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Désolé Egill mais ton propos me semble être très teinté politiquement du peu que j'en ai lu.<span> </span>
Nooooooonnnnnnn..... du tout...
En fait, c'étaient juste des divagations, parce que notre civilisation me débecte. Pour qu'un petit nombre ait un confort relatif, une sécurité liberticide, une illusion de pseudo démocratie, et qu'un groupe encore plus infime se gave sans même savoir pourquoi, nageant dans un vide intellectuel et spirituel quasi total, on exploite, on affame, on tue (indirectement aujourd'hui, à travers des guerres post coloniales immondes ou des guerres énergétiques au nom desquels on déstabilise des continents entiers, c'est limite pire encore qu'avant), et on détruit ce monde à petit feu. Et c'est sans parler du rapport que l'on entretient avec le monde du vivant non humain, où là c'est le comble de l'abjection. Plus que politique, c'est plus une sorte de réaction, une sorte de quête de quelque chose d'autre, de différent, qui ferait une base de réflexion alternative.
Mais je sais bien que le nomadisme, que ce soit le semi nomadisme de civilisations relativement récentes (Mongols, qui après leur conquête ont quand même pas mal adopté les cultures locales; indiens, dont beaucoup pratiquait l'agriculture à côté ou une forme d'élevage, effectivement...Etc) ou les nomades de notre préhistoire qui se gelaient les miches pendant la dernière glaciation (mais qui pratiquaient un art époustouflant dans ses formes et ses subtilités, qui montre bien qu'ils se creusaient un peu le ciboulot et avaient le temps de réfléchir au monde qui les entourait, donc pas que des crèves la faim qui se font ouvrir en deux par les mammouth et les aurochs qu'ils se faisaient chier à suivre) c'est pas la panacée, et qu'au fond, c'est bien l'humanité elle-même le problème, qu'elle soit blanche, noire ou rose à poix bleus.
J"ai tendance à virer un peu anthropophobe malgré toute ma bonne volonté, mais je continue de chercher... humblement, en tous cas j'essaye, ne serait-ce que pour moi, pour faire des choix en conséquence.
On nous abreuve de film catastrophe et d'histoires d'apocalypses... On oublie dans notre tour d'ivoire que pour beaucoup d'êtres humains, elle est déjà là, et que pour nous, ça va pas aller en s'arrangeant non plus.