Et ça continue (c'est pas trop décousu, ça va?) :
Citation :Trente et un jours. Trente et un jours de lutte acharnée, de tueries, d’âpres corps à corps, de traçantes traversant les corridors, frappant des corps, ricochant sur des armures énergétiques. Trente et un jours de guerre fratricide, de frères d’armes s’entredéchirant, de servants de la légion agressant leurs anciens maîtres. Trente et un jours d’enfer.
Depuis que le No Mercy avait quitté l’Empyrean, le navire avait dérivé dans l’espace, poursuivant aveuglément sa course. Personne ne tenait plus la barre, personne ne le dirigeait. Les loyalistes qui tenaient le pont étaient trop occupés à repousser les assauts forcenés des sécessionnistes. Fonçant ainsi, le croiseur était entré dans un système non cartographié et avait déjà passé l’orbite de la planète la plus extérieure avant que le capitaine Sorman ne soit informé de l’échec de sa stratégie.
Kor-Sorman avait tout fait pour transformer le No Mercy en tombe pour les siens et les hérétiques, sabotant les moteurs warp et abattant les navigateurs. Il avait assumé que, si loin du corps galactique ou d’un amas globulaire le navire dériverait dans l’espace infini pendant des millénaires avant d’atteindre un système habité. Escomptant ainsi prendre au piège les hommes de Pyrrhus et de Debus et les empêcher de nuire contre l’Imperium. C’était sa dernière carte, ses hommes, largement dépassés en nombre, ne pouvant espérer gagner la bataille du No Mercy.
Hélas pour lui, le destin était de ligue avec les traîtres. Non seulement le croiseur venait de pénétrer un système, mais les signaux captés par les transcripteurs ne laissaient planer aucun doute : il y avait des humains dans ce système, des humains avec un astroport et des vaisseaux équipés de moteurs warp. Si les rebelles s’apercevaient de ces faits, ils n’hésiteraient pas à quitter le vaisseau à bord des navettes et appareils de débarquement pour arraisonner un nouveau navire.
La mort dans l’âme, Sorman savait qu’il n’avait qu’une seule option, une dernière carte à jouer : utiliser les réacteurs pour propulser le navire vers l’étoile de ce système ou un quelconque corps céleste afin de provoquer une collision fatale.
Et cette carte était très dangereuse. Dès qu’ils s’apercevraient du changement de cap, les traîtres se douteraient de quelque chose et agiraient en conséquence. Tout se jouerait donc en quelques heures.
Le capitaine de la 23° fit donc calculer la trajectoire exacte du No Mercy et détermina quel était son meilleur choix : une lune de la quatrième planète. Le croiseur passerait assez près de cet astre pour qu’une déviation mineure de la trajectoire suffise à le perdre corps et âmes dans une collision directe avec un roc de six milliers de kilomètres de diamètre.
Il ne restait plus qu’à attendre : trois jours pour atteindre le point de changement de trajectoire et, de là, sept heures et trente minutes avant l’impact.
Les loyalistes de la XVII° légion auraient donc trois jours pour se préparer à retenir leurs adversaires. Pour cela, ils devraient essayer de leur couper complètement l’accès aux senseurs extérieurs mais aussi de sécuriser ou détruire les baies d’embarquement.
Ce serait sans doute un rude combat mais peu importait l’âpreté du duel et les pertes subies : si tout se passait bien, ce serait un dernier carré dont personne ne ressortirait vivant.
le squat
encore une souite demain, tieng, ça vous fera les pieds



