A Bord De "syphus".

10 réponses, 6852 vues


et hop un autre ^^


----------------


Chapitre 3 :


Une ombre volumineuse, de forme géométrique, se dessina dans l’obscurité de la forêt emportant la brume dans son mouvement. Un frisson parcoura mon dos en voyant cette sombre silhouette. Soudain, de petits bips retentirent du radar, détectant habituellement des objets mécaniques Orks.


_Multiples échos radars détecté ! cria Rad.


_Multiples ? Combien ? Donne un chiffre putain ! hurla Monor.


_Euh ... tou … toute ... toute la forêt ! balbutia Rad effrayé


_Qu’est-ce que tu racontes ? dit Skis.


_Il a raison … regarde là à 1heure… qu’est-ce que c’est ce truc… demandais je, la gorge serrée.


Une structure sculptée, ornée d’un immense cristal vert fluo et luisant, de couleur gris sombre métallisé, émergea de la forêt tranquillement. Puis, les échos qu’avaient détecté Rad se montrèrent. C’était des humanoïdes ayant la même couleur que la statue portant un bâton, dont l’extrémité luisait comme le cristal. Des ténèbres, ils s’avançaient comme ci de rien n’était, l’impressionnant déploiement de force de notre régiment ne semblait guère les troubler.


Les humanoïdes marchaient dans notre direction d’un pas lourd scrutant la plaine de gauche à droite.


_Que fait-on ? demanda Noleen.


_En attente d’instruction. questionna Rad à la radio.


Apres un moment de grésillement, la radio reçut un signal .


_231, 233! Formation échelon! 231, ouvrez le bal! 233, couvrez notre flanc droit. Détruisez-moi ces Xénos! ordonna fermement Garar avant d’hurler « Chargez! Yaaaah! ».


Sous la puissance de son cri de guerre, instinctivement nous hurlâmes emporté par ce soudain élan et le lancement de l’assaut.


Ni une, ni deux, Noleen fonça pied au planché suivant à l’arrière droite du char de


Garar, lui aussi dans la même position que «Enfer ».


Nous prenions souvent cette formation , « Enfer » en tête avec sa vitesse et son bulldozer renforcé qui bloquait la majorité des projectiles, puis « Wing » pour faire de « gros trou chez les mous » (disait Garar en se moquant à chaque combat) et enfin « Syphus » en couverture car nous étions le plus lent des 3.


La stratégie générale était de prendre en tenailles la structure ennemie. Le 2eme peloton le prendrait par la gauche ; le 3eme, en ligne, fera un assaut frontal et le 4eme le prendrait sur le flanc droit.


Pendant que nous avancions, les tirs de canons et de bolters des Leman se firent retentir.


L’infanterie lança quand à elle une attaque générale sur les Xénos à pied.


La charge lancée, nous écrasions les restes proprement nettoyés par « Enfer » du Squiggoth et foncions vers la forêt.


Nous prîmes nos positions et formions, avec les autres escadrons de blindés, un demi-cercle autour de la cible à 150 mètres de là ;« Enfer » s’arrêta à 50 mètres de la forêt. « Enfer » se plut de servir « à boire » à ces Xénos pour les plonger dans un océan de flammes.


Nous visions le cube grâce à tous nos canons. Mais les effets semblaient inexistants hormis les explosions des charges. Chaque bolt , chaque obus était bloqué avant d’atteindre sa cible par un mystérieux bouclier vert empêchait tout impact. Les feux paraissaient être absorbé dans un halo lumineux. Nos tirs restèrent sans effet jusqu’à ce que la statue s’ouvrit. Une étrange trappe tomba lourdement au sol, éclairée par une puissante lumière verdâtre.


Puis en sortit d’autres Xénos d’une démarche tout aussi paresseuse. Quel sentiment jubilatoire de les voir tomber comme de fragiles pantins à chaque rafale de mon bolter.


_Yaha ! Prends ça, ça et ça ! Comment ça toi aussi t’en veux ?! criais je devant ma console. Le Leman trembla une nouvelle fois dans un bruit de tonnerre et Monor me fit, avant d’éclater de rire:


_Prends en de la graine petit ! 5 d’un coup !


L’excitation était à son comble dans le blindé, tout comme dans la radio et les troupes qui nous avaient rejoint voyant ces fils de fer tombés en petites pièces.


« Enfer » se faisait plaisir à l’avant, la forêt se consumait dans un violent incendie.


Devant nous, tous les Xénos bipèdes jonchaient le sol dans un amas de tuyaux grisâtres. La structure quand à elle ne bougeait plus, sa lumière sur sa face avant s’éteignit. Le « cessé le feu » fut sommé, plus la peine de gaspiller des munitions sur des débris.


Une nouvelle fois des cris de joie et de clameur résonnèrent dans la radio, dans notre char et dans les troupes, vu leur expression joyeuse.


_Dire qu’ils ont battu les Orks. On les a bien remercié pour service rendu à l’Empereur, ria Rad.


_Tu ne devrais pas te moquer de l’Empereur, rétorqua Monor, tout aussi souriant que ce dernier.


_Bon…qui a les saucisses ? demanda un des hommes du 231.


_Soldat calmez vous. Faites une prière à notre Divin-Empereur. Sa main a béni nos âmes aujourd’hui.


Après une courte et légère prière, je m’étirai sur mon siège, comme si je revenais d’une dur journée de travail.


_Rien ne vaut une bonne victoire pour avoir le moral. Hein, P’tit gars ? taquina Monor en trifouillant les cheveux de Noleen.


Skis continua sa prière. Safra inspectait l’état de notre bon vieux « Lourdeau » et Rad écoutait attentivement la radio en attente d’instructions. Je me mis à observer les gardes savourant cette victoire. Certains d’entre eux examinaient les dépouilles de nos aimables mais défunts adversaires Orks et Xénos inconnus offrant des coup de pied ou de fusil laser par ci par là.


L’édifice ennemi, gravitant là, immuable, attira mon regard réveillant ma curiosité. L’énorme joyaux prit toute mon attention. Au bout de quelques secondes pendant que je m’interrogeai sur son utilité, une lueur de plus en plus vive l’anima. J’eus l’impression que la lumière s'amoncelait sur le cristal. Quelle magnifique vision. La sphère de lumière formée était d’un blanc immaculé au centre et d’un dégradé de vert clair et vert fluo vers l’extérieur.


_Qu’est-ce que... me demandais je en me replaçant correctement sur mon siège.


_Quoi ? me fit Monor tout souriant.


Soudain, un flash aveuglant puis un éclair identique à celui qui trancha le Squi jaillit de la pierre. La terre vibra violemment, ma caméra cessa de fonctionner laissant un écran grésillant, et un bruit sourd de tonnerre retentit dans nos oreilles d’une puissance affolante. Le Leman fut ardemment secoué, l’éclairage se coupa aussitôt. Sous le choc, tout le monde s’agrippa autant bien que mal. Des centaines d’étincelles inondèrent l’intérieur du char, l’équipement ne put résisté à cela.


_Putain ! C’était quoi ça ? répéta Monor affolé, pendant que les lumières de secours se déclenchèrent.


_On en sait rien. Tais toi, bordel ! jura Noleen. Safra, les munitions ?


_Ok, ça a l’air ok , bégaya Safra.


_ Rad ! cria l’équipage dans le même sursaut.


_Euh… chef de peloton… chef de peloton à vous… quelqu’un me reçoit ? A vous. balbutia Rad dans son micro.


Quelques secondes de silence suivirent son appel. Pendant ce court instant, j’ai cru que nous étions les seuls en vie, ou les seul morts.


Puis, les systèmes se relancèrent, la lumière et mon écran se rallumèrent .Je me ruai sur la gâchette pour savoir ce qu’il s’était passé.


Mon sang ne fit qu’un tour devant ce carnage digne des dieux du Chaos.


-------------


Et la suite de suite ^^.


-------------------


Chapitre 4 :


Mes yeux n’osaient plus se refermer, de peur de ne plus jamais s’ouvrir. Je me croyais en enfer devant cette scène cauchemardesque. Tous ceux qui étaient là, il y a quelques secondes seulement, avaient disparu laissant une profonde entaille dans le sol, des flammes et des corps déchiquetés. Les chars du peloton 3 étaient détruis ; le plus à droite éventré et en feu, celui du milieu était renversé en arrière sous la puissance de la déflagration et du dernier, seule la partie avant existait encore. Des corps de gardes, du moins ce qu’ils en restaient, étaient éparpillés sur la plaine. Certains hommes étaient toujours en vie et quelques uns étaient coupés en deux priant pour avoir de l’aide.


Les débris de Xénos se ranimèrent, se rassemblèrent en se levant péniblement.


La vie revint les habiter. Ils pointèrent leur bâton vers les rares survivants et leur lancèrent des éclairs verts semblable à celui qui venait de dévaster le 3eme peloton. Les éclairs liquéfièrent protection, chair et os des pauvres gardes hurlant d’agonie et de terreur.


La chair fondit, donnant une bouillie verte et rouge à la place de toutes parties touchées.


Je vis un garde, essayant de résister, se faire dissoudre par 3 rayons. Pourtant il était toujours en vie, son visage se figeait dans la douleur pendant qu’il regardait sa peau se faire ronger.


Des morceaux d’hommes volèrent subitement dans des giclés de sang. Des Xénos, sans jambes avec une longue queu,e fauchaient et écartelaient vifs ceux qui trouvant encore la force de bouger.


J’étais tellement horrifié par cette scène que je ne repris conscience qu’avec un coup de pied de Monor.


_Hey ! Réponds bordel ! Ca va toi? me demanda t’il d’une forte voix.


_Oui… oui, ça va. Pas la peine de frapper si fort.


_Si tu répondais quand on te parle ça irait mieux.


_T’a fini de le crier dessus ! envoya Skis.


_Toi ta gueule !


_Mais va te faire f…


_Vos gueules tas de con ! hurla d’une voix stridente Noleen. Rad la radio ? Appelle le QG. Safra état du Leman ? Et les autres attendez le feu vert de Safra avant de faire feu. Safra ?


Safra était blafard. Il ne bougeait plus, frissonnant sur son siège et frottait frénétiquement son genou de sa main.


Rad reprit son sang froid et réclama des ordres sur les ondes de commandements.


_Ici 233 ,à vous ? questionna Rad


_Oui 233, parlez. répondit un homme


_Venons de subir tir ennemi, demandons ordre. Cria Rad


_Faites un état de la situation et rappelez. A vous ? dit calmement l’homme au bout du fil.


_Mais putain qu’est-ce qu’il croit ce con ?! hurla Monor. Bon on s’en fiche, ouvrez le feu !


_Tu n’a pas autorité pour ça. rétorqua Skis.


La tension montait dans le char et tous gueulaient l’un sur l’autre s’agitant comme des


hérétiques.


Soudain la radio s’activa, c’était Garar.


_Ici Garar, à tous les blindés, fuy… Retraite générale !


Noleen enclencha la marche arrière et « Couvrez mes fesses » dit elle.


_Compris les gars ! ouvrez le feu ! ordonna Monor


Je me remis devant mon écran, le doigt sur la gâchette. Les décharges vertes fusaient à chaque mouvement. La garde impériale fuyait elle aussi dans la plus grande pagaille.


Les hommes tombaient dans de terribles souffrances.


Je n’osai plus regarder la monstruosité qui fit ce carnage.


Nous commencions à quitter notre position de combat.


Certains gardes se rapprochaient de nous, essayant de s’agripper. Dans le feu de l’action, un de mes bolts arracha la tête d’un garde un peu trop près. Sa tête disparu dans une gerbe de sang écarlate et son corps tomba à genou. Je me suis jeté en arrière poussant avec frénésie la commande le plus loin possible de moi.


J’étais pétrifié par ce que je venais de faire, ce garde voulait se sauver lui aussi , il voulait vivre. Je n’eu guère le temps de reprendre mes esprits car Monor hurla :


_Attention il recharge leur caillasse !


_Les blindés, préparez-vous à faire feu sur mon ordre. cria Garar dans le grésillement de la radio et les cris de folie d’un membre de son blindé. Visez, enjoue, …feu !


Les 3 canons de notre peloton larguèrent leurs obus dans un grondement assourdissant et tous atteignirent l’ennemi. Juste après l’impact de nos canons, il déchaîna sa foudre sur nous. Ces tirs combinés ont permis de nous éviter de prendre l’attaque de plein fouet.


Le choc fut terrible, le Leman se souleva du sol vers l’arrière. Ma tête heurta violemment l’écran le brisant dans une pluie d’étincelles. Des morceaux de verres s’étaient incrustés dans mon crâne. En ouvrant les yeux, je ne voyais rien : les lumières avaient flanché. Mais soudain, je distinguai au milieu du char une auréole de lumière blanche descendant du ciel. Etait-ce donc cela le tunnel menant vers l’Empereur que l’on voyait une fois notre heure venue ? Etais-je mort ?


Une ombre passa alors devant moi pénétrant dans la lumière. Je revins à moi.


Après un bref regard dans le char, je constatai que j’étais toujours dans le « Syphus » mais aussi que je n’étais pas mort. Avec la lumière du soleil, je pus distinguer que Rad et Skis avaient perdu connaissance. Noleen méritait bien son titre d’as du volant car elle tenait le coup faisant son possible pour nous sortir de là. Quant à Safra, il essayait de sortir par l’ouverture où était la tourelle auparavant.


_La tourelle… où est la tourelle ? Où est Monor ... Mo… ? bafouillai je.


Je ressentais une étrange sensation de chaleur sur mes pieds. Ma tête se pencha dans des tremblements incontrôlables. Monor était là du moins une partie de lui. La chaleur que je sentais, était celle de ces tripes répandues dans le char. Le tir adverse avait arraché la tourelle ainsi que le buste de Monor. D’horreur, je relevais d’un coup sec la tête avec l’envie submergeante de rendre mon estomac.


Safra était en train de sortir par la brèche en criant comme un fou « Je ne veux pas mourir ! Aidez moi ! Aide moi ! ».


Je tentais de l’en empêcher mais il me repoussait à coup de pied en me traitant de démon.


Il sortit du char. J’extraie mon buste du leman. Safra sauta du char toujours en marche.


Il tomba lourdement avant de subir de violentes roulades. J’hurlais alors « Fais attention ! »


Hélas, il fut écrasé sous la chenille du 232 tel une vulgaire poupée. J’ai resserré mon poing, j’avais un tel sentiment de haine, de peur et de tristesse.


Dans la poussière soulevée par notre fuite, je pus constater à quel point la situation était catastrophique.


De lourdes fumées noires s’élevaient haut dans le ciel tout le long du front, par endroit des flash crépitaient.


Nous nous éloignions de plus en plus de ce chaos mais cela me semblait atrocement long.


-------------------


Merci ^^


Messages dans ce sujet
A Bord De "syphus". - par onox - 26-06-2007, 08:07
A Bord De "syphus". - par Sebastian Akios - 26-06-2007, 20:06
A Bord De "syphus". - par onox - 27-06-2007, 01:51
A Bord De "syphus". - par onox - 28-06-2007, 01:56
A Bord De "syphus". - par Ores - 28-06-2007, 16:38
A Bord De "syphus". - par Sebastian Akios - 28-06-2007, 19:33
A Bord De "syphus". - par onox - 29-06-2007, 06:53
A Bord De "syphus". - par onox - 29-06-2007, 12:19
A Bord De "syphus". - par Ores - 29-06-2007, 12:58
A Bord De "syphus". - par onox - 30-06-2007, 22:46
A Bord De "syphus". - par Ores - 01-07-2007, 00:22