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<b>Omnia Vinct Machina</b> (4ème de couverture)


Né de la pourriture des dieux morts, l'humain pâtira du carnage.


Mais comprendre ceci est long et difficile, inutile sans doute, jusqu'à un certain point.


Une fois ce point dépassé, vous entrez dans l'Orbe Obscure, la charpente millénariste qui s'est jurée de donner une fin à ce qui eut un début.


Le début remonte bien avant l'Empereur et sa première intronisation durant l'Age des Luttes. Le début remonte à ce versant des àmes précédant la machination composite qui n'aura de cesse, dès lors, de les en enchaîner loin de la cîme ; la pesanteur est loi égale partout, même dans le Warp.


Les individus, dans ce bain de purullence, n'ont aucune importance ; Spa ne couchera même pas avec Carillon. Ils ne sont que corps épuisés dès la naissance, dont leurs propres volontés brûlent et accélèrent seules les destins.


Impériaux (pour la plupart), énième génération sacrifiée (tous cette fois), les héros d'OVM n'ont qu'un noyau de certitude : puisque tout repose sous le mantelet de la Machine, l'Omnimessie a déjà tout vaincu. Il est la stase de l'Univers, le garant de Tzeentch, la clé de toute fin. Le vainqueur, que la <i>Primitiae Purgatio</i> lancée par l'Inquisition contre Mars, après Istvaan III, n'a même pas frôlé.


"Se gorger de l'ombre, se dresser enfin, être l'aboutissement, l'avant-dernière nuit, ne suffisent pas. La victoire est à arracher derrière les yeux de tous les Transmats, jusqu'au dernier des derniers dans le plus profond de ce qu'ils appellent temple. Jaillir du plus loin, venir fendre les remparts du Segmentum Solar, tous les remparts, mêler les sangs, creuser la rouille interdite de ce monde ; car nous sommes l'ultime compassion."


Et car ainsi parle le Seigneur-Inquisiteur Juan-Erik, Kân-Dûk, Irredente, Publicator actuel du Contre-Empire.


<b>ça marche comme une hotline</b> (Extrait du flyer du DPD HD rééditant l'Intégrale de la psysérie)


Un peu comme Carrie Ingalls se vautrant en descendant la colline, la Sha'Rac'O North est tombée dans l'Amas comme une bouse de gnou qu'aucun roseau ne voulait freiner.


Vidée (à coups de pompe dans l'arête) de la fabula contre-impériale <i>Omnia Vinct Machina</i> (dont elle déserta tôt le contingent mercenaire pour avoir été l'ancienne maîtresse (bavarde) du traitre au Bien Suprême O'Shovah, du moins c'est ce qu'elle dit), la guest-starlette tau de "ça marche comme une hot-line", roman philosophique porté à la psychovision par le buccolique <b>la Queue en Airain</b>, n'y aura également fait qu'un court passage, suffisant toutefois pour marquer d'un trait indélébile la longue évolution technique du freesbee à Portmeirion.


Célèbre dans North Avenue pour son gloss et son répertoire d'hymnes révolutionnaires classiques (la production lui imposa d'en chanter un différent à chaque épisode), Rac'O incarne la nouvelle génération "wetwarp" de la psynovella, éloge de l'intégration kroot, précurseuse de la féminisation désabusée de l'industrie d'armement, ou, plus simplement, le magazine <i>Gimme, gimme, gimme</i> l'a également reconnu ainsi, "ambitieuse enveloppe timbrée des difficultés quotidiennes de <i>l'Amas Way Of Life</i>".


Il faut dire que dans l'Amas, la fortune vient à ceux qui vendent à ceux qui tirent. Coincée entre la Schind Corporation, la Kandle et la Genocide Inc., celle qui n'hésite pas à dealer de la coquille pilée pour infiltrer les Rail-Dunce a souvent été à tort comparée avec Kim Wilde, avec laquelle, il est vrai, elle partageait semblable couleur d'iris.


Nominée ensuite comme Meilleur dix-septième rôle" dans "Bertine" (antépisode baclé sur la vie de la fiancée de Peter Deux-Coups), le scandale militaro-judiciaire qui rattrapa la "merlue de Portmeirion" eut cependant moins d'impact sur elle que le procès intenté après le tournage de CMCUH par Ana van Schlagen Tag (Rac'O ayant volontairement fait tomber feu-Scheisse du zeppelin).


Ruinée et rapidement emprisonnée pour dettes, l'ex Sha-ui réalisa toutefois en prison l'un de ses plus vieux rêves, en devenant l'égérie de Lauréale Pari et de son calendrier anatomique de l'année 006M42 (surnommé depuis par les collectionneurs "la période bleue"). De l'avis de Lauréale Pari, société d'assurance rachetée depuis par Jimini Painkiller, "elle contribua à populariser l'esprit de loterie si méconnu chez les militaires".


Libérée pour conduite solidaire (après la révolte sanglante des pénitenciers de Southhill) mais à jamais dégoutée du machisme des firmes d'armement, Rac'O s'est aujourd'hui reconvertie dans l'humanitaire, elle l'avoue elle-même : <i>"pour que ceux qui paient ne soient plus toujours les mêmes"</i>, comme directrice d'un élevage d'orks, la SAD (Société Anonyme de Déminage).


<b>Squat & d'Equerre</b> (interview biographique parue à l'occasion de l'AMF Thumb Up dans "La Nouvelle Observance", hebdomadaire apolitique et écclésiarchique destiné aux classes d'étude des schola progenium)


LaNoob : Patricia Moraud, vous avez aujourd'hui 21 ans, pourquoi avoir écrit si tôt "Squat & d'Equerre" ?


PatMor : (rires) Oh, après ma troisième cure de réjuv', j'ai toujours pensé que l'Histoire de l'Imperium était unique, indéfectible, et méritait d'être maintenue, un peu comme, lorsque l'on reçoit des amis, qu'on leur prépare par exemple un chapon, en tant qu'hôtesse, je me dois de veiller à ce qu'il ne manque rien.


LaNoob : Le "problème squat" a toujours été l'apanage de la causalité rémanente, pourtant fort peu popularisée même par des librarium avant-gardistes comme la cryptoscribie de Taran. Quelles ont été vos techniques de fouille ?


PatMor : en tant qu'historienne, je m'inscris dans une lignée, je crois au marbre, au fluff-source, loin des apports apocryphes d'un Gavin Thorpe par exemple qui sont parfois trop liés au contemporain, à un certain révisionnisme des exactions passées pour le seul besoin de l'imaginaire-client. Même lorsque je pratiquais le mannequinat, je demeurais persuadée en défilant que le dossier squat est une exaction, un crime d'Etat. Tout est dans les Ecritures, à l'état originel, non-déformé. Je n'ai pas d'autres techniques. Vous parliez de la pomme de terre slave : son travail de préservation et de conservation du fluff est à ce titre remarquable, et inégalé. Son Grand Livre de Justice de l'Adeptus Arbites fait à jamais partie de mes références, comme je me contente la plupart du temps d'appliquer ses méthodes ; pour <i>Squat & d'Equerre</i>, bien qu'il n'en reste plus grand'chose, je suis par exemple allée visiter la ruche Apigaël. Rien ne vaut le terrain.


LaNoob : votre pamphlet contre l'Inquisition est finalement très conformiste. Patricia, en révélant dans <i>Squat & d'Equerre</i> comment sont morts la plupart des squats et non pas pourquoi, n'avez-vous pas eu l'impression de trahir leur mémoire ?


PatMor : beaucoup l'ignorent, mais la civilisation squat a commencé et fini sur une île. Avant d'être captivée par la rédaction de <i>Squat & d'Equerre</i>, j'achevais mon enquête épigraphique sur les jokaeros ("L'impact du jokari sur l'évolution technologique pré-Age des Luttes", Alessandro Editions), je venais de divorcer pour la seconde fois et mon troisième mari, Alessandro, avait compris que j'avais besoin d'un hâvre plus paisible pour travailler sur les graphies depuis longtemps invisibles de ces damnés amoureux du jus de citron. Dans le camp de nudistes qu'Alessandro dirigeait, je ne payais évidemment pas la loc' des planches de surf mais j'avais besoin de cours et c'est là, sur une vague, avec mon prof, que le récit par celui-ci de la mort de Frida Todjensson m'a pénétré de la puissance indigne de l'Inquisition. Ce fut comme un déclic. Je ne connaissais pas cette institution impériale, sinon comme tout le monde, aussi même le terme qui la désigne m'était inconnu. Frida est morte brûlée vive, vous savez, avec la connaissance de qui la tuait. J'ai alors recherché toutes les archives liées à l'assaut de la spyre d'Apigadil, j'ai lu le psychocristal qui a enregistré la mort de Frida Todjensson, car sa mort fut enregistrée. C'est ça qui m'a mis la puce à l'oreille : on n'enregistre pas ce qu'on veut cacher.


LaNoob : La puce, déjà...


PatMor : Oui (hi hi hi).


LaNoob : Patricia, à la publication de votre thèse, <i>Squat & d'Equerre</i>, autant ne pas cacher que la réaction anonyme de nombreux inquisiteurs a été des plus brutales...


PatMor : mon avis est assez partagé sur cette époque. D'un côté, l'Inquisition avait nourri ma thèse, car, a posteriori, il est clair que l'Inquisition a évidemment choisi de me laisser accéder aux sources de cette tragédie ; d'un autre côté, Alessandro a fini avec une planche de surf entre les côtes et j'ai moi-même essuyé trois tentatives d'attentats, dont l'une d'elle fut mortelle.


LaNoob : dans quatre ans, vous aurez 25 ans, un age déjà respectable pour un esprit de la machine. Pour vous qui rêviez de participer au concours Lauréale Pari, qu'en est-il de votre nouvelle vie dans les réseaux, comment s'est passé votre changement de carrière ?


PatMor : Oh (rires), j'ai presque été flattée que l'Adeptus Mechanicus tente ainsi de récupérer ce qui était sauvable de mon corps, même après l'attentat, même après le premier interrogatoire des technoprêtres, et cela juste pour ma contribution à la mémoire collective. J'ai compris beaucoup de choses depuis, notamment à propos de l'Inquisition. Certains lui appartenant veulent nous détruire, vous savez, sur Mars beaucoup de logis comme moi le pressentent. Ils veulent nous purger, de moi qui ne suis rien qu'une gardienne de vérité jusqu'au Fabricator général qui nous garde tous. Mais vous pouvez être sûr que je ferais tout pour les en empêcher ! Même pas pour moi ou à cause de ce pseudo prof de surf à qui j'ai finalement pardonné depuis longtemps, mais pour Frida. Frida Todjensson, voyez-vous, ça ne se pardonne pas.


LaNoob : merci Patricia de nous avoir ainsi consacré quelques minutes et l'une de vos prises femelles.


PatMor : c'est moi qui vous remercie. Vous pouvez retirer votre périphérique en toute sécurité.

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#3

Résumé des épisodes précédents


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Jimini Painkiller est retourné parmi les siens sur Solurb Secunudus où les autorités de la confrérie Khandle sont confrontés à une grève massive des conducteurs de trains blindés qui réclament la retraite à 355 ans, arguant que la poussière de charbon émise par les moteurs nucléaire à fusion de l'hydrogène les empêche de faire la sieste quand le train est en mode pilotage automatique.


Le frère-capitaine Josephus Magnusson est retourné parmi les siens à bord du Riddler's Hand après une quatorzième croisade noire dont il est jugé responsable de l'échec parce que le Riddler's Hand a heurté la barge d'Abaddon - à bord de la quelle le dernier message enregistré avant l'impact fut "tu la bouges ta merde ou tu veux que je t'aide ?" - après avoir grillé une priorité au sortir d'une ceinture d'astéroïde alors qu'il écoutait "Thunderstruck" de AC/DC à plein volume. Le constat a été rempli mais pas à l'amiable.


Zugrub Oomifrind est retourné distribuer des baffes à Zugrubtown où le service de déminage est en grève. Les ouvriers gretchins de la manufacture de cigares réclament quant à eux le classement de la profession à risque depuis qu'un des leurs s'est fait un tour de rein en ramassant les feuilles de tabac.


Pendant ce temps là, sur Negromundheim, il ne se passe rien.


Nos héros ne le savent pas mais nous nous savons, ça va continuer comme ça encore longtemps.

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#4

L'épinglé a été complété avec les différents récits qui traînaient dans la partie background (profitez-en pour redécouvrir les parodeies de chansons par le squat, Xavier et autres, ou le début des folles aventures de Feetgave).


J'en profite pour lancer un appel au camarade Xavier : si depuis le temps, t'as trouvé des titres plus explicites et percutants que « Je touche le fond » ou « Bêtise, suite », n'hésite pas à nous le faire savoir. Dès que la ZA sera relue (d'ici une semaine ou deux je pense), je réorganiserai tes récits de manière thématique plutôt que chronologique.


Je passerai la balayette de temps en temps sur ce fread histoire de ne garder que les posts de présentation des auteurs. Ce message s'autodétruira donc en temps voulu et utile.


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#5

Citation :J'en profite pour lancer un appel au camarade Xavier : si depuis le temps, t'as trouvé des titres plus explicites et percutants que « Je touche le fond » ou « Bêtise, suite », n'hésite pas à nous le faire savoir. Dès que la ZA sera relue (d'ici une semaine ou deux je pense), je réorganiserai tes récits de manière thématique plutôt que chronologique.

Tu n'as qu'à titrer la première "Power of the demon-king of the hell of steel", la deuxième "Die by the power of the crown and the ring of blood of the king of the sword and the hammer of steel from hell" et pour les suivantes, tu brodes.

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#6

Et en plus, y s'fout de ma gueule. Pour la peine il y aura une référence à Judas Priest*. Dorénavant, a chaque fois que les gens penseront à tes récits, cette image surgira dans leurs esprits :




[Image: halford.jpg]

et ce ne sera que justice.


Bon, je sais pas si mon découpage thématique est pertinent, mais je propose le truc suivant.
</li>
[*]The Zugrub Anthology (of Steel) </li>
[*]Faster than a Boulette* Cycle (of Fire) </li>
[*]The Free Writings Compilation (of Black Wind) </li>
[*]The Riddler's Hand Stories (from the Deepest Darkest Abyss) </li>
</ul>---
* pour ceux qui voient pas où qu'elle est la référence, séance de ratrappage :


>>


<div><iframe width="459" height="344" src="https://www.youtube.com/embed/JAagedeKdcQ?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen="true"></iframe></div> <<
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