Les archétypes en fantasy : Qui ? Quand ? Où et pourqoi ?

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Citation :
Il y a 22 heures, L`Eternel a dit :




L'introduction des tueurs au sein des très classiques "clans" est une évolution propre à GW et tenant du génie.




 




Simple addition du berserker aux nains tolkenistes, lesquels étaient scandinaves.




 




Que les barbares combattent nus par mépris de la mort et surtout de l'ennemi date du bouquin de Jules César, qui en fait le pendant sauvage du joueur olympique de l'Antiquité. C'est sa "Guerre des Gaules" qui va en faire un symbole de l'archétype du guerrier "apuré", repris ensuite du punk jusqu'à Rambo.




Des "tueurs", il y en avait plein dans la fig historique, notamment dans l'antagonisme romano-celte ou britons/vikings, GW n'a eu qu'à se baisser pour assaisonner ses ersatz.




 




Si on doit en effet à GW la couleur verte des orques/orks, puis leur origine fongique artificielle (les peaux-vertes chez GW sont toujours le produit abandonné d'une magie morte), ce n'est que le résultat d'une lente maturation d'appauvrissement du concept :




 




dans Rogue Trader et Warhammer, les orques/orks sont des créatures fantastiques proches du "bon sauvage" (qui est donc sauvage par nature et qu'on ne peut domestiquer, mais ce n'est pas de sa faute). Le métissage est alors courant entre sauvages et civilisés et on trouve des tas d'half dans Whfb et Wh40k (half-human, hald-elfs, half ogre...) qui démultiplient caractéristiques, couleurs de peaux et diversité d'avenirs des "orquoïdes".  L'héritage de Tolkien, qui est lui-même l'expression des racines cosmopolites de la Grande-Bretagne, est ici patent.




 




La monochromie verte va surtout enterrer cette vision "égalité participative des civilisations". Si les orques se peignent encore du bleu des pictes, leur peau verte les réduit à incarner le retour à la barbarie dont il faut continuellement se défendre, comme la Nature qu'il faut continuellement défricher. Ou craindre. Les orks du no future remémorent aussi l'époque nostalgique où de sales gamins construisaient des cabanes dans les terrains vagues thatchériens ou les friches industrielles de Nottingham. 




Plus tard dans BloodBowl, orques noirs et femelles orques existent toujours (ce qui correspond à la mentalité XXième siècle de la place à-résumer-ou-à-valoriser de la pigmentation et de la femme dans le monde).




La compétition commerciale gagnée, le sculpteur Brian Nelson abêtit les vauriens de banlieue (désormais ailleurs : artistes reconnus) en derniers grands singes, comme on remise au musée l'évolution des hominidés. Les vainqueurs écrivent l'histoire.




Cet apport morphologique fixe paradoxalement le fluff stagnant (dont les seuls soubresauts autorisés sont l'hybridation tyranide, en forme d'impasse elle-aussi).




 




Version caricaturale de l'Humanité, à la dérision pas toujours comprise ou entretenue, cet affichage d'instincts parfois bas conduit enfin GW à transvaser les peaux-vertes du règne animal au règne végétal, dont ils suivent désormais le temps long, l'invincibilité endémique et l'apparente intelligence réduite. Simple arme biologique conçue par les Anciens, depuis devenu un outil fini en l'état, incapable d'évolution kulturelle (même chez R.), laissé à lui-même en stricte duplication.




Même si le mycélium se nourrit des racines, la reproduction fongique nie toute sexualité, donc tout apport fécond.




 




Le "génie" de GW peut ainsi apparaître comme un simple narcissisme inconscient, rythmé par les étapes de développement de cette entreprise et cautionné par une certaine paresse des acteurs de traine (fournissant proxys sans audace).




L'immobilisme désormais acquis du concept Ork, sa stérilisation créative, est-ce un mieux depuis les orques polychromes de Tolkien et autres inspirateurs mythologiques ?




Je ne le pense pas.


(Modification du message : 09-05-2018, 11:47 par KDJE.)

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Les archétypes en fantasy : Qui ? Quand ? Où et pourqoi ? - par KDJE - 09-05-2018, 11:46