Goulfier de Saint Gilles

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Bon meme si j ai l'impréssion que mon histoire ne vous passione guere, je post tout de meme la 3ieme partie...

Chapitre III.

Goulfier de Saint Gilles, était sorti du territoire de Bretonnie avec une centaine de lances à ses ordres, en direction des citée Etats et de l’argent facile qu’elles faisaient miroiter.

Lorsqu’ une nuit, un messager portant les couleurs de la Citée d’Edesse, intercepté par une patrouille, vint livrer une missive écrite par le Roi Thoros lui-même.

C’est ainsi qu’au petit matin l’ordre fut donné de lever le camp, et de faire brillé, cuirasses comme hauberts.

Après une demie journée de chevaucher, Goulfier vit s’ouvrir les portes de la ville et fut accueilli comme un roi mage.

Le vieux Thoros le reçut dans son palais, enfoui dans un amas de lainages, d’où émergeait un visage de spectre et d’où montait une voix aigrelette.

- Messire de Saint Gilles, dit il, je vous attendais.

Soyez le bienvenu, et restez le temps qu’il vous plaira dans mon palais.

Vous m’honoreriez en vous installant à demeure. Et comme Dieu ne m’a pas donné d’héritier male, je vous considérai comme mon fils, si cela vous convient.

Goulfier, interdit et surpris, estima que le vieillard allait un peu vite en besogne. Mais après réflexion, cette perspective lui était d’autant agréable qu’elle correspondait à ses propres intentions et qu’il n’aurait pas à se battre pour s’imposer même s’il lui semblait que cette proposition sincère soit elle en apparence, cachait une vérité tout autre...

N’ayant ni les yeux, ni les oreilles dans sa poche : à peine arrivé, il avait constaté que le vieux Thoros était haï par son peuple en raison d’une richesse insolente et de mœurs dépravées.

« Ce vieil hypocrite..., se dit il, s’il ne tenait qu’a moi, il ne règnerait pas un jour de plus... »

Dans la semaine qui suivit son arrivée, Goulfier alla faire bravade dans les parages pour impressionner les Etats voisins, et affermir la réputation de courage que lui avait faite Thoros.

Il eut le tort de s’attaquer, sur les conseil du vieux roi, à une citée importante ; et en revint tête basse, traînant à sa suite les lambeaux de son armée.

- Vous avez trompé votre fils ! dit il a Thoros, cette ville était bien mieux défendue que vous ne me l’avez dit. Désormais je me considère délivré de tout engagement envers vous et libre de retrouver les miens.

- Non, non, n’en faite rien mon fils ! glapit le tyran. Restez je vous en supplie.

Goulfier demanda à réfléchir et résolut de rester, à condition d’être associé au pouvoir.

Le vieillard leva les bras au ciel, non pour marquer son refus mais pour rendre grâces au seigneur, promettant qu’il ferait mieux : Il deviendrait l’héritier légitime de ses titres et de ses richesses.

C’était plus que Saint gilles n’en demandait.

Cadet sans avenir, personnage obscur, il allait devenir prince d’Edesse.

Soit, mais dans combien de temps ? Entouré de médecins, bourré de drogues, stimulé par ses concubines, et fort de la présence militaire qu’il lui apportait, le roi ne paraissait pas décidé a lâcher les rênes du pouvoir.

Goulfier se dit qu’il serait bon de l’y pousser.

Il savait que les officier du palais, les marchands, le peuple attendaient l’homme providentiel qui les débarrasserait du potentat ; sur de lui comme à son accoutumé, il se dit que cet homme, ce pourrait être lui.

Quelques sbires stipendiés par ses soins allèrent prêcher l’insurrection dans les quartiers populaires.

Les résultats ne tardèrent pas a se faire sentir : un matin une foule en effervescence se rua contre les portes du palais, força les portes, et envahit les jardins.

En proie à la terreur, Thoros et quelques uns de ses proches se réfugièrent dans une tour des remparts ou Goulfier le retrouva après avoir fait mine de l’avoir défendu et d’être poursuivit par la meute enragée.

Le vieil homme tomba à genoux en le voyant, s’approcha à sa cape en pleurnichant et en tremblant :

- Mon fils, Où sont vos hommes ? protégez votre vieux père, je vous en conjure ! Si vous me tirez de ce mauvais pas, ma fortune, ma garde, mes eunuques sont a vous !

Goulfier proposa au vieillard de prendre la fuite. Thoros jugea cette solution impossible, les insurgés bloquant la porte.

- Alors il faudra descendre de cette tour par une corde.

- Vous plaisantez, mon fils ! S’indigna le vieillard. A mon age et avec ma santé chancelante...

- C’est cela, mon père, ou la mort.

Ce fut la mort. Alors que le vieillard amorçait sa descente, suspendu à une corde, une bordée de flèches l’assaillit.

Encore vivant, il chuta dans le fossé.

Il respirait toujours lorsqu’on vint demander à Goulfier ce qu’on allait faire du moribond.

- Coupez-lui la tête, répondit il. Plantez la au bout d’une pique et allez la promenez en ville...

Aucun remords ne vint harceler le nouveau Roi d’Edesse dans les jours qui suivirent.

- Cette contré me plait et j’aimerai en être le maître absolu.

Guido lui répondit en ces termes :

- Cela vous sera facile, la population vous vénère, maître. Mais il vous faudra pour cela prendre une épouse.

Il lui parla d’une certaine Arda, fille d’un riche noble de cette citée ; le meilleur parti à des centaines de lieues à la ronde.

Goulfier demanda à la rencontrer, fit étalage d’une courtoisie digne des troubadours et l’épousa.

Quand Constantin, officier de l’escorte rapprochée du Roi déchu, et nouvellement baron et capitaine de premier ordre de sa garde prétorienne lui demanda ce qu’il comptait faire de son harem hérité du vieux Thoros, il lui répondit d’un ton affable :

- J’en fais cadeau à mes officiers, ils feront l’usage qu’ils voudront de ces catins...

Damned-


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