Le Ciel était Bleu

5 réponses, 4269 vues


Salut à tous. Voici un récit que j'avais posté sur le Warfo. Je le poste ici également. J'aimerais des avis/ commentaires. Merci!


Je me tenais derrière le canon impérial. Will et Boris amenaient un boulet, crispés dans l'effort. Le capitaine Hiegfried criait et n'arrêtait pas de critiquer la lenteur des servants des canons qui étaient épuisés par ce dur travail.


Un peu plus loin, je vis Doran se boucher les oreilles: le mortier tira. Le bruit sourd se fit entendre encore une fois.


De la fumée sortait de la bouche de l'enfer.


Le capitaine Hiegfried remarqua que je ne faisais rien.


-"Allons, Mortensen, au boulot!", dis-t-il avec un tic nerveux.


L'armée impériale se battait avec courage contre ses envahisseurs chaotiques. Je pouvais voir, au loin, le Général Köffel se battre avec ardeur, l'étendard dns une main, l'autre tenant fermement les rennes de son fidèle coursier.


Le soleil se levait, l'aube rouge se dessinait dans l'horizon.


Peut-être ne verrais-je plus de chose si merveilleuse?


Au fond de moi, j'avais peur, très peur.


Comme tous les humains, j'avais peur de la mort, peur de ne plus voir le jour.


Après quelques heures, il était inutile de le nier: nous perdions du terrain. Bientôt, nos ennemis franchiront nos lignes et nous massacreront...


Le canon tira et son projectile alla exploser dans les rangs du Chaos. Je pouvais voir les membres se faire déchiqueter, la chair se faire lacérer. Je sentais l'odeur de la mort se répandre sur le champs de bataille. Bientôt, ça sera mon tour.


Le capitaine vit que je rêvais une fois de plus.


-"Mortensen, non d'un chien..."


Il s'arrêta, scrutant les cieux. Une dizaine de perfides créatures descendaient du ciel et se dirigeaient sur nous.


Le capitaine Hiegfried s'écria vite:


-"Sortez vos épées et battez-vous jusqu'à la mort!"


Au fond, Hiegfried n'était pas si méprisant.


Ce n'était qu'un pauvre humain qui essayait de défendre sa peau et celle de ses hommes.


Malheureusement, ce ne fut pas le cas cette fois-ci.


Une créature se jeta sur lui et, d'un coup de ses longues griffes tranchantes, lui brisa le crâne. Le capitaine s'effondra, son sang ruisselant sur l'herbe fraîche.


S'en était trop pour Will, Boris et bien d'autres.


Ils fuirent en beuglant de toutes leurs forces.


Je les aurais bien suivi si je ne tremblais pas autant.


J'étais raide, pétrifié par la peur. Mes jambes refusaient de quitter leur place. Par contre, Doran se précipita sur les monstres infâmes. Il en décapita un mais les autres le lacèrèrent cruellement. Je croisa le regard de mon ami.


Je ne pouvai jamais l'oublier. Un regard désespéré, qui en serait même terrifiant. Il abandonnait la vie pour rejoindre la mort.


Ce fut à mon tour d'en avoir assez. Nous avions perdu. J'allais mourrir. Tou ça à cause d'une stupide bataille pour contrôler le monde. Pourquoi se battre alors que nous pouvions vivre dans la paix, l'amour??


Voila ce qui est imporant dans une vie: l'amour.


Hélas pour moi, je le l'ai jamais connu.


Finallement,je ne perdais pas grand chose: ma mère était morte à ma naissance et je n'ai pas connu mon père.


Je sortis de mes pensées. Le soleil était haut dans le ciel, ce dernier était bleu. S'il n'y avait pas eu la guerre, j'aurais pu trouver ce jour beau...


Je sortis mon pistolet et le plaçai contre mes tempes.


Adieu monde cruel!

(Modification du message : 17-10-2007, 17:50 par Ingos Strakh.)

Le texte n'est pas mauvais en soi , il manque cependant d'enluminures telles que des précisions dans les description pour vraiment donner de la profondeur a l'histoire .


Sa manque aussi un peu d'action , et les réflexions du "héros" me semblent un peu "culcul" , genre en pleine battaille , le "ou est l'amour" est vraiment la dernière des choses qui me viendrait a l'esprit.


Bonne continuation.


Tout d'abbord, merci de ta critique^^


Ensuite, je dirais que tu n'as pas vraiment saisi le contexte de ma nouvelle. Celle-ci démontre qu'il n'y a pas que les héros sur un champs de bataille. Que la peur existe dans les esprits, que les humains peuvent éprouver des sentiments...




Citation :le "ou est l'amour" est vraiment la dernière des choses qui me viendrait a l'esprit.

Oui, c'est ce que tu dis. Mais tu n'en sais rien car tu n'as pas connu de batailles (enfin je pense^^).


Cordialement,


Méphisto.


Ma foi, c'est un bon texte qui se lit bien (bien que l'italique pique un peu les yeux ^_^).


Par contre, je ne comprends pas la dernière action du gars : il est paralysé de trouille par la peur de mourrir et il se tire une balle dans la tête ? Je l'imagine plutôt faire semblant de faire le mort et espérer qu'on ne le repèrera pas avant la nuit ou le passage des chaotiques !


Salut!


En écrivant le récit, je me mettais à la place du perso. Je me suis dit quand voyant arriver l'ennemi, il repense à tous ces moments difficiles d'une vie...Il ne fait même plus attention à son équipe. Il est pris de paralysie (je te pique ton mot^^) et se tue...


Bonne journée,


Méphisto-de retour-


J'aime bien le petit plus psychologique en plus...Par contre c'est vraie que la petite pensée sur l'amour et les parents qu'il n'a pas connu ça fait un peu "amour, gloire et beauté" version tragique.


Tien une idée, si tu écris une petite histoire avant celle-la le lecteur va s'attacher au personnage et en plus tu pourra raconter l'enfance malheureuse et le manque d'amour de ton "héro".