Le Pic d'Excalium (partie 1)

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Cette nouvelle à pour thème les Cathares, faction de l'Inquisition expliqué dans ce topic : Les Cathares

Le sergent Wilmer frissonna dans l'air froid du matin, cela faisait une semaine que le ciel demeurait obstinément sombre et glacial. Depuis hier soir, ils campaient, lui et son peloton à l'ombre du sinistre pic d'Excalium en haut duquel se trouvait leur objectif : le monastère de l'Ermite.

3 mois auparavant, son commandement avait reçu l'ordre d'envoyer quatre pelotons, tous motorisés sur la planète Enmium III, dans le système d'Alanmiar. Ils devaient obéir au représentant de la très Sainte Inquisition déjà sur place : le Seigneur Inquisiteur Heimdall. Wilmer l'avait déjà vue, mais ce n'était alors qu'entr'voir lorsque sa compagnie, le 30ème de Mitgard, avait passé les tests des 333 avec succès et était devenu un régiment Cathare. Là, maintenant, l'Inquisiteur, un homme massif, taillé comme un Space-Marine, était à peine à une dizaine de mètre de lui. Il observait le pic avec attention comme s'il pouvait voir à cette distance la raison pour laquelle le monastère ne donnait plus aucun signe de vie depuis trois mois et demi. Comme à son habitude, le membre de l'Ordo portait son armure énergétique dorée et sa cape pourpre ; à sa ceinture pendait son marteau de combat le fameux Tonnerre Divin, qui malgré sa taille et son poids, ne semblait le gêner nullement.

Wilmer ne comprenait toujours pas pourquoi on les avait envoyés ici : cette planète n'était qu'un vulgaire bout de roche à la dérive dans l'espace, sans aucune richesse et éloigné de tout. Le seul endroit vivant était ce monastère où une vingtaine de moines vivait cloîtré. Ces fichus religieux avait, à tous les coups, oublié tout absorbé dans leurs prières de faire leur rapport mensuel et cela n'était pas une raison de mobilisé quatre pelotons de Gardes-Impériaux. Malgré cela, Wilmer sentait plané une menace : malgré leurs demandes répétés, aucun officier Mitgardien n'avait pu obtenir des précisions sur l'objectif de la mission : l'Inquisiteur et sa suite refusait catégoriquement de donner d'autre informations que celles déjà donné.

- Sergent Wilmer, au rapport ! Le jeune garde se rendit alors compte qu'il regardait fixement le Seigneur Heimdall qui lui faisait maintenant face. Malgré le casque de combat qui masquait ses yeux, Wilmer sentit que cet homme était en train de le plier rien qu'avec son regard.

- A...à vos ordres Seigneur. Bredouilla-t-il au bout de quelque instant.

- Rassemblez vos hommes et sonnez le départ, nous avons une longue route à faire pour atteindre le sommet.

- A vos ordres ! répéta Wilmer avec plus de fermeté cette fois.

Après quelques minutes, le convoi était près. Wilmer prit place au côté du pilote un certain Kreuver ; pendant que les chars s'ébranlaient Wilmer observa les véhicules . Outre, les pelotons du Mitgard, on pouvait voir trois rhino Inquisitoriaux dont l'un, le " Châtiment Divin ", de couleur or et pourpre, était destiné au transport personnel de l'Inquisiteur et de sa suite. Commença alors une lente ascension vers le sommet. La route avait été, il y a bien longtemps, goudronné par des ingénieurs de l'Imperium ; mais il ne restait maintenant de cette voie qu'un trace parsemée çà et là de gravier.

- Apparemment, les moines ne l'emploient pas souvent cette route, observa Wilmer à travers une meurtrière de la chimère, dis Kreuver, comment-tu crois qui font pour avoir de la nourriture ces ermites ?

- Par voie aérienne je suppose, répondit le pilote de la chimère.

- Et pourquoi ,nous, pour y aller, on emploie pas la même voie

- A cause du temps y paraît, çà serait impossible de faire une approche...Mais bon, le garde haussa les épaules et désigna de la tête le rhino de l'Inquisiteur.

Plus le convoi gagnait en altitude, plus le climat changeait : le ciel devenait noir et menaçant, l'air était lourd et oppressant. Wilmer se souvint qu'il avait déjà vécu ces conditions, dans une moindre mesure, juste avant le début du cyclone d'Hemon sur Ilarius II, planète où les tempêtes planétaires sont réputées comme les plus terribles et les plus dangereuses de tout le secteur. Mais ici, sur Enmium III, se qui semblait se préparer devait être mille fois plus fort et plus foudroyant que le cyclone d'Hemon. Wilmer s'aperçut que cette oppression, cette menace presque palpable, paraissait monter en intensité sans jamais atteindre son apogée : on aurait dit que toute l'énergie de l'univers se concentrait en haut de ce piton.

Après huit heures de montée, sans aucun signe de vie, quel qu'il soit, le convoi parvint en vue d'un bâtiment imposant, apparemment construit dans la cime de la montagne elle-même. Wilmer avait déjà vue des monastère, tous arboraient des flèches, des statues, des vitraux et une multitudes de décorations et autre ornements ; même les plus fortifié d'entre eux, les monastères des Soeur de Batailles, avaient ces attributs en plus d'autres structures d'ordre militaire. Mais cet édifice là, n'était pas un monastère, çà, il en était certain : la sobriété apparente de la construction était égale à l'impression de puissance et de mystère qui s'en dégageait : un accès herculéen formé de deux lourds battants en Adamantium était situé au milieu de la face sortant de la montagne ; de chaque côté, deux immenses et massifs pilier de Plastacier semblaient soutenir le sommet du piton à eux seul. A part l'entrée, aucune ouverture, même la plus petite meurtrière n'était visible. Seul décoration apparente, un I majuscule, barré de trois barre, tenu dans les serres d'un aigle bicéphale.

A ce moment, un ordre résonna dans les haut-parleurs des véhicules : " Halte ! ". Le convoi stoppa et les chars se mirent en positions sur une seul ligne à 800 mètres environ du " monastère ". Puis le Châtiment Divin quitta l'alignement et s'avança vers l'édifice. Arrivée à une centaine de mètre de celui-ci, il s'immobilisa. Wilmer, qui observait la scène par le sas supérieur de son véhicule, vit sortir, par une porte latérale du véhicule inquisitoriale, une armure doré et une cape pourpre. Le Seigneur Inquisiteur Heimdall, armé de son marteau, fit quelque pas vers le temple. s'arrêta et se retourna vers la ligne des blindés impériaux. Il activa son communicateur car Wilmer entendit bientôt sa voie résonner dans la chimère :

- Si je vous l'ordonne, soldat de l'Empereur, ne regardez pas le monastère ! Toutes désobéissance sera punit de mort !

A ce moment, une dizaine de servo-crânes armée de laser sortirent du Rhino, se dirigèrent vers le convoi et se placèrent pour surveiller les gardes qui regardaient par la trappe supérieur des chimères l'intervention de l'Inquisiteur. Les lasers de visés des servo-crânes passèrent de l'un à l'autre et, à chaque fois, l'homme visé jugeait plus sage de regagner l'habitacle du transporteur de troupes. Seul Wilmer, dans une témérité qu'il ne se connaissait pas, resta à l'extérieur, après tout, l'ordre n'avait pas encore était donné. Comme d'énormes insectes volant, les servo-crânes bourdonnèrent autour du jeune sergent, leurs armes pointaient sur lui ; mais, aucun n'ouvrit le feu. Intérieurement, Wilmer remercia l'Empereur d'avoir vue juste et de l'avoir protégé de sa témérité.

L'Inquisiteur se tourna vers le temple, levant son marteau au dessus de sa tête, il commença d'une voit forte et clair une sorte de prière, une incantation que Wilmer pouvait entendre malgré la distance. La langue de cette mélopée était inconnu pour le jeune officier, sans doute une forme de Haut Gothique, ou tout autre langage religieux, pensa-t-il, mais malgré cela, les paroles de l'Inquisiteur le traversait et l'animait d'une fierté et d'un courage qu'il n'avait alors jamais éprouvé. Soudain, un craquement sourd, le fit sortir de sa torpeur : l'aigle et le I du fronton venait de se fendre en deux et commencèrent une longue chute vers le sol. Wilmer vit alors avec effroi, apparaître à leurs place une sinistre étoile à huit branches qui semblait sortir de la muraille.

- Ne regardez pas le temple ! Ordonna l'Inquisiteur.

Malgré toute sa volonté, le jeune officier n'arrivait pas à détacher son regard de l' inquiétante apparition.

- Sergent Wilmer ! Stoppez immédiatement cette faiblesse et obéissez à mes ordres !

Cette simple injonction permit au sergent de retrouver quelque peu ses esprit et de tourner ses yeux vers le Seigneur Inquisiteur, et malgré le casque du membre de l'Ordo et malgré les centaines de mètres les séparant, Wilmer sentit que le regard du Seigneur Heimdall le transperçai de part en part. le garde impérial, se jeta en arrière et s'affala à côté de Kreuver. Deux servo-crânes apparurent par le sas encore ouvert et pointèrent le jeune officier recroquevillé sur son siège. Quelques secondes passèrent, puis des cliquetis de désarmement indiquèrent à Wilmer que le danger immédiat était passé

- Voilà qui est mieux sergent, j'espère qu'à l'avenir je n'aurais plus à répéter mes ordres

La voie de l'Inquisiteur, résonnait dans le crâne de Wilmer comme si il se trouvait à coté de lui, télépathie, lui fut-il répondu pendant qu'il se demandait comment cela était possible.

Pendant cette conversation, l'Inquisiteur rejoignit son véhicule. Il ordonna rapidement le repli de son Rhino vers la ligne des blindés et donna ses ordres :

- Messieurs en positions de combat, formation Gamma Primus. Attendez mes instructions.

Puis, il se tourna vers son astropathe et prononça une seul phrase :

- Transmettez : Ils sont là !


Citation :Wilmer ne comprenait toujours pas pourquoi on les avait envoyés ici : cette planète n'était qu'un vulgaire bout de roche à la dérive dans l'espace, sans aucune richesse et éloigné de tout.
ca fait un peu léger pour une simple planète et il n'ya pas assez de moine sur cette planète.

Et l'inquisiteur est trop cool avec le sergent, il devrait etre mort.


Citation :ca fait un peu léger pour une simple planète et il n'ya pas assez de moine sur cette planète
Ben justement, il n'y a pas que 10 moines et ce ne sont pas des moines car
Citation :Mais cet édifice là, n'était pas un monastère
Mais la réponse et dans la suite prochaine de l'histoire. De plus, à part ce bâtiment, la planète ( aussi grosse que la lune), n'a aucune forme de vie, ni de civilisation, à part une air d'aterrssiage situé à une semaine de route (ou plutôt de piste) du pic d'excalium.
Citation :Et l'inquisiteur est trop cool avec le sergent, il devrait etre mort.
C'est vrai, mais il ne faut pas oublier que Heimdall est un Cathare ainsi que Wilmer. Cela veut dire qu'ils ont passé le test des 333 avec succé et donc que leur force et pureté mentale ne peut être mis en doute. Heimdall, grâce à ses dons de télépathe à pu sonder le Sgt Wilmer et en à déduit qu'une execution immédiate n'était pas obligatoire. Néanmoins Wilmer sera suivit par un servo-crâne au cas ou. (En plus, j'en ai besoin pour la suite : c'est un peu l'un des héros de mon histoire !!)

Citation :Mais la réponse et dans la suite prochaine de l'histoire. De plus, à part ce bâtiment, la planète ( aussi grosse que la lune), n'a aucune forme de vie, ni de civilisation, à part une air d'aterrssiage situé à une semaine de route (ou plutôt de piste) du pic d'excalium.
Une planète aussi restreinte a réussi à garder une atmosphère ? Je suis pas certain que les trouffions sont habitués à se battre sans atmophère (et sans son d'ailleurs).

Ca me dérange un peu même si mes bases d'astro-physique&Co sont assez loin.


Citation :Une planète aussi restreinte a réussi à garder une atmosphère
bah oui, pourquoi pas ;). Non on va dire que l'atmosphère de la planète est assez tenu, mais assez pour permettre de respirer normalement (on risque de s'éssoufler un peu plus vite, c'est tout). cette particularité est due à la grosse densité de la planète qui, malgré son diamètre restreint, parvient à garder une atmosphère viable.Malheureusement, un phénomène inconnu à éradiqué toute forme de vie sur cette planète il y a bien longtemps, avant même l'arrivé de l'Empereur (imagine Tallarn juste après l'attaque des IW mais sans les virus)

Voilà, c'est sur c'est un peu capillo-tracté mais il faut bien que je m'en sorte :>


Citation :mais c'était alors à une distance de 500 m lorsque sa compagnie
mal dit: la distance est inopportune. "il l'avait entr'aperçu" ou autrechose va mieux...

Citation :à sa ceinture pendait son marteau de combat le fameux Tonnerre Divin, qui malgré sa taille et son poids, ne semblait le gêner nullement.
mal dit: en effet il ne risque pas d'être gêné, il le porte à la ceinture...

Citation :cette planète n'était qu'un vulgaire bout de roche à la dérive dans l'espace
erreur: une planète avec athmosphère ne dérive jamais dans l'espace.

Il lui faut obligatoirement une révolution (ainsi qu'une rotation sur elle même).

Citation :Wilmer sentit que cet homme était en train de le plier rien qu'avec son regard
mal dit: "le foudroyait de son regard..." ou autre chose...

Citation :même les plus guerrier d'entre eux
Oulà :) un bâtiment n'est pas guerrier, non, fortifié, peut être à la limite...

j'ai lu rapidement, c'est sympathique.

Attention néanmoins à l'orthographe (tu es faché avec les accords :)

A+

(Modification du message : 27-03-2004, 11:16 par TéOTep.)

Citation :<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-contentid="5039" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic"><div>à sa ceinture pendait son marteau de combat le fameux Tonnerre Divin, qui malgré sa taille et son poids, ne semblait le gêner nullement.
mal dit: en effet il ne risque pas d'être gêné, il le porte à la ceinture...

</div></blockquote>
Non pas vraiment : j'entend par là qu' Heimdall, se ballade avec une arme qui ne doit pas être des plus légères et purtant, il n'a aucune gène d'en ses mouvement. Essaye de te ballaader avec un marteau à deux main à la ceinture, je pari que tes mouvements en seront modifiés

Citation :<blockquote data-ipsquote="" class="ipsQuote" data-ipsquote-contentapp="forums" data-ipsquote-contenttype="forums" data-ipsquote-contentid="5039" data-ipsquote-contentclass="forums_Topic"><div> cette planète n'était qu'un vulgaire bout de roche à la dérive dans l'espace
erreur: une planète avec athmosphère ne dérive jamais dans l'espace.

Il lui faut obligatoirement une révolution (ainsi qu'une rotation sur elle même).

</div></blockquote>
Là aussi, cette phrase n'est qu'une expression de lassitude de Wilmer. C'est ce qui caractérise le mieux cette planète où aucune vie ni aucune richesse n'existe.

Pour le reste, tu à raison : je modifie çà tout de suite, Merci d'avoir lu mon histoire


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