Date: 4 547 001 M42
Source: Interrogateur Mirsen Ortuss, Autorisation Zeta Minoris
Sujet: Découverte du sujet 17
Format du message: Oral
Pensée du jour: Le silence est toujours suivi de cris.
Les éclaireurs du Purgator ont trouvé une navette de classe Lander. Après un scannage pour détecter les formes de vie et l’armement, la classification en danger mineure a été attribué.
L’analyse des codes d’identification ne nous a rien appris de particulier. C’est une navette construite par les usines de Yaga Prime, numéro de série X307-80. Elle est détachée au service du capitaine Palbort Modetess commandant l’Atlantis. L’Atlantis sert de vaisseau ravitailleur entre les secteurs Yagarus et Icharia.
Les tentatives pour joindre ce navire se sont avérées vaines pour l’instant.
Une équipe de secours a été envoyée pour récupérer l’unique survivant. Les analyses préalables ont apporté qu’aucune contamination n’infectait le sujet et la navette.
Fait à souligner, le sujet a du être maîtrisé par plus de trois hommes. Sa combativité lui permettra peut être de survivre à l’interrogatoire.
Date: 4 548 001 M42
Source: Interrogateur Mirsen Ortuss, Autorisation Zeta Minoris
Sujet: Quarantaine du sujet 17
Format du message: Oral
Pensée du jour: La souffrance est un art, chaque jour apporte une nouvelle torture.
Le sujet 17 a été mis en quarantaine sur l’ordre du commandant.
Le sujet résiste très bien à l’injection des sondes.
D’après mes analyses, je n’ai trouvé aucun agent patologique, mais je préfère continuer les tests. Ce sujet semble prometteur.
J’ai ensuite arrêté de lui donner des sédatifs et j’ai rendu plus sensibles ses terminaisons nerveuses. Je n’obtiens que des cris inintelligibles, lors des inspections médicales.
Date: 4 550 001 M42
Source: Interrogateur Mirsen Ortuss, Autorisation Zeta Minoris
Sujet: Quarantaine du sujet 17
Format du message: Oral
Pensée du jour: Les épreuves de la vie endurcissent le corps et l’esprit. J’aime ceux qui ont beaucoup vécu. Ils tiennent plus longtemps.
Le commandant est venu me demander d’arrêter mes expériences.
Je lui ai répondu que mes ordres venaient de plus haut et que me remettre en question c’était douter de mon maître, l’inquisiteur Torquemada.
J’ai ajouté que tous ceux qui s’interposeraient seraient dûment intérrogés. On ne peut douter de la sainte parole de mon maître que je perpétue le plus fidèlement possible.
Le ton du commandant fût beaucoup plus respectueux.
Après cette visite, j’ai redoublé d’effort pour m’assurer que le patient ne représentait réellement aucun danger pour l’équipage. Le sujet à encore une fois de plus prouvé sa combativité.
Je reviendrais le voir plus souvent.
