Pour la seconde guerre mondiale, la bataille décisive n'est pas militaire, mais industrielle. Elle se gagne dans l'Oural, dans l'Atlantique (plus de Liberty-Ships construits que de coulés), sous le ciel allemand (des chars et de l'essence synthétique produits quasi jusqu'à la fin du IIIè Reich), Leyte n'est décisif que parce que les pertes japonaises ne peuvent être remplacées, Guadalcanal parce qu'il y aura toujours plus de marines que d'insulaires conscrits japonais...
La logique nazi, qui brille à Caen, à Koursk, en Afrique : l'élite (technologique, tactique...) face à la masse, demeure constamment de courte vue et inadaptée (le Bismarck est coulé en trois jours, dès sa première opération. La Luftwaffe n'a jamais le bras assez long...) et demeure simplement l'arbre qui cache la forêt organisationnelle de l'industrie de guerre échafaudée par Speer qui, elle, est décisive (et lisse bien des erreurs d'Hitler et de l'OKW).
A la limite, on pourrait dire que la bataille décisive de la Seconde Guerre Mondiale fut Hiroshima : annihilation de toutes les ressources (humaines, industrielles, vitales) qui rend inutile la poursuite du conflit. Une guerre de cerveaux et de logistique, mais sacrant d'abord celui qui fut et demeura le plus riche belligérant (capable d'opposer 10 Shermans à 1 Panther, 5 destroyers à 1 U-Boot...).
Ce n'est d'ailleurs que par la bombe A que Nazi et japonais gagnent la seconde guerre mondiale dans le Maître du Haut Château, remarquable uchronie écrite par Philip K. Dick.
On pourrait donc aussi dire que la bataille décisive fut l'opération norvégienne Gunnerside contre l'usine de Vemork, en 1943, qui sabota suffisamment la production d'eau lourde allemande pour les sortir de la course à l'atome, scellant ainsi le conflit quelles qu'étaient ses formes conventionnelles (mais qui s'en souvient, et pourquoi n'est-ce pas un jour férié mondial en dit long sur l'Histoire écrite par les vainqueurs ;)
(Modification du message : 15-10-2018, 10:37 par KDJE.)
La logique nazi, qui brille à Caen, à Koursk, en Afrique : l'élite (technologique, tactique...) face à la masse, demeure constamment de courte vue et inadaptée (le Bismarck est coulé en trois jours, dès sa première opération. La Luftwaffe n'a jamais le bras assez long...) et demeure simplement l'arbre qui cache la forêt organisationnelle de l'industrie de guerre échafaudée par Speer qui, elle, est décisive (et lisse bien des erreurs d'Hitler et de l'OKW).
A la limite, on pourrait dire que la bataille décisive de la Seconde Guerre Mondiale fut Hiroshima : annihilation de toutes les ressources (humaines, industrielles, vitales) qui rend inutile la poursuite du conflit. Une guerre de cerveaux et de logistique, mais sacrant d'abord celui qui fut et demeura le plus riche belligérant (capable d'opposer 10 Shermans à 1 Panther, 5 destroyers à 1 U-Boot...).
Ce n'est d'ailleurs que par la bombe A que Nazi et japonais gagnent la seconde guerre mondiale dans le Maître du Haut Château, remarquable uchronie écrite par Philip K. Dick.
On pourrait donc aussi dire que la bataille décisive fut l'opération norvégienne Gunnerside contre l'usine de Vemork, en 1943, qui sabota suffisamment la production d'eau lourde allemande pour les sortir de la course à l'atome, scellant ainsi le conflit quelles qu'étaient ses formes conventionnelles (mais qui s'en souvient, et pourquoi n'est-ce pas un jour férié mondial en dit long sur l'Histoire écrite par les vainqueurs ;)
