La Flotte impériale

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Encore une nouveauté sur Le Verrah Rubicon. Mâtin Quel site ! :)

[Man O War p34-37 et Mer de Sang p41-46]

Rendue célèbre par ses puissantes Caraques et ses rapides navires d'éperonnage, la marine impériale est l'une des plus puissantes flottes du Vieux Monde. Elle s'appuie essentiellement sur la longue portée de l'artillerie de ses bâtiments tandis que ses rapides vaisseaux d'éperonnages détruisent au contact l'ennemi affaibli.

[Depuis la sécession des Wastelands (ou Pays Perdu) en 2429 CI, le Nordland est la seule façade maritime de l'Empire. Dietershafen et Norden sont donc les deux principaux ports pour la flotte impériale. Comme les principales fabriques à canons de l'Empire sont à Altdorf et à Nuln, tout deux sur le Reik, on peut imaginer des convois de canons et de vaisseaux militaires passant par Marienburg à destination des ports du Nordland. Cela ne doit pas se faire sans tension...

D'ailleurs, on peut imaginer que la marine militaire de Marienburg copie celle de l'Empire (à moins que ce ne soit l'inverse !).]

Les Caraques

Développées en réponse aux Galions bretonniens, les Caraques impériales sont hérissées de canons et bondées de soldats impériaux lourdement armés. Elles possèdent trois énorme batteries sur chaque flanc ainsi que deux batteries à l'avant et à l'arrière. Bien que dépourvues de rames, les Caraques sont redoutables en combat rapproché car elles transportent un grand nombre d'hommes d'armes ne demandant qu'à en découdre.

L'amiral a un excellent poste d'observation depuis le château arrière du bâtiment et les signaux transmis depuis ses plus hauts mâts peuvent être aperçus même par les navires les plus reculés de la flotte.

Les Loups impériaux

Le loup Impérial est le plus puissant vaisseau de ligne de l'Empire. Des batteries de canons hérissent son château avant, surplombant un immense bélier d'éperonnage avec lequel il éventre l'ennemi. Mû par le vent ou par ses rameurs, sélectionnés parmi les soldats les plus robustes, il traque les ennemis de l'Empire à travers les océans.

Les Loups Impériaux sont organisés en escadres, ce qui les rend triplement dangereux. Une escadre est capable de se déplacer avec précision et sa puissance de feu lui permet de faire pleuvoir un déluge de projectiles sur l'ennemi. Une fois celui-ci affaibli, les Loups Impériaux se lancent à l'abordage. Les canons de leur château avant les rendent très dangereux en cas d'abordage car une contre-attaque ennemie devra d'abord en subir le feu.

Le maître de nage donne la cadence depuis le château arrière. Le son lugubre du tambour se mêle à l'appel strident des cornes de guerre des vaisseaux qui prennent part à la bataille. Ce vacarme est loin d'être inutile car il permet aux vaisseaux de se situer les uns par rapport aux autres, au milieu des nuages de poudre noire de la canonnade.

Les galères impériales

Les galères sont de petits navires, rapides et légèrement armé, utilisés pour les éperonnages et les patrouilles le long du fleuve Reik et du dangereux littoral de l'Empire.

La galère est un des meilleurs vaisseaux sillonnant les mers : assez solide pour supporter une grosse quantité de dommages, elle utilise à la fois sa voile et ses rames, ce qui la rend extrêmement manœuvrable en toutes circonstances. Elle est également suffisamment spacieuse pour emporter un contingent de troupe significatif et possède une batterie de canons redoutable à l'avant. Bien utilisées surtout par les flottes impériales, les galères sont souvent capturées ou construite par les pirates [et les autres nations]. On peut donc en rencontrer sur toutes les mers du monde.

Leurs équipages sont de coriaces aventuriers, toujours prêts à tout risquer sur une attaque. Seules les injonctions de leurs capitaines les empêchent de prendre des risques inconsidérés par goût du carnage et du pillage. Les capitaines des galères sont choisis parmi les vétérans les plus aguerris et savent quand prendre des risque et quand garder leurs distances.

Les Vulcains

Le Vulcain est une adaptation non conformiste des Galères impériales [...]. [il] reprend la forme générale de la Galère à une (grosse) différence près : un immense canon monté sur son pont principal.

On dit que c'est Sigismund le Fou, un vieil alchimiste spécialiste en explosifs travaillant pour Karl Franz, qui conçut le principe du Vulcain. On prétend également que l'idée lui en vint après avoir visité les ateliers souterrain des ingénieurs nains des Montagnes du Bord du Monde. L'énorme canon du Vulcain avait à l'origine été conçu pour être un canon de siège, mais même les plus puissants chevaux impériaux ne pouvait le tracter. Une fois monté sur son affut, le canon restait invariablement sur place, irrémédiablement enlisé. De plus, à chaque fois qu'il faisait feu, l'affut était démantelé, expédiant des débris et des planches sur plusieurs centaines de mètres. Le projet fut donc mis en sommeil.

Loin de se décourager, Sigismund se retira dans la solitude de sa tour des faubourgs de Middenheim, afin de se concentrer sur ce problème. On pouvait apercevoir une faible lumière briller toute la nuit dans la pièce la plus haute de la tour. Après des jours et des nuits de travail, il émergea, l'air hagard et décharné en brandissant un parchemin. Sans prendre le temps de se changer, pour être plus présentable et sacrifier à l'étiquette, il présenta ses nouveaux plans à l'Empereur. La nouvelle création de Sigismund était le Vulcain. Supporté par le poussé d'Archimède, l'immense canon serait installé sur une solide galère. Le mât serait reculé de façon à pouvoir adapter le fût sur deux énormes supports en métal qui le maintiendraient en place. Massés autour du fut, se trouveraient les bancs de nage où les rameurs allaient suer sang et eau pour manœuvrer le Vulcain. Le seul problème semblait être le recul de l'arme, qui mesurait toute la longueur du navire et le faisait bondir en arrière, brisant toutes les rames qui n'avaient pas été relevées. Au cours des essais, trois Vulcains furent projetés sur la terre ferme par le recul. Malgré ses problèmes de mise en œuvre, cette arme, dont la puissance de feu intéressait l'empereur fut commandée à une douzaine d'exemplaires pour la flotte impériale.

Lorsqu'il tire, le Vulcain disparaît derrière un nuage de fumée noire et les échos de la détonation peuvent s'entendre à des milles à la ronde. Le canon est tellement grand que ses munitions doivent être chargées dans la coque sur les docks du Reik, au moyen d'une grue. Le canon ne peut effectuer que quelques tirs dans une bataille car le navire ne peut embarquer qu'un petit nombre d'obus et suffisamment de poudre. Mais le plus gros handicap reste la fâcheuse tendance qu'à le canon d'exploser et de couler le navire ! Le côte positif, malgré tout ces inconvénients, les puissance de feu proprement incroyable à courte portée du Vulcain. Il peut percer d'énorme trous dans les coques des navires ennemis et couler les plus grosses unité d'un seul tir. […]

Tactiquement, les Vulcains sont souvent utilisés en première ligne de façon à percer une brèche dans les rangs ennemis. Ils ne sont toutefois par aussi maniables et rapides que les autres navires de la flotte [...]

[Image: empire_armee_flotte1.jpg]

[Pour rappel, Karl-Frantz 1er est élu en 2502. On aura compris que ce n'est pas le navire le plus fréquent de la flotte impériale. Cette arme fait effectivement pensé au Canon Tonnerre des nains (cf la page sur la technologie naine).]

Les Poings de Fer

Le Poing de Fer est la seconde adaptation impériale de la Galère. La plus grande partie de sa coque est occupée par un mortier dont la gueule ramassée pointe sinistrement vers le ciel. Les Poings de Fer ne s'aventurent que rarement en pleine mer car leur rôle principal est la démolition des villes côtières ennemies.

Inventés par les savants impériaux, les Poings de Fer sont utilisés par de nombreuses nations du Vieux Monde car partout où les villes sont construites sur des rivières, les Poings de Fer peuvent amener une terrible puissance de feu sur des positions autrement inaccessibles.

Parfois, les Poings de Fer ont été utilisés avec succès dans de célèbres batailles. Les bâtiments et vaisseaux de ligne avancent vers leurs proies tandis que les mortiers à l'arrière font pleuvoir un rideau de boulets de canons.

Comme les mortiers montés dans la coque des Poings de Fer tirent presque verticalement en utilisant une grande quantité de poudre, ils sont capables de tirer par dessus les navires devant eux. Avec de bons artilleurs, un système efficace de signalisation et beaucoup de chance, le Poings de Fer peuvent infliger des dégâts importants sur des ennemies invisibles, tout en restant protégés par les vaisseaux de première ligne !

[Image: empire_armee_flotte2.jpg]

Les renégats de Schmidt

Le capitaine Sigfried Schmidt, commandant d'une escadre de Poings de Fer, disparut avec ses navires alors qu'il escortait un convoi à destination de l'Arabie. Depuis, il y a eu de nombreuses rumeurs sur des renégats impériaux ravageant les côtes, de la Mer des Griffes jusqu'au Grand Océan Occidental. On ignore combien de ces histoires sont véridiques mais la seule idée de traîtres impériaux combattant contre leurs anciens camarade irrite grandement l'Empereur Karl Kranz. Il y aura des promotions, de la gloire et de l'or pour celui qui rapportera la tête de Sigfried Schmidt !