Consequences D'une Eventuelle Chute De L'empire...

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Le détail qui pose problème dans toute cette histoire, c'est que GW énonce comme un des principes fondamentaux de l'univers battle:


"Un jour, le Chaos va gagner. On est dans un desperate dark world of grimness, et les impériaux, bretos, elfes et nains réunis ont beau se casser le zgeg, ils ne font que retarder l'échéance."


(bon, je paraphrase et ça reste du grosse moto, mais c'est l'idée de base telle que je la comprends)


Les forces "neutres/loyales" (i.e. anti-chaos) se contentent effectivement de subir les attaques et d'attendre les suivantes en repansant les plaies.


Évidemment, à ce principe de base s'oppose la volonté de préserver un certain équilibre dans les rapports de force entre races, tout en donnant aux joueurs des méga-campagnes d'été de la muerte. D'où les Grandes Offensives du Jugement Dernier qui ne dépassent pas les potagers autour de Middenheim. Mais passons.


La question qu'il faudrait à mon avis se poser est la suivante : pour un fluffiste, la victoire inéluctable du chaos est une "évidence", mais qu'en est-il pour l'habitant du Monde Connu ?


- l'elfe : il est calé à bloc en magie, il a de bonnes sources historiques et un vortex en plein milieu de son pays, il doit donc en déduire que sans trop de souci qu'une expédition vers les terres du chaos serait un suicide.


- la nain : il aime rester chez lui et boire sa bière en principe, mais il a cet "héritage" ambivalent, à savoir l'histoire de Grimnir. D'un côté il pourrait donc être assez givré pour participer à ce genre d'expédition, mais d'un autre, il s'imagine quand même plus ou moins comment ça peut finir cette histoire.


- l'humain : c'est probablement le cas le plus complexe. D'un côté, il manipule l'essence du Chaos par l'intermédiaire de la magie, d'un autre tout ce qui est lié à la démonologie est tabou. J'imagine donc que pour ceux qui n'outrepassent pas ces tabous, la compréhension du Chaos reste assez fragmentaire, limite empirique. Du coup, dans quelle mesure un dirigeant - celui qui pourrait prendre la décision d'aller poutrer le chaos sur son propre terrain - peut-il avoir conscience de la véritable puissance de la Chose, de la corruption quasi-irreversible qu'il engendre (cf. Praag) ?


Alors pourquoi ne pas imaginer, en effet, un Empereur qui déciderait qu'il y a en marre de la racaille chaotique qui viole son bétail ou tue ses femmes, et irait avec son armée dans les Terres du Chaos, histoire de monter à ces malpropres où qu'elles hibernent les écrevisses.


Mais n'empèche que si l'on en revient au principe de base énoncé au début de mon post, ce serait une espèce de Grand Bond en Avant version Vieux Monde : une incompréhension ou mauvaise interprétation de certains principes de base qui pourrait conduire à la catastrophe...


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A.K.

(Modification du message : 14-11-2006, 20:10 par Ingos Strakh.)

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