Migrer vers l'ailleurs : le départ en fanfare

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il y a 50 minutes, Boulicomtois a dit :




Maintenant, le modèle de production agricole "clé en main", il n'arrive pas par hasard. Il y a un contexte qui fait que c'est une solution attendue. Que les consommateurs veulent 20% de bons produits bio et assimilés, et 80% de trucs pas chers. Et ces 80%, faut bien les produire...




 




Des quelques documentaires vus sur Monsanto (et pas toujours objectifs, ça demandait donc un esprit critique concentré, qui eut peut-être des failles), le modèle économique de cette firme semblait reposer sur l'aliénation de l'agriculteur : ses semences et son système clé en main facilitait ou réglait le problème immédiat (insectes, rendements, maladies...) avec cette contrepartie qu'une fois entré dans ce schéma, le ré-achat chaque année auprès de ce seul fournisseur s'imposait (par contrat), puisque impossibilité de produire soi-même les graines à partir des plants, d'où une dépendance assez malsaine (quant à la libre concurrence, l'ampleur quantitative, toussa) et un certain aveuglement de la chaine de production (faut croire Bayer-Monsanto sur parole) qui pallie certes à court terme à ce qu'on attend d'elle mais renvoie nombre de conséquences à la génération ou à la décennie suivantes. Toujours pareil, même si je n'irais jusqu'au tribunal de Nuremberg : "je savais pas" est parfois pratique.




 




D'autre part, et même si je comprends et admire cette logique forcenée d'après-guerre (qui a banni la famine de notre vocabulaire, et ce n'est pas rien), je ne parviens pas à me persuader que la logique productiviste s'accorde constamment avec la globalité désormais acquise du contexte. Les phytosanitaires, comme l'élevage en Bretagne, la disparition des haies etc., une fois acquis quelques décennies de recul, ça mitige le bilan (nappes phréatiques, diversité...) mais les objectifs ne sont pas impactés, au contraire, et quel que soit le niveau de décision.




Et je ne m'aveugle pas en demeurant en France : ce doit être pire ailleurs (même topo pour la gestion de l'eau).




 




On peut culpabiliser le consommateur (alors que sa liberté de choix est objectivement limitée : par son niveau de vie, les distributeurs, la traçabilité...), même dans son emploi du Roundup (qu'on lui a vendu ; 'pas le consommateur qui est allé le mettre dans les rayons et en faire la promo. Roundup dont l'usage par les particuliers peut-il être comparé à celui de l'agriculture extensive, vraiment ?). Une forme d'impunité demeure (c'est quand même Bayer qui  conçu et produit le pesticide tueur d'abeilles, comme scier la branche sur laquelle on s'assoit le temps d'en être riche, et cette entreprise n'en fut pas punie puisqu'elle est désormais première mondiale, et de loin. Le soi-disant "oups" paie).




 




Comme consommateur, puisque je ne suis que ceci, ce n'est vraiment pas simple d'appréhender le niveau d'information comme la bonne foi de l'agriculteur (dont chaque mention du salaire moyen pourtant m'effare positivement), la ré-existence ou la sauvegarde d'autres solutions, et être ainsi la goutte qui oriente l'océan (d'autant qu'on ne peut même plus se reposer complètement sur Nico Hulot ;)




Cette défiance involontaire est détestable. Chez moi l'argent ne tombe pas du ciel et chaque passage au supermarché est le théâtre de dilemmes désagréables.




 




Concernant les appels d'offre relatifs à la conquête spatiale, peu de petits exploitants ont les moyens d'entretenir des labos de connaissance voire d'adaptation génétique ;)




Comme il est légitime de n'envoyer que des semences à peu près anticipées, voire préparées, intégrées en tous cas dans un système initialement clos, il n'y a pas pléthores d'offreurs : les labos publics, puis les monstres comme Bayer (mais n'y a-t-il pas infusion entre les deux comme entre les banques centrales et JP Morgan ?).




 




Pour l'info sur ce truc 100% biodégradable, pas simple en effet (SCOBY étant désormais un jargon probiotique qui permet au bobos de faire pousser leur thé vert ;) mais le site de Rosa t'aidera peut-être à m'éclairer ?




Pour mon info :




"Faire sans conteneur", c'est avec l'emploi d'autres protections (engrais exogènes, pesticides, insecticides ?)




Les conteneurs recyclables n'alimentent pas le plant ? 



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Migrer vers l'ailleurs : le départ en fanfare - par KDJE - 08-06-2018, 13:04