J'aurais tendance à m'inscrire en porte-à-faux <a contenteditable="false" data-ipshover="" data-ipshover-target="<___base_url___>/profile/1831-jalikoud/?do=hovercard" data-mentionid="1831" href="<___base_url___>/profile/1831-jalikoud/">@Jalikoud</a>. Si je ne nie pas la possible existence d'une pathologie pouvant gouverner des actions, à mon sens elle est restreinte et du domaine de l'exception plutôt que de la règle.
Pour ma part ma ligne d'analyse est toujours la même : Quid de la responsabilité du consommateur ?
Sans rentrer dans les détails et pour rester dans le langage courant, j'ai davantage l'impression que la "collectionnite" est un phénomène propre à l'homme (on n'a pas attendu les KS pour collectionner) et que le KS est un summum de cette manière de consommer (car oui, collection = consommation = plaisir d'obtenir ET de posséder). En effet c'est un mode de consommation qui non seulement procure une gratification personnelle (hédoniste) mais qui en plus récompense la consommation : Plus le pledge est haut, plus tu obtiens / Plus il y a de pledgeurs, plus tu obtiens. Tu as donc tout intérêt à relayer le projet pour obtenir davantage. Non seulement c'est un puissant moteur d'inclusion dans la démarche d'achat (adhésion forte au produit, à la marque/au produit : on la défend, on le promeut), mais c'est également la possibilité d'être reconnu socialement (je fais partie d'un groupe, j'incite des gens à faire partie d'un groupe, je suis "au-dessus" de cette personne qui n'a pas les exclusivité).
Le KS c'est tout de même un aboutissement marketing de premier ordre où le consom-acteur prend à sa charge la promotion du produit. Il suffit de voir les réactions épidermiques que cela provoque :
- Déception énorme en cas de soucis (dissonance cognitive, j'en ai déjà parlé)
- Levée de bouclier des "vrais" sur un soutien pour les "vrais" projets qui en ont besoin (la notion de véritable, d'authenticité, implication majeure dans le financement mue par le sentiment d'accomplir une justice économique et la défense des "petits" face aux "gros", David contre Goliath, le primeur contre le supermarché, même si on démontre facilement que la présence des "gros" ne nuit pas vraiment aux petits, voire l'inverse).
- Implication frénétique avec défense de son poulain par le biais de multiples arguments (vrai ou faux, crédible ou non, justifié ou pas).
Pour ma part les errements des KS se situent davantage au niveau du consommateurs qui est embrigadé plus ou moins consciemment dans la politique marketing d'un projet, peut-être à cause d'un manque de connaissance ou d'éducation sur les mécanismes de celle-ci.