Horreurs De Guerre .. Et Baptème Du Feu

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La suite ( tant attendue :P )


Kriz se redressa dans le boyau, et prit les jumelles de Loura, un jeune soldat de l’escouade. Il scruta le pourtour du périmètre longuement, s’arrêtant sur chaque relief, ou rocher, ainsi que sur chaque élément qui pouvait procurer un abri, de quelque qualité qu’il soit. Bien entendu, cela ne servait pas à grand-chose, car il y avait au moins une vingtaine de tireurs d’élite en présence, et ces derniers en faisaient de même depuis leur arrivée dans ce qui était dès lors le Q.G, depuis cinq heures. Ne voyant rien poindre, il posa les jumelles, et s’étira dans un grognement langoureux. Il regarda le ciel, tandis que le jour commençait à se faire envelopper par la nuit, le soleil ne couvrant presque plus la zone où il était. L’air n’était pas encore nauséabond, ce qui surprit le sergent, car nombre de blessés avaient été ramenés ici, et placés dans les locaux de fortune destinés aux soins. Il y a du avoir d’autres morts parmi eux, et les effectifs devaient avoir encore chuté. Il regarda Elien, ainsi que les autres jeunes qui étaient sous ses ordres. Tous affichaient un visage crispé, que leurs traits enfantins s’efforçaient de dissimuler alors que le sommeil les tenaient. Seul Trul, la brute, était encore éveillé, et depuis que l’escouade s’était installée dans le boyau, il y avait de cela une demi-heure, il n’avait toujours pas daigné se reposer, et avait continué de monter la garde, fusil à l’épaule, malgré la fatigue qu’avaient éprouvé les longues heures d’affrontements. Un bruit de chenilles se fit entendre, accompagné de nombreux vrombissements de moteurs, qui furent couverts par de stridents grincements. Alarmé par ce raffut, Elien se réveilla en sursautant, et agrippant son fusil laser, il se releva d’un bond.


- Du calme petit ! déclara Kriz, en mettant la main sur la poitrine d’Elien, en signe de se stopper. Ils sont avec nous.


- Les renforts du quatre-cent-quatrième sont arrivés ! hurla un des éclaireurs barricadés dans les bunkers.


L’un des membres du haut commandement du régiment s’était même déplacé, et il était dans la chimère de tête. Il descendit, entouré d’une escouade d’une dizaine de gardes. Il fit une drôle d’impression aux autres soldats, déjà présents, tout comme le reste des hommes qui débarquèrent. Tous étaient dépourvus de gilets pare-balles, et exposaient leurs incroyables muscles à découvert. Ils étaient de forte carrure, et leurs déplacements étaient des plus rapides. Chaque escouade se déploya selon des critères préétablis avant le débarquement.


- Escouade Primus, avec moi ! hurla le capitaine, alors qu’il ôta sa cape, pour faire apparaître son torse couvert de cicatrice, et s’engager en contrebas, dans une course vers la butte.


- Des soldats de Catachan, sergent ? hasarda Trul.


- Non, des sentinelles de Toinmak, de véritables tueurs, surentrainés pour le combat urbain. Ils ont toute ma confiance, et mon estime, répondit Kriz.


Elien ne pouvait plus se rendormir dès lors, et, de toutes manières, il ne l’aurait pas pu, car juste au moment ou il se rassit contre la paroi, une balle vint lui arracher le sommet du casque, avant de perforer la gorge de Trul, qui s’écroula, suffoquant, et ensanglanté.


- Les Orks ! hurla une sentinelle, postée sur le toit de l’hôpital de fortune. Là-bas, sur la butte !


- Merde ! Comment ils ont pu passer ces enfoirés ? grogna Kriz, avant de se tourner vers Elien. Ca va petit ? Tiens, prends son casque, le pauvre gars en a plus besoin, poursuivit-il, en tendant le casque de Trul.


Des dizaines d’autres coups de feu retentirent, alors que chacun atteignit sa cible, et des hurlements de douleurs, suivis de rafales désordonnées se firent entendre.


- Arrêtez de tirer ! hurla le capitaine, posté plus haut, dans le poste de commandement. Analysez la source des tirs, tirez trois rafales sur tout ce qui vous paraîtra suspect, allez ! Feu !


La puissance de l’interphone avait été telle que la voix du capitaine avait durant un moment, couvert les plaintes des blessés, et même les jurons de Kriz. Ils attendirent une nouvelle salve ennemie, qui faucha d’avantage de gardes, avant de riposter. Aussitôt, ce fut un déluge de feu qui s’abattit sur la butte, mais elle fut inefficace, alors que les Orks se baissèrent, laissant siffler les balles au-dessus d’eux.


- Grenades ! hurla Pumley, le lieutenant le plus strict du régiment, dont on dit qu’il fut commissaire, et qu’il fut rétrogradé suite à un « malentendu », au cours duquel un officier se vit privé de ses quatre membres.


Une volée de grenades s’envola vers les positions tenues par les Orks, soulevant des murs de terre à leur retombées, éclaboussant d’une pluie de boue tout ce qui se trouvait aux alentours. Elien vit une tête dépasser de derrière un rocher, et d’une salve de tirs de laser, il fit voler cette dernière en une multitude d’esquisses. Les Orks lancèrent à leur tour des projectiles explosifs, d’une efficacité variable, allant du pétard grot, au cocktail de mékano, certains d’entre eux creusant littéralement dans les rangs impériaux, alors qu’ils atteignaient l’intérieur des tranchées. Dans une complainte collective, bien que désordonnée, les peaux-vertes passèrent à l’attaque, et c’est alors que l’horreur se dévoila ; d’un bout à l’autre de la ligne de bataille, une marée continue de combattants Orks s’élançaient au combat, leurs grossières armes brandies en l’air, et poussant leur terrible cri de guerre.


- Feu à volonté ! déclara le capitaine, via l’interphone.


Cette fois-ci, le barrage de tirs de laser fut d’une efficacité indiscutable, clouant un nombre considérable d’Orks au sol. A l’arrière du camp, les équipes de mortiers réglaient les compas aux coordonnées indiquées par les désignateurs que les tireurs d’élite utilisaient du haut de leur position, d’où ils avaient une ligne de vue dégagée sur l’ensemble du terrain. Dans un tonnerre effroyable, les pièces d’artillerie délivrèrent un torrent de feu sur les Orks, alors que la ligne de front était parfaitement couverte par leur soutien. Presque immédiatement, les tirs et cris des peaux-vertes se firent plus sporadiques, et la moitié d’entre eux tournèrent des talons, en direction de la butte. C’est alors que ceux qui se repliaient furent fauchés, alors que de derrière la butte, un groupe des soldats urbains se précipitaient sur eux.


- Cessez-le feu ! ordonna le capitaine, à l’attention de l’équipage d’artificiers.


Le choc fut rude, mais fit tourner immédiatement le combat en l faveur du groupe de gardes, qui, par d’habiles passes, et de grands coups de lames, tranchaient et découpaient dans les rangs peaux-vertes. Elien distingua même leur capitaine, qui, prenant appui sur le crâne d’un Ork, effectua un salto avant, au cours duquel il découpa deux autres peaux-vertes à l’aide de ses deux lames, avant de les enfoncer dans le dos de celui sur lequel il prit appui. Au bout de dix minutes seulement, la horde verte était mise hors de combat.


- Le lit de la rivière est sous contrôle capitaine Hawks ! hurla le capitaine des combattants urbains, à l’attention de celui des gardes.


- Bien joué, quel est le bilan ? demanda Hawks.


- Environ vingt morts, et quarante blessés de notre côté, face à au moins le triple pour les Orks. On aurait besoin d’armes lourdes et de médecins, dans l’immédiat. Je ne pense pas que les Orks reviennent ici, on devrait plutôt surveiller le lit de la rivière, capitaine.


- Bien, nous vous envoyons cela d’ici un quart d’heure. Compagnie, point munition !


Le capitaine Hawks retourna sous la tente de commandement, faisant signe au chef des soldats de Toinmak de le rejoindre.


- Ca va les gars ? demanda Kriz, alors qu’il rechargeait son fusil laser.


- Non, Julian est mort, et Unil a une balle dans l’épaule, répondit Elien.


- Bon sang, grommela-t-il. Toubib ! fini-t-il par hurler, en levant bien haut son fusil.


Prince


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Horreurs De Guerre .. Et Baptème Du Feu - par Guest - 30-10-2006, 20:22
Horreurs De Guerre .. Et Baptème Du Feu - par Guest - 31-10-2006, 12:05