A Bord De "syphus".

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Chapitre 5 :


Il fait beau aujourd’hui, hormis quelques nuages mais rien de quoi entacher ma joie. Je suis dans un convoi pour retourner dans ma ville natale, Limildi, située à plus d’un millier de kilomètre du front. La ville est toujours aussi belle que la dernière fois que je l’ai vu. La vie suit son cours, innocemment, paisiblement. Mon immeuble, d’un style propre à notre monde avec ces longues marches et ces bords sculptés, respire la vie. Les enfants jouent, les plus vieux se parlent par les fenêtres.


En haut des marches, ma famille me salut avec de grands sourires. Mon père est toujours aussi imposant avec sa grosse barbe noir et son air de vétéran dans son habit de travail. Ma mère est habillée avec sa robe de tous les jours, ces cheveux bruns flottant au vent. Et mon maigrichon de frère fait des saluts démesurés avec son bras droit, tenant dans l’autre main, notre bon vieux ballon familial. J’inspire de grandes bouffés d’air soulagé d’être parmi les miens.


Soudain un flash m’aveugle, le ciel s’assombrit. Mon immeuble prend la forme de la structure ennemi. Ma famille est toujours immobile. Je tente de les prévenir mais aucun mot ne sort de ma bouche. Un second flash trouble ma vue. Je me retrouve sur le champ de bataille d’Oldia. Seul. Aussi loin que se porte mon regard, la plaine et la forêt semblent infinies. Le froid m’envahit depuis l’intérieur, seuls mes pieds sont encore chauds. Je suis debout dans un océan de sang, de tripes et de membres. Tout autour de moi, des hommes sans tête me pointent du doigt. Ils m’accusent, ils me jugent. De leur doigts jaillissent des éclairs verts frappant mon corps à divers endroits. Après quelques secondes, mes doigts fondent puis les bras jusqu’à ce que mon corps entier ne soit que bouillie. La fin ne daigne pas venir me libérer. Je hurle de douleur mais aucun son ne se fait entendre. Il n’y a que le silence, ce silence à glacer le sang qui me répond.


Je veux mourir, je veux mourir …


_T’as fini de gueuler oui ! me dit Noleen en me collant une droite. Encore ce rêve, hein ?


_Oui. Lui répondis je d’une voix faible.


Mon corps était en sueur, une sueur glaciale. J’essayais de respirer doucement pour calmer les battements affolés de mon cœur.


_Tiens, bois ça. fit elle, me présentant un verre d’amasec. Je repoussais son gobelet en lui souriant.


_Où est Skis ?


_Toujours en prière. Tu devrais aller le voir, ça devient inquiétant.


_D’accord, je vais y aller.


_N’oublie pas dans 2 heures.


_Ah c’est aujourd’hui ?


_Oui.


Depuis notre retour, elle était devenu très maternelle avec nous. Elle me rappelait presque ma mère « fais ci, fais ça, n’oublie pas cela ». Dans d’autre circonstances, j’aurais souris mais j’étais le dernier de ma famille. Mes parents furent tués lors d’une attaque de Nécrons sur Limildi, les xénos qui nous avaient massacré, il y a de cela un mois. A la découverte de leur décès sur les tableaux recenseurs, je me suis emporté dans une rage folle. J’étais en larmes cependant seule la vengeance se fit sentir en moi. Skis dut m’assommer pour que je ne sois pas considérer comme fou. Depuis leur mort, je fais sans cesse ce cauchemar. Ne dormant qu’à de rares occasions, j’étais exténué à tous moments de la journée, même si une permission nous fût accordée.


Nonobstant du temps, on en avait, malgré la guerre qui faisait rage avec les Orks sur Nurildia au nord et les Nécrons sur Oldia au sud. La capitale d’Arandar tomba sous le joug de l’ennemi. La garde impériale ne pouvait tenir contre 2 armées et les renforts n’arrivaient toujours pas. Les xénos gagnaient chaque jour du terrain, les civils embarquaient toujours plus nombreux sur les cargos et les cadavres affluaient du monde entier. Etrangement, nous n’étions affectés d’aucune manière. Pourtant en un mois seulement, l’Impérium perdit 98% des terres rapprochant inexorablement la fin de notre planète. Le haut commandement voulait-il peut être économiser nos forces, peut être se disait-il « à quoi bon lutter ? ».


Je me dirigeais vers le sanctuaire, Skis y allait souvent à la recherche de réponses que le simple « Le Petit Guide du Fantassin Impérial » ne pouvait lui apporter. Il était devenu plus calme, plus posé, il n’avait plus de soucis avec l’autorité et ne cherchait plus à se faire remarquer. Nous priions souvent pour nos amis ainsi que pour remercier l’Empereur de nous avoir garder de la mort. Nous, le 2ème peloton du 28ème régiment de blindés, étions les rares survivants de l’apparition des Nécrons. Prés des deux tiers des forces employées à la défense du continent sud furent perdues. Rad fut déclaré disparu au combat pourtant nous l’avions ramenés, il était dans le coma. Mais personne ne nous croyaient. La bataille, enfin l’extermination, qui fit tant d’âmes perdus, n’était déclarée dans aucun rapport. Quelle journée atroce, nous avions survécu à un Ichar IV… Nous avions tous changer ce jour-là.


Les couloirs étaient vides, seul le bruit de mes pas résonnait. Il faut dire que nous étions dans une ville forteresse de l’Adeptus Mechanicus, Ariandi, la dernière encore sous domination impériale.


C’étaient de drôles d’hommes, enfin pour ce qu’ils leur restaient d’humains, toujours muets sous leur capuche rouge. Ils marchaient plutôt bruyamment, les crissements de leur mécanique ne les rendant pas discrets. Il fallait s’écarter de leur chemin sous peine d’être étrangler par une de leur pinces. Ils semblaient se méfier de tous, même de nos officiers.


Par contre, ils s’affairaient tout le temps à divers tâches, construction, conception et bien d’autres. Les usines encore en fonctionnement faisaient des pièces de rechanges pour rafistoler les carcasses de Leman ou de Baneblade sauvés du front. Idée saugrenue pourquoi ne pas en faire simplement de nouveau ? Mais bon, je n’étais pas l’un d’eux.


J‘arrivais enfin au sanctuaire. De nombreux gardes priaient l’Empereur en arborant l’Aquilla.


Après un bref regard pour trouver Skis, je me mis à ces côtés pour demander à l’Empereur de faire fuir mes rêves. Cette bataille m’avait atrocement marqué, que ce soit en mon âme ou mon corps. En plus de ces tourments, j’ai dû subir une opération, une plaque me fut implanter suite aux blessures causées par les morceaux de verres. Cette plaque me donnait des maux de tête atroces.


Au bout de 2 heures, je fis signe à Skis. Nous devions nous rendre à l’incinération de Monor. Les défunts ne pouvaient être monter dans les cargos alors ils étaient brûlés à la chaîne par un servant répétant machinalement « mort pour l’Empereur ».


Un fois à la salle d’incinération, tous les membres saufs du peloton 2 nous attendaient. Nous nous mîmes au garde à vous et saluâmes avec honneur notre ami. Noleen, à l’avant des rangs, fit un signe de la tête au servant pour lancer l’incinérateur. Elle restait forte, mais nous savions qu’il y avait un peu plus que de la camaraderie entre eux. En voyant ces flammes, je décidais d’y jeter mon ancien moi, je devais moi aussi être fort, ne plus douter.


En quelques secondes, les restes du corps furent à l’état de cendres grises. Noleen en prit un peu dans une petit capsule longiligne aux extrémités gravées, elle y attacha une chaîne et le mit comme un collier.


Les larmes aux yeux, elle tenait son nouveau pendentif un moment et nous dit : « le premier qui pleure, je le massacre ».


_Ce n’est pas elle qui pleure là ? murmura Garar.


_Pour les commentaires, c’est pareil. rétorqua t-elle.


Cela nous fit rire. Quand tout à coup, un technaugure avec une longue toge noire ainsi qu’une hallebarde énergétique suivi de 2 servant entra dans la pièce.


_ Je suis le technaugure, Algos Diméus de l’Adeptus Mechanicus. On m’a chargé de vous informer de votre incorporation dans les Skitarii. Cette affectation prenant effet immédiat, suivez-moi. Nous dit il d’une voix grave et déformée par son respirateur. Il se retourna d’un coup vif soulevant sa cape. Dans son dos, une imposante pince hydraulique était recroquevillée.


Nous étions tous ébahis par cette nouvelle, intégrer les Skitarii, l’armée du Dieu de la machine.


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Merci de vos yeux :p


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A Bord De "syphus". - par onox - 26-06-2007, 08:07
A Bord De "syphus". - par Sebastian Akios - 26-06-2007, 20:06
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