L'oeil Par Delà Le Temps

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Ca faisait longtemps que je voulais envoyer un petit texte du genre journal de bord à la Lovercraft, le voilà donc.


J'aurais bien testé la méthode intéractive de KDJE, mais je n'ais pas eu le temps de faire des dessins...


<b>L’Oeil par delà le Temps</b>



<b>++ 39° Millénaire</b>


++ Cargo Pater Imperor


++ Segmentum Obscurus


++ Destination : Avignor


++ Port de partance : Cypra Mundi


++ Escale : Mine du Roc de Menh-Rib


++ Journal d’un sergent du 38° naval Colchis, K. Vernidian : « mémoire d’un simple passager »


5° Jour de voyage :


En partant depuis la base de Cypra Mundi sur le cargo Pater Imperor, commandé par le capitaine Karl, je me préparais à vivre 150 jours de voyage pour arriver à ma destination d’Avignor, dont la majeur partie du trajet se déroulera dans l’Ether.


De là bas je recevrai une autre affectation.


Mon rôle consiste à surveiller l’équipage et les marchandises depuis que des pirates opèrent dans le secteur.


23° Jour de voyage :


J’ai fait connaissance avec la vingtaine d’homme d’équipage, les 5 gardes sous mes ordres et je connaît un peu mieux ce vaisseau.


Il est assez impressionnant par sa taille mais c’est un transporteur, l’équipage est donc réduit.


Les hommes ne semblent pas craindre les pirates ;


Pourtant ils sont assez nerveux.


De toute façon 6 fantassins ne pourraient pas faire grand-chose dans le cas d’une attaque en règle.


Nous sommes assez bien intégrés, nous mangeons et vivons avec l’équipage. Le voyage promet d’être ennuyeux au possible.


Nous sommes dans le l’Ether depuis quelques temps et le navigateur du vaisseau semble confiant.


25° Jour de voyage :


Enfin quelque chose d’inattendue !


La vigie a surpris un objet non identifié sur ses scanners. Il se déplace en suivant notre trajectoire, et tous les repérages semblent indiqués qu’il est d’une taille immense.


Vadr, un vieux transporteur, parle déjà d’un space hulk.


Si c’est le cas, reste à savoir comment ce conglomérat de vaisseaux et d’épaves se déplace, et surtout pourquoi nous suit il.


Les hommes sont inquiets et je les comprends.


29° Jour de voyage :


Je regrette déjà la routine du transport stellaire.


Alors que nous approchons du Roc de Menh-Rib, petite exploitation minière gravitant autour de la planète déserte du même nom, un climat de tension s’est installée.


Nous parlons peu.


Mereck, prêcheur du culte impérial, reste prostré, ou chante ses litanies sans raisons. Il y parle de l’Abomination (sûrement ce space hulk).


Vadr reste toujours avec Kerg et Vildarh et propose de changer de trajectoire : si le hulk nous suit toujours, l’amener sur un monde habité serait catastrophique.


Nous ne connaissons rien à notre poursuivant ; le capitaine Karl est perplexe, mais il propose de suivre notre trajet.


Nous nous tiendrons prêt à une manœuvre de dernière minute si l’objet tente de se rapprocher.


38° Jour de voyage :


Nous voilà arrivés à la mine.


La petite base est vide.


Ses 2000 habitants sont introuvables...


En tout cas, il n’y avait personne pour nous accueillir, et nous avons du nous poser dans les docks spatiaux sans assistance, frôlant la catastrophe.


Heureusement le hulk est invisible.


Dans la base de plasbéton à l’entrée des complexes creusés dans l’astéroïde, nous n’avons perçu qu’un souffle tiède ne provenant pas de l’air conditionné habituel.


Les parois sont recouverts de mucus par endroits, d’une bien étrange façon.


Je n’avais jamais vu ça…


Je suis parti en exploration avec mes cinq fantassins alors que l’équipage se ravitaille en carburant, vivres et air.


1 heure plus tard :


Arrivés dans la ville souterraine, nous nous sommes séparés en deux groupes : moi et deux hommes sommes partis vers les quartiers d’habitation alors que deux autres soldats sont descendus vers les puits de mine.


Il n’y avait pas âme qui vive.


Dans la monumentale cathédrale, située au bout de l’avenue principale, nous avons trouvés des traces de pas nombreux menant aux abris souterrains.


Une étrange odeur se dégage de leur entrée.


Le radio Stéradian est descendu alors que je surveille l’immense nef vide avec un autre Doran, un homme au sang froid.


Une qualité précieuse à ce moment.


Un peu après, la puanteur est devenu insoutenable. Nous sommes sortis de la nef en nous demandant ce que faisait Stéradian…


Il est ressorti, hagard, alors que nous nous préparions à aller chercher des secours, faute de pouvoir descendre sans risque.


Il était visiblement sous le choc et n’a pas parlé jusqu’à maintenant.


39° Jour de voyage :


Je n’oublierai jamais ce que j’ais vu ce jour là.


Retournés au point de rendez vous, où nous attendait le marin Kerlt, les 2 soldats descendus dans la mine sont demeurés introuvables ; ils ne sont pas venus et n’ont pas laissés de traces.


Stéradian, qui c’était un peu remis, se tourna vers la bouche noire de l’entrée de mine, et allait nous raconter son exploration.


Quand, soudain, un bourdonnement retentit dans les profondeurs…


Stéradian hurla de façon inhumaine et courut vers les quais, alors qu’un nuage de créatures insectoïdes le poursuivait…


Nous ne pûmes que courir pour le suivre, alors que Doran tirait derrière lui vers l’essaim compact.


Près de la porte blindée derrière laquelle se trouvait le cargo, Stéradian trébucha, et Doran me retint de lui porter secours en me tirant vers la sortie et la sécurité.


Alors que je m’effondrai et que Kerlt fermait les portes, je compris son geste, car dans une dernière vison, entre les deux battants hermétiques se refermant, j’aperçu Stéradian recouvert d’un nuage de créatures verdâtres.


Il était déjà mort…


45° Jour de voyage :


Doran a été piqué par une de ces créatures.


Il s’est d’abord caché mais la blessure s’est infectée à une vitesse hallucinante, les chaires pourrissent déjà sur son bras touché et nous tentons de le soigner.


Mais nous n’avons pas les moyens de soigner ça.


Le pire à craindre serait la contamination de la tête, qui entraînerait la mort.


Nous l’avons emmené rapidement dans l’infirmerie du vaisseau…


Alors que j’assistais Kerlt, qui est aussi le médic de bord, je vis sur sa plaie suppurante qui allait être cautérisé par le feu quelque chose sortir, comme un bulbe ;


Ce que nous croyions être une piqûre était en fait un œuf, qui libéra une sorte de gaz vert dans la pièce.


Je m’éloignais tandis que Kerlt en respira…


Aucune conséquence visible pour l’instant, et Kerlt fait tout pour nous rassurer : rien de grave, ce n’était qu’un effet de la piqûre de ces créatures toujours pas identifiées.


78° Jour de voyage :


Kerlt est mort de l’infection, peu après Doran, d’une façon atroce lui aussi…


Il nous arrive de trouver des vers qui ne devrait pas être dans un endroit confiné et dont la présence n’a pas d’explication.


Toutefois nous nous refusons à en chercher…


83° Jour de voyage :


Le prêcheur Mereck a dit avoir vu un insecte volant dans la salle de transfert de la soute.


Impossible de le vérifier.


L’équipage est de plus en plus énervé. Tout le monde fait attention à la nourriture, aux couchages, aux autres.


85° Jour de voyage :


Vadr, Vildarh et Kergh se sont barricadés à l’avant du post de commandement, dans l’entrée de la salle des machines.


Ils n’acceptent que la nourriture.


Mereck est allé les voir pour le sermon habituel, que le reste de l’équipage écoute avec plus de ferveur et d’espoir que d’habitude.


Peu après qu’il soit entré dans le poste de commandement, les trois hommes l’ont chassé.


Ils le disent contaminé.


Le soir Mereck toussait du sang, comme les autres victimes, en parlant de l’Abomination.


La peur rôde, la mort s’installe…


86° Jour de voyage :


Mereck aussi est mort. L’état du corps est abominable, indicible.


Dans sa chapelle, il avait tracé des signes avec une peinture rouge… Ou peut être son sang.


Quand nous avons portés les yeux dessus nous avons été pris de nausée.


Zedona, le assermenté, a saigné du nez à leur vue, puis s’est effondré, mort.


97° Jour de voyage :


Lorsque Vildarh est allé chercher sa nourriture, j’ai vu une marque sur sa main, comme celles qui noircissaient le corps de Mereck avant son décès.


Les contaminés doivent être plus nombreux que ce que j’imaginais.


Le capitaine Karl a proposé d’exiler ce qui montreraient les signes de l’infection.


Sa parole est importante, il devrait agir pour aider son équipage terrifié.


De mon côté j’ai pris des mesures de rationnement d’eau et de nourriture par rapport aux stocks supposés contaminés.


Notre pire ennemi est le manque de connaissance au sujet de l’épidémie : comment lutter contre ça ?


102° Jour de voyage :


Le space hulk est réapparu.


Les hommes n’y font pas attention ; deux des membres d’équipages sont morts.


Quant aux trois barricadés dans la salle des machines, cela fait trois jours qu’ils n’ont donnés signes de vie…


La salle de commandement est inaccessible, sûrement contaminée.


Mes hommes restent prostrés ; le capitaine Karl a abandonné l’idée de s’en tirer selon le plan initial et cherche une solution.


L’odeur…


La puanteur qui vient de dessous est insoutenable. Nous allons manquer de vivres…


103° Jour de voyage


Nous avons tenté une sortie vers la soute, pour trouver des vivres.


Là bas, c’était une vison d’enfer qui nous attendait…


Les stocks de nourriture éventrés, servent de nid à une ruche entière de ces insectes verts semblables à des mouches, grandes comme la main.


Et des asticots… Ô par l’Empereur, quelle odeur…


Cette souillure qui se répand… Maintenant l’eau qui tourne au brun… Je n’ose pas imaginer d’où ça vient.


Je dois sûrement être contaminés…


La nuit est emplie des râles des mourants…


Derniers jours


Le hulk s’approche.


Nous sommes assiégés par des insectes… Ironie…


Je peux me traîner dans cette atmosphère malade pour voir l’immonde silhouette informe sur les techno-scanners…


Il approche… Le grand conglomérat de vaisseau et d’astéroïdes… Il tourne autour de sa proie…


Le capitaine Karl va tenter de nous faire sortir du Warp… N’importe où sera mieux que là… Dans l’Empyrean. L’Ether. Si le navigateur vit toujours…


Maintenant je sais.


C’est de lui qu’est venu l’infection qui a ravagé la Mine…


Puis se fut nous. Et ce sera d’autres…


Mais non.


Il ne nous aura pas


Il ne peut pas nous attraper . le changement de dimension l empêchera de nous avoir


O Empereur ! Il arrive Il arrivent…


Ils vont nous aborder…


Je sens la putréfaction…


Les voilà….. J’entends leu cantique Il vient





[Le présent document a été découvert dans une épave classée comme le cargo de nom Pater Imperor.


C’est visiblement le carnet de note d’un soldat embarqué, et il pourra aider à découvrir la vérité sur la perte du bâtiment, bien que la dernière partie soit a remettre sérieusement en question.


Elle semble provenir des délires provoqués par la fièvre. Ci-joint, un compte rendu de l’opération d’inspection :]


Le cargo Pater Imperor a été retrouvé dérivant, à des mois de voyage en espace réel de sa destination d’Avignor, loin de sa dernière position répertoriée dans l’espace.


L’intérieur était très abîmé.


Il n’y avait pas de traces de lutte. Seulement des traces de sang et de corrosions diverses, notamment du mucus.


Ainsi que des traces de larges pas se dirigeant vers un sas défoncé, seule trace de dommage extérieur.


Le commando envoyé à l’intérieur était équipé de respirateurs, mais l’odeur devait être insoutenable selon les relevés.


A noter : des insectes de provenance inconnus, non répertoriés, ont été vus en grand nombre.


Le fait qu’ils aient survécus plusieurs mois est proprement inexplicable.


Lors d’une seconde visite pour comprendre l’arrêt des moteurs, du a une destruction et une corrosion rapide de leurs commandes, aucun des insectes n’a pu être trouvé…


Le Rat, alors?

(Modification du message : 01-04-2006, 22:11 par Rat.)

Faire des dessins aurait été une erreur je crois : donner une idée trop précise de la situation ou de la tronche des sales streums est un des écueils à éviter.


C'est un peu brutal parfois dans les descriptions ou les transitions mais ça ne marche pas trop mal. Cette idée d'un huis-clos où se développent tout un tas de phénomènes de plus en plus moches au fur et à mesure qu'un gros truc inconnu se rapproche sans que la corrélation soit évidente m'évoque fortement quelque chose mais impossible de retrouver quoi. T'es-tu inspiré de quelque chose en particulier ?


Alors pour l'inspiration, il y a un peu de l'Odyssée de l'Espace, pour le coup du "perdu dans le vide en attendant sa mort", et bien sûr comme je l'ais dit, de l'oeuvre de HP Lovercraft, pour tous ses adjectifs qui vont bien.


Et puis l'horreur indicible qui s'appelle un Space Hulk.


Le titre en est aussi inspiré.


J'ai essayé de créer une atmosphère mais j'avoue que je suis allé un peu vite, en mettant toutes les idées sur page au même moment.


J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes, mais j'en ai corrigé pas mal (pas dans ce message).




Citation :Faire des dessins aurait été une erreur je crois

C'est ce que je me suis dit.


Mais si ça t'intéresse, il y a la très bonne BD "les Mythes de Cthulhu" de Breccia qui m'a fait découvrir l'auteur.


Il travail par collage, ce qui fait qu'on ne peut que deviner les monstres, il ne montre justement rien.


C'est assez impressionant au final.




Citation :ça ne marche pas trop mal.

Merci, ça fait sincèrement plaisir.


Je ne me suis pas complètement loupé alors...


Maintenant que j'y pense, j'aurais pu allonger ça, tirer l'agonie des gars, faire du vrai gore, rajouter les mignons de papy (c'était un peu ça au début, montrer le Chaos sous une forme différente).


Mais bon, chacun imagine ce qu'il veut.


Et si c'est trop long, ça peut stopper la lecture...


Le Rat, un voyage plus monotone avant l'arrivée du hulk serait mieux aussi.


Citation :Alors pour l'inspiration, il y a un peu de l'Odyssée de l'Espace,

Tout simplement. Vous moquez pas, c'est dur de vieillir.


Comme quoi.. ;)


Et oui, un type paumé dans l'espace, c'est toujours gratifiant.


Je suis un vilain copieur.


Le Rat, petit up en passant. Pas d'autres commentaires?


Citation :Je ne me suis pas complètement loupé alors...
Amha, non : l'équilibre est bon. On ne sait exactement rien du début à la fin et cet impact vaut tout le reste, l'incarnation dans le conteur est justement évidente.
Bref, un bel exercice de style, qui évite même la dérive Starship Troopers 2 (j'ai eu peur, un moment, ça commençait à ressembler), ou ce film sur Mars avec des bestioles relativement semblables, pour revenir vers le combat de deux plaques tectoniques qui s'interpénètrent tout en s'ignorant, mais dont une pète et l'autre gagne, calmement, sans... combat.


Bon, comme d'hab', on se demande toujours pourquoi l'équipage se laisse décimer et ne met pas simplement le feu (lui n'a pas vu The Thing, il peut donc encore avoir de l'espoir) même s'il doit en crever. C'est là où l'humanité aide plus que le Chaos. Dans l'espace, personne ne vous entend crier et donc l'héroisme intéresse moins. Et puis se faire bouffer dans un scaphandre aurait privé de la puanteur.


Ce texte rappelle combien l'héroisme doit faire suer, qu'il y a des effluves comme ça qui distinguent le vainqueur du vaincu. Papy sait s'en servir, faire respirer le peine perdue. Les yeux sont moins corruptibles que le nez.


En fait, c'est un texte d'odeur plus que d'atmosphère. Oui, exercice réussi, perfectible dans le ptit détail (radio qui a un nom de dentifrice), mais réussi dans l'essence.


Je trouve que c'est une variation intéressante du classique "la petite équipe dans son vaisseau à qui il arrive plein de bricoles" si chère à la science-fiction. Ce qui m'a surtout fait accrocher à ton texte c'est l'ennemi, que l'on identifie plus ou moins sans jamais être certain; des nuages de gros insectes, l'infection, ca rappel quelque chose mais comme tu n'en dis pas trop il reste quand-même la possibilité que ce ne soit pas ca.


Par contre un petit truc me perturbe, ce n'est pas grand-chose mais quand-même. Ecrire ton texte sous la forme d'un journal de bord est une très bonne idée, mais je trouve que ca manque de descriptions et de reflexions personnelles. Je m'explique; ton sergent a une sensibilité, une âme, je trouve étonnant qu'il ne mentionne pas plus de détails, même insignifiant, dans son journal. Ce pourrait être la description de plusieurs autres personnages qui l'on marqué que ce soit par leur comportement, leurs habitudes, choses qui pourrait se révéler utiles de savoir pour lui, surtout si la mission devait prendre une tournure imprévue. Je m'attendais à des réflexions idiotes, sur des sujets variés; un peu à la façon des dialogues de Tarantino, sans intérêt pour la suite de l'action mais très enrichissant pour connaitre la psychologie de tes persos.


Y'a aussi l'odeur, c'est l'un des éléments les plus importants de ton texte,amha, tu aurais peut-être pu étendre sa description. Elle a l'air particulièrement horrible, terrifiante, c'est un peu comme un événement marquant dans une vie, ca reste collé dans l'esprit, ca empêche de dormir et surtout quand on en parle (dans un cadre oû on est à l'aise) on est prolifique à son sujet.


A part ca j'ai bien accroché, ton histoire est prenante et c'est ce qui compte.


Merci des commentaires.


Le problème majeur, c'est que je suis allé trop vite; j'aurais pu rajouter des descriptions, de l'angoisse, des sentiments, du gore; cette version est donc asser simple mais c'est un avantage, dans le sens où elle est plus lisible, plus "tout public".


Un jour peut être je le reprendrai.


Un jour...


KDJE:




Citation :Bref, un bel exercice de style, qui évite même la dérive Starship Troopers 2 (j'ai eu peur, un moment, ça commençait à ressembler), ou ce film sur Mars avec des bestioles relativement semblables, pour revenir vers le combat de deux plaques tectoniques qui s'interpénètrent tout en s'ignorant, mais dont une pète et l'autre gagne, calmement, sans... combat.

Voilà, mais je me suis tout de même inspiré (subliminalement) de Starship Trooper II en essayant d'éviter la séance de shoot.




Citation :pourquoi l'équipage se laisse décimer

Disons manque de coordination, étonnement, rapidité de l'épidémie, disputes, etc.


Je n'ai jamais été dans cette situation (ni personne sûrement) mais ça doit être difficile de se décider à sacrifier ses compagnons, ou sutout soi même, pour endiguer une infection foudroyante.


Finalement l'attentisme tue.




Citation :Les yeux sont moins corruptibles que le nez.
En fait, c'est un texte d'odeur plus que d'atmosphère. Oui, exercice réussi, perfectible dans le ptit détail (radio qui a un nom de dentifrice), mais réussi dans l'essence.

Pour la radio, hasard total ;)


C'est étonnant comme les sens sont canalisés et sélectionnés dans un récit (à part "le Parfum).


Je vois mal mon lecteur tâter son écran pour ressentir la maladie dévorant le soldat, mais arriver à faire passer des odeurs et des goûts améliore amha l'histoire; en lisant on en appèle à la vue mais on ressent d'autres choses pendant ce temps.


Sinon oui, j'ai tenté de créer une amosphère, mais je ne pensais pas arriver à faire ressortir toute l'ambiance dans un journal.


Enfin si c'est en partie réussi je suis plutôt satisfait.


Vlad:




Citation :Je trouve que c'est une variation intéressante du classique "la petite équipe dans son vaisseau à qui il arrive plein de bricoles" si chère à la science-fiction. Ce qui m'a surtout fait accrocher à ton texte c'est l'ennemi, que l'on identifie plus ou moins sans jamais être certain; des nuages de gros insectes, l'infection, ca rappel quelque chose mais comme tu n'en dis pas trop il reste quand-même la possibilité que ce ne soit pas ca.

Arh, Lovercraft quand tu me tiens...


Mais qui est l'ennemi? D'où vient il? Comment est il (quoi que là je décris un minimum)?


J'ai vraiment dérapé sur une tâche nurglesque pour en arriver là, même si l'ennemi est plus ou moins identifié.




Citation :Par contre un petit truc me perturbe, ce n'est pas grand-chose mais quand-même. Ecrire ton texte sous la forme d'un journal de bord est une très bonne idée, mais je trouve que ca manque de descriptions et de reflexions personnelles. Je m'explique; ton sergent a une sensibilité, une âme, je trouve étonnant qu'il ne mentionne pas plus de détails, même insignifiant, dans son journal. Ce pourrait être la description de plusieurs autres personnages qui l'on marqué que ce soit par leur comportement, leurs habitudes, choses qui pourrait se révéler utiles de savoir pour lui, surtout si la mission devait prendre une tournure imprévue. Je m'attendais à des réflexions idiotes, sur des sujets variés; un peu à la façon des dialogues de Tarantino, sans intérêt pour la suite de l'action mais très enrichissant pour connaitre la psychologie de tes persos.

Ah, bonne idée ça.


J'espérais recourir au "pas de sentiment" du fonctionnaire impérial endoctriné mais je ne peux pas berner comme ça mes lecteurs....


Oui, j'avoue, j'ai péché en réduisant au minimum les pensées plus personnelles du narrateur.


La description d'autres personnages dont tu parles a été en partie casée lors de l'exploration de la mine.




Citation :Y'a aussi l'odeur, c'est l'un des éléments les plus importants de ton texte,amha, tu aurais peut-être pu étendre sa description. Elle a l'air particulièrement horrible, terrifiante, c'est un peu comme un événement marquant dans une vie, ca reste collé dans l'esprit, ca empêche de dormir et surtout quand on en parle (dans un cadre oû on est à l'aise) on est prolifique à son sujet.

Je promet que je ne laisse pas de morceaux de viandes pourrir sur mon clavier pour m'inspirer. ^^


L'odeur, oui, ça revient subtilement, mais je préfère la fin banalisée (pour une histoire du type) à ce détail plus intéréssant.


Les descriptions, c'est souent ce qui manque.


Merci des compliments et de tous vos commentaires (re).


Le Rat, succint et trop satisfait.

(Modification du message : 11-04-2006, 17:42 par Rat.)