Citation :
Il y a 1 heure, steve a dit :
Je vais pouvoir encore plus épater ma fille avant qu'elle en sache plus que moi [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_biggrin.png[/img]
Alors une respiration concrète dans nos grandes théories sur l'Univers, car c'est bientôt la Fête des Pères ;)
Issues de la presse dédiée de cette semaine :
Ca y est : des nerfs pour les robots ! Dans Advanced Materials, le professeur Fabien Saurin, de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (suisse) vient de déposer nombre de brevets relatif à une minuscule fibre d'élastomère, étirable à 500%, intégrant des électrodes, des métaux (parfois liquides), des thermoplastiques et des polymères nanocomposites, afin de ressentir chaque pression et distorsion exercée sur elle.
L'astuce repose sur l'architecture de ces fibres résilientes de quelques centaines de microns de diamètre : les motifs s'allongent dans l'axe, mais rétrécissent en transverse, mettant par exemple les électrodes en contact, distinguant compression, cisaillement, viscosité, direction de pression...
Aussitôt, l'équipe de l'EPFL en a équipé des doigts de robot, tels des nerfs artificiels, et chaque toucher s'est ainsi vu préciser son interaction avec l'environnement (Westworld, si tu nous entends... ;)
Vêtements, "sentant" aussi bien le porteur que son environnement, intégration de clavier tactile dans les tissus, ou prothèses médicales sensibles sont les autres dérivés attendus de ce cablage à signaux électroniques de réponse. Woah woah woah !
"Tissé avec des fibres MySkin de granite à la papaye, vous ne suerez pas dans votre t-shirt i-phone 26 équipé de Windows 15 !"...
Ce 22 mai dernier, l'UE a voté un taux de recyclage des déchets d'emballage à 70% d'ici 2030.
Ceci tombe bien, car la polonaise Roza Janusz, jeune designer industrielle, vient d'inventer SCOBY : Symbiotic Culture Of Bacteria and Yest (colonies symbiotiques de bactéries et de levures) qui a donc désormais 12 ans devant lui.
Les adeptes des champs et potager le savent (martiens ou pas), toute plantation génère des déchets agricoles, lesquels fermentent en produisant du sucre.
Roza a eu l'idée d'en faire la nourriture de bactéries champêtres communes qui, associées avec des levures toutes aussi naturelles, cultivées dans un moule, produisent un liquide, le Kombucha.
Une fois séché, on en obtient un film d'emballage 100% biodégradable, une barrière naturelle contre l'oxygène, principal facteur de décomposition des aliments. Même salades et graines les plus fragiles y gagnent en durée de fraicheur.
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[Je ne sais pas ce qu'en pensent pratiquement (voire financièrement : disponible sous franchise ?) les culs-terreux d'ici, ou les épiciers. Moi j'adore c't' idée ! ]
100% organique, SCOBY est consommable (miam) ou compostable (sapu). De quoi doper les premières serres de Mars ou déjà remplacer nos sachets plastique à usage unique.
L'UE vient d'interdire les dix plus courants sur les plages et dans les mers européennes "car des solutions durables et alternatives au plastique sont désormais disponibles et peu coûteuses". Un signe envers l'appel de Roza à l'industrie agro-alimentaire ?
Car son pH acide et ses composés minéraux ont un autre avantage : disposé dès la terre, les aliments peuvent pousser *dans* SCOBY, en s'en nourrissant comme d'un engrais, bénéficiant de sa seconde peau comme pesticide et filtre chimique.
(toi-aussi tu connais un gars qui est première gâchette chez Montsanto ? ;).
Sans attendre la prochaine mission Mars Rover 2020 de dans deux ans, spécifiquement chargée d'aller y débusquer des micro-organismes survivants, potentiellement néfastes pour la santé (et la reproduction) humaine, c'est toujours de Pologne, et publié cette fois dans la revue scientifique Space Policy, que des universitaires renommés en sciences cognitives, menés par Konrad Szocik, jettent le gant :
"on a beau enfermer des gens dans un simulateur martien pendant un an, ou dans l'ISS pendant six mois (comme l'américain Scott Kelly ou le russe Mikhail Kornienko qui en souffrent toujours), les résultats sont faussés par la proximité inoubliable de la Terre et des proches : nous ne pouvons pas prédire les conséquences physiques, psychologiques et biologiques sur les êtres humains qui vivraient sur Mars." Kaboum.
(PS : bien qu'à mon sens Colomb, Cortez et tous les autres n'aient pas bénéficié de tant de préparation, coaching psy, anti-dépresseurs... Et que le principe d'assurance propre à notre XXième siècle, voire de (trop de) précaution (si on en croit François Fillon), n'est pas la seule garantie d'un succès... (Leur absence en est peut-être même dépendante).
Elon Musk a aussitôt réagi (en rappelant que Buzz Aldrin se portait très bien) et Gizmodo relaie cet échange d'e-mail trans-océanique, entre très sérieux acteurs du Dessein, où s'éprouvent à la volée des mesures préventives, comme des comas artificiels un jour de voyage sur deux (pour économiser l'énergie), l'ablation préalable de l'appendice ou de la vésicule biliaire (afin d'éviter d'avoir à le faire en cours de route ou à destination) ou... intégrer à la sélection les prédispositions génétiques, comme celles qu'ont certains individus face aux radiations par exemple.
Or, sélectionner à l'embauche selon les gènes est illégal. Re-kaboum.
La soluce, si on la veut équitable ? Equiper les prochains martiens d'un kit génétique du colon (le mec ou la gonze, pas ce qui mène au trou du c... ;).
Et on apprend ainsi (!) que les labos travaillent actuellement (dans le cadre d'ostéoporose ou d'atrophie) sur le gène LRP5/simulation G171V qui stimule la densité osseuse, sur le gène MSTN/IVS1+5G qui, ainsi modifié, supprimerait la myostatine et augmenterait de fait la masse et la force musculaire. Également sur la modification génétique de l'oreille interne, pour accroitre la tolérance à la gravité zéro...
Publié dans SpaceCom, le Craig Venter Institute, partenaire de la NASA, qui a créé récemment le premier génome synthétique (dans l'hypothèse de remplacer/ré-injecter les modèles cellulaires irrémédiablement détruits par un cancer, une irradiation...), travaille sur les bactéries que nous hébergeons, notre fameux microbiote qui nous soigne autant qu'il nous rend malade, et qui feront donc le voyage avec nous :
"En agrégeant à notre ADN, comme on sait maintenant le faire avec le ciseau génétique CRSPR, des gènes de la bactérie Deinococcus radiodurans, nous pourrions par exemple se doter d'une résistance aux radiations 7000 fois plus élevée que celles qui tuent des humains".
"No fate", disait Sarah Connors (mais pour nous qui connaissons celui de l'Empereur et des Primarques... C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, disait Papy dans 26 000 ans ;)
Moins définitivement invasives, ces protections contre les rayons cosmiques (Mars n'ayant pas de bouclier magnétique) pourraient d'abord n'être que des nanomachines intégrées sur, ou dans, la peau, comme ces nanites actuellement capables de délivrer des médicaments et qui pourraient régénérer les os à mesure de leur dégradation. Ou ces respirocytes, actuellement développés contre l'anémie, capable d'oxygéner le corps bien mieux que ses globules rouges.
Cadre dirigeant chez Google, le pro-transhumanisme Ray Kursweill bosse sur une "ceinture de nutriments" chargée de milliards de nanobots-épiciers répondant en temps réel aux besoins nutritionnels de l'organisme : "D'ici 2030 pour assister/contourner la digestion. Et en 2040 nous n'aurons plus besoin de manger."
(on vous avait dit d'utiliser Qwant ;)
Perso, et ça m'agace un peu dès que j'utilise ledit moteur de recherche, celui qui voudra m'expatrier sur Mars sans un bout de 'ssifflard ou un cassoulet n'est pas né : l'avenir sera culturel ou ne sera pas (donc la bouffe, bordel !)
A ce titre, la microgravité dégradant les papilles gustatives, il ne suffit pas de remettre du poivre. La conception d’une gastronomie spatiale est déjà en cours (à cause des mondanités de rotation d'équipages de l'ISS) et, amha, elle vaut bien des psys ;)
Néanmoins : 'ere we go, qu’ils nous disent.
