Citation :
Il y a 2 heures, la queue en airain a dit :
Ou alors il a la mémoire longue et se souvient que c'est pas neuf cette activité particulière chez eux.
Tu trouves des qualités chez tes concitoyens, maintenant? [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_happy.png[/img]
Sérieusement, le retournement de l'opinion contre Monsanto est quand même assez récent. C'est pratique, parce que tu as une marque qui va personnifier "le méchant".
A titre personnel, moi qui ai utilisé du roundup à deux reprises dans ma vie, je trouve le retour de balancier à ce sujet totalement disproportionné. Pas que j'éprouve de la sympathie pour Monsanto, loin de là, mais il y a un côté résistant de la 25ème heure qui me dérange. Et surtout, sans remise en cause du système de production actuel, mais j'y reviendrai plus tard.
Pour la NASA, ils bossaient pas avec une boite chargée d"imprimer des plats"? Et les labos de viande in vitro, c'est des labos indés ou des grands groupes? Quelqu'un sait?
Citation :
Il y a 2 heures, KDJE a dit :
le modèle économique de cette firme semblait reposer sur l'aliénation de l'agriculteur
C'est pas un modèle nouveau dans le secteur agricole. Pour remettre en perspective, pas mal d'exploitants sont plus opérateurs pour leur coopérative (comparable à un groupe privé, faut pas se leurrer....) que chef d'exploitation. Quand tu produis sous contrat avec ta coop, que tu lui achètes tes semences, engrais et tes produits phytos sous les conseils de son technicien, où est la différence? Alors, il n'y a peut-être pas de brevetage du vivant, mais le fait est que ça fonctionne pareil (et que le principe des avances sur récoltes et débit automatique sur compte dédié fait qu'au revient, l'alienation est similaire).
Dans l'élevage, tu as aussi des systèmes en intégration: on te livre XXXX poussins, avec la bouffe qui va avec, et on te rachète ce que tu as élevé à tel prix, à telle date, le tout sous contrat.
Citation :
Il y a 2 heures, KDJE a dit :
même si je comprends et admire cette logique forcenée d'après-guerre
La transformation de la production après-guerre, elle s'est pas faite gentiment, hein... Les petites exploitations vivrières, elles ont disparues à tour de bras. Faut pas voir ça uniquement de la façon dont les survivants l'ont décrit. En ce moment, tu as une transformation du même ordre qui est en train de se passer, avec une polarisation du secteur agricole entre deux pôles avec d'un côté des néoruraux sur petites structures, et de l'autre, l'agrandissement des structures classiques. Du coup, dire que ce qu'on a fait il y a 20 ans, c'était pas bien, c'est toujours plus facile que de s'engager aujourd'hui.
Et je parle pas d'engagement verbal, hein... On fait tous des arbitrages sur le budget à dépenser, et je ne juge pas le comportement de mes concitoyens. Mais quand t'achètes du jambon sous plastique de marque de distributeur, faut pas venir se plaindre qu'il y a des cochons malheureux élevés en cage qui font rien qu'à polluer les plages de Bretagne en mangeant du maïs OGM Monsanto. Sans culpabiliser le consommateur, s'il pouvait agir de façon responsable ça serait déjà bien. Et si en plus il pouvait être cohérent, ça serait le paradis. Mais pour le moment, j'ai plutôt l'impression de voir un reconditionnement infantilisant façon le paris "Bien"/"Pas bien".
Maintenant, pour en revenir au Roundup... En France, il est quand même utilisé raisonnablement. Déjà parce qu'en France, on n'a pas d'OGM Roundup ready (cad résistant au roundup). Qu'on ne voit pas d'utilisation pré-récolte (ou on traite 15 jours avant moisson pour tout cramer...). Et que là ou il est assez utilisé, c'est notamment dans l'agriculture de conservation, qui vise à préserver les sols. C'est donc loin d'être tout noir ou tout blanc. A ceci s'ajoute que l'alternative au Roundup, c'est soit un travail du sol accru (donc conso de gasoil, diminution de l'activité du sol), soit d'autres herbicides (mais comme ils sont moins utilisés, ils sont moins médiatisés, et surement moins nocifs.... [img]<fileStore.core_Emoticons>/emoticons/default_whistling.gif[/img] ). Bref, le roundup, c'est quand même l'arbre qui cache la forêt.
Citation :
Il y a 2 heures, KDJE a dit :
"Faire sans conteneur", c'est avec l'emploi d'autres protections (engrais exogènes, pesticides, insecticides ?)
Les conteneurs recyclables n'alimentent pas le plant ?
On se place donc dans le cadre d'une prod maraichère. Tu vas avoir deux approches:
- soit en pleine terre. Dans ce cas, le conteneur ne sert que les premières semaines du cycle de vie de la plante. Pour les plantes que tu replanteras rapidement (chou, salade, etc...) tu peux utiliser de la motte pressée. Du terreau, une presse, et hop, tu obtiens un cube de terreau qui se tient. Tu y déposes ta graine, et les racines qui vont s'y developper feront qu'il restera manipulable jusqu'à la plantantion en pleine terre. (Avec une possibilité de jouer à Inception, avec un petit cube de terreau que tu dépose dans un autre cube de terreau plus gros et évidé quand le plant est à l'étroit dans le premier). Si tu les replantes tard (tomates, aubergines, etc...), ben, conteneur en dur (plastique, céramique, ce que tu veux) qui laissera plus de place aux racines. Mais faut dépoter quand tu replantes, ce qui est quand même plus long. Mais rien n'empêche de faire la salade en conteneur dur (en plaque, généralement) si ce n'est que tu vas galérer au repiquage, où les tomates en mottes pressées au moins au début.
- soit en hors sol (que je connais moins). Mais là, par définition, tu n'as pas besoin de terre... Tu seras sur un substrat neutre, en bac, ou en sac. Mais là, tu recherches tout sauf la biodégradabilité. A la limite, pour recentrer le sujet, il vaut mieux avoir des conteneurs ultra-costauds qui tiennent tout le voyage jusque vers l'ailleurs.
Donc, de base, le conteneur biodégradable n'a déjà pas trop sa place. Eventuellement, tu pourrais te dire que pour les tomates (et assimilés), il y a un coup à jouer. Le problème, c'est que la dégradation dans le sol, c'est compliqué et ça dépend d'un tas de facteurs. Il y a un test comme ça: tu enterres des slips en coton dans différentes parcelles. Et tu retournes les voir 2 mois après. Suivant l'historique de la parcelle, la dégradation du coton est très inégale. Avec ton conteneur biodégradable en place, tu vas avoir la même problèmatique. Entre un sol très actif, et un sol mort, la différence de vitesse sera importante. Avec le risque de ralentir la croissance des racines, donc de la plante. Bref, pour moi, c'est une fausse bonne idée. Tu ne me verras pas (enfin, "plus", je l'ai fait quelques fois en tant que jardinier amateur par le passé) planter un truc emballé dans du biodégradable.
Pour les intrants, avec ou sans conteneur, ça change rien, en fait. Déjà, tout ce qui est pesticides, ça se raisonne pas à la plantation, mais quand c'est nécessaire (et le but, c'est d'avoir de bonnes pratiques pour que ça soit necessaire le moins souvent possible). Sinon, tu tombes dans les travers de l'agriculture intensive clé en main façon monsanto. Et pour les engrais, ça se raisonne sur un assolement. Je ne vois pas l'intérêt d'une dose fixe (et vraisemblablement très réduite) à la plantation.
