Bonsoir, j'aimerais vous faire partager un petit texte que j'ai redigé il y a quelques mois.
Je souhaiterais surtout vous demander si l'histoire vous plait.
Une lueur filtre à travers ma visière couverte de poussière, j’ai tellement mal au crâne que j’ai l’impression d’avoir été piétiné par un bœuf en colère. J’ai d’ailleurs mal partout, pas qu’à la tête. Je tente de me relever mais ma main droite est bloquée par un objet extrêmement lourd, comme si je n’avais pas assez d’ennuis… Je frotte ma visière avec la manche de mon autre bras. Le ciel est rouge sang, comme la place sur laquelle je me trouve. L’atmosphère est envahie par une forte odeur de souffre mêlée à celle de cadavres agglutinés, insupportable. Je retiens un sursaut nauséeux. Je redresse ma nuque suspendue vers l’arrière afin d’observer le charnier qui m’entoure.
C’est pire que ce que je m’imaginais, pire que dans mes cauchemars, pire que ce que nous racontait le commissaire Rechstein. La place est recouverte de corps écorchés et déchirés, mille gardes massacrés pour une cause futile, mêlés avec le même nombre de corps d’ennemis. Ma haine redevient plus forte que la douleur, comme elle était devenue plus forte que ma peur au début de l’affrontement, mais c’est désormais inutile. Je n’ai plus rien à défendre, plus personne à tuer, je comprends maintenant ce qu’est l’amertume de la défaite. L’espoir est une notion insignifiante à présent, j’ai perdu autre chose que mes frères d’armes, quelque chose qui était ancré au plus profond de moi. J’aimerais essayer de me rendormir pour ne plus jamais me réveiller, mais mes plaies m'en empêchent.
Je tourne ma tête en direction de ma main coincée, elle est écrasée par une plaque de béton armé. Etrangement, elle ne me fait pas mal du tout, j’ai du perdre la sensibilité de ce membre. Je pivote le reste de mon corps et me mets à genoux sur la pile de débris ou je me trouvais. Je place ma main gauche sous le pan de mur et pousse vers le haut pour ressortir l’autre, meurtrie. La plaque retombe dans un nuage de poussière et je peux enfin reprendre la totalité de mes moyens, non sans séquelles. Je me relève péniblement, chancèle un moment et m’appuie sur une poutre rouillée couverte de cendres. Le tournis me remplit le crâne, c’est insupportable. J’attends quelques secondes que ça passe.
C’est vraiment un charnier, un carnage. Je me trouve sur un sol de corps enchevêtrés, je hoquète de dégoût. Je cherche un de mes camarades mais ne trouve rien que des inconnus. Soudain, une lueur au loin capte mon attention, sûrement un miroir ou un morceau de métal volontairement tourné en direction du soleil. Je n’ai pas de crainte à avoir, seul un de mes camarades serait assez intelligent pour faire ça.
Je m’élance à travers l’hécatombe, tentant d’ignorer les sinistres craquements que j’entends sous mes bottes à chaque pas sur le sol. Après une bonne course de cinq minutes. Je m’arrête pour reprendre mon souffle, épuisé par les vingt kilos d’armure que je supporte. Je me penche et pose mes paumes sur mes genoux, afin de récupérer un peu d’énergie. Aussitôt, ma respiration se bloque, mon regard s’est posé sur... NON, je ne peux pas y croire. Je retire mon casque et le lâche sur le sol. Je me mets des claques, je hurle, ça ne peut pas être lui. Je m’effondre en sanglots sur le corps sans vie de mon frère d’arme, de celui qui fut mon meilleur ami. Tout s’assombrit autour de moi, je ne ressens plus aucune raison de vivre, je n’entends même plus mes propres cris. Je martèle le sol autour de moi. La haine, la douleur et le désespoir n’ont plus aucun effets sur moi, je ne ressens plus qu’une profonde et funeste solitude. Je veux mourir, maintenant, plus que je ne n’en ai jamais eu envie. Mais le destin semble en avoir décidé autrement…
Et la suite directement :
...Une puissante main saisit mon épaule et me soulève brusquement du sol, m'arrachant à mes lamentations. Je me tords la nuque tout en me débattant pour tenter d'apercevoir la personne qui se trouve derrière moi, sans succès. Une voix mécanique résonne soudain, me demandant de m'identifier. Je lui réponds en hurlant et pleurant que je ne suis plus rien, qu'il faut qu'il me tue. Je ne supporte plus de contrôler mes mouvements, je me frappe, je m'arrache les cheveux. Un mélange de souvenirs vécus avec mon camarade et de funèbres visions envahissent mon esprit. La voix dans mon dos réitère sa question. Je ne peux pas lui répondre le nom de mon bataillon, il n'existe plus, et mon nom de signifie plus rien, ni pour moi, ni pour personne.
Pourtant je semble l'entendre, prononcé par une voix lointaine et saccadée, une voix qui m'est familière. Je penche la tête vers le visage du cadavre de mon frère d'arme mais ses lèvres ne bougent pas, ses yeux demeurent fermés. Pourtant j'entends à nouveau la voix meurtrie prononcer mon nom, ainsi que mon bataillon.
- Futile ! hurlé-je, inutile, tous massacrés.
La voix recommence. Je reconnais alors celle de Rechstein, mais où peut-il bien être. La dernière lueur d'espoir qui avait fait frissonner tout mon corps lorsque j'avais cru reconnaître la voix de mon ami s'est désormais éteinte. Le bras lâche son étreinte et je tombe face contre terre.
Je me relève, le regard hagard. Je me retourne lentement et fixe des yeux le Space Marine qui se trouve devant moi.
- C'est maintenant que vous arrivez ? lui demandé-je, à la fin, à la fin…
Je ne finis pas ma phrase, mes yeux bloqués sur la silhouette juchée sur l'épaule du géant en armure argentée, le commissaire. Il n'a plus qu'un bras et a le visage écorché, mais il me fixe de son regard noir.
- Ne renie jamais plus tes origines, me souffle-t-il, jamais…
Puis ses yeux se ferment, à jamais.
- Soldat Frelghis des Dragons de Brimlock, tonne la voix de l'Astartes, n'est-ce pas ?
Je ne sais pas si je lui réponds, mais je choisi de respecter les dernières paroles de mon supérieur hiérarchique.
- Si vous le dîtes, lui réponds-je nonchalamment.
- Suivez-moi ! ajoute mon interlocuteur, l'air amusé.
Voilà ! Merci de m'avoir lu !
A vos claviers maintenant !
Thibaut
C'est pas mal, jusqu'aux trois derniers mots.
Comment le Space-Marine peut avoir l'air amusé alors que visiblement il est sur un charnier et qu'un commissaire vient de mourir dans ses bras ? Cet "air amusé" est complètement décalé par rapport au reste de l'histoire.
Il peut avoir l'air impassible, grave, mais certainement pas amusé.
L'apparition des 20 kilos d'armures vient un peu tard et comme un cheveux sur la soupe. Genre on imagine le gars complètement ravagé, dandinant péniblement, marchant sur les cadavres (d'ailleurs, il ne vérifie même pas s'il ne marche pas sur un rescapé comme lui ?), puis tout à coup on apprend qu'il porte 20 kg sur le dos. Heu, il aurait dû commencer par s'en débarrasser avant-même d'essayer de marcher, vu l'état où il est et son dédain subit pour la vie.
Sinon, on arrive à avoir les images de la scène dans la tête, à comprendre ce qu'il ressent bien qu'on n'aurait pas forcément réagit comme lui.
(Modification du message : 28-05-2008, 17:28 par Gandahar.)
Woh, la fascination très humaine pour l'irracontable : la douleur, comme si on y était, d'un épisode qu'on ne vivra jamais. Grâce à l'imaginaire collectif, l'exercice réside alors surtout dans la méthode et la documentation.
Dans la Garde Impériale, seules les Troupes de choc endossent une armure. Cet équipement désigne l'élite, dont chaque membre est d'abord un survivant, jugé alors moins gaspillable que les autres. L'espoir qu'ils incarnent nourrit alors les désespérés du commun. Tout le monde s'y retrouve.
Ce privilège est semblable dans l'Adeptus Arbites, car les missions de résistance jusqu'au boutistes, désemparées, sont communes aux deux institutions. Les Dragons de Brimlock sonnant plus militaires que policiers, va pour les Troupes de Choc.
L'histoire porte donc sur le fil psychologique rare d'un guerrier d'élite en proie au <i>nervous breakdown</i>, à la rupture du fameux 241ème jour (consécutif au front, au-delà duquel tout être humain... selon des études contemporaines maintenant bien connues). Il a survécu, encore, mais obtient la terreur de la solitude, celle qui arrache les racines de l'animal social, la mémoire forgeant l'instrument du sens collectif, un instrument conditionné par la religion et le totalitarisme car tel est l'Imperium de 40k.
Déconditionnement, peut-être le titre de ce texte. Aucun stimuli, plus aucun réflexe, pas même de chercher une arme, d'abord, rien qui ne s'impose plus à l'esprit du héros que l'horreur resurgissant d'une existence pourtant blasée par d'innombrables charniers (240 jours, pensez donc !).
Soit, après tout.
Techniquement cependant, comment une main écrasée par un bloc de béton, certes pas très lourd (soulevable par l'autre main) mais suffisant pour couper toute liaison nerveuse, peut-elle supporter le poids du buste lorsque l'on pose ses deux paumes sur les genoux pour reprendre son souffle ?
Dès lors, on hésite entre le monologue onirique et le récit mal préparé. D'ailleurs, le héros tombe pile sur son concubin, entend des voix, verse dans la panique, et finalement trouve une rédemption presque paternelle lorsqu'un space marine, de l'US Cavalry, le reconnaît par son nom.
Non, Thibaut. L'idéalisme, celui de <i>la Chute du Faucon Noir</i> par exemple, n'a rien à faire dans 40k. Tu as pris un Barnes (de <i>Platoon</i>), étape anonyme de 10 000 ans de massacres, et en a fait un étudiant du Wisconsin pétri de 142 ans de démocratie censitaire et de journées bol de riz contre la faim dans le tiers-monde. Comme Gandahar, ta conclusion m'est alors désagréable car anachronique : si un space marine vient vraiment perdre son temps à arpenter le théatre d'une défaite cinglante, ce n'est pas pour réconforter un commissaire (qui a donc failli) ou rassembler par leurs noms quelques sous-êtres à l'insignifiance nécessaire qui furent incapables d'assumer la confiance que l'Empereur, le Destin irrévocable de tous, a mis bizarrement en eux.
Frappée d'un XXXXXVI sous la semelle, la botte de céramite qui s'enfonce dans mon dos ploie l'armure jusqu'à imprimer au plastron (qui me coupe sans heurt les aisselles et la trachée) l'empreinte désagrégée de ma colonne vertébrale. De ma chair écrasée, mon sang s'enfuie, dégorge du larynx, repousse le faible barrage de mes dents pour retrouver enfin celui que la pointe fulgurante de mon foie (est-ce lui qui a subitement éclaté ?) a lancé à travers estomac et poumons. Les ailettes de mon nez peinent à extraire la pate chaude qui coagule dans mes narines. Je pleure, agité d'étranglements nerveux. Ma joue, contre la poussière qui s'élève, met face à mon regard le crâne du commissaire que vient aparemment de lancer vers moi l'Ange de l'Astartes. Au rictus de Rechstein j'oppose mon propre sourire surpris, car je sais maintenant que c'est dans le mépris de ses anges que l'Empereur pardonne ; par le poids de 180 kg de foi ardente, Il vient de me libérer. Mes yeux se ferment, je sens mon âme emprunter le corridor désombri par l'aura lointaine des jardins de l'Empereur, au sol vert comme l'est la peau des jeunes orks. Elle titube, mon âme, se cogne aux courbes de ce tube salvateur par lequel il lui sera permis de brûler dans l'éclat de Celui qui...
Mais je rouvre les yeux. Je suffoque. Rechstein me regarde, semble me dire :
- Soldat Frelghis des Dragons de Brimlock ? Ton agonie sera longue, Petit.
(Modification du message : 28-05-2008, 19:54 par KDJE.)
Tout d'abord merci à tout les deux pour ces réponses si rapides !
Par rapport aux réflexions de Gandahar :
Citation :Comment le Space Marine peut avoir l'air amusé alors que visiblement il est sur un charnier et qu'un commissaire vient de mourir dans ses bras ?
Cet air amusé, ce rictus, est là pour bloquer le récit avec le plus lourd suspens possible. En fait tu t'es exactement posé la question que j'espérai que vous vous posiez tous. A savoir "pourquoi un sourire ?". C'est vrai la situation est désastreuses, mais savez vous pourquoi le Space Marine est là ? Savez vous ce qu'il s'est passé ?
Les informations dont vous disposez à cet instant du récit sont :
- Il est sur un charnier
- Que des cadavre impériaux
- Il pète un câble à cause de son pote mort
- Il voit son commissaire mourir
- Un Space marine le soulève et lui demande de s'identifier
- vous connaissez son matricule
Donc clairement pas assez pour vous faire une idée de l'intervention d'un Space Marine solitaire et ironique (pas très fluff le "ironique" m'enfin...).
Citation :L'apparition des 20 kilos d'armures vient (...) comme un cheveux sur la soupe
Là j'approuve tout à fait, et je retire, je remplace par "Je m’arrête pour reprendre mon souffle, épuisé et abasourdi par l'effroyable parcours que je viens d'effectuer".
Citation :Sinon, on arrive à avoir les images de la scène dans la tête, à comprendre ce qu'il ressent bien qu'on n'aurait pas forcément réagit comme lui.
Merci :) !
Ensuite par rapport à la longue et très intéressante tergiversation de KDJE :
Citation :Woh, la fascination très humaine pour l'irracontable : la douleur, comme si on y était, d'un épisode qu'on ne vivra jamais. Grâce à l'imaginaire collectif, l'exercice réside alors surtout dans la méthode et la documentation.
Je n'ai pas saisi dans quel sens allait ta remarque, pardonne-moi.
Citation :Dans la Garde Impériale, seules les Troupes de choc endossent une armure. Cet équipement désigne l'élite, dont chaque membre est d'abord un survivant, jugé alors moins gaspillable que les autres. L'espoir qu'ils incarnent nourrit alors les désespérés du commun. Tout le monde s'y retrouve.
Ce privilège est semblable dans l'Adeptus Arbites, car les missions de résistance jusqu'au boutistes, désemparées, sont communes aux deux institutions. Les Dragons de Brimlock sonnant plus militaires que policiers, va pour les Troupes de Choc.
Ayant retiré les 20 kilos d'armures comme expliqué ci-dessus, le problème est reglé. Cependant je te remercie pour cet apport, je me coucherais moins bête ce soir.
Citation :L'histoire porte donc sur le fil psychologique rare d'un guerrier d'élite en proie au nervous breakdown, à la rupture du fameux 241ème jour (consécutif au front, au-delà duquel tout être humain... selon des études contemporaines maintenant bien connues). Il a survécu, encore, mais obtient la terreur de la solitude, celle qui arrache les racines de l'animal social, la mémoire forgeant l'instrument du sens collectif, un instrument conditionné par la religion et le totalitarisme car tel est l'Imperium de 40k.
Déconditionnement, peut-être le titre de ce texte. Aucun stimuli, plus aucun réflexe, pas même de chercher une arme, d'abord, rien qui ne s'impose plus à l'esprit du héros que l'horreur resurgissant d'une existence pourtant blasée par d'innombrables charniers (240 jours, pensez donc !).
Soit, après tout.
Pourquoi "soit après tout ?" Les totalitarismes n'ont à ma connaissance jamais lavé des cerveaux au point de rendre leur propriétaires totalement sans peur. Les Seul les Space Marines sont sujet à ce type de conditionnement, et mon histoire concerne un Garde Imperial. Ensuite tu expliques clairement le principe des 240 jours, comme quoi il est désormais entièrement bouleversé, et que son reflexe est plus une constatation qu'une action directe. Donc "oui, tout à fait", pas "soit"...
Citation :Techniquement cependant, comment une main écrasée par un bloc de béton, certes pas très lourd (soulevable par l'autre main) mais suffisant pour couper toute liaison nerveuse, peut-elle supporter le poids du buste lorsque l'on pose ses deux paumes sur les genoux pour reprendre son souffle ?
Tout à fait d'accord cependant...
Citation :Dès lors, on hésite entre le monologue onirique et le récit mal préparé.
J'ai montré ce recit à beaucoup de personnes qui font parti du public que mon texte concerne, et ils ne m'ont pas fait part de gènes concernant la logique de ce récit. Si tu trouves toutes ces choses à redire, c'est surtout parce que tu fait parti d'un public beaucoup trop érudit et attentif por moi, public que je respecte tout à fait, plus que tout même. Mais prends s'il te plait en compte que je débute dans l'écriture et que ce texte est avant tout quelque chose qui m'a pris 1h00 dans une après midi, pour me détendre, rien de plus.
Citation :Ton agonie sera longue, Petit.
Mon souhait n'est ni de partir vers un récit avec un rapport repentant et tortionnaire, ni de partir vers un recit noir. Et en plus cette phrase n'rait pas avec le genre du Space Marine, tu verras par la suite...
Merci encore pour toutes vos reflexions, et j'en attends d'avantage !
Thibaut
Citation :Mais prends s'il te plait en compte que je débute dans l'écriture et que ce texte est avant tout quelque chose qui m'a pris 1h00 dans une après midi, pour me détendre, rien de plus.
Nous imaginons avant tout que tu le postes ici afin de l'améliorer, nessepas ? Si je me trompe, j'effacerai mon message, promis...
Il n'y a pas besoin d'être érudit ou attentif plus que de coutume. Nous ne connaissons pas ce soldat. Toutes les informations le concernant sont donc importantes. Hors, il a sa main droite invalide, détail qui peut avoir son importance par la suite (ou pas). Et apparement ce détail n'a pas d'importance (puisqu'il peut s'en servir "normalement"). Si ce dernier détail a si peu d'importance pour la suite du récit, pourquoi avoir insisté au début du récit sur ce point (poing ?) en expliquant comment sa main était coincée et était devenue inutilisable (d'ailleurs, on ne sait pas pourquoi, les nerfs sont ils sectionnés, le plaque de béton a-t-elle agit comme un garrot, a-t-il un hématome qui lui couvre toute la main, sa main a-t-elle commencée à muter ?)...
Pour en revenir à la relation entre le garde et le space marine, peut être le premier a-il un cicatrice en forme d'éclair sur le front (ou tout autre signe qui prédétermine le narrateur), d'où son "air" amusé et le manque de dédain que le space marine pourrait avoir vis à vis d'un humain qui a fauté. Bref, ça ne me gène pas plus que celà étant donné que la ficelle a déja été utilisée par d'autres...
Citation :d'ailleurs, on ne sait pas pourquoi, les nerfs sont ils sectionnés
Si les phalanges sont réduis en poussière...
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