rôle en son sein, comme pour les dieux et les géants, était déterminé.




 




C’est pourquoi les dieux décidèrent de leur ultime création. Ils seraient leurs enfants, mais pourraient faire leurs choix. Cernios cueillit des rameaux du grand arbre. Danu leur donna le souffle de la vie, Thurdanad anima les corps de sa foudre, Irnya leur donna la joie et la curiosité, Murann un destin pour les guider, une part de la sacralité du monde et enfin Tyuranad leur donna la loi. Ainsi naquirent les premiers hommes sur la terre.




Alors que la vie se développait, apparurent d’innombrables plantes et animaux, nés du sein même de la déesse, la terre mère. Les Sidhae et certaines races primordiales se prirent d’amour pour la nature et la forêt des origines et en devinrent les gardiens. Au commencement du monde, les alfes et leurs cousins Sidhae l’emplirent de leurs chants et de leur sagesse.




 




Ainsi était le monde lors de son éveil, au commencement. Il était alors unique, aucune frontière ne séparant ses composantes. Les dieux marchaient parmi les hommes. Le temps n’existait alors pas et le grand cycle était encore en sommeil. C’était un âge d’abondance et de beauté qui devait être immuable. Nul excepté Murann ne savait que cette constance du monde pouvait causer sa perte et qu’il fallait lancer le Cycle.




Aux marges de la réalité, l’hors monde était toujours là. La réalité y redevenait virtualité, créant à leur limite paradoxes et chaos. Le monde à cet endroit eut comme un réflexe, une nécessité impérieuse de revenir au Grand Tout, à l’infini des possibles. Cette influence, cette volonté s’instilla dans l’esprit de certains dieux, notamment ceux qui avaient hérité de la nature chaotique des géants. Mais les premiers à être touchés par cette volonté impérieuse furent les géants eux-mêmes. Animés par ce but inconscient, ils furent unifiés par le premier et le plus puissant d’entre eux : Ymör.




 




Alors débuta la Première Guerre. Elle fut d’une telle violence que le monde en changea pour toujours. Les batailles furent si terribles que des montages immenses émergèrent au milieu de la grande forêt primordiale. L’eau s’insinua dans les terres, créant fjords, îles, détroits et isthmes. Des tempêtes d’une puissance colossale se déclenchèrent, des ras de marée gigantesques engloutirent des régions entières, et des éruptions volcaniques titanesques secouèrent le monde.




 




Au début, les dieux n’étaient pas préparés à cette violence. Mais rapidement, leurs instincts guerriers, jusqu’ici en sommeil, firent surface. Tyuranad était le dieu de la guerre et des arts. Lui et son fils, le dieu artisan Mjörd, père des nains, forgèrent les premières armes. Il apprit également l’art de la guerre et la fabrication des armes aux Alfes. De leur côté les géants disposaient de la puissance des éléments primordiaux et certaines des races engendrées avec les dieux s’étaient jointes à eux, animés de la même volonté destructrice et chaotique.




 




Les géants eurent le dessus. L’une des raisons était que Tyuranad, le plus redoutables des dieux, était accablé de tristesse alors que Mara, la jeune et fougueuse déesse rouge, avait repoussé ses avances. Accablé de tristesse, Tyuranad oublia son rôle de gardien, et baissa la garde. Ymör parvint jusqu’à l’arbre de vie et lâcha sur lui sa fille, Oichè, la vipère dragon. Celle-ci planta ses crochets dans Imraën. L’Arbre de vie se flétrit alors et mourut, se desséchant des racines au bout des branches. Danu hurla de terreur et de rage, puis s’étiola, tombant dans un sommeil sans fin, son corps prenant l’apparence de la vieillesse et de la maladie. Les dieux fous de rage s’enfuirent. L’âge d’or avait pris fin.




 





[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill - Cyrus33 - 05-02-2018


Je n'ai pas le temps de lire / commenter en détails ce soir mais je ferais ça dans la semaine ;-)




[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill - Nuzgur - 05-02-2018


J'ai lu attentivement la partie mythologie, un peu plus distraitement la partie "histoire"... J'aime ! Je ne sais pas si c'est voulu mais ça me fait grave penser à la théogonie grecque d'Hésiode. Les autres mythologies je connais moins (pour le moment), donc je ne saisi pas toutes les références et inspirations mais ton texte me parle ! Mise en ordre du monde, naissances des divinités... Vraiment si tu avais dit que c'était un vrai mythe d'un quelconque peuple indo-européen je t'aurais sans doute cru ^^




[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill - Moskito - 05-02-2018



C'est vraiment très bon. Le côté descriptif n'est pas un souci, au contraire ça peut même être utilisé à bon escient : par exemple, un conteur qui raconte l'histoire ou un érudit/druide qui parle à ses apprentis.




 




Allez hop, la suite du fluff, des règles, des figs et un KS [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_tongue.png[/img]




[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill - Mehapito - 06-02-2018



Beau courage de nous montrer tes créations. Comme tu le dis en préambule, les mythologies viking, celte et germano-Tolkienne s'entremêlent gaiement dans le chaudron d'Eran [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_smile.png[/img]



Si je regrette, personnellement, d'y retrouver les elfes "premiers-nés-tout-beau", les nains "c'est-de-la-roche-pas-beau-cachez-vous" et les humains "derniers-nés-avec-choix", je suis très content d'y croiser ta version de Cernunos, Ymir ou Yggdrasil.




J'aime beaucoup également les copulations croisées des dieux et géants, c'est bien dans l'idée que je me fais d'une création foisonnante.




J'attends maintenant de voir comment tu vas traiter la mort et le monde des ténèbres.




 




Une petite remarque d'écriture en passant :



Citation :
il y a une heure, Egill a dit :




Enfin, ils se regardèrent l’un l’autre et elle l’étreint telle une amante, et il retrouva puissance et fougue.




Ne devrais-tu pas plutôt écrire : "il trouva (enfin^^) puissance et fougue ?





[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill - Egill - 06-02-2018



Et bien merci pour ces premiers retours si vite (je n'en attendais pas tant!). En plus vos retours sont positifs, c'est très encourageant.




 




 



Citation :
Citation




par exemple, un conteur qui raconte l'histoire ou un érudit/druide qui parle à ses apprentis.




La partie mythologique que j'ai commencé à vous donner est la plus romancée... Le gros des textes que j'ai écris concerne des descriptions beaucoup plus austères de peuples et de régions géographiques... 




 



Citation :
Citation




Si je regrette, personnellement, d'y retrouver les elfes "premiers-nés-tout-beau", les nains "c'est-de-la-roche-pas-beau-cachez-vous" et les humains "derniers-nés-avec-choix",




J'ai longtemps hésité (et c'est pas fini) pour épurer mon univers de ces éléments vraiment liés à une fantasy ultra classique. Mais j'ai beau essayer d'imaginer autre chose, je reste vraiment attaché à ces concepts. Déjà parce que pour moi ces créatures sont d'essence divine, elles ne peuvent être décrites sur le même plan que les hommes qui restent, forcément si l'on veut s'inspirer de mythologies humaines, au centre de l'histoire. D'ailleurs cette vision tolkienienne de ces races est assez proche de ce qu'elles sont dans la mythologie nordique. Evidemment, là je suis très très proche de Tolkien. Mais c'est ce que je disais en préambule: j'ai du mal à m'en départir, parfois malgré moi. 




 




De la même manière, j'essaye au maximum de créer un univers, et là clairement aussi pour rompre avec Tolkien,  bien plus païen. Mais force est de constater que je suis de culture judeo chrétienne que je le veuille ou non, que certains des principes de cette culture restent pour moi des repères moraux et que c'est vachement chaud de s'en départir, même quand j'essaye!




 




 Du coup vous verrez que j'ai pas pu m'empêcher d'introduire des créatures malveillantes qui sont plus judeo chrétiennes que païennes dans l'idée, même si là encore, rien n'est définitivement arrêté. C'est aussi parce que j'aime cette idée, dans le contexte d'un univers med fan, pour l'ambiance et les enjeux dramatiques qu'elle présente, d'une menace latente que font peser des forces malveillantes à l'oeuvre. Ceci dit j'essaye au maximum de les nuancer et d'y ajouter une ambiance païenne, où les enjeux ont d'avantage trait à la fertilité/stérilité, création/destruction, ordre/chaos plutôt qu'à une opposition bien/mal.




 




Et puis ce serait faire erreur de penser que les civilisations païennes n'avaient pas de notions de bien et de mal, mais elles en avaient pas la même idée.




 



Citation :
Citation




je suis très content d'y croiser ta version de Cernunos, Ymir ou Yggdrasil.




Oui, certaines de mes inspirations sont assez transparentes et c'est voulu: ce sont des concepts que j'aime beaucoup dans les mythologies qui me servent d'inspiration.




 



Citation :
Citation




Allez hop, la suite du fluff, des règles, des figs et un KS




J'ai fait quelques dessins et une grande carte déjà... J'essayerai de les scanner à l'occasion.




 




Et dans mes rêves les plus fous, <a contenteditable="false" data-ipshover="" data-ipshover-target="<___base_url___>/profile/17942-r%C3%A9my-tremblay/?do=hovercard" data-mentionid="17942" href="<___base_url___>/profile/17942-r%C3%A9my-tremblay/">@Rémy Tremblay</a> sculpterait toute une gamme de fig dans le même style que Blood Rage [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_biggrin.png[/img]



 




Par contre pour la création ludique, je pense qu'avec mes deux parties de MAssive Darkness en 2017 (et c'est tout, pas d'autre jeu pratiqué) je suis très mal placé.  





[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill - Slagash - 06-02-2018


Citation :
il y a 42 minutes, Egill a dit :




Ceci dit j'essaye au maximum de les nuancer et d'y ajouter une ambiance païenne, où les enjeux ont d'avantage trait à la fertilité/stérilité, création/destruction, ordre/chaos plutôt qu'à une opposition bien/mal.




La tu m'accroches! 




Je prendrai le temps de lire tout ça :)




Merci du partage.





[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill - giLel - 06-02-2018



J'ai lu tout ça. On prend une bonne claque dont le souvenir sur la joue ne demande qu'à perdurer .




Certes on retrouver effectivement beaucoup d'influences, mais elles sont bien menées, bien articulées et la création du monde se fait (pour le lecteur hein) fluidement.




Vivement la suite. Je suis venu tard sur la fantasy , préférant de loin la SF, mais je ne demande qu'à découvrir ton monde. :)





[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill - la queue en airain - 06-02-2018



Ca va pas de réveiller les vieux et de leur filer du pavé à lire ?




T'as du bol que ça soit miam, tieng.




 



Citation :
Il y a 13 heures, Egill a dit :




Enjoy! (ou pas).




Ca dépend. On peut avoir la souite ? Non parce que là ça donne envie ce mélange.




Déjà de lire la suite mais aussi... tu as prévu des règles ou des listes ?




Non parce que j'ai des stocks en Celtos par exemple dans un coin. Des zoneilles des bois typés "cocu comme un cerf" et des trucs dans le genre qui prennent la pousque en attendant que je me colle à une armée ou trois qui fleurent bon "légendes celtiques". Et aussi du Saga scoto-irlando-ouikingue entre sagas et tuatha de danann parce que pour moi Saga est un jeu qui fleure le fantastique (oui, bon, grands esprits, toussa...). Bref, je trouve ton bébé tout à fait à mon goût (mais bon, on me connait : je suis enthousiaste six mois en avançant comme une limace dans le sirop puis dès qu'un truc qui sent bon me passe sous le pif, je change pour le prochain projet avec plein d'entrain pour ne ressortir les trucs que quinze ans après..).




 



Citation :
Il y a 13 heures, Egill a dit :




Ceux là je vous les épargne pour le moment.




Faut pas, ça renifle le supplément JdR ta description, ça donne envie.




 




le squat




bref, bon, miam, quoi