- "Hey, Noble Tekkan, ferons-nous un bras de fer ?" complimente Juan-Erik en dépassant les banquettes ouvrant la grande salle de réception. L'Arlequin sourit.
<i>Les réceptions de l'ambassadeur sont toujours une réussite</i> pense le Kan-Duk en acceptant un rocher de cacao emballé dans une feuille d'or.
"Ah, Prophète Gandahar !" salue-t-il le maître des lieux. "Je tenais à vous remercier de votre invitation, comme pour l'ouvrage que vous m'avez fait remettre et l'indication de Yavaunh qu'il contenait. Associer autrui au commerce est toujours bonne chose pour les différents partis, quoiqu'elle ait porté la mode aux collants également sur les mondes d'Ambre. Enfin, certains préfèrent le moule à la sculpture." laisse Juan-Erik acquiescer son hôte.
"Gandahar, j'aime en vous ce respect surrané des Considérations Anciennes, vous en faîtes un charme qui sut m'entraîner jusqu'à la source du mouvement de l'univers, j'y parvins sans peine, malgré l'avertissement dont l'objet presque m'échappa (suis-je donc si vieux ?), malgré même l'insolite reliure de votre éditeur dont le fond, je vous l'avoue sans malice, me piqua hélas les yeux. Comme quoi la plume sait séduire lorsqu'elle est ainsi habilement équilibrée entre récit et pause explicative, psychologie et action. L'humanité que vous décrivez est très <i>francese</i> dans son désir de tout codifier, j'ignorais également que Tzeenth dessinait..." pique le Kan-Duk cette fois avec malice.
"Une seule question, Prohète Gandahar, et une seule requête : ce monde de bordure devait-il payer la dîme, s'imposer alors astroport et tutelle, paradoxes de son isolement ? Oui, finissez, votre réponse peut évidemment attendre que ce canapé soit maché, je m'excuse même de... Hmmm, je passe donc à la requête : pour un homme de mon age et de ma condition, toujours débordé, distrait par un ordre à donner, un Contre-empire qui, lui, ne dort jamais, enfin... Disons que... C'est sûr, je pourrais commander à une Soeur, mais la spontanéïté a aussi son charme. Je veux dire par là, puisque Amn'uil n'a plus besoin de son..."
