Et si on se parlait? (bouteille à la mer on sait jamais)

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Citation :Malgré les déclarations de Biden, je ne crois pas que la Russie était considérée par les gouvernements américains successifs comme un ennemis sur le temps long. Plutôt un concurrent dans certains domaines mais un partenaire dans d'autres (par exemple le spatiale) qui pouvait être bien utile pour gérer la Chine.

Et il est à noter que Poutine n'a pas tant changé que ça au niveau de l'idéologie qui le sous tend. La Tchétchénie, dès son accession au pouvoir, a posé le personnage. Ca fait un peu 20 ans qu'en Occident, on nie certaines réalités. Le régime de Kadyrov, c'est juste une espèce de carricature de dictature sanguinaire qui ne cherche même pas à sauver les apparences, et il a été installé et maintenu par le régime russe pendant tout ce temps (ceci dit, on pourrait là aussi trouver des exemples de tels régimes installés et maintenus par l'Occident en Asie, en Afrique ou en Amérique du Sud).

C'est dans les années 90 que ça s'est joué. Une fois Poutine au pouvoir, c'était mal engagé. Il a bien tenté un rapprochement avec l'Occident, mais je me demande si c'était pas juste pour gagner du temps, et il y avait le contexte post 11 Septembre qui a joué sur les relations internationales: le prétexte de la guerre contre le terrorisme lui a servi pour la Tchétchénie.

Mais idéologiquement, il s'est toujours posé dans un espèce de nationalisme pan slave teinté de nostalgie pour l'empire russe (et l'URSS, mais plus pour ce qu'il représentait politiquement qu'idéologiquement).

Reste le fait que l'OTAN a perduré est s'est étendu dans les années 90 et 2000 alors que sa raison d'être était de faire face au bloc de l'Est pendant la guerre froide était censée être caduque. Il y a bien eu un rapport de force et une défiance qui ont donc été maintenus des deux côtés.

La grande question que je me pose, c'est: n'y a-t-il pas vraiment moyen de prévenir ce genre de situation? Parce qu'effectivement, en l'état actuel des choses, on va peut-être être "contents" de trouver l'OTAN. Sans ce dernier, l'Europe est quasiment à poil militairement parlant. Mais peut-on espérer une paix durable en se pointant des missiles les uns sur les autres ad vitam eternam?

Citation :Bien sûr, maintenant que le sort en est jeté, les américains n'ont pas d'autre choix que d'aider l'Ukraine, ne serait-ce que pour montrer à la Chine que le camp occidental ne reste pas inactif quand une nation plutôt démocratique (au sens contemporain du terme cad élection, état de droit, libertés individuels garanties) et favorable au camp occidentale est attaqué. L'Ukraine pourrait faire jurisprudence pour Taiwan.

C'est aussi un risque pour l'avenir en effet. Si les régimes comme celui de Poutine se sentent les mains libres, ce genre de crises risque de se multiplier.

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RE: Et si on se parlait? (bouteille à la mer on sait jamais) - par Egill - 18-03-2022, 18:50