Conseils films samourai ?
#31

Citation :
Il y a 2 heures, FAM a dit :




et il combat avec ce qui ressemble à un canif [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_laugh.png[/img]



C'est un wakizashi. Le sabre court qui forme, avec le katana (sabre moyen) le daishô, le symbole des samurai. C'est aussi avec le wakizashi que le samurai fait en principe le seppuku.




 




Purée y a des films de samurai que je ne connaissais pas. Merci infiniment de me les avoir fait découvrir ^^




 




Serviteur,




 




Morikun




 




 


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#32

En parlant de sepuku, c'est quoi la différence entre les mecs qui se laissent tomber sur leur lame et ceux qui s'ouvrent le bide dans la largeur ? Une question de "mode" du suicide ou ça a un sens ?

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#33


Alors expliquements :




 




Le seppuku (le terme "Harakiri" étant beaucoup trop familier mais plus populaire surtout en occident) est le suicide rituel par une triple (dans l'idéal) auto-éventration visant pour le samurai a conserver intact non seulement son honneur mais aussi et surtout celui de sa famille et ses ancêtres. Le seppuku étant en principe sollicité mais surtout "autorisé" voire "ordonné" par le daimyo (seigneur/suzerain direct pour faire simple).




 




Le seppuku pouvait être accompli à la suite d'une faute du samurai lui même mais pas forcément : le fils commet une faute déshonorante et c'est son père qui fait seppuku.




 




Le seppuku, quoique mort terrifiante et particulièrement longue et douloureuse si elle n'est pas "assistée" (les médecins s'accordent pour dire que la moindre blessure interne fait souffrir le martyr sans pour autant tuer sur le coup puisqu'il n'y a pas de point vitaux dans les viscères : sans assistance, la mort survient à la suite de l'hémorragie engendrée par l'éventration et elle peut mettre pas mal de temps à venir (cf en 1970 le seppuku de l'auteur Mishima Yukio).




 




Si le daimyo refuse le seppuku a un samurai alors la situation est vite réglée : le samurai devient un rônin (prononcer svp "LO-O-NI-NE" et pas "raunain". On dit "casting" et pas "castainje" merci), un samurai sans maître et sans nom qui doit supporter la honte d'avoir déchu pour le reste de sa vie (et s'il fait seppuku, cet acte en principe n'est pas reconnu : il doit trouver un nouveau daimyo qui doit le prendre à son service et lui rendre son nom).




 




Le seppuku est à la fois une épreuve d'honneur mais aussi une épreuve de courage : à aucun moment le samurai ne doit (en principe) laisser transparaître ses sentiments (sa peur face à la mort) et en aucun cas sa souffrance et jamais une plainte. Ainsi, pour rendre l'épreuve moins difficile, celui qui faisait seppuku pouvait être assisté d'un kaishakunin qui était chargé d'abréger ses souffrances en lui tranchant la tête dès qu'il s'était éventré.




 




Être désigné kaishakunin était le plus grand honneur qu'un samurai devant accomplir le seppuku faisait à un autre : par là même, il lui demandait de l'aider à garder intact son honneur ainsi que celui de ses ancêtre et sa descendance (il faut bien comprendre que le concept d'honneur au Japon, dans l'idéal, va beaucoup plus loin que le simple "noblesse oblige" en occident et l'expression "à l'impossible, nul n'est tenu" n'existe pas pour un samurai : soit il fait le job, soit il fait seppuku. C'est tout.) C'est aussi une très grande responsabilité car il faut frapper juste au bon moment : trop tôt et le seppuku n'est pas accompli et l'honneur du concerné est souillé à jamais avec toutes les conséquences que cela implique, trop tard (si en raison d'une hésitation du kaishakunin, celui qui fait seppuku laisse échapper une plainte involontaire par exemple) et la cérémonie est foutue. Dans les deux cas il se peut tout à fait que le kaishakunin demande à faire à son tour seppuku.




 




Pour faire simple, voici le résumé de la cérémonie du seppuku :




 




 




- le concerné passe la veille du grand jour (voir davantage) en prière chez lui ou dans un Temple. En principe il a réglé tous les détails de sa succession.




 




- le grand jour, il revêt un kimono intégralement blanc (la couleur de la mort au Japon) et se rend avec son kaishakunin et les témoins (très souvent son daimyo ou un représentant pour attester que l'honneur a été sauvegardé dans les règles) sur les lieux où il accomplira son seppuku. Suivant le statut du samurai, il pouvait y avoir une assemblée de témoin plus ou moins nombreuse.




 




- le samurai fait ensuite sa propre oraison funèbre en lisant un haiku de sa propre composition




 




- Le kaishakunin se tient à ses côtés ou derrière, dégaine son katana et purifie rituellement sa lame en versant de l'eau dessus avec une petite louche et un broc d'eau posé à côté de lui. Il lève son sabre et attend.




 




- Le samurai dénude son abdomen et avec son wakizashi, il s'ouvre le ventre une première fois, ramène la lame vers sa gauche, puis vers la droite sans laisser paraître quoique ce soit




 




- le Kaishakunin lui tranche alors la tête. Souvent il le faisait dès la première éventration voire il tranchait en même temps que le concerné faisait le geste de se plonger le wakizashi dans le ventre.




 




 




Après, le corps du samurai était pris en charge pour accomplir ses obsèques et son katana était récupéré pour être conservé dans la famille ou pour le transmettre à son héritier.




 




Dans certains cas, lorsque le samurai était isolé ou à la suite d'actes particulièrement traumatisants (massacres, impossibilité de subvenir aux besoins de sa famille, trahison, etc etc etc...) certains samurai "se passaient" de l'autorisation du daimyo et accomplissaient le seppuku seuls ou avec un kaishakunin. S'ils n'avaient pas de wakizashi sous la main, ils faisaient avec ce qu'ils avaient : leur katana mais c'est plus difficile car l'allonge est plus longue et il faut pouvoir tenir la lame nue et se la plonger dans le ventre sans se couper les doigts (une lame d'un vrai katana est un rasoir EXTRÊMEMENT tranchant). Pour éviter cela, ils enroulaient une partie de la lame dans une étoffe ou un morceau de papier qu'ils tenaient ensuite pour agir.




 




Pour ceux qui "tombent sur leur lame", ont va dire que c'est un seppuku accompli de manière qui n'est pas très "propre".




 




Voilà voilà ^^




 




Serviteur,




 




Morikun


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#34

ah ben j'aurai appris un tas de trucs ! Je pensai que le "tombage sur lame" était pour que le mec, tombant dans les pommes, s'affalait naturellement sur son arme et ainsi coupait au bon endroit pour une mort rapide. Genre suicide à minima pour une faute pas trop grave, du genre il a oublié d'enlever ses sandales en rentrant [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_laugh.png[/img]
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#35

Sans oublier le charmant Jigai, équivalent féminin moins ritualisé et plus rare qui consistait à se trancher la gorge avec un couteau. Parce qu'il ne manquerait plus qu'elle survive à son samourai de mari tiens !

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#36

Bah oui, sinon elles auraient été capables de faire de nouveaux enfants qu'il aurait fallu assassiner par la suite ! C'est le moyen age d'accord, mais ils avaient quand meme pas que ça à faire  ! [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_laugh.png[/img]
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#37


Bon j'ai reçu tout mon matos, et j'ai meme commandé (et reçu) une boite de cavaliers... [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_wub.png[/img]



 




Les figs sont vraiment superbes et trés détaillées, je comprends pas trop les coms pisse vinaigre que j'ai parfois lu, je dois etre (encore) meilleur publique que je pensai, ou alors les gens deviennent vraiment hyper difficiles (ou ont des gouts "particuliers", je pense que c'est un peu ça aussi [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_laugh.png[/img]).




 




Me tarde d'avoir le temps de commencer le projet [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_ninja.gif[/img]

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#38

De quelles figs parles-tu ? Le truc de warlords ? 

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#39

Ouaips ! Test of honour !

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#40

Citation :
Le 04/07/2017 à 10:00, Morikun a dit :




Trop souvent quand on voit des films occidentaux traitant du Japon médiéval (voire même des yakuza) c'est la foire des grosses ficelles et autres clichés malheureux




Pour savourer du yakuza différemment, il y a Mimbo ou l'art subtil de l'extorsion (parfois traduit en "L'Avocate"). Mais bon, c'est ni occidental, ni valorisant pour les bad boys.




Suffit de voir comment le réalisateur a fini suite à sa manière de les dénoncer et de les ridiculiser.




 




Vu il y a presque 20 ans dans un mk2 à Paris sur un écran de 5 m2 dans une salle de 12 places, ça a été un régal.


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