[Univers] Eran, ou le petit monde d'Egill
#41

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Quelque fois, je me demande pourquoi tu te prends la tête à écrire des trucs qui font partie de notre monde.




Ça mérite un petit développement parce que tu touches du doigt l'une des raisons fondamentales qui m'ont poussé à me lancer là dedans.




 




S'intéresser à l'histoire, c'est assez gratifiant, on découvre plein de choses intéressantes.




 




Mais l'histoire n'est pas malléable. Ce qui a été a été. Et il y a peu d'intérêt à s'intéresser à l'Histoire pour en faire finalement ce qu'on en veut (ce que les Etats et leurs propagandes font allègrement depuis toujours: ça a en plus des côtés rances). C'est en cela que l'Histoire devrait rester une science (et qui explique aussi pourquoi en général, j'ai beaucoup de mal avec toutes les "fictions" historiques, dont la fameuse série "Vikings"), et en tant que telle, elle bride toutes les velléités ou créativités "artistiques", littéraires, visuelles, que l'on aurait envie d'y trouver. Mais la fantasy permet ça.




 




En outre, s'intéresser à une civilisation comme les Celtes ou les vikings, c'est comme essayer de faire un vieux puzzle dont il manque la moitié des pièces. C'est assez frustrant. On peut toujours fantasmer et boucher les trous en essayant de déduire des trucs de ce qu'on sait, la vérité est qu'au fond: on ne sait pas. Et on finit vite par se taper des typologies de céramiques parce qu'on a rien de plus à se mettre sous la dent.




 




Et pis à l'origine, c'est bien la fantasy (et Tolkien en particulier) qui m'ont amené en grande partie à m'intéresser à ces cultures là.




 




La fantasy donne une liberté qu'on a pas en histoire. Là je peux mélanger les Cathares, le monde des troubadours, l'inquisition, l'impérialisme romain, la bataille de Teutobourg et les invasions barbares tout en mettant tout ça à ma sauce sans qu'on puisse dire "c'est n'importe quoi c'est totalement anachronique". En outre, ce sont des éléments que je suis frustré de ne retrouver que dans très peu d'univers qui nous vendent une éternelle Renaissance avec ses châteaux, ses paladins, ses maisons à colombages....Etc (parce que oui, la plupart des univers dit "médiéval fantastique" s'inspirent en réalité du monde visuel, social et culturel de la Renaissance, ou à la rigueur de la fin du Moyen Age).




 




Sinon, un exemple (très basique et terre à terre mais peu importe): le casque que j'ai en avatar est une reproduction d'une pièce archéologique qui m'a toujours fasciné. Il fait partie des trucs qui m'ont amené à m'intéresser aux vikings. Mais en fait, ben c'est pas viking! Ca date de 200 ans plus tôt. 




 




Un univers de fantasy est pour moi le prétexte à coller ça avec des trucs réellement de la période viking.... pis à y ajouter des cimiers plutôt antiques, des boucliers celtes....etc.




 




Mais c'est vrai qu'une réflexion que je me suis faite en relisant ce texte avant de le poster, c'est qu'il n'y a pas le moindre élément de fantasy dedans. Mais quelque part, c'est aussi ce que je recherche. Les univers qui me parlent le plus sont plutôt low fantasy. Games of Throne, c'est quoi d'autres sinon une version "alternative" de la guerre des deux roses? The Witcher une évocation de l'Europe du XVème siècle? Et Le Vieux royaume de Jaworski, très empreint d'inspirations historiques aussi (d'ailleurs je l'aime beaucoup pour ça)?




 




Et même si on prend des trucs où les éléments fantastiques sont d'avantage présent, comme, au pif, Warhammer battle: pour moi ce qui fait sa force est justement qu'il revisite beaucoup d'éléments historiques: saint empire romain germanique de la Renaissance, légendes arthuriennes et France féodale, princes russes.... 




 




L'idée derrière Eran, c'est un peu ça mais avec des civilisations et cultures qui me parlent encore plus et que je trouve sont sous exploités dans la fantasy.




 




Pour finir, je rappelle aussi que les Cyméréens sont des pistes que je me suis laissé pour diversifier et complexifier mon univers, inclure des éléments visuels et culturels que j'aime beaucoup, mais ce n'est pas sur eux que je me focalise pour le moment. Ceci dit la description des Eredens vous donnera pas une impression très différente je pense. Par contre, y a aussi des races vraiment fantastiques où là je suis un peu sorti de l'inspiration historique pure.




 




 



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C'est une des forces du truc. Ça nous parle tout en étant neuf, du coup on comprend et extrapole plus facilement tout en ayant un plaisir de redécouverte. 



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Ça m'avait fait ça avec Firefly, par exemple. En bref; univers neuf, unique, codes propres mais avec le confort d'idées, de thèmes classiques, le bon mélange où la surprise laisse de suite un goût d'évidence et de compréhension.




 




Cool! C'est exactement ce que j’espérais retranscrire en écrivant. Ça me fait plaisir que tu l'ais capté comme ça.


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#42

Tu as conscience que c'est vachement bon ? J'étais déçu d'arriver à la fin de mon côté...

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#43


Merci <a contenteditable="false" data-ipshover="" data-ipshover-target="<___base_url___>/profile/19167-moskito/?do=hovercard" data-mentionid="19167" href="<___base_url___>/profile/19167-moskito/">@Moskito</a> et aux autres aussi pour votre lecture et vos retours.




 




Vachement bon, je sais pas, mais en tous cas ça me plait bien de créer tout ça. Si j'étais intéressé de balancer ça aussi, c'est pour justement avoir des réactions et des avis en plus du fait qu'il est toujours sympa de partager des trucs qui font triper pendant de longues heures (sachant que j'ai pas beaucoup de "clients" pour ce genre de trucs dans mon entourage).




 




Sinon je vous oublie pas mais j'ai pas une minute à moi cette semaine, pas eu le temps de toucher ni pinceau ni clavier. En outre, j'aimerais poursuivre en vous livrant les textes sur les Eredens, mais ça demande relecture et même finitions voire continuation (encore que le texte sur les dieux que j'ai balancé est largement incomplet et inachevé).


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#44


Salut,




 




Je sais pas si ça en intéresse encore dans les coins, mais j'ai enfin pu affiner un peu le texte suivant que je voulais poster.... 




 




Il s'agit de l'histoire des origines des fameux Eredens dont je cause depuis le début. Mais j'ai jamais été hyper satisfait du truc... Je suis encore en train d'y bosser dessus.




 




Mais le début me semble maintenant assez abouti: je ne pense plus le remettre en cause dans ses grandes lignes.




 




Le voilà:




 




Edit: j'ai envie de mettre quelques images pour illustrer.... ce sont des illustrations qui ne sont pas de moi. J'ai fait quelques dessins, mais faudrait que je les amène au boulot pour les scanner...




 




Si ça pose des problèmes à cause de droits d'auteur ou je sais pas quoi, j'enlève au moindre soucis.




 




En attendant, des images qui font partie de mes receuils qui me servent grandement d'inspiration pour cet univers:




 




[Image: leuki.jpg]



 




Photo de la troupe de reconstitution "les Leuki", qui font un boulot fantastique sur la période de la Tène ancienne, principale source d'inspiration pour les Eredens.




 




Il y a plus d'un millénaire, le monde était en proie au chaos. Les anciens royaumes Agalors de l'âge du bronze avaient connu un lent déclin. Les guerres intestines, des crises économiques, des famines et des épidémies avaient ravagés les terres d'Eran.




 




Au Nord des Monts de Glace s'étendaient les vastes terres d'Ereinor. Les Agalors y avaient établis quelques royaumes qui ne connurent cependant jamais la prospérité et l'extention de ceux du Sud. Les races anciennes y restaient influentes, notamment les Cornus, qui habitaient ses vastes forêts anciennes et les Völnirr, qui commerçaient ou se battaient avec les autres races.




 




Depuis le temps des hordes, à la fin de l'âge des mythes, les créatures chaotique s'étaient réimplantées dans les terres du Nord. Les Morogs étaient les plus nombreux. Mais les Thurses du givre, qui commandaient souvent à des hordes de morogs, lancaient régulièrement des incursions.




 




Pendant un temps, les royaumes Agalors furent assez puissants pour les tenir à distance. Mais avec la malédiction et la chute d'Ar Kurel, le plus puissant royaume du Nord, les créatures devinrent de plus en plus menaçantes. Du Nord et de l'Est vinrent de plus en plus de créatures de l'hors monde. Les Morogs pillaient, répandaient la mort et le malheur. Les daemors, qui restaient influents dans cette région du monde, tentèrent longtemps d'organiser la résistance des communautés humaines qui restaient divisées et peu nombreuses. Cette époque est évoquée dans le chant des bardes du nord sous l'appellation de "temps de la hache".




 




C'est alors que surgit une nouvelle race venue d'au-delà du monde. Les Nilfgar étaient une race de démons anguipèdes. Souvent dépeints comme ayant un corps serpentins et des traits monstrueux, ou parfois de manière plus fantaisiste comme des créatures cyclopéennes et unijambistes, ils vinrent des brumes du Nord. C'étaient de terribles guerriers et sorciers à la cruauté sans bornes. Les légendes racontent qu'ils venaient des profondeurs de la Mer Noire qui sépare Ereinor d'une partie de Nordheimr.




 




Ces mêmes légendes relatent comment ils attaquaient de nuit, lorsque le temps était particulièrement mauvais, surprenant les défenseurs. Dans les forêts ils menèrent une guerre terrible aux Cornus. Petit à petit, ils devinrent de plus en plus nombreux. Quand Ar Kurel s'effondra, ils eurent quasiment le champ libre. Ils réduisirent en esclavages les humains qui vivaient à Ereinor, et repoussèrent les Völnirrs dans leurs refuges montagneux où ils furent assiégés par les thurses.




 




Ereinor bascula sous la coupe des terribles Nilfgar durant de nombreuses années. Ils construisirent de noires forteresses et régnèrent par la terreur et la violence.




 




C'est dans ce contexte qu'une nouvelle vague d'humains vint de l'Est. Ces hommes étaient nombreux, endurcis et fiers. Leurs origines se perdent dans les légendes et eux-mêmes ne connaissent leur histoire d'avant leur venue à Ereinor que par le biais de mythes confus et contradictoires qui se mêlent aux récits mythologiques impliquant les dieux et le commencement du monde.




 




C'étaient des guerriers émérites, fougueux et intrépides. Leurs chefs se battaient à bord de chars ornementées qui impressionnèrent les peuples d'Eran. Mais ce qui fit leur force et leur renommée étaient leurs armes d'acier dont ils maîtrisaient les secrets. Les Agalors ne maîtrisaient que la métallurgie du bronze et les puissants possédaient des armes de fer, mais d'une qualité bien moindre que celles des nouveaux venus.




 




C'était un ensemble de peuples eux-mêmes constitués d'une foule de goupes différents. Mais on les nomma "Eredens", les "hommes de fer", peut-être en référence aux cottes de mailles que portaient leurs guerriers et qu'ils introduirent à Eran. Les légendes racontent même l'existence des seigneurs forgerons, des artisans qui auraient possédé la capacité de modeler le métal avec leurs mains, capables de réaliser des objets d'une beauté et d'une qualité incroyables.




 




Les Eredens étaient venus des immensités de l'Est pour trouver de nouvelles terres. Les légendes prétendent que c'est Tyuranad qui les guida vers l'Ouest, vers la terre sacrée d'Ereinor. Ils vénéraient en effet les anciens dieux selon des pratiques et des rites très proches des anciennes voies et étaient d'ailleurs guidés par des daemors. Ils en étaient même plus proches que les pratiques religieuses des Agalors qui avaient largement évoluées au fil du temps. D'aucun notèrent également la proximité de certaines de leurs pratiques avec les Samvirr, ancien et mystérieux peuple nomade des terres sauvages et du Nord lointain sur lesquels les Agalors ne surent jamais beaucoup.




 




Les Eredens arrivèrent à Ereinor par vagues. Les premières trouvèrent d'immenses contrées magnifiques, mais sous l'emprise des Nilfgar. De cette époque mythique, nul ne se souvient du déroulement exact et des évènements qui eurent lieu de manière précise. Les Eredens n'adoptèrent jamais l'écrit, c'était même un tabou, et les Agalors du Nord ne l'avaient jamais pratiqué de manière habituelle. Aucune chronique n'a été dressée de l'époque où ce qui allait devenir l'ethnie principale d'Eran s'installa dans les terres auxquelles les autres peuples les associèrent totalement par la suite.




 




Les légendes et les chants, transmis par voie orale, ont gardé le nom de puissants héros dont Nuadhr le Magnifique, premier haut roi des Svenors, Saenar, la reine guerrière des légendes, surnommée "le fléau de Nilfgar", Oddr, le daemor légendaire qui mena la guerre contre les démons, Bregir le Beau, qui conquit les Milles Sources au nom de sa tribu, mais disparut après avoir convoité une Aelnar, esprit féminin des eaux et des forêts, Uruvar, dont les chants se rappellent la force et le courage, Inir, la fondatrice des Filles de Mara, et bien d'autres.




 




Ce qui est sûr, c'est que la guerre contre les Nilfgar fut féroce et dura de nombreuses années. Les Eredens bénéficiaient de leurs armes d'acier, mais les démons avaient pour eux leur sorcellerie et la désunion de leurs ennemis. En outre, ils avaient également soumis par la force un grand nombre des hordes Morogs qui rodaient à Ereinor. Les Eredens ne remportaient des victoires que pour être assaillis par des hordes monstrueuses et être anéantis. De nombreuses batailles restées légendaires ensanglantèrent la lande.




 




Les nouveaux arrivants purent cependant compter sur de précieux alliés. Les débris des royaumes Agalor accueillirent finalement ceux qu'ils voyaient au début comme des barbares. Les deux peuples finirent pas se mêler entièrement pour donner naissance à la culture Ereden d'Ereinor. Les Agalors donnèrent aux Eredens des notions de tactiques militaires qui combinées à leur force et à leur courage proverbiaux firent de leurs armées des troupes redoutables, véritables cohortes de héros resplendissants, craints et respectés par leurs ennemis.




 




D'autres alliés se joignirent à eux. Les Alfar, restés longtemps en retrait des affaires du monde, reclus dans leurs sanctuaires et leurs forêts, se servirent d'Oddr et d'autres daemors pour entrer en contact avec les tribus Eredens. Le voyage d'Oddr et de ses compagnons dans la grande forêt de Coran'Thor est resté l'objet d'un des plus célèbres chant des bardes Eredens, et l'un des plus sybillins et étrange également. Ce chant prétend que le daemor, également un guerrier puissant, rencontra les Anciens, les plus âgés des Alfar, au coeur de la forêt.




 




A son retour, il envoya ses disciples dans toutes les tribus afin d'inviter les nombreux chefs et rois des Eredens à une rencontre avec les Alfars. Celle-ci eut lieu dans les terres boisées et sauvages qui bordent les limites septentrionales de Coran'Thor. Malgré l'ennemi commun, et c'est un fait qui demeure vrai aujourd'hui, les tribus Ereden étaient incapables de s'unir, trop attachés à leur indépendance et à leur liberté.




 




Mais Oddr prit la parole alors que tous s'impatientaient sur les raisons qui les avaient amenées là. Il introduisit trois individus qui dépassaient largement en taille tous les hommes présents. C'était des Anciens, des Alfar si vieux que leurs souvenirs remontaient à l'âge d'or. Leurs silhouettes inhumaines et leur présence surnaturelle mit mal à l'aise même les guerriers les plus endurcis. Mais quand ils prirent la parole, leurs voix profondes et anciennes inspirèrent le respect. Les Alfar étaient souvent présents dans les légendes Eredens et ils n'avaient jamais été en guerre avec eux ccontrairement à de nombreux peuples des âges passés.




 




Au bout d'un long débat, un pacte fut passé entre les principales tribus Eredens et les Alfar. Ces derniers aideraient les hommes de fer à vaincre les Nilfgar et à s'installer à Ereinor. En échange, les Eredens s'engageraient à respecter leur terre et à ne pas la détruire comme avaient pu le faire d'autres hommes par le passé, ailleurs dans le monde. Les Anciens alfars cachèrent cependant aux hommes de fer que le réel but des Nilfgar était la forêt de Coran'Thor.




 




Les démons étaient les rejetons d'Oichè, la légendaire et terrible vipère dragon des origines. Celle-ci avait détruit le premier arbre de vie, mettant fin à l'âge d'or. Ses enfants avaient gardé le souvenir du goût de sa sève, et toute leur race avait en elle l'instinct de retrouver ce moment d'extase. Et il s'avère, mais les hommes, exceptés les plus érudits et les plus sages, l'ignorent, que le centre de Coran'Thor ne faisait pas seulement partie d'Eran, mais de tous les mondes. L'arbre de vie s'y dressait, sa représentation physique, qui assurait l'équilibre et la stabilité du cosmos.




 




Pendant longtemps, les Nilfgar avaient été confinés dans l'hors monde, à Atumn'arch où ils se battirent durant des éons contre les autres races démoniaques. Ils apprirent de nombreux secrets de leur mère Oichè, et ils devinrent maîtres des arts de la sorcellerie. Ils provoquèrent une éclipse, voilant le monde au dieu solaire Tyuranad. Les frontières entre les mondes furent abattues pendant un cours laps de temps, permettant à d'anciennes forces de ressurgir, et leur permettant de passer dans le monde des hommes.




 




Leur but était Coran'Thor et l'arbre de vie. Sachant que les Alfar et la forêt elle-même ne seraient pas faciles à vaincre, ils avaient projeté de conquérir les terres alentour et de peu à peu, comme leur mère en des temps oubliés, ronger le centre du monde jusqu'à l'atteindre au coeur. Les Alfar savaient qu'ils étaient trop peu nombreux pour leur faire face en dehors de leurs domaines, surtout avec de nombreux morogs au service des démons.




 




L'alliance fut scellée par des serments pris devant les dieux par les principaux rois et chefs des Eredens. Encore aujourd'hui, cet ancien pacte est toujours en vigueur, bien que ses tenants et aboutissants aient été oubliés dans les brumes du temps. Les daemors furent chargés de le rappeler aux rois et assemblées des hommes de fer au fil des siècles. Avec le temps, les engagements des Eredens devinrent une part intégrante de leur culture, et si beaucoup en ont oublié l'origine, nul ne remet en question le respect iné que les Eredens vouent aux terres sauvages d'Ereinor, aux offrandes qu'ils font aux esprits naturels qui l'habitent, et à leurs pratiques en matière d'exploitation des ressources.




 




[Image: a6e69496d35db54b687bf89693c643b2.jpg]



 




Illustration du jeu de rôle "Symbaroum" où j'aime particulièrement ce qu'ils ont fait des elfes.




 




 


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#45


La suite (je scinde en plusieurs post, pour rendre le tout plus digeste):




 




Image pour l'ambiance (l'auteur est Erwan Seure le Bihan, génial dessinateur de BD qui capte exactement ce qui peut me plaire chez les Celtes ou les Vikings):




 




[Image: 93b97d4ea1e1bd8046039583c4480282.jpg]



 




Un immense menhir fut dressé longtemps après sur la colline où s'était tenue la rencontre, symbole de l'ancien pacte entre les hommes et les Sidhae.




 




Alors qu'Oddr organisait l'alliance des Alfar et des principales tribus Ereden, la guerre entre les tribus et les Nilfgar faisait rage. C'est là que se dressa celui qui resta l'un des plus grands héros du Temps de la Hache. Ynglarr était son nom. Il était issu d'une tribu mineure, les Urur, disparue depuis. Les légendes racontent que son clan fut totalement massacré par une attaque de Nilfgar et qu'à peine sorti de l'enfance, il s'enfuit à travers les forêts.




 




Il fut receuillis par un groupe qui commençait à devenir une légende dans les hautes terres d'Ereinor. Il s'agissait d'une bande de guerrières Eredens connues pour leurs extraordinaires prouesses martiales. Menée par Inir, elles vouaient un culte à la déesse Mara qui, dit-on, leur conféraient ses pouvoirs en échange de leur dévotion. Les Filles de Mara existent toujours mille ans après, et son l'un des ordre guerrier les plus célèbres, mais aussi les plus secrets, d'Eran.




 




Inir en personne jaugea le jeune Ynglarr. La légende raconte qu'elle vit en lui un descendant du dieu soleil, et que sa disir qui tissait son fil était si puissante que la force de son destin en était palpable. Ynglarr reçut ainsi les enseignements des Filles de Mara à l'aube de l'existence de leur ordre. Les chants en font également l'amant d'Inir. Cependant les Filles sont des guerrières farouches qui tolèrent mal la présence d'hommes, et d'aucuns pensent qu'il ne s'agit que d'une légende.




 




Ynglarr devint ainsi un redoutable guerrier. Il avait notamment appris les secrets d'une transe guerrière qui, accompagné de certaines potions, dotait celui qui en était pris d'une rapidité et d'une force fulgurante. Avide de vengeance, il partit une fois sa formation achevée. Le responsable de la destruction de son clan était un Ver, un équivalent d'un roi, Nilfgar. Son nom était Argyarnar le borgne. Ynglarr s'attaqua à ses hordes dès qu'il en eut l'occasion. Il nourrit les corbeaux des dépouilles de centaines de morogs, et tua en combat singulier les plus grand champions des Nilfgar eux-même.




 




Tous les Eredens connaissent aujourd'hui encore sa légende. Les bardes d'Ereinor chantent comment il vainquit le tyran qui commandait l'armée d'Argyarnar, comment il séduit la reine Maenan des Rovirs et s'attira son courroux, et enfin comment il fut maudit par un sorcier Nilfgar, malédiction dont il ne put se défaire qu'en acceptant un interdit magique qui devait sceller son destin: il lui fut interdit de faire du mal d'une quelconque manière à une femme.




 




Avec le temps, il s'entoura de plusieurs compagnons dont les noms et le destin sont également restés célèbres. Egvaer, Sigrid à la lance, Morgill le noir, Idaen la sanglante sont les plus connus. Ynglarr finit par se retrouver à la tête d'une petite troupe d'une trentaine de guerriers. Les menant sur son char de combat, accompagné de son cocher Lledjor, il remporta d'innombrables combats, détruisant les troupes d'Argyarnar.




 




Celui-ci était un puissant sorcier. Lorsque sa position fut si affaiblie par les actions d'Ynglarr et de sa bande, il fut trahi par des membres de sa suite. Il en conçut une telle rage qu'il prit la forme d'un énorme dragon, terrible et monstreux. Fou de rage, il massacra ses anciens serviteurs et détruisit son palais. Il partit ensuite dans le ciel, jurant de faire payer aux hommes les affronts qu'il avait eu à subir.




 




Argyarnar le borgne est resté synonyme de terreur dans tout Ereinor. La destruction qu'il répandit fut sans précédents. D'inombrables clans furent exterminés. La puissance du dragon était telle que beaucoup de Nilfgar se rallièrent à lui et la situation sembla desespérée.




 




Ynglarr ne sut comment affronter son ennemi. C'est alors qu'il eut une vision dans son sommeil. Le lendemain il prit congé de ses compagnons et malgré leurs plaintes, refusa qu'ils l'accompagnent. Il fut absent durant sept jours et sept nuits. La légende raconte qu'il marcha vers les Monts Ullwar, terres de légendes, baignée de brumes surnaturelles, où depuis toujours on disait que les dieux eux-mêmes habitaient et que c'était un passage vers l'autre monde.




 




Pendant ce temps, à l'Est, des milliers de guerriers Alfar se joignirent aux Eredens. Les principaux chefs rejoignirent rapidement leurs tribus et convoquèrent les assemblées et la plupart acceptèrent de convoquer leurs armées. Ils les menèrent à l'Andhral de Coir-Saevar, au pied des Monts Ullwar, alors une région isolée à la frontière des territoires Nilfgar, où ils joignirent les clans guerrier Alfar. Ils avaient entendu parler de la dévastation répandue par le grand dragon. Outre savoir qui allait guider la grande alliance des tribus et des alfar contre les Nilfgar, la manière d'éliminer cette menace était au centre des débats. Ceux-ci furent vifs, nul n'acceptant l'autorité d'un autre chef. C'est alors qu'un guerrier sanguinolent fit son apparition. C'était Ynglarr, suivi de près par ses compagnons. Le héros était couvert d'un sang épais et noirâtre. Il était coiffé d'un immense casque de bronze relevé d'or et d'argent, surmonté d'un grand cimier en forme de disque, orné de grandes plumes blanches.




 




Ynglarr avança. Il était couvert de blessures et avait perdu un oeil. Il tendit sa main refermée autour d'une masse sanguinolente. Il s'agissait du coeur d'Argyarnar. Il raconta alors comment il avait marché jusque dans les montagnes, comment à travers la tempête il était monté jusqu'au sommet d'une des plus hautes, guidé par des visions et des voix. Il y trouva une grotte et y pénétra, quasiment mort d'épuisement et de froid.




 




A l'intérieur se trouvait une vieille femme couverte de tatouages. Elle lui révéla qu'il avait été choisi par le dieu du Soleil, mais qu'avant cela, il devait, comme lui, sacrifier sa chair. La légende raconte alors comment Ynglar, sous l'emprise d'une potion concoctée par la vieille femme, voyagea entre les mondes, affrontant de multiples épreuves. A la fin, comme le dieu du soleil, il s'arracha lui-même un oeil qu'il jeta dans la source de sagesse. S'éveillant toujours dans la grotte, il fut pris par la douleur, car son oeil avait en effet été arraché. Mais il avait fait face et gagné le droit d'embrasser son destin.




 




La vieille femme lui dévoila le casque sublime, symbole du dieu soleil, et lui dit qu'avec il guiderait les hommes à la victoire. Mais elle le mit également en garde. Au bout de sept ans, il devrait renoncer au pouvoir. Elle le soigna alors et il put redescendre de la montagne.




 




Régénéré par le pouvoir de Tyuranad il vint et défia en duel Argyarnar. Leur combat est décrit dans de nombreux lais. Tous racontent un affrontement terrible ayant fait trembler la terre et les cieux. Bien que blessé et mis en péril par la titanesque force du dragon, Ynglarr vainquit la bête, et lui arracha le coeur, accomplissant enfin sa vengeance. Ses compagnons avaient assisté au combat et ils le virent émerger de la fournaise, coiffé du grand casque doré, couvert du sang du dragon. Ils l'informèrent qu'une grande assemblée se tenait à Coir-Saevar. Résolu, Ynglarr marcha vers son destin.




 




Impressionés, les membres de l'assemblée ne surent au début qu'en penser. Mais Oddr le sage vit qu'il disait vrai, ainsi que Nuadhr des Svenors et Inir, son ancienne tutrice, qui était présente. Tous était des héros de leur temps. Ils furent les premiers à acclamer le héros, bientôt suivi de tous les chefs et de tous les guerriers rassemblés par milliers. Le chant de guerre qui s'éleva alors fit trembler les montagnes. C'est ainsi que le premier Haut roi des Eredens fut choisi.




 




[Image: d5ad07ddcc3177fe6e9500d624e60f6c.jpg]



 




Encore Erwan Seure le Bihan (image qui m'a en partie inspiré les Filles de MAra)




 


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#46


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[Image: a-reconstructed-irish-crannc3b3g-or-isla....jpg?w=840]



 




 




 




 




 




Fort de la bénédiction du dieu soleil et de la faveur de la Déesse, Ynglarr se révéla un chef charismatique et sage. Conseillé par les plus grands guerriers de leur temps, protégé par ses compagnons qui deumeuraient ses plus proches frères d'arme, il mena alors l'ost le plus resplendissant que connurent les Eredens à la guerre. Les Alfar remplirent leur part du Pacte en indiquant des chemins cachés à l'armée des hommes, appaisant également les Cornus, nombreux à Ereinor, qui avaient toujours nourri une profonde animosité à l'égart des hommes. Et surtout, malgré la valeur des guerriers Eredens, chaque Alfar en valait des dizaines.




 




Sept batailles furent remportées contre les Nilfgar. Les exploits des guerriers de ce temps sont restés légendaires et font partie des récits les plus prisés des Eredens encore aujourd'hui, les jeunes guerriers rêvant de les égaler un jour. Les Sceth, peuple des hautes terres du Nord Ouest d'Ereinor, se joignirent aux Eredens. La guerre fut rude. Les Nilfgar étaient des adversaires terrifiants, qui usaient de sortilèges et de malédictions qui eurent un effet dévastateur sur le moral des guerriers eredens connus pour leur crainte des arts surnaturels. Les Alfar leur apprirent quelles amulettes porter pour s'en prémunir. Ynglarr et ses compagnons devinrent plus que jamais des héros auréolés de gloire, dont la renommée a perduré jusqu'à ce jour.




 




Les morts furent nombreux, que ce soient chez les Alfar ou les hommes. Finalement, les démons et leurs hordes monstrueuses furent repoussés vers le Nord et leur tyrannie cessa. L'armée d'Ynglarr finit par arriver au pied de la grande forteresse des Nilfgar, la première d'entre elle, l'endroit depuis lequel ils s'étaient répandu à Ereinor. Ertharig, "l'anneau de fer" dans la langue des Eredens, était son nom. Les hommes et les Alfars n'avaient aucune idée de l'art du siège, n'ayant jamais été confrontés à ce type d'édifice. Les Nilgar avaient bâtis de grands remparts de pierres noires. Des effigies à l'image de démons de l'hors monde l'ornaient et leurs regards lancaient des malédiction sur les hommes qui l'assiégaient.




 




La forteresse des Nilfgar était bâti au coeur d'une vaste étendue marécageuse, composée de tourbières, de fondrières et de mares puantes qui avaient été empoisonnées par les démons. La grande armée des hommes de fer ne pourrait assiéger Ertharig durant longtemps. Mais le destin était du côté des hommes. Des géants Völnirr s'étaient joint à eux. Ils avaient compris que les Nilfgar avaient fait appel à leurs ennemis de toujours, les Thurses, pour en finir avec leurs ennemis. Les géants du givre passèrent les cols des montagnes en force pour rejoindre Ereinor au Sud. Cela mit les Völnirr dans une telle colère qu'ils rassemblèrent une armée comme on en avait plus vu depuis le temps des hordes, de nombreux millénaires auparavant.




 




Ils avaient rattrapé les Thurses avant qu'ils ne parviennent trop au Sud. Peu d'hommes assistèrent à la bataille des Jötnar, mais les rares récits qui l'évoquent racontent des moments terribles où le sol trembla, où des collines furent ouvertes en deux. Les Thurses furent vaincus. Et cela ne suffit pas à appaiser la colère des Völnirr qui continuèrent leur route. Il arrivèrent à Ertharig, et sans sembler s'apercevoir de la présence de l'armée d'Ynglarr, enfoncèrent ses immenses portes et fracassèrent ses remparts en projettant d'énormes rochers. Les hommes et les Alfars se ruèrent dans la brêche.




 




La bataille fut terrible. Ce n'était plus des hordes de morog commandés par des Nilfgar que les Eredens affrontaient, mais des troupes entières de ces démons. Ynglarr et ses meilleurs guerriers s'attaquèrent au bastion principal de la forteresse. Des tunnels s'enfoncaient loin dans ses entrailles. Lorsque les Nilfgar furent finalement vaincus, ils furent scellés. Les daemors gravèrent d'anciens symboles et pratiquèrent de nombreux rites et sacrifices afin de les condamner à jamais et d'empêcher les esprits de l'autre monde de les emprunter. Ertharig fut rasé et noyé dans les marais où il avait été bâti.




 




Les Eredens étaient victorieux et fêtèrent leur triomphe. Les Alfar rappelèrent aux hommes le pacte qui les liaient avant de partir. On ne les revit que rarement et occasionellement parmi les hommes, et ils rejoignirent les légendes d'où ils étaient venus. Les tribus Eredens prirent possession des vastes étendues d'Ereinor. Ynglarr installa la tribu des Urnurs, dont il était issu, sur les hautes terres sur les flancs orientaux des Monts Ullwar, et il fonda Taranog, la halle des rois, qui plus tard devint le centre politique de la grande tribu des Svenors.




 




Les autres tribus d'Hjartarg, le coeur d'Ereinor, l'honoraient et le reconnaissaient comme roi. Durant plusieurs années, les Eredens connurent la paix et la prospérité sous son autorité. Trois autres de ses compagnons seulement avaient survécu à la guerre, Morgill le noir, Egvaer, et Sigrid. Morgill, lors d'un banquet, sept ans après la défaite des Nilfgar, lui rappella les paroles de la dame des montagnes. Mais l'orgueil avait pris le coeur du roi. Furieux, il invectiva son frère d'arme et le bannit. Il conserva le casque du soleil et le titre de haut roi, rompant les lois du destin. Au début, personne, pas même l'assemblée tribale, n'osa s'opposer à lui.




 




Dans les années qui suivirent, les Urnurs et tous ceux qui suivirent Ynglarr connurent de nombreux malheurs. Le lait des vaches caillait, la terre était stérile, et maladie et famine s'abattaient sur les hommes. Ynglarr se comportait comme un tyran, refusant toute contestation malgré les augures, régnant par la force et la terreur. Il finit même par interdire les assemblées des tribus sur lesquelles il régnait. Egvaer chercha à ramener Ynglarr à la raison. L'ancien roi le tua alors dans un accès de fureur. Finalement, une troupe composée d'Urnur, de Svenors, de leovars et de Rovirs, menés par Morgill, assiègèrent la halle d'Ynglarr.




 




Le combat fut rude et les morts nombreux de chaque côté. Ynglarr, investi de la puissance du dieu Soleil et instruit des arts guerriers de Mara, était invincible. Mais son orgueil était tel qu'il ne prit pas garde lorsqu'en plein combat, il se retrouva face à Sigrid, l'héroine à la lance, qui l'avait suivi pendant si longtemps mais qui avait rejoint le parti de Morgill. Fou de rage, il écrasa la guerrière, lui brisant la mâchoire et la faisant choir au sol.




 




C'est alors qu'il allait l'achever qu'il se rendit compte qu'il venait de transgresser son interdit. Sa malédiction le rattrappa. Il tomba à genoux et se rendit compte de sa folie, pris par une terreur et un desespoir sans nom. Morgill pénétra alors dans la pièce en proie aux flammes. Ynglarr avait laissé tombé ses armes et le regard embué de larmes, demanda à son ancien compagnon de prendre sa vie. Morgill lui permit de mourir l'arme à la main afin qu'il puisse tout de même rejoindre les dieux tel le héros qu'il fut. Morgill porta alors le corps de Sigrid en dehors de la halle en flamme et laissa le corps du haut roi se consumer avec sa demeure.




 




De grandes funérailles furent organisées en son honneur. Un haut tumulus, qui se trouve encore au centre de Taranog, fut dressé sur les ruines de sa halle. Il demeure le plus grand héros chanté par les bardes Eredens, mais aussi le symbole de l'orgeuil des hommes, et des malheurs qui surviennent lorsque les liens entre le Destin, les dieux, la terre et les hommes sont brisés. Malgré sa lucidité retrouvée lors de ses derniers instants, il avait brisé un interdit magique. La malédiction perdura, et ses descendants en furent tous affectés. Cette malédiction est à l'origine de nombre de mythes et histoires des Eredens.




 




Morgill récupéra le casque du soleil et partit seul dans les Monts Ullwar. On ne sait ce qu'il devint. Depuis, seul Barador le Grand a été élu Haut roi de plusieurs peuples Eredens en un autre temps de grande nécessité. Mais les tribus Eredens demeurèrent farouchement attachés à leur indépendance. Dans les siècles qui suivirent, et elles reprirent leurs conflits. Le temps de la guerre de Nilgar entra dans la légende.




 




C'est durant cette période que les Gylf, les grandes tribus, apparurent. Elles étaient d'anciennes alliances, sortes de confédérations qui finirent par former de véritables peuples, et prirent souvent le nom de la tribu principale qui les avaient fondées. Ainsi naquirent les Uljates, les Leovars, les Svenors, les Rovirs, les Skjadnar, et d'autres qui habitent toujours Ereinor et d'autres encore dont les noms ont été engloutis dans les brumes du temps.




 




Avec les tribus indépendantes, les gylf se partagèrent les immenses terres d'Ereinor. Les Eredens se sédentarisèrent ainsi en partie. Mais ils demeurent des peuples turbulents. De nombreux territoires changèrent de main au fil des siècles, certaines tribus abandonnant même leurs terres ancestrales pour s'installer ailleurs.




 




Les Eredens sont des guerriers de nature. Ils sont désunis et doivent faire face à de nombreuses menaces, et toujours enclins à se quereller, menant des razzias permanentes chez leurs voisins. L'honneur est pour eux une vertu essentielle, ce qui garantit leur place dans le monde. Ce sont ainsi des hommes et des femmes nobles, droits et fiers. Mais leurs querelles dégénèrent souvent en d'interminables vendettas et les inimités qui opposent certaines tribus et même certains clans en leur sein passent de génération en génération.




 




Ainsi, les Eredens ne connurent pas réellement de période de paix au cours de l'âge du fer. La guerre fait partie de leur mode de vie et a été une composante de leur histoire. Cependant, la guerre chez les Eredens est rarement totale et ne concerne qu'une partie de la population à la fois. Elle est en outre codifiée lorsqu'elle oppose des tribus d'une même gylf ou des clans d'une même tribu.




 




Durant presque un millénaire, les Eredens ont perpétué leur mode de vie et leurs traditions. Chaque Gylf, et même chaque tribu, connut une histoire et un destin différent. Il est par conséquent très difficile de relater leur histoire durant l'âge du Fer. Seuls quelques grands évènements les ont concerné dans leur globalité, souvent liés à une menace extérieure.




 




 




[Image: erwan-seure-le-bihan-arthur.jpg] Encore et Toujours E S Le Bihan (mais j'adore vraiment ce que fait ce gars).




 




Voilà, voilà, ça fait un peu de lecture. J'espère que vous serez toujours intéressés malgré le laps de temps passé depuis mon dernier post. N'hésitez pas à commenter, et si vous en avez le temps et l'envie, à pointer ce qui ne va pas. J'ai en effet eu un mal de chien à écrire ce passage à partir de plusieurs éléments que j'ai imaginé depuis pas mal d'années, mais qui ne me satisfaisaient pas plus que ça. Mon idée était de faire référence à la fois au héros Cu Chulainn et à l'histoire de la guerre entre les Tuatha de Dannan et les Fomor de la mythologie irlandaise, et aussi au héros Sigurd de la Volsunga saga...


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#47


J'ai failli poster un "on a failli attendre" et pis j'ai vu le pavé...




 




le squat




qui se tâtait à relancer mais tu tu plains tellement de manquer de temps...


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#48

Citation :
Citation




J'ai failli poster un "on a failli attendre" et pis j'ai vu le pavé..




J'ai jamais lâché l'affaire, mais j'étais pas satisfait du morceau suivant, et j'avoue avoir eu un moment de découragement.



Citation :
Citation









tu tu plains tellement de manquer de temps...




 




Je me plains beaucoup en général, faut pas trop faire attention.


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#49


Poste ici, on te foutra des coups de pompe au fion pour te motiver.




 




le squat




bon, lire...


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#50

Citation :
Citation




 




bon, lire...








 




Alors????




 




Nan je déconne, vu le temps que j'ai mis... Pis je suis le premier à pas forcément trouver le temps de lire les trucs des autres sur le net. Mais j'ai toujours hâte d'avoir des retours quand je poste un truc. D'ailleurs pas hésiter à dire ce qui est pas bien. Si j'ai mis si longtemps, c'est que j'étais pas convaincu du truc jusque là. Là ça me plait pas mal, mais j'attend aussi vos retours!




 




J'espère juste pas en avoir perdu trop en cours de route.


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