Le (seul) truc à lire sur la campagne de France - 1940

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Cela me fait penser à un article lu ce matin sur le Courrier International. Je vous en copie une partie, qui traite directement du problème des drogues en Syrie : 




 



Citation :
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Le marché de la drogue explose


<p style="margin:0px 0px;padding:0px;color:rgb(0,0,0);font-family:Roboto, Arial, Helvetica, sans-serif;font-size:17.6px;font-style:normal;font-weight:normal;letter-spacing:normal;text-indent:0px;text-transform:none;white-space:normal;word-spacing:0px;background-color:rgb(255,255,255);">
L’état psychique des jeunes citadins et le besoin de s’extraire des horreurs de la guerre les ont fait plonger dans la drogue. De même, la consommation de drogue est devenue monnaie courante tant chez les soldats que chez les insurgés, afin de surmonter la peur et de commettre les atrocités qui leur sont exigées.

Le chaos syrien a permis au Hezbollah de renforcer sa mainmise sur le trafic de drogue, lequel constituait déjà une importante source de revenus pour l’organisation chiite libanaise avant le déclenchement de la guerre. Le hachich et l’opium cultivés dans la Bekaa [libanaise] s’exportent vers la Syrie, la Turquie et la Jordanie. Un médicament qui fait fureur est le captagon. Cette amphétamine de synthèse est consommée en grandes quantités par la plupart des belligérants et permet de se battre des jours durant sans repos.

Les pires criminels agissant sur le sol syrien sont des mercenaires. Ils ne se sentent aucune responsabilité quant à l’avenir de ce pays et n’ont pas à craindre les représailles, dès lors qu’ils quitteront la Syrie une fois la guerre terminée. C’est le cas des milices chiites afghanes envoyées par l’Iran et dont la plupart des miliciens sont des illégaux capturés sur le sol iranien et enrôlés de force pour combattre en Syrie contre la promesse d’un titre de séjour pour eux et leurs familles. C’est également le cas de nombreux miliciens de Daech, pour la plupart des Irakiens, des Saoudiens et des Maghrébins déconnectés de la population locale.




Nul ne sait quand prendra fin la guerre civile. Mais le chaos syrien, la “fawda” comme on l’appelle en arabe, laissera des traces profondes et durables. D’une part, ce ne sont pas seulement les infrastructures qu’il faudra réhabiliter, mais toute une société marquée dans sa chair par l’exode, les viols par milliers, les massacres confessionnels et la toxicomanie.




D’autre part, outre la corruption de l’armée, face à la propagation de milices criminelles et mafieuses militarisées par le régime et qu’il sera difficile de désarmer ou de priver de leurs sources de revenus, le régime baasiste va ressortir affaibli par rapport à la situation d’avant-guerre. La plupart des unités régulières souffrent d’un déficit de formation militaire, et celles qui bénéficient d’un encadrement professionnel sont instruites et financées par la Russie et l’Iran. Autrement dit, avec ou sans Assad, le régime alaouite ne sera plus jamais seul maître en son pays.




 




Le lien vers l'article (il faut être abonné au CI pour le voir) : http://www.courrierinternational.com/art...-gangsters


(Modification du message : 13-02-2017, 23:19 par Guy.)

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Le (seul) truc à lire sur la campagne de France - 1940 - par Guy - 13-02-2017, 23:18