Salut à tous. Voici un récit que j'avais posté sur le Warfo. Je le poste ici également. J'aimerais des avis/ commentaires. Merci!
Je me tenais derrière le canon impérial. Will et Boris amenaient un boulet, crispés dans l'effort. Le capitaine Hiegfried criait et n'arrêtait pas de critiquer la lenteur des servants des canons qui étaient épuisés par ce dur travail.
Un peu plus loin, je vis Doran se boucher les oreilles: le mortier tira. Le bruit sourd se fit entendre encore une fois.
De la fumée sortait de la bouche de l'enfer.
Le capitaine Hiegfried remarqua que je ne faisais rien.
-"Allons, Mortensen, au boulot!", dis-t-il avec un tic nerveux.
L'armée impériale se battait avec courage contre ses envahisseurs chaotiques. Je pouvais voir, au loin, le Général Köffel se battre avec ardeur, l'étendard dns une main, l'autre tenant fermement les rennes de son fidèle coursier.
Le soleil se levait, l'aube rouge se dessinait dans l'horizon.
Peut-être ne verrais-je plus de chose si merveilleuse?
Au fond de moi, j'avais peur, très peur.
Comme tous les humains, j'avais peur de la mort, peur de ne plus voir le jour.
Après quelques heures, il était inutile de le nier: nous perdions du terrain. Bientôt, nos ennemis franchiront nos lignes et nous massacreront...
Le canon tira et son projectile alla exploser dans les rangs du Chaos. Je pouvais voir les membres se faire déchiqueter, la chair se faire lacérer. Je sentais l'odeur de la mort se répandre sur le champs de bataille. Bientôt, ça sera mon tour.
Le capitaine vit que je rêvais une fois de plus.
-"Mortensen, non d'un chien..."
Il s'arrêta, scrutant les cieux. Une dizaine de perfides créatures descendaient du ciel et se dirigeaient sur nous.
Le capitaine Hiegfried s'écria vite:
-"Sortez vos épées et battez-vous jusqu'à la mort!"
Au fond, Hiegfried n'était pas si méprisant.
Ce n'était qu'un pauvre humain qui essayait de défendre sa peau et celle de ses hommes.
Malheureusement, ce ne fut pas le cas cette fois-ci.
Une créature se jeta sur lui et, d'un coup de ses longues griffes tranchantes, lui brisa le crâne. Le capitaine s'effondra, son sang ruisselant sur l'herbe fraîche.
S'en était trop pour Will, Boris et bien d'autres.
Ils fuirent en beuglant de toutes leurs forces.
Je les aurais bien suivi si je ne tremblais pas autant.
J'étais raide, pétrifié par la peur. Mes jambes refusaient de quitter leur place. Par contre, Doran se précipita sur les monstres infâmes. Il en décapita un mais les autres le lacèrèrent cruellement. Je croisa le regard de mon ami.
Je ne pouvai jamais l'oublier. Un regard désespéré, qui en serait même terrifiant. Il abandonnait la vie pour rejoindre la mort.
Ce fut à mon tour d'en avoir assez. Nous avions perdu. J'allais mourrir. Tou ça à cause d'une stupide bataille pour contrôler le monde. Pourquoi se battre alors que nous pouvions vivre dans la paix, l'amour??
Voila ce qui est imporant dans une vie: l'amour.
Hélas pour moi, je le l'ai jamais connu.
Finallement,je ne perdais pas grand chose: ma mère était morte à ma naissance et je n'ai pas connu mon père.
Je sortis de mes pensées. Le soleil était haut dans le ciel, ce dernier était bleu. S'il n'y avait pas eu la guerre, j'aurais pu trouver ce jour beau...
Je sortis mon pistolet et le plaçai contre mes tempes.
Adieu monde cruel!
