Voici 3 chapitres de plus puis ce sera la conclusion.
+++++++++++++++
<-7-POINT 0>
- Venez voir ça colonel, c'est pas croyaaarghl...
Le première classe Bix ne finit jamais sa phrase, une griffe de cinquante centimètres de long venait de lui sectionner la moelle épinière avant de ressortir en fleur écarlate au centre de sa poitrine.
Il s'écroula sur le sol quand la créature retira son appendice du corps afin de faire face à de nouveaux adversaires.
La créature haute comme deux fois un humain était une vision d'horreur, dotée de quatre membres supérieurs tous aussi mortels les uns que les autres elle se déplaçait avec grâce et rapidité.
Son crâne proéminent était dominé par sa mâchoire apte à avaler une tête humaine sans problème.
Son corps recouvert de plaques de carapace noire rendait les armes des gardes impériaux ridicules.
La créature sembla un instant jauger ses adversaires de ses yeux enfoncés dans leurs orbites puis se jeta dans la mêlée.
La plupart des hommes du peloton se trouvaient encore dans le corridor d'accès à la passerelle. Les malheureux qui avaient pu entrer subirent l'assaut de la créature et ... de 4 de ces congénères sorties des recoins sombre de la vaste salle.
Le combat fut rapide et 10 hommes furent au tapis sans avoir pu se défendre réellement, une des créature semblait cependant perdre une substance visqueuse sur son flanc, blessure chanceuse occasionnée par l'explosion d'une grenade.
Dans le corridor, le colonel avait fait reculé ses hommes afin de prendre des positions de tirs avantageuses.
Pendant les quelques minutes que dura le massacre, les trente cinq survivants serrèrent les dents en entendant les cris d'agonie de leurs camarades.
Enfin le silence fit place à l'horreur et les créatures se tournèrent vers leurs nouvelles proies.
Sentant le danger, l'une d'elle avança prudemment dans le corridor, à peine avait-elle fait deux pas en avant que les tirs de laser fusèrent sur elle, la blessant sans grande gravité.
Avec un cri de rage elle s'élança alors sur les vermisseaux qui osaient ainsi prétendre entrer sur son territoire, suivi par toute la meute.
Les tirs redoublèrent, fuseurs et lance flamme crachèrent la mort et 2 créatures s'écroulèrent au sol pour ne plus se relever.
Les 3 autres atteignirent les rangs des gardes et un nouveau carnage commença.
Mais cette fois les hommes du colonel étaient prêts et les combattants s'organisèrent afin de cerner les créatures.
Le colonel Baxter et ses gardes se chargèrent d'une d'entre elle, le colonel vida son chargeur de bolts dans la gueule du monstre pendant que ses gardes essayait de la larder de coups de leurs baïonnettes.
Mais rien n'y faisait, la carapace était trop solide et les coups des gardes ne faisait qu'enrager la créature encore plus. Jetant son pistolet vide, le colonel sa saisi alors de son épée de se deux mains et porta un coup de taille qui aurait décapiter n'importe quel humain normal, mais la créature avait levé un de ces membres et l'épée ne fit que de le trancher net.
Hurlant de rage, la créature se redressa de toute sa taille, sa tête frôlant le plafond, prête à se jeter sur le colonel, mais ce dernier fut plus rapide et se jeta sur elle, lame en avant.
Les deux adversaires s'écroulèrent sur le sol dans une mêlée de griffes et d'acier.
Le colonel repoussa le corps de son adversaire aidé par deux gardes encore en vie.
- Dégagez-moi de là ça brûle ce truc.
Un liquide verdâtre s'échappait de la blessure mortelle de la créature, même morte ces bestioles étaient encore dangereuses.
Autour du colonel, les combats étaient terminés, les gardes avaient remporté ce face à face mais au prix de la mort de la plupart d'entre eux.
Il ne restait plus que dix gardes autour du colonel.
- Sergent passez moi tout ça au lance flamme et préparez vous à vous replier.
Deux hommes avec moi je vais au point 0.
Ramassant son pistolet le colonel y engagea résolument un nouveau chargeur et se dirigea vers la passerelle de commandement.
Le spectacle qui s'offrit à lui était en effet à peine croyable.
l'ensemble de la pièce était couverte de la même substance qui couvrait les couloirs, matière noire froide et dure au toucher rappelant les carapaces des scarabées carnivores de Catachan.
Plus rien ne rappelait la passerelle d'un bâtiment de la flotte impériale à part la console de communication au centre de la pièce, et encore, la console était reliée à un réseau de filaments qui partait vers le fond de la salle à travers un passage que le colonel ne se rappelait pas avoir vu sur les plans.
Le plus horrible restait à venir, derrière la console, allongé sur le sol, le corps d'un homme était également relié à celle-ci par les filaments qui, après lui avoir traversé le crâne venait ce connecter à la console.
Certainement le mystérieux opérateur qui envoyait les messages de secours.
L'homme, bien que complètement immobilisé, était toujours en vie, ses yeux reflétant une horreur indicible croisèrent ceux du colonel dans une supplique muette.
Le colonel arma son pistolet bolter et abrégea les souffrances du malheureux.
Au moment où l'homme expirait, le vaisseau sembla être agité d'un léger spasme.
Le colonel continua d'avancer dans la salle irrésistiblement attiré par ce passage d’où venaient les filaments.
Il comprit soudain, un tentacule comme ceux observé sur l'ensemble de l'avant du bâtiment avait traversé la paroi et aménagé un accès depuis ... l'oeuf principal.
Tenant là une occasion unique, le colonel Baxter s'avança suivi de ces deux gardes.
Le passage n'était pas très long et au bout de quelques minutes une lumière verte fut en vue du trio, lumière froide et pulsant doucement de manière quasi hypnotique.
Arrivant au bout de son parcours, le colonel vit ce que peu d'homme avant lui ont eu l'occasion de voir avant de le rapporter à quelqu'un.
La cavité dans laquelle ils aboutirent était recouverte d'un parterre de sphères de trente centimètres de diamètre, certaine de ces sphères étaient ouverte d'autre, les 9/10ème encore fermées.
A coté des sphères ouvertes, des corps d'hommes et de femmes gisaient, déchiquetés.
Tout autour des sphères, de petites créatures semblaient vaquer à une occupation totalement indéfinissable, passant de corps en corps ou allant de sphères en sphères mais ne s'intéressant pas au trio qui venait de faire son apparition.
d'autres créatures enlevaient les sphères ouvertes pour les remplacer par de nouvelles sphères.
Regardant d'où venait toutes ces créatures, le colonel sembla distinguer une forme accrochée au plafond de la cavité, créature monstrueuse de plusieurs mètres de long et qui ne pouvait être que la génitrice de ces oeufs.
Le colonel commença à reculer doucement comme si sa présence n'avait pas été détectée, futile espoir car de la paroi se détacha quatre créatures identiques à celles combattues sur la passerelle.
- Reculez doucement et détachez vos grenades.
A mon signal balancez tout et courrez, on se barre de là en vitesse.
Les cliquetis des grenades dégoupillées confirma au colonel que ses hommes avaient bien saisi la situation et une demi douzaine de grenades atterrirent au milieu des oeufs en attente d'éclosion.
Les grenades n'avaient pas encore touché le sol que les gardes impériaux courraient vers la sortie suivi par les gardes de la "pondeuse".
L'explosion secoua le tunnel et un cri puissant rempli d'effroi ceux qui l'entendirent, maman ne semblait pas contente.
Le colonel rejoignit le reste de son peloton lorsque trois des gardes de la couveuse émergèrent du tunnel.
- Allez mon colonel, dépêchez vous on fait tout sauter après votre passage!
Forçant encore l'allure le colonel continua sur sa lancée.
- Evacuation au point 2, radio prévenez les qu'on leur amène des cibles.
"Enfin si on y arrive", pensa t il pour lui même.
Deux mines plasma explosèrent au passage des monstres en faisant de la charpie, mais d'autre créatures de toutes tailles arrivaient maintenant par le passage.
Le peloton du colonel Baxter était déjà loin quand elles eurent traverser la passerelle, mais la chasse était inégale, rien ne pouvait échapper à cette meute.
<-8-POINT 2>
- Ici le capitaine Beholf, répondez point 2!
- Ici point 2 nous vous recevons capitaine.
- Nous sommes sur le retour et nous arrivons dans 15 minutes, aucun signe de vie détecté.
Vous avez des nouvelles des autres groupes?
- Négatif capitaine, vous êtes les premiers à revenir et franchement on est plutôt content de vous entendre.
- Très bien , Beholf terminé.
Le capitaine et son groupe avait terminé de ratisser la zone qui leur était désigné et était donc sur le chemin du retour.
Partout où ils étaient allé toujours le même spectacle, ou plutôt son absence.
Des salles vides parfois témoignant de combats violents mais dans la plupart des cas c'était comme si tous les passagers du Nomostro avaient disparu d'un coup.
Les cabines de l'état major n'avait donné aucun indice, la dernière entrée dans le journal de bord du commandant était l'impact de l'objet spatial, après plus rien.
De leur coté, les hommes étaient également heureux de retourner au point 2, signe qu'ils allaient enfin regagner l'Anaconda et sa tranquillité routinière.
Le regroupement se fit donc dans une certaine bonne humeur même si on n'avait aucune information de ce qu'il était advenu du colonel depuis des heures ni de la première compagnie.
Le capitaine Beholf fit le tour des installations, affectant des hommes afin de finaliser la sécurisation de la zone.
Un peloton vint ainsi renforcer le dispositif en place pendant que deux autres pelotons seraient en réserve et l'attente commença.
Il ne restait plus que 2 heures avant que les Aigles ne reprennent contact et l'évacuation commencerait quelques minutes plus tard et cela sans tenir compte de qui serait, ou pas, présent dans la zone d'évacuation.
- Point 2 vous me recevez?
- Ici le capitaine Beholf, identification!
- Salut camarade, c'est Appfel, content de t'entendre.
- Et moi donc! Amènes tes fesses par là, vous êtes ... nombreux?
- T'inquiètes on te laissera un peu de ton soj'caf même si je te ramène ... plus de monde que prévu.
Quelques minutes plus tard, les capitaine des 1ère et 2ème Cie se félicitaient mutuellement, trop content de se retrouver.
Les hommes du 251ème furent également fêtés comme des héros pour avoir survécu.
Seule ombre au tableau, pas de nouvelles du colonel et du commandant, le contact avec les Aigles approchait à grand pas.
Pour tenir compte des informations obtenues des Cadiens, le capitaine Beholf fit doubler la zone de défense afin de contenir un éventuel assaut tyranide, les hommes du 251ème furent trop heureux de prêter leur concours à ce dispositif, ils voyaient enfin une chance de sortir de cet enfer et comptaient bien ne pas la laisser passer.
Une heure avant le contact avec les Aigles.
<-9-EVACUATION>
Lorsque le colonel était parti en exploration, ses hommes n'avaient pas chômé en l'attendant, tout le long du trajet de retour les couloirs étaient piégés, les charges exposant au passage de la meute tyranide lui occasionnant des pertes sévères mais sans la stopper pour autant. Ces pertes ne faisant que gagner un peu de temps aux hommes du colonel dans leur fuite.
Vint le moment fatidique où la succession de pièges prit fin, les hommes ne pouvaient plus compter que sur eux même pour fuir et rejoindre le point 2.
Le colonel et ses hommes arrivaient dans la dernière zone avant le point 2 mais la course semblait perdue, les tyranides ne se trouvant plus qu'à quelques mètres des derniers, le colonel eut alors la surprise de se trouver nez à nez avec une batterie d'armes lourdes.
- Dégagez à droite mon colonel on s'occupe de vos potes.
Le commandant MC Kee et ses 2 pelotons avaient préparé une petite réception aux poursuivant de son supérieur.
S'écartant vivement, les hommes du colonel vinrent prêter main forte aux gardes venus les secourir.
A peine le dernier garde à l'écart du champ de tir, les trois bolters lourds du premier rang ouvrirent le feu suivis de la rangée de canons laser du second rang; les hommes du 251ème avaient amené avec eux quelques ressources.
Les bolts fauchèrent les premiers rangs des créatures alors que les tirs de lasers ouvraient de larges brèches, les tyranides subissaient le feu et la meute eut un instant d'hésitation.
Lance flammes et fuseurs entrèrent en action et le carnage s'intensifia. Puis comme la vague qui se retire, les tyranides reculèrent se mettre à l'abri.
- Commandant je suis heureux de vous trouver là mais je pense qu'on ne devrait pas trop traîner.
Ponctuant les paroles du colonel, un bruit de course commençait à se faire entendre, multitudes de pattes griffues râpant le métal des couloirs, des renforts arrivaient de tout cotés.
- D'accord avec vous mon colonel, la voie est libre et le capitaine Beholf a commencé l'évacuation, on n'attendait plus que vous.
Le colonel s'engagea vers le passage menant au point 2 observant d'un oeil approbateur les mines placées tout le long du couloir d'accès.
Arrivé sur place, il constata que l'évacuation était en bonne voie, les lignes de défense se reculaient au fur et à mesure de la sortie des survivants.
La majeure partie des cadiens avaient embarqué dans Aigle 4, la barge se décrocha enfin pour faire place à Aigle 3.
- Commandant vous embarquerez dans Aigle 3 avec votre compagnie ainsi qu'avec le capitaine Doyle et ses hommes, je ferme la marche avec le capitaine Beholf.
Le colonel avait parlé et le commandant qu'il serait impossible de le faire changer d'avis, il se prépara donc à embarquer. Dans la zone précédente, deux explosions secouèrent le vaisseau, les tyranides venaient de déclencher les charges faisant exploser les réserves de munitions.
Quelques minutes plus tard les premières créatures se pressaient contre la cloison de séparation des 2 zones.
Le commandant et ses hommes étaient maintenant à l'abri dans Aigle 3.
La cloison céda et les mines en place dans le couloir se déclenchèrent, le souffle d'air chaud fit ciller les hommes au premier rang.
Aigle 3 venait de se décrocher pour faire place à Aigle 2, dernière barge pour sortir de cet enfer.
Le premier rang ouvrit le feu malgré la poussière et la fumée qui obstruait toute vision.
Les lignes de défense était composée principalement d'armes lourdes amenées par les cadiens ou sorties des entrepôts de stockage du vaisseau.
Les premières lignes des tyranides étaient constituées de petites créatures rapides mais qui se faisaient faucher par dizaines sous les impacts des bolts.
Aigle 2 terminait sa procédure d'amarage quand le sol de la zone explosa à quelques mètres de la première ligne de défense
Une créature sortit de ce passage, tyranide monstrueux toute en crocs et en griffes acérées, elle se jeta sur la première ligne de défenseurs avant de se faire faucher par le tir de trois canons laser. A bout portant ces armes ne lui laissèrent aucune chance et la créature s'écroula.
Cet évènement avait permis aux lignes tyranides de se rapprocher des impériaux alors que l'évacuation commençait.
Les tirs moins nourris permit de retenir les tyranides suffisamment longtemps pour qu'il ne resta plus qu'un peloton à évacuer.
Les charges placées un peu partout dans la zone du point 2 explosèrent alors, créant de véritables éruption de corps déchiquetés.
- Evacuation immédiate! Rugit le colonel.
Il n'y avait plus que lui et le dernier peloton encore dans le vaisseau.
Les hommes coururent rejoindre la dernière barge abandonnant le matériel sur place.
La marée tyranide reprit alors son mouvement vers l'avant et les hommes furent submergés, le colonel entra vivement dans la barge et actionna la commande de fermeture.
La cloison étanche se mit en mouvement pour condamner l'ouverture, les tyranides avançaient toujours, refusant de voir s'échapper leurs proies.
D'un dernier bond, plusieurs créatures s'élancèrent mais ne firent que percuter la cloison enfin fermée.
A travers le hublot le colonel pu voir les tyranides pris de frénésie et de rage de voir s'éloigner la barge.
La dernière chose qu'il vit avant que le hublot ne s'éloigne trop du vaisseau le fit frémir un instant.
- Pilote je vous conseille de dégager en vitesse.
- Pas de problème mon colonel il n'y a plus de danger maintenant on rejoint ... !!! Bon sang, plein gaz !! Plein gaz !!
Ce que le colonel avait pu voir avant que la rotation de la barge ne lui masque la vue sur le point 2, était un gigantesque tentacule en train de se frayer un chemin à travers la coque du vaisseau pour venir frapper la barge en train de s'éloigner du vaisseau.
Le pilote d'Aigle 2 venait de le voir également et dans une manoeuvre extrême pour son petit engin il parvint à éviter le coup et à se dégager suffisamment loin.
