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  Châtiment
Posté par : DwarfKeeper - 08-12-2005, 18:46 - Forum : Récits et Poésies - Pas de réponse


<b>Prologue.</b>


Le son clair et limpide du chœur s’éleva dans la salle voûtée. La cathédrale résonnait de mille chants de gloire honorant le tout puissant Empereur-Dieu de l’humanité, où les fidèles, l’élite de la ruche Nocturnus, se pressaient depuis plusieurs heures déjà. Trois mille croyants, trois mille âmes. Trois mille notables. Le capitaine Damas du XVI° voltigeur jeta un regard en coin vers les bancs situés à quelques mètres à sa droite. Le gouverneur de la ruche et ses plus fidèles conseillers siégeaient en première place, à côté du haut commandement de Decra Prime. Bientôt, la fondation prendrait la direction des transporteurs de l’Imperium, avant de partir au combat. Pour la plus grande gloire de l’Empereur et de Grais Holzmichel, gouverneur de la planète et de la ruche Nocturnus.


Les chœurs reprirent ensemble un nouvel hymne, chantant en haut gothique la libération du système de Decra, à l’aube de leur histoire. Damas connaissait ce passage depuis sa prime enfance, lorsque les mécas-instructeurs lui avaient appris, à lui et ses pairs sang-bleu, l’histoire de leur système et leur rôle dans le grand dessein de l’Empereur. Combattre et mourir pour lui, pour purger les étoiles.


Un frisson glacé parcourut l’échine du capitaine, malgré la chaleur étouffante dégagée par cette foule fanatique réunie en ce lieu saint. La seule pensée de devoir quitter le sol de sa planète pour un autre monde… toutes ces histoires, tous ces mythes sur la conquête d’autres planètes… Eric Damas n’avait jamais pensé devoir un jour s’envoler pour une autre planète, pour un autre monde. Lui qui avait réprimé les émeutes du douzième niveau, lui qui avait affronté les gangs les plus dangereux de Nocturnus craignait de devoir quitter sa terre, son univers.


Son univers… Le regard du capitaine Damas glissa quelques mètres plus loin dans la foule, vers la famille du gouverneur. Son cœur fit un bond en avant à la vue de la jeune et délicieuse Alicia, fille unique du puissant Holzmichel. Sa chevelure châtain encadrait à merveille son visage pâle. Ses yeux noisette fixaient fermement les prêtres de l’empire bénissant la foule. Damas savait que la jeune fille était consciente de la présence de son amant. Malgré leur dispute de la veille, le jeune capitaine savait leur amour intact ; pour elle, il était prêt à braver le courroux de l’empire entier, en désertant son régiment. Pour rester auprès d’elle. La jeune fille, vêtue telle les anciennes vestales dans une longue robe immaculée, avait refusé l’offre du capitaine, arguant de sa destinée de maîtresse de la ruche. Eric savait pertinemment que son amour mentait pour le protéger lui, lui qui avait su découvrir en elle des trésors de douceur et de joie, alors que ses pairs la voyait comme une enfant capricieuse, changeant d’amants au gré de ses caprices.


Ils se trompaient. Un mince sourire étira les fines lèvres d’Alicia. Le cœur de Damas se mit à battre la chamade, mais il devait se contenir. Leur amour devait rester secret, du moins jusqu’à ce qu’il trouve un moyen de fuir sa compagnie. Il savait déjà que durant le voyage jusqu’au gigantesque astroport construit pour l’occasion, la garde serait à son maximum. Mais lui-même serait chargé d’assurer la sécurité sur une partie du trajet… L’alibi idéal pour s’éclipser…


Une ombre se dressa devant le capitaine, qui sursauta. Un prêtre dévot de l’empereur se présenta devant lui, déclamant ses litanies glorifiant l’empereur dieu. Damas se fustigea intérieurement. Ses pensées risquaient de finir par le trahir. Il devait faire preuve de plus de discipline que cela. Se ressaisissant, le jeune officier du XVI° voltigeur se redressa, reprenant les cantiques maintes fois appris. Encore quelques heures…


* * *


Le son des instruments couvrait à peine le bruit des milliers de soldats en marche. La foule de Nocturnus ne participait pas à la liesse de l’élite ; le 16° était réputé pour sa férocité dans la répression des émeutes, et bien des familles avaient été exécutées pour l’exemple. Tel était le prix à payer pour maintenir l’ordre dans une ruche surpeuplée. Et le gouverneur était près à payer bien plus encore pour protéger ses privilèges. Les soldats superbes aux uniformes noirs et pourpres avançaient dans une discipline parfaite vers les aires d’embarquement. Chaque section de douze hommes était menée par un sergent, formant des sous compagnies de douze sections chacune. Les sous-compagnies était au nombre de douze elles aussi, menées chacune par un capitaine, fils d‘une des hautes maisons de la ruche. Avec le groupe de commandement, et sans compter les sections de soutien, Damas était responsable de mille huit cent hommes, aguerris aux combats de rues. Ses hommes à lui. Issus des profondeurs de Nocturnus, une racaille élevée au rang de guerrier de l’empire, une racaille bien décidée à se hisser au rang de maîtres de leurs pairs. La vie de leurs anciens frères ne comptait pas à leurs yeux, eux qui s’étaient extrait de la fange en attirant l’attention des recruteurs militaires de Nocturnus. Et pour ces raisons, ils étaient l’élite militaire de la ruche.


Damas regarda longuement les files de soldats défiler devant lui. Bientôt, le segment du niveau dont il avait la charge verrait les blindés de la compagnie passer, puis encore quelques milliers de soldats. Ensuite… ensuite il fermerait la marche, vérifiant que nul ne déserterait la colonne. A part lui… La cadence martiale de son régiment fut peu à peu recouverte par le bruit de chenilles. Les tanks apparurent bientôt dans l’atmosphère lourde de la ruche, puis enfin la fin de colonnes… Les minutes s’égrenèrent lentement, au fur et à mesure que les derniers soldats passaient devant lui… Le sergent de sa section vint lui faire son rapport ; deux hommes avaient été saisis, puis exécutés sommairement alors qu’ils s’étaient éloignés de la colonne. Des pertes de transhumance, dans le jargon. Damas ordonna à sa section de suivre la colonne, selon le schéma standard. Lui-même allait fermer la marche jusqu’au prochain segment où un de ses pairs prendrait la relève.


Le sergent se tourna vivement vers lui, le frappant à la tempe de la crosse de son pistolet. Eric Damas s’effondra, un cri étouffé au fond de la gorge. De violents coups de bottes l’atteignirent au visage et dans le ventre, le rendant complètement impuissant alors que les rires de ses hommes l’encadraient. Un voile rouge de douleur lui recouvrit les yeux, alors que le monde se mettait à tanguer autours de lui… Damas entendit vaguement des accusations de désertion, ainsi qu’une condamnation… Puis il sombra dans l’inconscience.


<b>Chapitre 1 : L’enfer de Paradisia.</b>


Les deux soleils dardaient leurs rayons brûlant sur le vaste camp. Les gardes frappaient encore et encore le malheureux dénudé, noyé dans la poussière rouge de la planète. Le régiment entier était rassemblé, dans un garde-à-vous impeccable, encadrés par les gardes vêtus d’un noir profond et armés des redoutables fusils de douleur.


Les cris du malheureux déclinèrent petit à petit alors que la violence de ses bourreaux augmentait. Puis ce fut le silence. Le jeune homme avait perdu connaissance. Le rire de ses tortionnaires n’augurait rien de bon. Debout depuis des heures sous les soleils ardents, Damas s’asphyxiait. Il savait que la punition prendrait bientôt fin, mais supporter l’atmosphère de Paradisia était pour lui la pire torture qui puisse exister. Peu importait le sort du malheureux ; sa vie était déjà finie. Comme pour répondre à ses pensées, le camarade commissaire Darden s’avança devant la foule, suivi par le capitaine Khalgar. Les bourreaux du camp.


Vêtu de son sempiternel uniforme noir, Darden représentait la terreur de l’imperium, la mort incarnée. Le camarade commissaire avait droit de vie et de mort sur chaque membre du camp pénal, et plus d’un légionnaire avait péri pour son seul plaisir sadique. Une machine à tuer, voilà ce qu’il était. La poussière rouge souillait ses bottes noires, dont il se servit pour écraser le visage du légionnaire dans le sol. Un gémissement plaintif parvint aux oreilles de Damas. L’imbécile était toujours en vie. Tant pis pour lui.


« Légion pénale de Paradisia. » Commença le camarade commissaire.


« La matricule 9-2-818 s’est rendu coupable de refus d’obéissance. En tentant de se soustraire à un exercice standard ordonné par son sergent instructeur, il s’est rendu coupable de mise en danger de l’ensemble du régiment, et donc de l’empire. Une seule sentence à son crime : la mort. »


Un vague murmure parcourut le régiment rassemblé. Cet exercice standard était une mascarade, destinée à éliminer les éléments perturbateurs. Traverser un champ de mines anti-personnelles à pieds… Damas soupira intérieurement. Cet imbécile aurait mieux fait de sauter tout seul, cela lui aurait épargné des souffrances inutiles.


Le lieutenant Khalgar s’avança vers le condamné, dégainant son pistolet bolter. Un sourire cruel se dessina sur ses traits, alors que les autres gardes s’écartaient pour laisser le régiment profiter pleinement du spectacle.


« Colle ton œil au canon » La voix glacée du capitaine porta pleinement sur l’assemblée. Tous savaient désormais ce qui allait se passer.


« Colle ton œil au canon. »


Le condamné, meurtri dans sa chair et son esprit gémit de plus belle en comprenant que la fin était arrivée.


« J’ai dis : colle ton œil au canon. »


Une seconde d’hésitation. Le capitaine changea légèrement l’orientation de son arme et appuya sur la détente. Une balle de bolter jaillit du canon de l’arme, arrachant la main gauche du supplicié dans une abominable giclée de sang.


Les cris de souffrance du légionnaire n’émurent pas le moins du monde ses pairs. Il avait lui-même choisit son destin.


« Colle ton œil au canon. »


Le condamné secoua la tête, serrant désespérément le moignon de sa main déchiquetée par la balle de bolter. Son refus agaça de nouveau le capitaine qui visa cette fois le pied du malheureux. Une nouvelle détonation. Le pied droit du malheureux fut transformé en pulpe sanglante, alors que ses cris de souffrances résonnaient dans l’air surchauffé du camp.


« Colle ton œil au canon. »


Lentement, malgré la douleur, le condamné se redressa sur un coude. Mais la souffrance l’empêchait d’atteindre le bout du tube de métal gris. D’un geste de la tête, Khalgar ordonna à deux gardes d’aider le prisonnier. Pas de la mansuétude, non, mais l’heure de leur repas approchait, et Khalgar ne ratait aucun souper.


Le visage du condamné fut collé sur le canon de l’arme, alors que des larmes coulaient le long de ses joues. La peur se mêlait à la souffrance sur le visage tuméfié du futur mort.


« Rends-moi un service soldat. »


L’œil libre du condamné se leva vers le capitaine, plein d’un espoir futile et inutile.


« Préviens-moi quand tu verras la balle arriver. »


Une détonation. La moitié du crâne du condamné disparut dans une autre gerbe de sang, tandis que son corps s’effondrait dans le sol poussiéreux du camp de Paradisia. Immédiatement, deux gardes se saisirent du corps sans vie et le traînèrent par les pieds vers l’enclos des molosses. Le capitaine nourrissait ses bêtes régulièrement en viande riche, afin de les maintenir en forme pour son sport favori : la traque des fuyards.


Sans un mot de plus, le camarade-commissaire et le capitaine prirent la direction du mess, tandis que le régiment attendait, dans un garde à vous parfait. Tant que l’ordre ne leur en serait pas donné, les hommes ne pourraient pas bouger, sous peine de mort. Ils risquaient d’attendre longtemps, sous les deux soleils infernaux…


* * *


La poussière soulevée par la colonne rendait l’air irrespirable. Mais cela n’était rien par rapport à l’insoutenable chaleur harassante que charriaient les soleils jumeaux éternels. Damas s’était longtemps targué de sa grande culture dans la ruche de Nocturnus, qui lui avait valu les éloges de tous ses précepteurs ; cette culture aujourd’hui, lui valait de savoir quel serait son calvaire pendant encore de longs mois, jusqu’à sa mort peut-être.


Paradisia, première planète du système Euclidien, système voisin de celui de Decra. Un monde brûlé par deux soleils très proches, la planète exposant toujours la même face aux rayons infernaux. Ce monde désolé était ainsi coupé en deux zones, l’une brûlée au dernier degré sur laquelle les camps des légions pénales étaient situés, et l’autre complètement gelée et balayée par des tempêtes de glace où survivaient quelques pauvres communautés de mineurs. Rien ou presque ne poussait sur ce monde. Un enfer, servant à se débarrasser de la lie de la société, des déchets des forces armées et des opposants devenus gênants.


Mais la théorie était loin d’égaler la réalité : aucun des holodisques ne parlait des scorpions manéens aux piqûres définitives, aucun livre ne mentionnait l’existence des cactus carnivores enterrés dans le sable jusqu’à ce qu’une victime surgisse malencontreusement, et personne n’avait fait allusion aux marches forcées en tenues de combat hivernale sous un soleil de plomb. Sous des soleils de plomb…


Un rictus de dérision et de souffrance apparut fugacement sur le visage de Damas. Ils avaient parcouru à peine la moitié du chemin de retour vers le campement, mais déjà les premiers signes de malaise se faisaient sentir. Il ne devait pas céder, pas lui le fils de l’élite de Nocturnus. Son rang et sa naissance lui interdisaient de céder devant la racaille de l’humanité. Il ne savait pas pourquoi le tribunal militaire et l’exécution sommaire lui avaient été épargnés, ni pourquoi il avait été envoyé sur Paradisia, mais une chose était certaine. Il survivrait. Il survivrait à cet enfer, et retournerait sur Decra Prime, de quelque façon que ce soit. Oh ! Il avait bien une idée derrière la tête au sujet de son sort… Mais sans preuve, rien ne servait de se torturer le cerveau jusqu’à la folie. Seule une chose comptait : sortir d’ici.


Un cri de terreur retentit à l’avant de la colonne, alors qu’une bourrasque de sable s’élevait. Les bagnards s’écartèrent vivement de l’endroit où un malheureux avait été happé par un cactus carnivore. La plante s’était refermé sur les jambes d’un légionnaire, l’entraînant toujours plus profondément sous le sable. Son ventre puis son torse se mirent à disparaître dans une mer de sable rougie par son sang, jusqu’à ce qu’un tir de rayon lui fasse exploser le crâne. Personne ne faisait preuve de pitié sur Paradisia, mais face à la planète, tous étaient solidaires. Le malheureux n’agoniserait pas des heures, lentement digéré par la plante mortelle.


Un ordre sec. Le sergent responsable de la colonne de marche rengaina son arme en ordonnant de reprendre la marche. La récréation était finie, comme ils disaient. En passant devant l’homme, Damas se surprit à s’étonner de la présence de ce soldat sur cette base, le seul véritable volontaire pour occuper un poste sur cette planète infernale. Un homme dur, autant que les autres gardiens de cet enfer, cruel parfois, impitoyable souvent. Mais il dégageait une dignité dont Damas ne se serait jamais attendue chez un homme du rang.


Voyant son prisonnier le dévisager ainsi, le sergent Wael fit un signe à deux matons proches. Les molosses saisirent brutalement l’ex-capitaine et le plaquèrent au sol sans ménagement.


Wael s’approcha, et décocha un coup de pied dans les côtes du légionnaire.


« Je vais t’apprendre ordure qu’ici on ne regarde pas ses chefs. Donnez-lui le cadeau… »


* * *


Damas titubait d’épuisement, le camp enfin en vue. Depuis des heures, la colonne était déjà rentrée et avait enfin eu l’autorisation de regagner leurs baraquements pour quelques fugaces heures. Le sac de pierre accroché à Damas se faisait de plus en plus lourd, le jeune noble ayant fourni jusqu’à la dernière parcelle de ses forces pour atteindre les limites du camp. Complètement déshydraté, Damas menaçait de s’évanouir, mais cela aurait signé son arrêt de mort. Personne ne l’avait surveillé depuis que le sergent Wael l’avait puni pour son impertinence. A quoi bon rester avec lui ? Damas était obligé de rentrer au campement de la légion pénale sous peine de mourir dans le désert rouge. Et impossible de détacher le sac de pierre, chaque fois qu’un puni s’était cru suffisamment malin pour faire cela en le remplissant à une poignée de kilomètres du camp, Wael l’avait instantanément su. Et les molosses du capitaine se régalaient de leurs ossements.


Encore quelques centaines de mètres. L’horrible soif qui tenaillait le militaire menaçait de le faire défaillir. Un voile noir avait déjà obscurci sa vue, alors que la fièvre qui le dévorait menaçait de le faire faillir à quelques pas à peine de son but…


Encore quelques mètres. Le monde se mit à tournoyer autours de Damas, la chaleur mortelle des deux soleils brûlant son visage découvert. L’épaisse tenue hivernale qui recouvrait son corps était souillée par le sable et la sueur, mais le corps de l’ancien capitaine du 16° ne pouvait plus supporter un tel traitement.


Ses jambes se dérobèrent sous son corps, et le monde se fit ténèbres…


* * *


Un gloussement de plaisir. La semi-obscurité de la chambre n’empêchait pas Eric de deviner les courbes gracieuses de son amante. Alicia esquiva habilement les caresses du jeune capitaine, s’écartant de quelques centimètres de lui, tel un félin jouant avec sa proie. Le voile de soie drapé autour de sa taille épousait à merveille ses délicates formes, ravivant le désir brûlant du jeune militaire pour sa tendre compagne.


Eric se redressa sur le coude, sa nudité exposée dans toute sa splendeur à son amante ; Alicia admira les muscles parfaitement dessinés de celui qu’elle avait choisi pour garnir sa couche. Un sourire aguicheur se dessina sur ses traits, alors qu’elle s’approchait millimètre par millimètres de son compagnon. Le jeune capitaine saisit délicatement la taille de la jeune femme, l’attirant lentement contre lui. Ses lèvres fines et délicates se trouvaient juste à sa portée, laissant paraître une abominable odeur de fumier.


Damas ouvrit les yeux. Les planches desséchées par l’air brûlant du désert qui se trouvaient au-dessus de sa tête le ramenèrent à la réalité.


Une douleur sourde tambourinait dans son crâne, alors que la lumière agressive de Paradisia lui blessait les yeux. L’odeur infecte des excréments tenaillait la gorge de l’ancien militaire de Nocturnus ; seuls les malades de l’infirmerie du camp pouvaient dégager une telle odeur, la dysenterie étant le pain quotidien des hommes du camp. La maladie n’était plus mortelle, mais continuait à ravager les boyaux des plus faibles. Damas tourna lentement la tête, au fur et à mesure que ses sens s’habituaient à son horrible douleur crânienne. Il aurait aimé rester dans ses rêves, mais le spectacle qui s’offrait à lui ressemblait plus au purgatoire qu’au paradis.


Des rangées de lits miteux occupés par des hommes tout aussi miteux, rongés autant par la maladie que par la vermine. Poux, puces, ou du moins ce qui y étaient assimilé sur ce monde pourri infestaient l’infirmerie malgré tous les efforts des légionnaires de service. Le bois des charpentes se desséchait en quelques jours, et des parasites de toutes sortes s’y nichaient instantanément. Utiliser autant de bois revenait une fortune au gouverneur de ce tas de sable, mais pas autant que de construire en dur. Cela faisait marcher les importations, ce qui attirait des marchands qui achetaient dès lors du minerai. Sans cela, la planète ne serait restée qu’un vulgaire roc à moitié stérile et à moitié glacé, ce qu’il aurait mieux valu être d’ailleurs. De toute façon songea Damas amer, cela faisait des années que le bois n’avait pas été remplacé. En fait, depuis que le camp avait été créé, il y a quelques années. Ou quelques siècles.


Damas remarqua que le nombre de lit occupé était assez peu élevé. Quelques hommes à peine, notamment « la poubelle », occupaient cet endroit habituellement surchargé. Le climat et le fonctionnement interne de la légion pénale occasionnait de nombreux accidents d’origine plus ou moins… accidentelles.


Tout à ses pensées, Damas ne vit pas le médecin du camp s’approcher de lui, jusqu’à ce que ce dernier lui pose la main sur l’épaule.


« Notre belle aux bois dormant à l’air de s’être enfin réveillée. »


Le petit homme chauve qui occupait le poste de médecin, n’avait pas la sympathie des hommes du camp. En règle générale, certaines personnes dans les régiments normalement constitués ont l’habitude d’être bien vu par leurs confrères. Les cuisiniers permettent à leurs copains d’avoir des rations supplémentaires, les responsables de la logistique ont toujours du matériel en surplus, et le médecin est l’homme qui remet tout ce joli monde sur pied. Parfois, il est même considéré comme un second père par ceux qu’il a sauvé. Pas Mat « le sac à gnole. »


Mat, médecin en chef du huitième camp de la légion pénale de Paradisia, surnommé « le sac à gnole » par ses patients, « le parasite », « marche pas droit »… Cet homme avait été envoyé à la légion pour contrebande d’alcool dans son ancien régiment, ce qui avait conduit à la mort quelques-uns de ses patients, lorsque le liquide toxique qu’il leur avait vendu leur avait perforé l’estomac. « Sac à gnôle » avait été roulé par ses collègues qui lui avaient collé par la suite l’intégralité de l’affaire sur le dos ; certaines rumeurs prétendaient que quelques officiers dirigeaient en réalité le trafic, mais tous les témoins avaient été exilés dans différentes légions pénales. Il ne faisait jamais bon d’être un larbin.


Du coup, « Sac à gnôle » avait fait une légère dépression en arrivant sur Paradisia, avant de se mettre sérieusement à la bouteille qu’il aurait auparavant vendue à ses pairs. Même s’il avait été sévèrement puni par les commissaires du camp, tous savaient que le petit chauve conservait quelques bouteilles en réserve, pour « désinfecter les plaies ». Ses plaies intérieures, notamment.


« Sac à gnole » posa une main à la propreté douteuse sur le front de son patient. Il grogna de satisfaction au bout de quelques secondes, avant de se retourner vers une petite table couverte de différents papiers et d’ustensiles plus ou moins médicaux. Le toubib se saisit d’un objet caché au milieu de ce bric-à-brac, avant d’exhiber avec satisfaction une gourde d’eau.


De l’eau… Damas se rendit soudain compte de la soif qui le tenaillait atrocement. Sa gorge était désespérément sèche, et le simple bruit du léger clapotis émanant du récipient rendait le jeune soldat presque fou. « Marche pas droit » regarda pendant quelques secondes le jeune homme tenter de rassembler suffisamment de force pour se saisir du liquide salvateur ; le chauve prenait visiblement un plaisir certain à voir le garçon se débattre vainement. Malgré la soif atroce qui l’obnubilait, Damas marqua intérieurement dans un coin de son esprit qu’il ferait payer cela au médecin.


Finalement, Mat « sac à gnole » se décida à déboucher la gourde. Il en avala une longue gorgée sous le regard furieux et désespéré de Damas, avant de finalement lui soulever la tête pour faire couler un mince filet dans la gorge du soldat.


Damas hoqueta de souffrance à la première gorgée, recrachant le liquide par terre, mêlé de morve et de sang séché, avant de finalement pouvoir avaler quelques gorgées. L’eau était chaude et salée ; un vrai nectar d’ambroisie dans cet enfer.


Finalement le toubib reposa la tête de Damas sur l’oreiller poisseux de sueur, avant de reposer la gourde désormais vide sur la table encombrée.


« Je vais aller t’en chercher encore un peu. Tu n’en boiras que d’ici une heure ou deux, sinon tu risques de tout vomir et j’aurais travaillé pour rien. Tu as bien compris mes instructions ? »


Damas hocha la tête, comprenant parfaitement que le toubib ne lui offrirait pas de seconde tournée s’il lui désobéissait, ni d’eau, ni encore moins d’alcool. Damas essaya de parler, mais sa gorge encore sèche l’empêchait de parler clairement, et seul un croassement rauque à peine audible parvint à passer ses lèvres. Rassemblant ses forces, l’ancien officier de Nocturnus put enfin prononcer deux petits mots :


« Depuis quand…


- Deux jours, beau militaire. Et tu as eu de la chance, si cela n’avait tenu qu’à moi, je me serais donné bien moins de peine.


- Comment je…


- Assez posé de questions, je ne suis pas le service de renseignements. Si tu veux savoir pourquoi t’es toujours en vie, tu n’auras qu’à le demander à ton copain Wael. Je suis sûr qu’il te répondra avec plaisir et t’offrira de prendre le thé. Et maintenant, boucle là. »


Eric Damas renonça pour le moment. Son corps était encore trop faible, et penser le faisait souffrir. Il ne rêvait que d’une chose : se rendormir. La fatigue l’emporta bien vite dans un sommeil sans songe, loin du camp de Paradisia.


* * *


Damas se réveilla lentement, la chaleur du baraquement ayant atteint son paroxysme ; il n’existait pas de nuit sur cette face de Paradisia, mais une période chaude et une période très chaude. La fournaise extérieure empêchait alors toute activité physique sous peine de déshydrater tous les hommes jusqu’à un point critique ; cela n’aurait pas dérangé les adeptes responsables de la logistique, s’il n’avait fallu payer l’eau à prix d’or. Et pour une légion pénale qui plus est. Damas pivota la tête vers la petite table à ses côtés, toujours recouverte d’un imbroglio d’objets inutiles. Une seconde gourde s’y trouvait à sa grande joie ; ce médecin inutile avait tout de même fait son boulot. Damas saisit l’objet convoité sans difficulté, constatant avec joie que ses forces lui revenaient rapidement.


Peut-être pourrait-il même se lever le lendemain ? Le jeune militaire grimaça aussitôt en se rappelant quel serait son pain quotidien s’il quittait le baraquement médical. Il maudit aussitôt le destin qui l’avait conduit en ces lieux.


Une forte odeur nauséabonde le tira de ses pensées. A quelques mètres de lui, « la poubelle » dormait dans un autre lit ; l’Omphalien avait encore dû se soulager sur lui-même, d’où son sobriquet. Damas fronça le nez de mépris et détourna le regard de cet homme abject. « La poubelle », l’être le plus immonde de ce camp, niveau hygiène s’entend. D’une constitution plutôt fragile, ce gars haut d’un mètre soixante et au nez écrasé avait acquis son surnom peu après son arrivée au camp, quelques semaines auparavant. Aussitôt frappé de dysenterie, il avait commencé par vider ses boyaux à longueur de journée, avant de renoncer à baisser son froc avant de se soulager. De fait, il fallait lui coller un couteau sous la gorge pour qu’il se nettoie un minimum, mais dans la crasse et la poussière de la planète, et avec ses atroces habitudes d’hygiène, « la poubelle » redevenait un catalogue olfactif en quelques heures à peine.


Le camarade commissaire Darden avait été maintes fois prévenu des exploits du matricule 4-4-902, mais semblait s’en désintéresser pour le moment. Tant que le matricule 4-4-902 remplissait ses fonctions militaires, le reste lui importait peu. Damas pesta intérieurement contre ce mode de raisonnement ! Quel officier pouvait accepter de ses hommes qu’il se comporte comme de la vermine ? Qui plus est un commissaire impérial ! En outre, à part le camarade commissaire et le lieutenant Khalgar, personne ne savait pourquoi un Omphalien se retrouvait condamné à monter en première ligne dans une légion pénale : le système d’Omphalia était assez éloigné à ce qu’en savait Damas, et d’après les dires d’un autre légionnaire originaire d’une planète proche d’Omphalia mais néanmoins hostile à celle-ci, cette planète ne connaissait pas les légions pénales.


Que lui importait au final songea t-il. Ce déchet humain ne méritait pas qu’il gaspille son temps et son énergie sur la question. Damas se saisit fermement de la gourde, et y bu longuement, gorgée après gorgée. Chaude et salée.


* * *


* * *


Les rangs des légionnaires se mirent en position, avant de charger baïonnette au canon. Les premiers soldats enfoncèrent profondément les lames affûtées dans les mannequins d’entraînement, bientôt suivis par d’autres et d’autres encore. Damas planta rageusement son arme dans ce qui aurait du être le cœur de sa victime, avant de la retirer comme on le lui avait appris lors de ses classes sur Nocturnus. Jamais depuis l’école militaire il n’avait eu à se battre baïonnette au canon, les officiers étant armés d’épées et de pistolets.


Mais il ne déplaisait pas à Damas de passer sa rage sur ce mannequin, qu’il acheva d’un coup bien placé dans la gorge. A ses côtés, les autres légionnaires se défoulaient eux-aussi sur ces proies faciles ; nombre d’entre eux devaient rêver de massacrer ainsi quelques gardes ou autres officiers. Nul doute que le camarade commissaire et le lieutenant Khalgar occupaient en ce moment même les plus ardentes de leurs pensées.


Damas se retira à l’arrière de la colonne, reprenant sa place dans l’exercice. Devant lui, les autres légionnaires s’élançaient tout à tour vers les rangées successives de mannequins, mettant en charpie ces bouts de chiffons crasseux. Khalgar lui-même supervisait cet exercice, fait inhabituel et inquiétant. Damas songea que cela confirmait ses appréhensions ; depuis sa sortie de l’infirmerie, trois jours auparavant, la discipline stricte du camp s’était encore renforcée. De nouveaux légionnaires étaient venus compléter les effectifs du lieutenant, et par là-même occasion, surcharger les baraquements où un homme sur trois n’avait déjà pas de lit.


N’ayant passé que cinq jours à l’infirmerie, Damas avait été obligé de passer à tabac deux jeunes « recrues » qui avaient cru pouvoir s’accaparer son lit. Des anciens du camp lui étaient venus en aide, au prix de plusieurs rations d’eau. Mais Damas s’était remboursé sur les minables qu’il avait ainsi rossés : dommages et intérêts. Telles étaient les règles de Paradisia.


Les entraînements étaient devenus plus nombreux, plus durs encore, jusqu’à pousser les hommes à la limite de la rébellion. Darden avait du appliquer des mesures disciplinaires strictes, et plusieurs coupables tirés au sort avaient été exécutés. Cela maintenait la discipline, et les exercices se déroulaient ainsi dans le calme.


Mais cela n’empêchait pas une appréhension certaine de gagner le huitième camp de la légion pénale de Paradisia : de nouvelles recrues, des exercices plus nombreux, une discipline de fer… Cela ne signifiait qu’une seule chose : ils partiraient bientôt pour se battre. Quand et comment, seul les hauts gradés de la légion le savaient. Et ce n’était pas en leur demandant poliment que Damas le saurait : autant demander gentiment à un scorpion de ne pas transformer son sang en acide après une de leur piqûre.


Le légionnaire situé devant lui s’élança de l’avant, éventrant un mannequin déjà amoché. Dans un vrai combat, cet imbécile n’aurait eu aucune chance songea Damas : il s’était lui-même déséquilibré. N’importe quel idiot aurait esquivé son attaque pour enfoncer son couteau dans le flanc ou la gorge de son assaillant.


Bien décidé à montrer l’exemple aux misérables de la légion, Eric Damas fit un pas en avant, la baïonnette de son fusil dirigé vers sa cible. Il vit soudain le sol se rapprocher à toute vitesse, ses pieds refusant de supporter le poids de son corps. Il chuta lourdement dans le sol. Recrachant le sable qu’il avait avalé, Damas vit l’un des gorilles de Wael ricaner au-dessus de lui. Cette charogne lui avait fait un croc-en-jambe, humiliant le sang-bleu devant le reste des légionnaires. Les rires de la colonne n’atteignaient pas l’officier déchu, qui se remit sur pied avant de reprendre l’exercice. Depuis l’incident de la marche forcée, Wael et ses gars faisaient pleuvoir brimades, privations et punitions sur Damas, qui ravalait sa fierté. Mieux valait vivre pour se venger, que de mourir d’un tir dans la tête pour rébellion. Mais cela n’empêchait pas Damas de marquer cette nouvelle vexation dans un coin de son esprit. Osfeld… Cet homme paierait un jour…


* * *


L’exercice dura le reste de la journée, les légionnaires s’acharnant heure après heure sur les mannequins déchiquetés, jusqu’à l’épuisement. Puis ce fut le retour au camp. Quelques hommes furent tirés au sort et punis pour négligence à l’entraînement. Ils n’étaient pas coupables, si la notion de culpabilité avait un sens quelconque sur cet enfer de sable et de feu ; mais il fallait bien maintenir le moral et la discipline parmi la troupe, et c’était un moyen très efficace.


Les autres légionnaires furent autorisés à se rendre à la cantine, pour un rare moment de repos. Des gamelles leur furent distribuées, et ce qui ressemblait à de la nourriture leur fut donné par les cuisiniers du camp. Une tambouille infâme, loin de ce dont Damas avait l’habitude sur Nocturnus. Ici, point de fruits frais ou de poisson importé des planètes voisines, mais du pain rassis et de la nourriture recyclée. Infecte. Même l’eau avait une odeur suspecte, mais tous étaient trop affamés pour se soucier de quoi que ce soit d’autre.


Damas avala avidement sa ration d’eau, avant de se rabattre sur sa gamelle. La cantine était emplie du brouhaha des légionnaires mécontents. Les derniers arrivés devaient jouer des coudes pour avoir droit à leur ration, sous peine de devoir attendre jusqu’au lendemain. Une bagarre éclata quelque part en dehors du baraquement, sûrement un nouveau qui avait cru pouvoir prendre la place d’un ancien. Cela rappela à Damas qu’il devait récupérer sa dîme.


Le nocturnien se leva de sa table, dans l’indifférence totale, avant de se diriger vers le coin des nouveaux. Là, des regards hostiles de posèrent sur lui, mais il n’en avait cure. Les soldats arrivés depuis peu ne comptaient pour rien dans le camp, jusqu’à ce que d’autres arrivent, et ainsi de suite.


Damas chercha quelques minutes ses deux « amis. » Les nouveaux se trouvaient assis par terre dans un coin au milieu d’autres légionnaires au crâne rasé. Leurs numéros tatoués en rouge vif sur le crâne leur donnaient l’air d’esclaves ; à vrai dire, Damas songea avec ironie que lui-même ne devait pas avoir meilleure allure. La mode dans les légions de Paradisia était à la coupe très courte, et bien dégagée ; cela n’était pas très original, mais au moins cette mode était suivie.


Eric Damas s’autorisa un sourire en apercevant les deux légionnaires qui lui devaient un tribut. Ceux-ci étaient bien moins heureux, mais hélas pour eux, Damas devait bien trouver de quoi dédommager ses associés…


<b>Chapitre 2 : Sang bleu et sang rouge.</b>


Les soleils jumeaux de Paradisia dardaient leurs rayons brûlants sur le camp de la légion pénale. Deux mille soldats, la totalité des effectifs de ce bon lieutenant Khalgar, étaient rassemblés dans un garde à vous impeccable. Même les abonnés à l’infirmerie avaient été tirés de leur lit à grands renforts d’encouragement et de motivation. Damas n’avaient jamais vu noms aussi adaptés pour des matraques.


Les légionnaires étaient vêtus de la tenue réglementaire de la légion. Un uniforme noir, rehaussé de touches discrètes de noir, avec de magnifiques dorures noires. Avec le crâne rasé et le tatouage réglementaire, nul doute qu’ils auraient fait fureur dans les défilés de mode de la noblesse de Nocturnus.


Le capitaine déchu réprima un sourire naissant. Wael le tenait à l’œil, comme un cactus tenait sa proie. Il devait vite tirer cette situation au clair ; le comportement du sergent l’intriguait au plus haut point. Ses hommes l’accablaient depuis plusieurs jours déjà, et pourtant, plus les jours passaient, plus Damas s’étaient rendu compte que le sergent aurait pu se montrer bien plus direct et expéditif, s’il lui en avait réellement voulu. Mais l’heure n’était pas aux questions.


Des étendards couleur ocre aux motifs représentant un squelette sous une épée de justice furent dressés. Le silence le plus total se fit, alors qu’apparaissaient le camarade commissaire Darden et le lieutenant Khalgar. D’autres gradés suivaient les deux tortionnaires du camp. Des commissaires, deux de plus, ainsi qu’une demi-douzaine d’emplumés, eux-mêmes accompagnés d’un serviteur. Cela ne présageait rien de bon.


Darden se plaça devant les légionnaires, sur une petite estrade aménagée sommairement pour l’occasion. Sa tenue de commissaire impérial répandait une aura de terreur et de respect. Cet homme impitoyable avait droit de vie et de mort sur chacun d’entre eux. Et par le passé, il n’avait pas hésité à user de ses prérogatives. Eric Damas n’avait jamais eu à faire réellement à un commissaire du temps de sa gloire dans la ruche de Nocturnus. Son statut social, sa loyauté indéfectible et ses états de service irréprochables l’avaient toujours maintenu à l’écart des tumultes des investigations des services impériaux. Les commissaires présents dans la ruche étaient de plus affectés aux régiments réguliers de la garde Impériale, pas à des unités appartenant au gouverneur planétaire. Du moins pas jusqu’à la fondation. Aujourd’hui, Damas regretta en partie la folie qui l’avait conduit à vouloir déserter. Il avait tout perdu à cause de cela… Il avait perdu son amour, Alicia. Mais Damas restait convaincu que son amante l’attendait sur Decra Prime, qu’elle l’attendait impatiemment. Le sang bleu se jura de revenir sur sa planète natale, d’une manière ou d’une autre.


Darden s’éclaircit la voix, avant de prendre la parole.


« Huitième camp de la Légion Pénale de Paradisia. »


Le silence était absolu. Les gardes disséminés dans les rangs y veillaient.


« Pour vos crimes contre l’Empereur Dieu tout puissant, vous avez été condamnés à mort en toute équité. Pourtant, dans sa grande mansuétude, Sa Divine Grâce l’Empereur a commué votre peine, vous offrant ainsi une chance de vous racheter auprès de Lui en Le servant de nouveau. »


« Huitième camp de la Légion Pénale de Paradisia. Aujourd’hui, par la volonté de notre Empereur Dieu, l’occasion de racheter votre âme vous sera donnée. »


Un vague murmure angoissé parcourut les rangs des légionnaires rassemblés. Ça et là, des coups volèrent pour ramener la discipline.


« Demain à l’aube, vous prendrez la direction du spatioport du premier camp de Paradisia, où vous embarquerez pour rejoindre Ses armées, pour la plus grande gloire de l’Imperium. »


Darden se tut quelques secondes, regardant les rangs assemblés des légionnaires. Des hommes condamnés à une mort différée, mais à une mort certaine tout de même.


« Huitième légion pénale de Paradisia. Vous partez au combat. »


Un silence glacé parcourut les rangs des hommes assemblés face à cet envoyé de la mort. Malgré la chaleur étouffante de cet enfer, un frisson glacé parcourut l’échine de Damas, ce même frisson qu’il ressentait à chaque fois que lui et ses hommes se lançaient dans les méandres de la ruche de Nocturnus, pour chasser rebelles et mutants. A cette différence près qu’aujourd’hui, il ne dirigeait pas un régiment de voltigeurs, mais faisait parti d’un corps sacrifiable. Pour la plus grande gloire de l’Empereur.


« … ferez désormais partie des troupes de la V° armée impériale, sous le commandement du Maître de guerre Joukoff. Montrez-vous digne de lui, et votre âme sera graciée à votre mort. »


Quelle joie songea Damas avec ironie. Il lui tardait d’être gracié…


« … Arbitrator Kalfon. Vous lui obéirez jusqu’à la mort. J’y veillerai. »


Le sang bleu laissa à elles-mêmes ses pensées ; il vit avec surprise celui qu’il prenait pour un serviteur s’avancer au devant de l’estrade. L’arbitrator Kalfon.


Le petit homme était vêtu d’un long manteau bleu ciel, couleur de la servitude sur Nocturnus. Son visage rondouillard et son sourire bienveillant contrastaient violemment avec ses prérogatives de juge, jury et bourreau. Ses mains jointes devant lui, sa tête légèrement penchée en avant… tout dans son apparence était étudié pour inspirer la confiance, ou du moins, atténuer la méfiance. Cet homme était dangereux songea Damas. Cet homme est très dangereux…


* * *


Un nouveau cahot secoua le camion, rongé par la rouille et le sable brûlant. Encore une heure ou deux songea Damas, avant qu’ils n’atteignent le premier camp de Paradisia, où les transports les emmèneraient sur les vaisseaux placés en orbite. Et de là… L’Empereur seul savait.


Entassés comme du bétail, les légionnaires tentaient désespérément d’avaler un peu d’air respirable. Mais la puanteur de leur corps et la chaleur infernale de la planète rendaient toute tentative en ce sens impossible. A peine si leur véhicule poussif leur procurait un léger courant d’air.


Et pourtant. Damas était heureux d’avaler les kilomètres dans ce tas de ferraille, et non de les parcourir à pied comme il s’y serait attendu en temps normal. Mais apparemment, on devait avoir besoin d’eux dans les meilleurs délais, pour hâter ainsi le déplacement des prisonniers du camp. Un camp vide maintenant, jusqu’à la prochaine fournée de condamnés. Damas s’octroya un sourire ironique, en souhaitant bonne chance aux poux, puces et autres scorpions : à eux revenaient pour le moment la garde du camp.


Un autre cahot. Encore. Eric Damas observa ses compagnons d’infortune. Les déchets de la garde impériale. Des hommes à peine dignes de servir l’Empereur. Voleurs, menteurs, déserteurs. Aucun d’eux ne méritait le pardon. Mais lui-même le méritait-il songea t’il ? N’avait-il pas lui aussi projeté sa désertion, l’abandon de son nom, de ses titres de son grade ? Certes, mais une différence subsistait : il n’avait pas déserté. Il n’en avait pas eu le temps.


Quoiqu’il en soit, rien à part sa haute naissance ne le distinguait de cette masse vivante qui servirait de nourriture à la machine de guerre impériale. Même condition, même destin, même espoir… Aucun. Si les balles de l’ennemie, la maladie ou les vendettas personnelles manquaient à leur devoir d’élimination, les colliers explosifs fraîchement placés autour de leur cou le matin même veilleraient à mettre un terme définitif à leur existence. La victoire ou la mort. Le cri de guerre de la légion de Paradisia prenait ici tout son sens. Impossible de reculer ou de désobéir. La sanction serait sinon immédiate.


Le maître de guerre Joukoff. Damas ne connaissait pas ce nom là. Où diable allaient-ils se battre ? Sur quel bout de terre stérile ? Depuis la veille, ces questions, tous les légionnaires avec un tant soit peu de cervelle se les posaient. Ils ne devaient pas être nombreux songea t’il avec amusement. Pour la plupart de ses compagnons, seule l’heure du repas suivant et de la prochaine ration d’eau importait. A vrai dire, Damas lui aussi attendait ce moment avec impatience. La poussière qui envahissait l’arrière du camion lui desséchait la gorge. A quoi diable servait ces bâches tendues au-dessus de leurs têtes ! Avec ou sans elles, les soleils jumeaux les brûlaient pareillement à cette heure de la journée ! Pire, ces bâches empêchaient les hommes de respirer à leur convenance.


Un autre cahot, plus important. Puis un coup de frein. Violent. Les hommes entassés les uns sur les autres s’écrasèrent un peu plus. Des jurons volèrent. Des coups aussi. Puis le moteur du véhicule archaïque s’éteignit enfin, laissant place à un autre brouhaha. Celui d’un camp en effervescence.


Une tête passa par la bâche arrière du camion. Son uniforme le désignait comme un garde, mais il ne faisait pas partie du huitième camp. Terminus songea Damas. Des ordres secs jaillirent, les hommes commencèrent à descendre du camion. Pas assez vite au goût du garde, et des coups de bâton de douleur volèrent. Sacré motivation pour descendre.


Les soleils jumeaux étaient au zénith ; la chaleur suffocante de l’air submergea Damas lorsqu’il posa enfin les pieds à terre. Et dire qu’il pensait que l’enfer se trouvait sous la bâche du camion !


Pas le temps de reprendre son souffle, ni de faire du tourisme. Les colonnes du régiment se formèrent sous les injonctions répétées des gardes. Un à un, chaque homme prit sa place dans les rangs serrés des légionnaires.


Damas put enfin observer un spectacle qui lui avait été refusé lors de son envoi sur Paradisia. Des dizaines et des dizaines de transports se posaient et décollaient sans cesse, tel un ballet d’insectes gigantesques. Un spectacle impressionnant songea le Nocturnien. Chaque vaisseau qui se posait abaissait des rampes d’embarquement à l’arrière, laissant des dizaines d’hommes monter dans chacun d’entre eux. Puis une fois la cargaison de chair humaine complète, les réacteurs du vaisseau se déchaînaient, déclenchant des maelströms de sable, qui aveuglaient les légionnaires. Des maelströms de sable rouge. Funeste présage.


L’arbitrator Kalfon supervisait les opérations, bien à l’écart de la tempête de sable. Un nombre conséquent de commissaires impériaux et de gardes entouraient ce représentant de la justice expéditive de l’impérium. Tous semblaient agités, nerveux. Ou tout simplement impatients de finir cette opération. Une fois le « bétail » des armées de l’empire embarqué, ils pourraient passer à la seconde phase du voyage. Un voyage spatial.


Damas n’avait effectué qu’un seul et unique voyage dans l’espace. Dans une cale, enchaîné à d’autres prisonniers ; pour son premier voyage, Damas aurait préféré une croisière de vacances, mais apparemment, les transports de prisonniers avaient une autre définition du voyage d’agrément. Avec ironie, il se demanda si pour ce voyage ci il aurait droit à une piscine ou une holotèque.


C’était leur tour. Un vaisseau de transport se posa à une centaine de mètres de leur colonne. A peine les rampes abaissées, les gardes de la légion firent avancer les hommes. Ils ne perdaient pas de temps. La masse de légionnaires commença à gravir la rampe d’accès, pour s’enfoncer dans les profondeurs du monstre de métal.


« Tu ne survivras pas au voyage, sang-bleu. »


Damas s’arrêta net, pétrifié. Le capitaine déchu se retourna pour tenter de voir qui avait prononcé ces paroles. Mais à peine avait-il tourné la tête qu’un bâton de douleur l’atteignit en pleine épaule. Le choc électrique le foudroya sur place, et ce fut en rampant qu’il réussit à gravir la rampe d’accès du vaisseau de transport, pour échapper aux punitions des gardiens.


Damas n’avait pas vu qui l’avait menacé, et il se demanda l’espace d’un instant si ses sens ne lui avaient pas joué un tour. Mais lorsque la rampe du vaisseau de transport se referma et que les ténèbres l’engloutirent, il sut au plus profond de lui-même qu’il n’avait pas rêvé. Le noble se mit à trembler.


* * *


Les tirs de lasers ricochèrent autour de lui. Damas se risqua à jeter un œil par-dessus l’épave de la chimère lui servant de refuge. Immédiatement, une nouvelle grêle de tirs se déclenchât, criblant la carcasse fumante d’impacts aussi fournis qu’inefficaces. Les rebelles étaient barricadés dans les usines du douzième niveau, où ils comptaient disparaître sans laisser de trace. C’était sans compter les ordres du gouverneur : pas de survivants.


La situation était claire. Enclenchant son commutateur personnel, Damas contacta toutes les sections de son régiment entourant la cible.


« Escouades Oméga, couvrez Delta et Epsilon. Escouade Phobos, vous ouvrez la danse, nous vous suivons. A toutes les escouades, nettoyez ce nid de vermine. Pour l’Empereur ! En avant ! »


Une tempête de lasers se déchaîna, criblant les positions de rebelles ; totalement surpris par l’ampleur de la riposte, la plupart des ouvriers qui avaient refusé de poursuivre le travail à l’annonce de la réduction des rations d’eau, paniquèrent et s’enfuirent dans les profondeurs de l’usine. Aucun n’était un vrai guerrier : tous cherchaient à préserver leur vie. Peine perdue pour eux, pas un ne survivrait.


L’escouade Phobos jaillit des hauteurs de l’usine, les packs dorsaux enclenchés pour ralentir leur chute. Le lieutenant Lore avait fait du bon boulot. Ses hommes semaient la panique dans les rangs adverses, atterrissant directement au cœur des défenses rebelles, et les massacraient sans hésitation. Damas donna l’ordre à sa propre escouade d’avancer. L’usine venait de tomber. Les autres troupes du gouverneur n’auraient plus qu’à nettoyer le secteur et à procéder aux exécutions réglementaires.


Le lieutenant Adam Lore nettoyait non loin les dernières poches de résistance. Damas se félicitait autant qu’il s’inquiétait de la présence de ce jeune noble ; aussi efficace qu’avide d’honneur et de gloire. Tôt ou tard, il monterait en grade. Tôt ou tard, certains compareraient leurs compétences respectives à la tête des… cris d’encouragements à l’un et l’autre des légionnaires.


Damas se réveilla en sursaut. Une bagarre. Une de plus. Sûrement pour une partie de dés qui avait encore mal tourné. Damas poussa un long soupir de lassitude. Trois jours enfermés dans ces quartiers insalubres. Cent gardes pour cinquante lits à peine. Même pas la place pour se défouler. Les hommes avaient les nerfs à vif, et les matons avaient les pires difficultés pour maintenir la discipline. Punitions et privations se succédaient dès lors à un rythme effarant. Mais bien sûr, seuls les derniers arrivés, les « bleus » en étaient les victimes. Du coup, ceux-ci cherchaient à se venger sur les anciens, qui faisaient corps. Diviser pour mieux régner. Les matons du régiment s’y connaissaient.


Eric Damas se frotta les yeux encore alourdis par la fatigue. Quel rêve étrange ! Le capitaine déchu avait rêvé d’une insurrection survenue des années auparavant. Depuis lors, bien des évènements s’étaient déroulés, Lore avait été promu à la tête d’une autre sous-compagnie, et les deux hommes ne s’étaient revus qu’à de rares occasions. Cela valait mieux d’ailleurs, car les deux guerriers de Nocturnus ne se portaient guère dans leur cœur. Et de toutes façons, de par sa position actuelle, Damas ne risquait guère de faire de l’ombre à cet autre fils de l’élite Nocturnienne.


Les cris d’encouragement redoublèrent. Un garde fut projeté avec violence contre la couchette de Damas, forçant ce dernier à s’écarter précipitamment, sous peine de devoir passer du statut de dormeur à celui d’acteur.


A ses côtés, « Bang-bang » poussa un grognement d’énervement. « Bang-bang », surnommé ainsi de part sa passion des explosions. Damas s’était associé avec lui pour avoir une couchette. Les places étaient rares et chères, et à moins de pouvoir y rester allongé en permanence ou de disposer d’une masse musculaire suffisante pour décourager toute pensée entreprenante, mieux valait passer un accord avec un autre et dormir par roulement. C’était le mieux à faire. A moins d’aimer le contact du sol pendant son sommeil.


Damas regarda avec mépris les deux protagonistes de la bagarre. Poubelle et un bleu. Depuis qu’il avait quitté Paradisia, l’état de santé de l’Omphalien s’était considérablement amélioré. En revanche, ses capacités olfactives semblaient être toujours égales à elle-mêmes. Dommage pour les autres.


Un magnifique coup de tête fit voler quelques dents en éclat. Le bleu avait définitivement le dessous, et l’Omphalien se régalait de la correction qu’il infligeait à sa victime. Damas devait reconnaître que Poubelle savait s’y prendre pour faire mal à l’autre. Coups de poings, de genoux, de pieds. L’autre souffrait énormément, mais pas assez pour perdre connaissance. Damas s’écarta définitivement lorsque le bleu s’effondra sur son lit. Poubelle se mit à califourchon sur l’homme avant de lui asséner une tempête de coups. La foule alentour exultait devant le spectacle, et les paris allaient bon train. Pas sur qui aurait la victoir,e mais sur combien de coups seraient nécessaire pour tuer le bleu. Damas aurait bien parié sa ration de bouffe, mais celle-ci bien qu’ingérée et recyclée une dizaine de fois au moins, restait la seule chose qu’il pouvait se mettre sous la dent. Autant la conserver dans ces conditions.


Lassé du spectacle, Damas fit signe à Bang-bang de prendre sa place. Une fois que le bleu aurait été jeté hors de la pièce, bien sûr. La coursive était là aussi emplie de bleus, de bleus qui n’avaient pas eu la chance ou la force de s’approprier une place où dormir. Tant pis pour eux.


Damas se dirigea vers les latrines. Il avait une formidable envie de pisser. Il passa devant d’autres quartiers, aussi surpeuplés que le sien. Combien d’hommes se trouvaient sur le navire, il n’en savait rien. Il ne se doutait même pas que Paradisia pouvait contenir une telle population. A moins que tous ne viennent pas de cette planète maudite, ce qui était envisageable. Mais peu important.


Ce qui l’était un peu plus, c’est ce qui s’était passé. L’avant veille, des prêtres étaient passés parmi la troupe, l’exhortant à prier et à chanter des cantiques pour la gloire de l’Empereur. Puis il y avait eu un changement. Les moteurs du navire avaient… Damas ne savait pas exactement. Depuis lors les sons ne lui semblaient pas pareils, les ombres semblaient différentes. Il avait eu la nausée pendant quelques temps. Comme le reste de la troupe d’ailleurs. Tous s’étaient sentis malade, mal à l’aise… Bien que tous semblaient avoir oublié cet événement, le malaise persistait et contribuait à la tension qui régnait.


Tout en arrivant aux latrines, Damas ne cessait de repenser à ce désagréable moment. Cela lui permettait d’un certain côté d’éviter de trop penser à l’odeur tout aussi désagréable d’excréments humains qui régnait en ces lieux. Il était bien loin de l’odeur fleurie des sanitaires du palais du gouverneur. Il y aurait dormi et mangé à vie avec plaisir, plutôt que de passer une seule seconde de plus dans les soutes de métal de leur vaisseau de transport.


Manger et dormir dans des sanitaires ? Damas ricana intérieurement. Lui qui avait rempli la couche de la fille du potentat du gouverneur, s’était vu l’espace d’un espace vivre comme un chien dans des toilettes. Quelles curieuses pensées !


Damas se refusa à penser à Alicia. Songer à son amante dans un lieu aussi sordide aurait été pire que la mort elle même ; cela aurait entaché irrémédiablement la blancheur et la pureté de celle qu’il aimait. Autant mourir plutôt que de commettre un tel crime.


Le Nocturnien finit son affaire, avant de reprendre la direction de ses quartiers. Mais quelque chose d’autre avait changé. La coursive était plus agitée que d’habitude. Damas dut se frayer un chemin à plusieurs reprises alors que des groupes d’hommes s’attroupaient de plus en plus. Jusque devant les quartiers qu’il occupait. Tous les gardes étaient debout… Et les matons étaient présents.


Un mauvais pressentiment. Damas joua des coudes pour entrer dans la pièce. Les visages étaient graves, fermés. Un frisson glacé. Par l’Empereur, que se passait-il ?


Le Nocturnien vit Poubelle qui se trouvait non loin. Ce dernier aperçut de même le capitaine déchu, et s’approcha de lui. D’un geste de la tête, Poubelle désigna les couchettes, où les matons s’agitaient frénétiquement.


« Bang-bang est mort. »


La peur submergea Eric Damas, capitaine déchu du XVI° Voltigeur.


* * *


« Un accident. Tu as eu beaucoup de chance. » Sac à gnôle termina de retirer ses gants. Mesure d’hygiène inefficace, ses gants ayant une propreté aussi douteuse que ses mains.


« A ce niveau là, ce n’est plus de la chance. » Damas regarda le corps à moitié brûlé de Bang-bang. Les nettoyeurs terminaient leur travail d’empaquetage. Le corps serait confié au vide de l’espace. Pour lui le voyage s’arrêtait là. S’il n’avait pas commis l’impair de s’amuser à faire exploser son surplus de dynamite, il serait encore en vie aujourd’hui. Rectification, s’il n’avait pas commis l’impair de faire sauter son surplus de dynamite et la voiture du colonel de son ancien régiment.


« Répète moi ce qui s’est passé. »


Sac à gnôle arrêta un instant de remballer ses affaires. Visiblement, l’attitude autoritaire de Damas l’énervait au plus haut point. Le sang-bleu ne s’était pas départi de son habitude de commander, malgré les « accidents » survenus lors de ses premiers jours passés dans le camp de Paradisia. Le médecin s’apprêta à sortir une répartie aussi assassine que possible, mais s’arrêta au dernier moment. L’attitude de Damas n’était pas du à son sang-bleu, mais à un trouble profond. Très profond. Et cela se lisait clairement sur son visage.


Sac à gnôle poussa un soupir de lassitude. Avant de reprendre son travail.


« Un couple de scorpion manéens a embarqué avec nous lorsque nous avons quitté le camp. Comme tu le sais, ces scorpions sont réputés inoffensifs en pleine chaleur, car ils restent assoupis les trois quarts du temps que dure leur vie. Pourtant, quand des crétins dans ton genre ne font pas attention où ils marchent ou quand la température baisse, ces bestioles piquent alors tout ce qui bouge et qui est suffisamment con pour rester à portée. Leur poison est une sorte de… de chose qui transforme instantanément une partie de ton sang en acide. Tu es piqué une fois, tu meurs en deux trois minutes. Deux fois, tu as trente secondes devant toi. Trois fois, tu n’auras même pas le temps de pisser une dernière fois. C’est ce qu’à découvert l’andouille qui a donné son nom à ces sales bestioles. »


Sac à gnôle s’arrêta un instant. Il regarda le lit que se partageaient Damas et Bang-bang.


« Ce couple s’est niché quelque part dans ton lit, sous les draps bien au chaud. La chaleur de vos corps à tous les deux les ont gardés assoupis jusque là. Puis pour une raison ou une autre ils se sont réveillés. Je pencherai pour la bagarre qui a eu lieu. Et bien sûr, ils étaient d’humeur assez peu agréable. Et se sont acharnés du coup sur le crétin qui dormait là à cet instant. Il y a eu vingt sept piqûres avant que Bang-bang ne soit tiré de son lit et les bestioles écrasées. Trop tard d’ailleurs, mais bon, mieux vaut lui que moi. »


« Arrête de me prendre pour un con. Jamais je n’aurais pu dormir autant de temps avec Bang bang sur un tel nid sans me faire crever bien avant. Et ne me fais pas croire non plus qu’ils sont venus comme par hasard dans ce lit alors que nous sommes je ne sais pas combien sur ce rafiot. »


« C’est ce qui s’est passé. »


Damas perdit patience. Le sang bleu attrapa le médecin par le col et le plaqua violemment contre une cloison. Peu importait à Damas qui pourrait témoigner de la scène. Colère et peur étaient désormais maîtresses de ses actes.


« Ecoute moi bien sale vermine. Je ne crois pas à tes foutues conneries. Tu vas me dire la vérité ! Ce n’est pas un accident ! »


« Ferme ta gueule sale bleu ! Si tu ne veux pas finir comme Bang bang, tu as plutôt intérêt à faire comme si c’était un accident. »


Le capitaine déchu relâcha le médecin. Autour de lui, les autres légionnaires faisaient semblant de vaquer à leurs occupations ; chacun s’occupait de ses affaires, mais Damas sentit tout de même la lourdeur de leur regard. Damas n’était pas dupe, il savait que le véritable destinataire des scorpions, c’était lui. Bang bang était réellement mort « accidentellement », vu qu’il n’était pas la véritable cible. Et dans la légion pénale, personne n’aimait qu’un camarade meure par accident.


« Tu ne survivras pas au voyage, sang-bleu. »


Ces mots revinrent à Dams, tel un funeste présage.


« Tu ne survivras pas au voyage, sang-bleu. »


Le Nocturnien sortit de la pièce en trombe, sous le regard accusateur de ses pairs… et peut-être ennemis.


Les oreilles de Damas se débouchèrent d’un seul coup. Les prêtres impériaux cessèrent leurs gesticulations et cantiques, laissant enfin les hommes souffler un peu. Cette sensation bizarre que le capitaine déchu ressentait depuis près de deux semaines cessa enfin, pour laisser place à une appréhension toute autre.


Les matons du régiment pénal s’activaient tel un essaim d’abeilles, organisant les hommes en unités de vingt personnes. L’activité fébrile dont ils faisaient preuve prouvait qu’il ne s’agissait pas d’un quelconque exercice. Damas se sentit soulagé d’un certain côté : l’inactivité forcée à laquelle il avait été soumis lui et ses compagnons d’infortune, allait enfin laisser place à un peu d’action. Ils en avaient tous besoin, lui le premier. La peur de la mort n’avait pas quitté le nocturnien depuis le décès de Bang-bang, mais il commençait à se demander s’il ne faisait pas preuve d’une paranoïa excessive.


Damas avait évité de dormir avec ses compagnons depuis « l’accident », pour éviter de devenir une cible facile dans son sommeil. Il s’était enfoncé dans les profondeurs de la soute, changeant de repaire nuit après nuit pour éviter les mauvaises rencontres. Il n’était pas le seul à hanter la cale du navire, d’autres légionnaires que lui ayant choisi de trouver refuge dans cet endroit mal famé et rongé par la rouille.


Tant qu’aucune émeute n’éclatait dans cet endroit, les commissaires n’intervenaient pas. Amener leur cargaison humaine à destination était la seule chose qui leur importait. Et le maintien de l’ordre et de la discipline. Du coup, Damas avait évité le contact humain aussi souvent que possible. Puis le temps passa, et rien ne survint. Le nocturnien se demanda souvent si les précautions qu’il prenait étaient justifiées, ou si les méandres de son esprit avaient créé cette menace fantôme qui pesait ainsi sur lui.


Après tout, la thèse de l’accident était possible. Peut-être était ce réellement un concours de circonstances qui avait mené ces deux scorpions dans son lit. Ou encore était-ce Bang bang qui était visé depuis le début. A part le nocturnien, peu de gens avaient le mort dans leur cœur.


Tant de possibilités, tant de peur lui rongeait le cœur. Damas ne savait plus de quoi il retournait. Le regain d’activité allait lui faire le plus grand bien.


Des ordres secs. On y était. Une a une, les sections formées par les matons s’avancèrent dans les coursives du navire, vers les vaisseaux de débarquement. Une multitude de petits vaisseaux, chacun juste assez grand pour contenir une section, attendaient patiemment leur cargaison.


Enfin. Damas se demanda qui ils allaient affronter. Et comment. Ils n’étaient même pas armés, et seul les colliers explosifs décoraient leurs uniformes sombres. Ses camarades semblaient partager la même inquiétude que lui, mais ils n’avaient pas le choix. Soit ils obéissaient, avançant vers une mort certaine, soit les gardes chiourmes leur administreraient la paix de l’Empereur. Belle alternative en vérité.


Damas suivit le mouvement, prenant à peine le temps d’observer les vaisseaux

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  Questions Pour Un Démon
Posté par : Le-Captain - 07-12-2005, 02:39 - Forum : Warhammer 40k - Background - Pas de réponse


Je vous arrête de suite, j'ai compulsé le Taran, et non je n'ai pas trouvé les réponses aux questions que je n'ai pas encore posées.


Donc, voilà je lis Les Fantômes de Dan Abnett (2nd tome du cycle premier), bon bouquin au passage, et là bam, d'un coup d'un seul, une question me saute à la gueule, comme un coup de pied au cul:


L'Empereur, non content de squatter les gens par avatarisation (je sais c'est laid), au pif Sebastian Thor selon les Thoriens, a-t'il, dans sa grande sagesse, et vu qu'il a sa carte de Dieu, la possibilité d'avaoir des "démons"?


Explication: dans le bouquin, chapitre 5, il me semble, Larkin (un sniper à moitié dérangé) converse avec un ange (ben ouaip), et il se pase plusieurs trucs étranges explicables, sauf la dernière:


-Larkin parle de précédents ou des Anges seraient apparus en plein champ de bataille pour redonner courage aux Gardes => apparition de Space Marines via Drop Pod ou autres moyens chatoyants.


-L'Ange connaît le prénom de Larkin, que personne ne semble savoir => en même temps, s'il est dingue, il connait son nom, ce dernier étant utilisé par l'illusion créée par son inconscient


-Pour câler son fusil, Larkin a besoin d'un bout de tissu, et au moment où il s'apprête à déchirer sa cape, l'Ange lui tend un bout de sa toge. A près la bataille, on se rend compte que l'Ange n'était qu'une statue, et que le bout d'étoffe est encore là. Plus étrange, sur la statue il est écrit qu'elle est là pour commémorer une apparition aux colons de cette planète => la j'ai pas d'explication, sauf si:


*Ben l'Empereur se faisant chier, il fait la tournée des champ de bataille, et s'éclate avec un sniper à moitié barge.


*Un psyker s'est bien foutu de sa gueule, planqué derrière un rocher.


*Un Démon en freelance pour l'Empereur lui a donné un coup de pouce


*Ou encore, il avait un bout d'étoffe blanche sur lui depuis le début.


Sacré préambule pour la question: "l'Empereur a-t'il des Démons/entités à sa solde, sur le plan Warp?" Car IRL, il a la GI, le SM, l'inquisition....


Ensuite sont venues celles ci:


-Comment les Démons naissent? Papa Sanguinaire plante-t'il une graine dans le ventre de Maman Sanguinaire? Les Démontettes naissent elles dans les roses? Les Nurgling sont ils livrés par cygognes warpiennes?


-Un Démons acquérant de la puissance montent il en grade? Je m'explique: un portepeste restera-t'il toute sa "vie" un Portepeste?


Le-Captain, s'entraine avec un crucifix:


"The Power of Christ compels you" *3

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  Les Fils De La Nuit:
Posté par : Rat - 06-12-2005, 22:41 - Forum : Récits et Poésies - Pas de réponse


Des méchants vicieux, un inquisiteurs, des officiers de la flotte pas toujours très correct et quelques pauvres gardes...


Merci pour ceux qui ont le courage et/ou la aptience de me lire, c'est ma première nouvelle (snif, que d'émotion!) alors soyez indulgents...


Voilà la chose:


Quelque part dans le Segmentum Pacificus, durant le 41°millénaire impérial, dans le secteur Maneb.


Hanut sentait la colère l’enivrer ; jamais les disciples du faux empereur n’avait pu lui tenir tête, depuis les millénaires au service de sa légion !


Et pourtant, la situation était différente, car privés d’approvisionnement ses hommes ne pouvaient prendre Mercilles Port. Ni matériel de siège, ni munitions !


Ce travail était bon pour des Iron Warriors, pas pour ses rapides Chevaucheurs de Ténèbres, pour qui une bonne guerre était une guerre rapide.


Mais pourtant, ils devaient prendre ce spatioport : il leur ouvrirait la voie vers le restant su système, qui lui-même leur donnerait la clé du Segmentum Pacificus, si mal nommé. Et peut-être de Terra…


Le géant en armure ouvragée se retourna vers son sorcier, Jaeger NightClaws, entouré d’un halo de sombre lumière. Le masque de son armure luisait d’un éclat verdâtre s’échappant de la mince fente, seul interstice non protégé de l’armure.


S’avançant vers son allié, il salua rapidement celui-ci avant de lui demander le rapport tant attendu.


-Seigneur, ces traîtres de loyalistes sont épaulés dans leur résistance inutile par des marines maudits, que je pense du chapitre des Imperial Fist et qui viennet d’être rejoint par un inquisiteur. Mes sermons sont inutiles contre de telles abominations! De plus, une compagnie de contre siège vient d’arriver pour tenir le spatioport. Nos mutants qui constituent le gros de nos troupes sont trop effrayés pour attaquer, et j’ai du en anéantir personnellement quelques uns pour les « motiver ».


La secte du Crâne Rouge a été anéanti, et les Frères Bénis ont subi de lourdes pertes.


-Qu importe la vie de mes serviteurs. Nous allons passer par l’allée Est et les prendre à revers.


Aspirant Vermard ! Préparez ma compagnie. Que les rapaces soient « couverts » par l’escouade Detergard, je n’est pas confiances en ces auxiliaires.


Une heure plus tard pour les impériaux.


Les escouades Night Lords s’étaient déployés autour de l’allée Est, où une mauvaise surprise les attendaient : l’Inquisiteur Barmez et une escouade d’Imperial Fists étaient postés, non loin d’une barricade tenue par des gardes. Barmez ! cet homme était l’ennemi personnel de Hanut. C’est lui qui devait savoir que les Night Lords étaient derrière ce soulèvement sur ce monde perdu de Maneb Prime, les Space Marines ne sont jamais envoyés pour mater une simple rébellion. Mais Barmen était un homme intelligent. Intelligent et influent.


Mais la mauvaise surprise était la paire de Leman Russ qui progressaient sur les bords de l’allée, escortés de gardes impériaux.


Ils n’allaient d’ailleurs pas tarder à les repérer, et si les hommes de Hanut étaient moins doués pour la dissimulation, nul doute qu’ils seraient déjà enseveli sous les tirs d’obusiers…


Les mutants retenaient les forces impériales de l’autre côté de la ville, et les rares chars Night Lords les soutenaient car ils étaient trop visible pour un contournement.


Le seigneur faisait face à un dilemme : ces laquais de l’empire voulaient visiblement les contourner. « Quelle ironie, deux ennemis et un seul plan. » songea Hanut.


Soudain, il de rappela que les rapaces avides de combats avaient pour champion Otto, un personnage prétentieux voulant renverser le maître Night Lord. Il l’avait toujours gardé près de lui pour l’avoir à l’œil, mais le moment était peut-être venu de s’en débarrasser.


Si Hanut n’avait pas eu de casque, on aurait qualifié son sourire de cruel…


-Envoyez les rapaces contre leurs chars ! Qu’ils causent le plus de dégâts possible et détruisent ces satanés machines ! ordonna Hanut à son capitaine. La joie malsaine de son maître se transmis à lui quand il compris le plan retord : détruire un ennemi et avoir le champs libre pour en affronter un autre… D’une pierre deux coups.


Flotte impérial stationnée près de Maneb, à bord de l’Imperator Gloria :


-Seigneur Amiral ! Un communiqué urgent en provenance de Maneb Prime !


La cité de Mercilles Port est tombée aux mains des rebelles et nous n’avons plus de nouvelles de l’inquisiteur Barmez ni du détachement Imperial Fists dépêché pour stopper l’invasion. Le capitaine Vaber de la 3°compagnie s’impatiente ; il vient d’envoyer un message astrophatique demandant un rapport des marines placés sous notre commandement.


Tous nos canaux de transmission depuis l’orbite basse vers la planète sont saturés de versets chaotiques et tout nous poussent à croire que les Night Lords de la bande nommée les Chevaucheurs de Ténèbres ont mis la main sur la flotte de commerce stationnée dans les docks bas. Leur flotte à repoussée nos vaisseaux et s’apprête à rejoindre les docks. Plusieurs escorteurs lourds sont détruits, et le croiseur Dark Blood avance actuellement vers la ceinture de Miderstein où nous sommes actuellement situés.


-Ne laissez pas s’approcher ces hérétiques ! Engagez une manœuvre de replit vers le système Antallès !


-Et l’inquisiteur Barmez, seigneur ?


-Si il n’est pas mort, cela ne va pas tarder.


Un officier arrive, affolé :


-Nos scanners signalent une autre flotte de renégats en approche de Maneb Primus…


Non loin de là, une navette légère sort de l’atmosphère de Maneb Prime. Personne ne l’a repéré car les scanners sont occupés à déterminer les cadrans de combats et à suivre les vaisseaux


A son bord, l’inquisiteur Barmez, dernier des défenseurs impérieux de Maneb, rumine sa vengeance :


Dans l’état major de la Flotte, des changement s’avéraient nécessaire…


Et Hanut paierait un jour pour ses crimes !


Le Rat, tous commentaires bienvenus.

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  [section Warmachine/Hordes] Tags à Respecter
Posté par : Zoroastre - 06-12-2005, 21:03 - Forum : Warmachine/Hordes - Pas de réponse


Bonjour


Comme vous l'avez constaté, cette section a un peu rétréci ces derniers jours.


Je sais qu'on ne génère pas un traffic énaurrme, mais un peu d'ordre ne faisant jamais de mal, voici quelques petits tags (à mettre avant le titre du message) pour que les gens s'y retrouvent.


[règles]


[tournoi] ou [évènement]


Les achats et vente se faisant dans la section petites annonces du sous forum Autres Wargames


Bonne navigation !


Zoro

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  Pour Un Frère De Meute
Posté par : Visiteur - 06-12-2005, 02:18 - Forum : Récits et Poésies - Pas de réponse

désolé j'efface.

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  Armement Sonique
Posté par : Visiteur - 03-12-2005, 21:36 - Forum : Warhammer 40k - Background - Pas de réponse


Juste une rapide question, ayant cherché un peu sur Taran et pas trouvé...


L'armement sonique EC, il est EC seulement (genre, pré-Hérésie et déclaré hérétique puisque les EC s'étaient fait la malle, ou encore, découvert par les EC dans le Noeuil), ou est-ce qu'on peut imaginer qu'un chapitre SM aurait accès à cet armement? Je pense pas, mais j'aimerais toujours vérifier.


Parceque sinon, va falloir que je me démerde pour trouver une raison pour laquelle un chapitre ayant défecté à Slaanesh se retrouve avec de l'armement sonique sans être absorbé par les EC...

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  Une Histoire D'exodite
Posté par : Kalhim-Ehrö - 01-12-2005, 23:07 - Forum : Récits et Poésies - Pas de réponse


Voici l'histoire que je viens de retrouver de mon armée exodite, certains doivent déja l'avoir lue à une époque lointaine, mais bon maintenant qu'il y a une section spéciale pourquoi s'en priver.


Bonne lecture.


INDEX XENOS


Monde Exodite Khor'ainth (Population estimée 25 millions eldar)


ORIGINE:


Noble prophète Kayan, ayant pu trouver une vaste source d'informations dans la cité- bibliothéque de cette royauté, la véracité des propos qui vont suivre peut être prise au sérieux.


Les installations bibliothéquaires de ce monde sont assez simple d'accés, même pour un étranger, toutefois certaines références spécifiques à l'histoire de ce monde ne peuvent être comprises en si peu de temps.


L'origine du peuple de Khor'aimth (Terre forcée) remonte comme la majorité des peuples exodites de notre grande race à la chute et au réveil du prince des plaisirs, il y a de cela pres de 14000 années, pendant que les autres races n'étaient encore que peu dangeureuses à nos yeux.


Certains anciens eldars nobles d'esprits voyant notre civilisation sombrer dans les plaisirs de la chair et du sang, décidérent de sauver leur dignité; et plus encore leur vie; en construisant des vaisseaux capables de les emmener vers d'autres mondes la plupart téraformés ou en cours de l'être.


Une partie de ses vaisseaux-mondes sont toujours actifs de nos jours et se déplacent à une allure sublimique dans l'espace, préférant éviter tout contact avec les autres races.


Or il est de coutume pour la nation Khor'ainthienne d'annoncer que leur monde d'accueil n'était pas celui qui leur était destiné. Fait étrange leur planête actuelle est située en periphérie de l'oeil de la terreur qui abrite encore les mondes originels de notre grande civilisation déchue. L'état des reliques mis à disposition fait l'objet de contradictions, mais il est évident que les eldars survivants de la chute à l'arrivée sur ce monde ne devait pas dépasser le milliers d'êtres.


L'idée de vous expliquer ce qui va suivre me glace le sang et les images et cris et bien pires encore montrées dans les cristaux-archives ne sont rien par rapport à ce qu'il c'est réellement passé il y a de cela bien des millénaires;


Laeh Ky-hin (La porteuse d'espoir) fut un des derniers vaisseaux à partir des mondes eldar originels, il était vraissemblablement l'un des plus grand jamais construit et le plus apte à relancer une nouvelle civilisation ailleurs, sa population devait être considérable, hélas ce fort nombre d'habitant fut sa perte; il parait de nos jours inconcevable qu'un si grand désastre pu arriver pour notre race...


La population embarquée était dirigée par une caste de princes telle que l'on pourrait la comparer dans de nombreux monde exodites actuels. Le maitre-prince fort de son statut avait su garder un esprit sain et était pret à conduire son peuple vers une vie de sacrifice mais de pureté et d'espoir pour les générations futures.


Cependant une de ses compagne Niah'ra, sous son voile et son apparante chasteté déssinait un tout autre chemin pour son peuple...


Elle pratiquait, dans ses immenses appartements, à l'insu de son mari, des orgies somptueuses ou la majorité des nobles du vaisseau se retrouver chaque soir pour s'addoner aux joies de la perversion et cela même lorsque Slaanesh était sur le point de se réveiller. Mais pire encore elle pouvait d'un simple sourire grace à son charme néfaste corrompre les plus puissant prophétes ou chevaliers du vaisseau, pourtant dévoués corps et âme à la cause de son mari.


Quelque mois apres leur départ, la vie sur le vaisseau était devenue tout aussi chaotique que sur les mondes désertés, des sacrifices parmis la population se faisait dans la plus grande indifférence et seul le roi, sa garde rapprochée et une poignée d'habitants, parmis ceux qui ne s'était pas déja enfuits, étaient encore saint d'esprits et tous s'étaient retranchés dans les appartements du roi.


Le roi ne voulait pas se résoudre à quitter le navire et s'est accompagné de ses plus fidéles serviteurs qu'il se lança dans un assaut désespéré contre son épouse et ses serviteurs pourtant en bien plus grand nombre.


Les archives contenues dans les matrices psychiques sont nombreuses et deux versions des faits s'opposent, la premiére version, celle la plus développée fait état d'un jeune prince accompagnant son pére mourant dans des combats d'une violence intense contre leur anciens tombées sous le charmes de sa mêre (le passage est trop confu, horrible pour que je n'ose aller plus loin dans l'exploration des images).


L'autre version, bien moins complète décrit des scénes de guerilla au sein même du vaisseau, de nombreux morts parmis les deux camps, qui ont pour but final l'explosion d'une grande partie vaisseau.


Quoi qu'il en soit et ce parmis un hasard macabre, Slaanesh notre fléau se réveilla et la nation eldar ne fut plus.


Le vaisseau n'étant pas arrivé à s'éloigner de l'épicentre du fait de son chaos interne et de son départ tardf, vu lui aussi sa population disparaitre pour ne laisser qu'une infime et pitoyable représentation de la grandeur de ce qu'il était jadis.


L'âme du roi fut dévorée mais non celle de la reine et de ses puissants servants et de l'autre coté seul un jeune prince et environ un milier d'invidus s'en sortirent.


N'ayant plus assez de navigateurs et suite aux combats préalables l'immense vaisseau désormais vide dériva dans l'espace pour être pris quelques semaines suivantes dans l'attraction d'une planète situées non loin du tout récent oeil de la terreur créé par la naissance de la divinité des plasirs.


Le pire fut évité disent de nos jours les exodites de ce monde, car le vaisseau aurait tres bien pu s'engouffrer dans le trou noir et subir on ne sait quelles horreurs.


14000 ans apres, la carcasse du vaisseau est toujours la...


"Extrait d'une ellocution du seigneur K'arthan lors de la derniére Nag'ra"


Laeh Ky-hin, un nom perdu au plus profond des âmes tourmentées des eldars. Un vaisseau qui fut un jour leur fierté. Autrefois, là où se dressaient d'immenses temples à la gloire des eldars, là où les mortels vivaient en osmose avec les dieux, là où à perte de vue s'étalaient des champs de roses et de fleurs exotiques, et des fôrets entières d'arbre aux fruits succulents, il ne reste que poussiére...


L'odeur fétide de la mort a envahi les plaines autrefois fertiles, les hurlements de douleur ont remplacé les chants de joix, et les torrents d'un sang plus noir que la nuit ont pris la place des paisibles rivières aux eaux cristallines.


C'est dans cet enfer qu'ont survécu les descendants des servants de la Ténébreuse. Les corps fermes et juveniles ont laissé place à des êtres difformes et pervers. C'est au tréfond de ce batiment de cauchemar, au delà des gouffres du desespoir, et de la chambre de l'effroi éternel que se cache un être à l'âme si sombre qu'elle est constament entouré d'un puissant halo d'obscurité: la reine Niah'ra. Que ce nom soit maudit pour l'éternité ! C'est là qu'elle et ses vils serviteurs s'adonnent aux plaisirs malsains de Slaannesh. Les murs de son palais ancestral, maintenant couverts de cadavres et de corps mutilés, se déforment comme sous l'action d'un force maléfique. Les pauvres fous qui se sont un jour essayés à pénétrer cet endroit ne sont jamais revenus. On raconte que les murs, hantés par les âmes des pauvres eldar sacrifiés au tourment eternel, hurlent leur douleur même enfermés dans l'épais granite, froid comme la mort.


La légende raconte qu'un jour, Slannesh descendra sur la planete, incarné dans un prince démon d'une beauté inimaginable, s'accouplera avec la reine Niah'ra et de leur union naitra un étre, ultime puissance du chaos, capable d'exister en meme temps dans le monde réel et l'espace warp. Ce jour là, les textes racontent que toute vie eldar dans l'univers prendra fin.


Slannesh vaincra ses rivaux, et l'univers sombrera dans un indiscible et inextricable chaos. Ce jour ne doit jamais arriver...


GEOGRAPHIE:


Les survivants du cataclysme et suivants du jeune prince, loin de s'exiler sur une autre planête, décidérent de s'installer sur cette terre pour encadrer et un jour annihiler celle qui fut la cause de tout leurs malheurs.


La colonisation de la planète se déroula en moins de deux millénaires grace à un fort taux de reproduction (spécifique à cette planète selon les vaisseaux mondes du secteur, il est d'ailleur à noter que l'influence de l'oeil est présente de différentes façons sur les individus de ce monde). Aujourd'hui les quatres continents sont tous peuplés à des degrés variés, tandis que les océans et les iles de l'orient sont méthodiquement évités car maudits selon les dires des marins de la planète entière.


Khor'aimth est un monde sauvage et le restera encore longtemps, chaque continent possède un climat tropical plus ou moins prononcé, ils sont devenus au court des millénaires totalement indépendants les uns des autres mais aucune guerre interne ne s'est déroulée entre les trois grands continents alliés. Ils se sont bien evidement ligués contre Laeh Ky-hin (non donné au continent abritant la carcasse du vaisseau corrompu du même nom) qui est lui même en guerre perpétuelle contre les trois autres et ce pour sa propre survie.


Les quatres grands continents:


-Ehrä: "le premier" (Nord)


Lorsque les eldars survivants décidérent de s'éloigner du vaisseau pour survivre et un jour pouvoir se venger, ils le firent en direction du nord ou le climat est vraissemblablement plus doux. Ils rencontrérent peu de difficulté et se dirent que ce monde était peut être une chance dans leur malheur pour pouvoir reconstruire un empire eldar solide.


Ils prirent contact les années suivantes avec le vaisseau monde Yme-Loc revenu pres de l'oeil pour estimer les dégats causés à notre race. Ce dernier les prit en charge et les aida à créer leurs premiéres cités. Toutefois le vaisseau monde était lui aussi tres ébranlé par la récente chute et ne put rien faire concernant le problème de la Ténébreuse et de ses suivant.


Les années passérent et les eldars se focalisaient sur la création de leur nouveau monde, ils en oublierent peu à peu la menace du sud que les proches adorateurs de Slaanesh pouvait peser. Puis vint la premiére tentative d'invason de la part des chaotiques, les armées de la reine avaient atteins des proportions considérables en tres peu de temps ce qui surpris d'autant plus les premiers colons. Heuresement apres une guerre éprouvante, les forces du Prince et avec l'aide du Vaisseau monde Yme-loc purent repoussés les slaaneshites à leur repére sans pouvoir pour autant totalement les annihilier.


Pour que ces évenements ne se reproduisent pas de si tot, les plans d'Ehrä furent changés pour devenir ce qu'ils sont aujourd'hui c'est à dire un réseau de forteresses essayant de contenir réguliérement les attaques chaotiques.


-Caor'ainth: "Terre poupre" (Sud)


Une fois la situation redevenue normale, certain eldars sous les conseils avisés de leur psychers décidérent de se lancer dans une grande vague de colonisation de la planête, leur but avoué étant d'encercler au plus vite la menace de Laeh Ky-hin avant que celle ci ne prenne trop d'ampleur. Cette fois ci les colons migrérent vers le sud en contournant le continent central corrompu ainsi qu'un océan, à la tête de ces vaisseaux caravanes un ordre de chevaliers dragon ainsi que des pirates ayant senti le bon filon, assuraient la sécurité des individus.


Actuellement ce continent est celui qui s'occupe principalent des activités commerciales et spaciales de la planète entière.


Sa flotte militaire est constituée d'un amas disparate de vaisseaux civils le plus souvent armés au dernier moment accompagnés de pirates et autres escorteurs militaires plutot qu'une véritable flotte de guerre comme l'on peu en trouver sur les vaisseaux mondes.


Il arrive parfois que les forces de la planètes soient nécéssaires sur d'autres mondes voisins, essentielement lorsque le vaisseau Yme-Loc tente des attaques éclairs contre des forces chaotiques ou lorsque des chevaliers Dragons de Mamekith poursuivent des flottes Orks jusqu'àu bord de leur système solaire.


C'est alors des spacio ports de Caor'ainth que l'attaque est lancée pour un maximum d'efficatité et de rapidité.


C'est sur ce continent que les grandes institutions militaires du peuple exodite trouvent leur origines, plus particulièrement les différentes castes de chevaliers dragons ainsi que les centres de construction de véhicules de combat.


-Mamekith: "Nom en l'honneur du colonisateur Mameki" (Occident)


Ce fut le dernier continent colonisé par les colons exodites, là ou il n'y avait que désolation et atmosphère quasiment irréspirable, ce trouve aujourd'hui une terre merveilleuse, verdoyante qui fournit de la nourriture en abbondance.


Cependant vivre sur ce continent n'est pas de tout repos, les invasions orks sont assez fréquentes et le peuple doit souvent prendre les armes. C'est ainsi que les differents cités se regroupent en une armée innombrale et terrifiante.


Mamekith est réputée être l'endroit exodite le plus peuplé du système Obscurus mais cette affirmation reste encore à être vérifiée.


Les habitants de Mamekith ont dépassé le stade de la civilisation agricole qui est pourtant le facteur caractéristique d'un continent centré sur la production de fruits et d'aliments de toute sorte en quantité énorme.


Bien que possédant un haut niveau de vie, leurs doctrines restent très dures pour ne pas retomber dans les excés et les dépravations de leur ancêtre.


Mamekith possède ses propres lois, il est divisée en plusieurs immenses cités agricoles, chacunes etant dirigées par un conseil de prophètes et seigneurs dragons.


Au niveau commercial c'est avec le continent voisin Caor'ainth que les échanges se font la plupart du temps, ce dernier s'occupe de l'exportation des produits vers d'autres sytémes ou vaisseaux mondes.


Le premier contact avec l'imperium de la planête il y a bien longtemps se déroula sur ce continent et se passa evidement mal, de nombreuse pertes furent à décliner de part et d'autre, mais après de nombreux compromis une trêve fut conclue et un pacte de non agression fut signée, ainsi que des enjeux commerciaux importants qui durent depuis pres de 10000 ans sans grande incidence particulière.


Il arrive parfois que des barges de commerce Mon-Keigh échangent des produits avec ce peuple, leurs fruits à la saveur inégalée ne poussent bizarement que sur cette planête. (je soupçonne certaines vertues de ces fruits en raison de leur exposition avec les influences de l'oeil de la terreur toutes proches...)


La faune et la flore de Mamekith fut importée de toute part par les exodite, c'est pour cela que l'on retrouve de nombreux animaux faisant réference à nos mythes comme les dragons ou les aigles géants communs à plusieurs autres mondes exodites situés dans d'autres secteurs. Cependant ce qui semble le plus frapant ici, c'est le nombre incroyable de différentes espèces de reptiles géants. Par exemple on peut trouver d'immenses carnosaures capables de détruire une colonie entière, mais aussi des immenses brontosaures extrémement pacifiques. La proximité de l'oeil de la terreur y est encore sans doute pour quelque chose.


Ce qui m'a le plus intrigué lors de mon récent passage sur ce continent, c'est cette étrange harmonie ressentie entre les maitre dragons exodites et ces reptiles, en contact avec des intrus ils peuvent s'avérer tres dangereux (ce qui a failli d'ailleurs me couter une main), mais avec nos cousins de ce monde ils sont plus dociles et se laissent dompter sans aucune difficulté.


Pendant les combats, les gueriers partent à l'assaut sur ces monstres, c'est un spectacle à la fois magnifique et terrifiant. Il est à remarquer que les mamekithiens n'emploient que très rarement des véhicules eldars tels que nos véhicules antigravs, chose poutant courante parmis les guerriers des deux autres continents.


-Laeh Ky-hin (Centre)


Le vaisseau écrasé fut vite le théatre des pires atrocités, Niah'ra n'hésitant pas à sacrifier le peu de servants qui lui restait pour son récent maitre.


Slaanesh fut émerveillée par la beauté ensorceleuse de la reine ainsi que sa noirceur d'âme d'une rare perversité. Il en fit donc sa compagne et se matérialisa un soir devant elle lorsqu'elle venait de sacrifier sa derniére servante, la légende veut que leur relation charnelle dura 6 jours et 6 nuits.


Une fois satisfait Slaanesh s'en alla et laissa la reine seule sur ce monde, elle était devenue une princesse démone d'une extréme puissance, elle était devenue la premiére épouse de Slaanesh!


Sa destinée était liée à jamais à son amant, ses nouveaux enfants fils de dieu construirent des cités et commencérent eux même à se reproduire, sacrifiant leur propre descendance avec un plaisir malsain quand leur créateur réclamait des àmes.


Certains attaquérent le continent situé au nord du leur, plus par plaisir que par réelle nécéssité sans jamais inquiéter les troupes d'Ehrä et ce rituel perdure depuis des millénaires comme figé dans une faille temporel ou tout ne serait qu'un éternel recommencement.


Le continent de Laeh Ky-hin est corrompu jusqu'à dans sa propre terre, il ressemble au désolation que l'on peut trouver apres une invasion chaotique ou dans de nombreux mondes démons.


Les connaissances technologiques de notre race sont depuis longtemps perdues chez les eldars du chaos, leur but est d'accumuler assez de pouvoir pour faire redécoller leur vaisseau ancestral qui pourrait les emmener au sein même de l'oeil sur un monde démon qui leur est réservé.


Slaanesh éprouve vraissemblablement une joie intense à voir sa première compagne restait prisonière d'un monde insignifiant alors que bien des mondes chaotiques l'attendent, tout en sachant que d'un d'un simple souhait il pourrait ramener se compagne aupres de lui. Pour accumuler une énergie suffisante, les servant de la ténébreuse doivent tuer un grand nombre d'exodites, c'est pourquoi depuis un certain temps les attaques contre Ehrä se font de plus en plus réguliéres et intenses.


Les cités de ce continent sont fréquamment bombardés depuis l'espace par les flottes exodites ou du vaisseau monde Yme-Loc, sans réelle éfficacité. Quant à l'épave du premier vaisseau il est protégé par leur générateur de champ de force générée par les puissance chaotique, toutes tentatives de bombardement massif serait du gaspillage et inefficace.


Depuis des millénaires il s'est établi en quelque sorte un équilibre des puissances entre les continents, les forces démoniaques ne pouvant s'éloigner de leur domaine sans subir le contre coup d'une attaque frontale des autres continents non attaqués...


-Tyar Aimth "Mer perdue"(Orient)


Ce continent est constitué d'un millier de petites iles non habitables, du fait du flux des marées assez impréssionants dépendant des rayons envoyés à travers l'oeil.


Tous les marins qui se sont aventurés du coté de ces îles ne sont jamais revenus, on raconte que des monstres marins d'une taille de 30 carnausaures réunis cote à cote vivent et s'entretuent au rythme des puissantes marées.


Quels mystéres cachent ces îles de la mort?


Ehrä


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Mamekith / Laeh Ky-hin \ Tyar Aimth


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Caor'haith


NAG'RA (La guerre absolue)


Tous les 24 ans les rayons warp provenant de l'oeil se font plus denses provoquant d'énormes cataclysmes sur toute la surface du globe, les volcans de Mamekith crachent constament des torents de laves obligeant un exode massif de populations exodites et orks.


Durant ce chaos, les forces de Niah'ra lancent une attaque d'une ampleur à chaque fois plus puissantes, et c'est toute la surface habitée du globe qui entre en guerre.


Les rayons warps providentiels donnent un énorme avantage au force chaotique et l'invoquation de plusieurs milliers de démons est rendu alors possible.


Yme-loc entre alors dans une phase de bombardement planétaire, tandis que tous les vaisseaux mondes voisins envoient leur troupes combattrent à coté de leur frêre exodite.


Profitant de cet assaut au dela des terres corrompues chaque continent s'allient, en envoyant les meilleurs de ses combattants et tentent un assaut regroupé et silmutané contre Laeh Ky-hin, ils doivent traverser les gouffres du desespoir.


Ceux qui y survivent s'attaquent ensuite à la carcasse du vaisseaux, mais depuis des millénaires aucun général n'a pu réellement inquiéter Niah'ra.


ANNEXE


-Populations Orks du monde:


Des tribus ork primitives vivent dans les jungles équatoriales de Mamekith, ceux-ci s'attaquent parfois au installations agricoles mais sont vites mis en déroute par les chevaliers dragons présent dans ce secteur. Il arrive parfois que des combats clandestins organisés en arènes voyent s'affronter des orks montés sur des squihooth géants face à des chevaliers dragon sur carnosaure ou équivalents. Une victoire dans de telle circonstance permet au chevalier dragon de monter en grade et d'être respecter par ses confrères.


Les îles de Tyar Aimth sont elles aussi peuplées par des tribus d'orks, mais celles ci sont vraissemblablement plus développés technologiquement car des épaves de sous marins d'origine peau vertes sont fréquement trouvés sur les cotes Caor'ainthienne. Sans doute les orks trop téméraires s'aventurent trop au sud de leur îles et n'arrivent pas à gérer les puissants courants marrins...Peut être cherchent-ils quelquechose qui les poussent à se sacrifier de la sorte.


-Astronomie


Le planéte n'a pas de satellite mais les vaisseaux monde Yme-loc et Utrangar lorsqu'ils reviennent fréquemment sont visibles depuis la terme ferme, on croirait alors qu'ils sont de petits astres gravitant autour de la planéte telle deux petites lunes.


Le trou noir que constitue L'oeil de la terreur est visible en partie quelques mois de l'année, c'est alors que ses rayons corrupteurs se font plus intenses et que certaines catastrophes surviennent.


Le système solaire est quasiment vide, et trois mondes morts cohabitents et gravitent avec Khor'ainth autour d'une étoile de faible intensité.


Rien de vraiment particulier concernant ces points, d'autres systèmes sont bien plus riches et intéressants sur celui la.


-Arlequin


De nombreuses troupes d'Arlequins sillonent les différentes cités des continents et vont mêmes parfois jusqu'à s'infiltrer au coeur des terres corrompues. Hélas du fait de leur faible nombre aucun d'entre eux n'a pu atteindre la chambre de l'effroi pour affronter la reine.


-Mutation des exodites autres que ceux suivant la ténébreuse.


Il arrivent parfois que certains enfants eldars nés durant les mois de rayonnement soient affectés par la magie corruptrice du warp, ceux ci majoritairement seront plus enclun à développer les pouvoirs psychiques latents de notre race.


D'autres encores sont trop corrompus des leur naissance, leur aspect physique est alors altérés et c'est avec regret que leur parent se doivent de mettre fin à leur jour des les premières heures de leur existence.


Il arrive parfois que certains mutants grandissent cachés au sein même de nos cités, ceux ci sont alors pourchassés et ceux qui arrivent à s'échapper trouvent refuge à Laeh Ky-hin, où leur espérance de vie ne dépassera pas l'année car ils se verront sacrifiés parmis la multitudes des armées de la reine.


-Théologie


Les peuples eldars survivants croyent toujours que leur dieux sont toujours vivants quelques part et que Slaanesh ne les a pas entiérement détruit.


Les cultes dominants de la planète sont ceux de Kurnous et de Vaul, bien qu'il est à noter que ce peuple est bien plus paillen en comparaison avec d'autres mondes exodites similaires.


On raconte que certains eldars non corrompus vénèrent en secret Niah'ra voyant en elle la véritable déesse de la planète. Ces cultes sont pourchassés parmis toutes les cités par un ordre spécial de chevaliers dragons, malheur à ceux qui auraient quelquechose à se reprocher devant eux.


Hisokh'A ambassadeur d'alaitoc en poste au royaume de Tyar Aimth

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  [etau] [tactica V4]
Posté par : tomone - 01-12-2005, 16:24 - Forum : Taus - Pas de réponse


Pour commencer, une brève présentation des Taus : les Taus, comme tout le monde le sait, sont un armée de tir, avec aucune arme énergétique, une cc et une initiative assez basse, le corps a corps est a bannir, toute unité Tau au corps a corps est un unité détruite . Ainsi un joueur Tau doit toujours avoir en tête d'éviter le corps a corps le plus possible, il faut a tout prix retarder ce moment fatidique, car a ce moment là une bonne partie de vos plans s'écrouleront quand l'ennemi massacrera vos troupes puis consolidera sur d'autres . Plus le corps a corps est tardif, plus vous pourrez affaiblir les troupes adverses et donc vous engrangez des points de victoires pendant que l'adversaire essaie d'arriver au contact .


Mais cela ne signifie pas qu'il faut rester en fond de table et attendre que l'ennemi se pointe pour le canarder, non, il faut le harceler dès le premier tour et se replier petit a petit . Les Taus possèdent plusieurs unités de ce type : Les exo-armures crisis et stealths qui sont parfaites dans cette optique grace a leur précieux mouvement supplémentaire de 6 pas pendant la phase d'assaut .


Les Taus ne sont pas évident a jouer, ils sont ridicules au corps a corps mais ne sont pas pour autant une armée excellente au tir, ils peuvent tout a fait se faire surclasser par d'autres armées orientées full tir, que ce soit des spaces marines, Iron wariors ou des Eldars . Mais toutes ces armées qui peuvent battre les Taus au tir n'ont pas leur avantage : la mobilité . C'est sur la mobilité que le joueur Tau peut faire la différence .


Une armée Tau n'est pas statique, bien sur il y a des unités statiques comme les guerriers de feu ou les broadsides, mais tout le reste de l'armée doit être constamment en mouvement .


Maintenant, nous allons voir les points forts/points faibles et comment utiliser chaque unité du codex Tau .


<b>QG </b> : :


Commandeur : Shas'el ou shas'o .


Un commandeur est indispensable dans toute armée Tau, en effet il a des caractéristiques très intéressantes pour un prix modique . Pour 50 points de plus qu'une crisis normale, vous avez une CT de 5, 4PV et 4 attaques de Force 5, plus l’accès aux prototypes . La CT 5 lui permet de réussir quasiment tous ses tirs, ce qui en fait une unité très performante .


Le shas’el est lui aussi possible, avec une assistance de tir, il devient un shas’o mais en moins cher (et peu importe d’avoir 3 ou 4 PV quand on se prend une mort instantanée). Attention, ne croyez pas que ses 3 ou 4 PV lui permettent de tout canarder a découvert : Un seul coup de canon Laser et c'est la mort instantanée, il faut donc toujours le mettre a couvert, comme toutes les autres crisis . Il peut également se débrouiller un peu au corps a corps, mais ce n'est pas une raison pour l'envoyer au contact, il a peut être 4 attaques de force 5 mais il n'a pas d'arme énergétique et il frappe avec une initiative de 3, c'est a dire après presque tout le monde . Non, ses pseudo-caractéristiques de combat lui permettront seulement de résister face a l'ennemi pendant un ou deux tours le temps qu'il y ait peut-être des renforts de la part des kroots . Voyons maintenant comment l'équiper :


-équipement anti-spaces marines et toutes les sauvegardes à 3+ : L-plasma, fuseur et visée multiple , jusqu'a trois spaces marines morts par tour, ça fait mal, mais ça lui demande de s'approcher a moins de 12 pas, c'est assez risqué quand même, il faut bien penser a se replier à 18 pas, et encore, il peut être encore a portée de charge des troupes d'assaut .


-équipement polyvalent : L-plasma, L-missiles et visée multiple . Ca permet de garder de la distance vu qu'il peut tirer à 24 pas max tout en ayant une bonne puissance de feu, que ce soit contre des troupes bien protégées ou vulnérables .


-équipement anti-trouffions : ioniseur Cyclique, lanceur de charges à dispersion et visée multiple . Cet équipement fera des ravages dans les 18 pas autour du commandeur .


-équipement anti-chars : Shas'O Fuseur jumelé et L-missiles . Attention en frappe en profondeur, cette technique est risquée, si la frappe en profondeur dévie trop, le commandeur sera a plus de 6 pas du véhicule et aura beaucoup moins de chance de lui faire le moindre dommage . En plus cette technique est quitte ou double : les crisis n'ont pas de mouvement supplémentaire de 6 pas pendant la charge après une frappe en profondeur, donc si le commandeur n'a pas réussi a détruire le véhicule, votre adversaire ne le laissera pas une deuxième chance, et il va être détruit , car a découvert . Mais si cette technique marche le commandeur sera largement rentabilisé . Sans frappe en profondeur, cette technique est inutile : aucun général ne laisserait des fuseurs s'approcher de ses véhicules ... votre adversaire fera tout pour l'éliminer .


- équipement urbain : pour les crisis uniquement, avec L-Flamme jumelé et L-missiles, vous avez une crisis peu chère qui peut arroser aussi bien de loin que de près . Attention tout de même avec le L-Flamme, il faut très bien gérer son coup, c'est-à-dire tirer entre 7 et 8 pas de l’adversaire pour ne pas être chargé ensuite . C’est une unité un peu succidaire, mais qui peut se rentabiliser très vite vu son faible coût en points . ès bien gérer son coup, c'est a dire tirer entre 6 et 8 pas de l'adversaire pour ne pas être chargé ensuite


Le canon a impulsion est l'arme des stealths alors que les crisis sont les seules a avoir accès a des armes comme le fuseur et le L-plasma alors pourquoi ne pas en profiter ?


Remarque 1 : Le shas'o a une CT de 5 il est donc inutile de jumeler ses armes il tire déjà assez bien comme ça ! Pourquoi pas pour le shas'el, à la rigueur, mais il vaut mieux lui donner une assistance de tir, c’est moins cher et est valable pour tous les tirs .


Remarque 2 : Le L-plasma Tau ne surchauffe pas et n'est pas très cher (évitez le jumelé tout de même au niveau prix), n'hésitez pas ! abusez-en !!


Pour les autres équipements qui ne sont pas des armements :


-Système de visée multiple : indispensable pour tirer deux fois par Tour .


-Système d'acquisition de tir : évidemment inutile si le commandeur est tout seul ,ça peut être utile si l commandeur est accompagné par un garde du corps, personnellement, je préfère concentrer tous mes tirs sur une seule unité, pour l'affaiblir au maximum et la forcer a faire des tests de commandement .


-générateur de bouclier : une sauvegarde invulnérable de 4+ pour 20 points, ça peut paraître sympathique mais un coup de canon laser/L-missiles et la Sauvegarde ratée (1 chance sur deux, c'est rattable ...) et le commandeur a une mort instantanée . Ca peut être une roue de secourt si le commandeur se trouve a découvert, mais pas plus ! ce n'est pas la peine de le laisser a découvert et de jouer le kamikaze parce qu'il a un bouclier : quand vous raterez votre sauvegarde vous comprendrez votre erreur ... Le commandeur va a couvert comme tout le monde .


-Relais géotactique : déjà que les frappes en profondeurs sont rares chez les Taus, car pas très viable avec les crisis, mais si en plus il faut payer 15 points pour qu’il arrive sur du 2+ … alors que naturellement les réserves arrivent sur du 3+ dès le 3eme tour ! Alors, à moins d’avoir une unité en réserve particulièrement indispensable, c’est à éviter .


-Gyrostabilisateurs : amélioration uniquement utile aux broadsides eh, oui la seule arme lourde accessible aux crisis (lanceur de charges) fonctionne en se déplaçant .


-Assistance de tir : bien évidemment inutile pour le shas’o, et si vous voulez la mettre à un shas’el, dites vous que pour 15 points de plus vous avez un shas’o, alors n’hésitez plus, cette amélioration est inutile pour les commandeurs .


-Relais de commandement : vous en faites souvent, vous, des tests de cible prioritaires ? si oui, vous pouvez prendre cette amélioration s’il vous reste des points …sinon, poubelle .


-Retrofusées vectorielles : pour un prix modique, ça peut sauver votre commandeur d’un enlisement au corps à corps qui finit toujours par la destruction après quelques tours . Il peut alors se désengager pour arroser allègrement ses adversaires ! utile mais pas indispensable, à prendre s’il vous reste 10 points .


-Amplificateur de lumière : uniquement si vous êtres sur de jouer dans la nuit, ou bien sur s’il vous reste 3 points qui sont difficilement pris ailleurs .


-Drone de marquage : vous ne trouvez pas ça cher 30 pts pour un désignateur laser ? qui en plus est une arme lourde, donc interdit tout mouvement du commandeur (hors mouvement supplémentaire pendant la phase de charge) . Si vous voulez des désignateurs, prenez des cibleurs ou des lasers dans les escouades de guerriers de feu …


-plaques d’iridium : Pas très donné pour une amélioration pas très utile, vu le nombre d’armes à PA 2 qui sont présentes sur les champs de bataille, prenez plutôt un bouclier ou des drones, c’est plus efficace .


-Couteau rituel : inutile pour les crisis solitaires ou en doublette (l’escouade ne sera jamais à moins de 50% des effectifs de départ : soit elle est intacte, soit pile à 50%), ça a une bonne utilité pour les triplettes, histoire de sauver les 60 pts d’une crisis …et puis ça ne coûte que 5 points .


-Détonateur de survie : pour moi c’est une amélioration pour le fun, un adversaire un minimum au courant de ses règles, s’arrangera pour descendre le commandeur au tir sans l’approcher, et l’amélioration n’aura servi à rien …


Ca peut être à la limite utile contre une armée full corps à corps, et encore … rappelez vous que ça ne marche uniquement si la crisis bat en retraite, difficile de ne pas mourir puis de rater son test de commandement de 10 !


-Système d’éjection : Bon, d’accord, avec un peu de chance, ce système peut sauver quelques points de votre commandeur, mais un Tau à poil au milieu du champ de bataille à peu de chance de s’en sortir, et ça ne marche pas contre les morts instantanées . Cher et peu rentable, donc uniquement pour le fun .


-injecteur de stimulants : Pas très cher, et peu être très utile s’il n’y a pas trop d’armes lourdes en face . Couplé avec les 4PV du commandeur + d’autres systèmes de défense invulnérables, ça donne un commandeur très résistant .


-drones d'attaque ou de défense : deux cas :


- le commandeur est tout seul : ne pas prendre de drones !!! pour plusieurs raisons :


- Le commandeur est alors considéré comme une unité à part entière et peut donc être pris pour cible comme tout le monde , la meilleure défense possible est le statut de personnage indépendant, ne l’oubliez pas !


- Le ou les drone(s)d’attaque font baisser l'endurance du commandeur de 4 à 3 a cause de la règle de l'endurance majoritaire (2 drones a E3 1 commandeur à E4) . Donc le commandeur est plus facile à blesser et la mort instantanée arrive avec des armes de force 6 .


- Si un drone est détruit et le commandeur doit faire un test de commandement pour les 25 % de pertes dans l'escouade, et si les deux drones sont détruits le test a un malus de 1 . Bien sur le commandeur a un bon commandement, mais avec -1, c'est tout a fait rattable , et dans ce cas le commandeur est perdu .


- Le commandeur seul, par sa taille assez réduite peut facilement se cacher pour éviter les tirs, ce qui n'est plus vraiment le cas s'il est accompagné de drones .


- Le commandeur est avec un garde du corps, vous pouvez prendre des drones :


- Le commandeur et son garde du corps forment déjà une unité, les drones ne lui font donc pas perdre son statut de personnage indépendant .


- Cette unité vaut dans les 200 points, il vaut mieux prendre des drones pour protéger les crisis des morts instantanées .


- Attention par contre, un drone de détruit est c'est le test de commandement (mais l'escouade ne sera jamais à moins de 50% des effectifs de départ, donc pourra toujours se rallier en cas de test raté) .


Quels types de drones choisir ?


- Drones d'attaque : je les choisis pour les escouades les moins chères et pour les escouades spécialisées plutôt contre les trouffions, il peuvent provoquer des tests de blocages a des unités qui ont un commandement assez bof . Ils peuvent survivre face à des armes de base mais seront détruits par des armes lourdes .


- Drones de défense : plus utiles que les drones de d'attaque contre des spaces marines bien pourvus en armes lourdes, ils peuvent survivre a un tir de canon laser . Bien qu'ils soient plus cher il se rentabilisent bien, en effet vous avez une chance sur deux de réussir la sauvegarde invulnérable de 4+, donc finalement, c'est comme si vous vous retrouviez avec 3 drones (et même plus si vous êtes chanceux ...) qui, en plus ont une meilleure sauvegarde (3+ contre 4+) . Et puis face a ces sauvegardes invulnérables, l’adversaire hésitera a tirer sur cette unité .


Finalement, on voit qu'il n'y a rien de très satisfaisant pour protéger les crisis, sans rien, bouclier ou drones ont tous des désavantages, donc prenez ce que vous voulez, mais la meilleure technique pour protéger les crisis est de les planquer .


Garde du corps : Shas'vre


C'est une crisis tout à fait normale qui coûte 10 points de plus . Mais cela vous permet de prendre des crisis supplémentaires en QG, c'est très pratique quand tous vos choix d'élite sont occupés .


Je vous conseille de ne prendre q'un seul garde du corps, parce qu'après, ça fait vraiment une unité sac à points ...et en plus elle devient très peu cachable des tirs d'armes lourdes .


Cette unité est particulièrement dévastatrice : un commandeur et son garde du corps avec L-plasma et visée multiple seront redoutés des spaces marines, mais sa valeur en points est proportionnelle à sa puissance de feu ...


Autre inconvénient, sa grande puissance de feu et sa valeur en point élevée en feront une cible de choix de votre adversaire, pensez donc à bien les protéger (plus que les autres crisis) .


Mais bon, pour 15 pts de plus vous avez un shas’el qui à des meilleures capacités, en plus d’avoir le statut de personnage indépendant (et ne fait pas perdre ce statut votre autre commandeur) . Assurez vous d’avoir d’autre unités plus proches (infiltrateurs ou crisis) et vos 2 commandeurs seront une vraie plaie pour l’adversaire ! Donc une unité à éviter en tournoi, à réserver uniquement pour les parties funs .


Ethéré :


Pour 50 points vous avez une figurine qui n'a qu'une seule fonction : relancer vos tests de moral . Cela peut paraître intéressant car les Taus n'ont pas en général un commandement extraordinaire et il y a souvent des unités de taille réduite et coûteuses en points (crisis stealths broadsides ...) ou les tests de commandement peuvent arriver vite et il est très désagréable de les voir fuir . L'éthéré à donc a priori sa place dans une armée Tau, ces 50 points investis peuvent vous en sauver beaucoup plus ...


Mais le gros problème vient de sa deuxième règle spéciale : s'il meurt toutes les unités Tau doivent faire un test de commandement, et là, ça peut être une bonne partie de vos unités qui fuient le champs de bataille ...et votre organisation qui s'écroule . Ce desanvantage est accentué par le fait qu'un éthéré n'a rien pour se défendre correctement, que ce soit contre les tirs ou le corps à corps . De plus, pour votre adversaire, l'ethéré est une cible prioritaire, il va tout faire pour qu'il meurt et que vos unités fuient . Il faut donc réfléchir correctement pour faire en sorte qu'il ne meurt pas .


Voici trois façons de le protéger avec leurs avantages et leurs inconvénients


- L'éthéré tout seul, caché en fond de table avec du soutien pas très loin :


avantages :- ne peut pas être pris pour cible par les tirs ennemis


- l'adversaire doit aller le chercher et il n'a pas que ça a faire (en plus s'il ne le voit pas il ne pensera même pas à aller le chercher ...) .


- ne craint pas les tirs directs ou indirects


inconvénients :- Craint les frappes en profondeur : une unité peut arriver puis lui tirer dessus ou le charger au tour suivant .


- assez peu fluff .


- peu de lignes de vues donc peu d’unités concernées par sa règle spéciale …


Solution pour améliorer les points faibles : mettre une escouade de kroots pas très loin pour le protéger . Les fep sont assez rares et approximatives . De plus si l'adversaire perds plusieurs tours pour éliminer l'éthéré avec des troupes d'élite, c'est toujours ça de gagné . mettre le maximum d’unités avec une ligne de vue sur l’éthéré .


- L'éthéré dans une escouade de guerriers de feu :


avantages :- ne craint pas les frappes en profondeur, il est protégé par les guerriers de feu .


- les guerriers de feu sont généralement en fond de table, donc l'éthéré est assez loin du corps a corps .


- L'unité de guerriers de feu devient sans peur .


- c'est fluff : L'éthéré accompagne les guerriers au combat .


- permet d’avoir des guerriers de feu avec une CT de 4 pour + 2 points par figurine, vous en avez rêvé ? GW l’a fait pour vous !


inconvénients :- craint les tirs indirects .


- L'unité offre une résistance limitée aux tirs et aux corps à corps malgré qu'elle soit sans peur .


- L'éthéré perd son statut de personnage indépendant .


Solutions : les indirect ont généralement un blindage faible qui n'est pas un problème pour le railgun ... Et puis l'indirect est quand même aléatoire .


Par contre pour le close je ne vois pas de solution, a part l'éviter le plus possible .


- L'éthéré dans une escouade de broadsides :


avantages :- Les broadsides sont l'unité fond de table par exellence


- Les broadsides sont très résistantes avec des drones de défense et sans peur .


- ne craint pas les frappes en profondeur .


- L'éthéré protège les broadsides avec le sans peur et les broasides protègent l'éthéré avec les drones .


inconvénients :- Unité sac a points donc cible de choix pour l'adversaire .


- craint les tirs indirects .


Solution : Tirer sur tout ce qui pourrait faire mal ou s'approcher de cette unité .


Pour moi la dernière solution est la meilleure, une unité de 3 broadsides 1 éthéré et 4 drones de défense est extrêmement résistante et fera très mal aux unités adverses qui voudront s'approcher de trop près .


Si vous choisissez de prendre un éthéré, ne prenez aucun équipement supplémentaire, vu que son seul rôle est de faire relancer les tests de commandement .


Finalement, prendre un éthéré est un pari assez risqué, mais tout à fait jouable si vous le protégez correctement .


<b>Troupes</b> :


Kroots :


Voila une unité très controversée : inutile pour certains, indispensable pour d’autres . Je vous préviens que je suis plutôt pour la deuxième opinion, mais je ne vais pas pour autant oublier les arguments de la première thèse et je vais peser le pour et le contre .


Les mercenaires kroots, sont une unité qui se distingue des autres par sa polyvalence, ils savent bien tirer(et leur arme est équivalente à un bolter) et en plus ils se débrouillent assez bien au corps a corps (plus ou moins selon l’adversaire) . eh, oui, c’est une des rares unités Tau à pouvoir aller au corps à corps, et ce n’est pas négligeable .


Cette unité pourra donc choisir quelle technique adopter selon la situation soit tir éloigné, soit tir rapide, soit corps a corps, les Kroots s’adaptent à touts les types de batailles! Je sais qu’ils auront toujours quelque chose à faire, et avec leur coût en points réduit, ils se rentabilisent rapidement .


Voyons maintenant les trois façons de jouer les kroots :


- Tir éloigné à 18-24 pas .


Une des caractéristiques des kroots, est qu’ils se plaisent bien dans les bois et ils ont une multitude de règles spéciales dans ce sens très avantageuses : sauvegarde de 4+ dans les bois, pas de terrain difficile et vue de 12 pas a travers les bois . Si vous avez une forêt idéalement placée (c'est-à-dire entre 18 et 24 pas devant l’adversaire), n’hésitez pas ! infiltrez les et ils seront une vraie plaie pour l’adversaire . Il aura du mal à les éliminer au tir grace à la save de 4+ (et peut être qu’il ne pourra pas ls voir s’ils sont à plus de 6 pas dans les bois), et le terrain difficile évitera la charge dévastatrice . Du coup, votre adversaire ne saura pas trop quoi faire et pendant ce temps là vous l’arrosez de 15-20 tirs de F4 par tour !


Ensuite vous pouvez passer à la phase 2 :


- Tir rapide à moins de 12 pas .


Le nombre de kroots ajouté au nombre de tirs fera qu’une volée de ce type sera généralement meutrière . Pour 15 kroots, c’est un peu plus de 8 GI/gardiens /hormaguaunts de morts ! mais il n’y a généralement plus de sauvegarde de couvert, alors il vaut mieux passer rapidement à la phase 3 !


- Corps à corps .


Avec 3 attaques en charge par kroot plus leur nombre assez conséquent, les kroots se débrouillent très bien au corps à corps contre tout çe qui à une initiative de 3, et peuvent s’en sortir contre des spaces marines, si le nombre est avec eux . Leur CC et leur force sont les même que pour des spaces marines, leur seul (gros) désavantage est l’absence de sauvegarde, qui fait qu’ils prendront des pertes assez rapidement, contaiement à leur adversaire, mais rappellez vous : le nombre est leur force !


Voila le seul problème des kroots, leur résitance . Avec une endurance de 3 et aucune sauvegarde, ils partent vite, mais heuresement, le nombre compense . Vous ne voulez quand même pas avoir des caractéristiques des spaces marines pour la moitié du prix ?


Les chiens kroots ont les mêmes avantages que les carnivores, mais ils sont taillés pour le corps à corps avec leur initiative de 5, ils peuvent affaiblir l’adversaire avant qu’il puisse frapper les kroots qui n’ont qu’une initiative de 3, très utile contre les marines donc . Mais l’absence d’arme de tir fait que votre unité sera moins polyvalente, donc les chiens kroots sont un très bon choix si vous orientez votre unité de kroots vers le close/contre-attaque, mais pas si vous la préférez en unité de tir dans les bois .


Les krootox, malgré leur baisse de points ne sont toujours pas utiles, déjà ils font perdre la précieuse infiltration des kroots, et leur arme est peu utile, la F7 est très courante chez les taus avec les L-missiles des crisis, alors ce n’est pas la peine de payer 35 points pour un unique tir supplémentaire .


Guerriers de Feu :


Troupes de base de l’armée Tau, ils sont indispensables, ne serais-ce que pour faire remonter le peu de figurines de l’armée …


Ils sont excellents contre les troupes peu protégées, mais à éviter contre les spaces marines par exemple . N’hésitez pas à utiliser toute leur portée en ne se mettant pas trop en bord de table, 30 pas, c’est confortable pour couvrir un grand espace et surtout affaiblir l’ennemi avant qu’il ne vienne au contact !


Car dites vous bien que des guerriers de feu au corps a corps ce sont des guerriers de feu morts . Mais les guerriers de feu peuvent éventuellement tenir quelques tours au close pour que les autres unités s’éloignent, surtout grâce a leur sauvegarde 4+, et grâce au tir rapide dévastateur qui aura diminué l’impact de l’adversaire .D’où l’intérêt de ne pas prendre des grosses escouades (évitez le groupe de 12) et de suffisamment espacer vos groupes pour éviter les consolidations et de perdre gros . Donc quel est la taille idéale ? Le groupe de 6 est pas mal, avec test pour 2 pertes, mais qui arrivent vite, et l’unité a moins de 50% avec 4 pertes . Mais la meilleure configuration est le groupe de 9 : les 25% de pertes arrivent pour 3 morts et les moins de 50% pour 5 morts . Le groupe de 9 n’est ni trop gros ni trop petit et peut concentrer assez de tirs pour avoir un réel impact sur une seule unité . Il faut quand même noter que les plus grosses escouades auront plus d’avantages dus aux désignateurs que les petites, vu que toute l’escouade reçoit l’amélioration (+1 a la CT par ex) .


Certains veulent ajouter un désignateur à leur unité, ce gadget parait sympathique au premier abord, mais c’est a déconseiller pour les petites unités a cause du manque de rentabilité :


- 6 guerriers de feu qui tirent à 30 pas pendant 2 tours : 5 morts, R = 66,6 %


- 5 guerriers de feu + désignateur idem : 4,86 morts R = 59,8 %


- 9 guerriers de feu qui tirent à 30 pas pendant 2 tours : 7,5 morts R = 66,6 %


- 8 guerriers de feu + désignateur idem : 7,77 morts R = 65,4 %


- 12 guerriers de feu qui tirent à 30 pas pendant 2 tours : 10 morts R = 66,6 %


- 11 guerriers de feu + désignateur idem : 10,7 morts R = 68,4 %


La rentabilité (points perdus par l’adversaire pendant les deux tours divisés par le prix de l’escouade) est inférieure pour des escouades de 9 guerriers de feu ou moins et légèrement supérieure pour des escouades de 12, mais qui sont a éviter (risque de close et de grosse galettes) .


Donc si vous voulez des désignateurs, prenez plutôt des cibleurs .


Le shas’ui peut avoir son utilité pour des escouades à partir de 9 guerriers de feu, car leur commandement est assez faible, et c’est assez rageant de voir beaucoup de monde partir à cause d’un test raté (donc, aussi ne mettez pas vos unités trop près du bord de table pour les rallier avant la catastrophe !) .


Les grenades à photons sont peu utiles, des guerriers de feu au contact sont des guerriers de feu morts, et çe ne sont pas quelques attaques adverses annulées qui changeront quelque chose .


Les grenades PEM sont également inutiles, les guerriers de feu ne seront jamais assez près des véhicules, c’est très cher, et les Taus ont vraiment de bien meilleures armes anti-véhicules pour moins cher .


Le devilfish n’a pas vraiment sa place dans une armée de tournoi digne de ce nom, le guerriers de feu n’ont pas besoin de s’approcher, au contraire ! et pour les éventuels quarts de tables il y a d’autres unités capable de s’en charger (infiltrateurs, hammerhead qui va vite, crisis …) . Il reste tout de même la technique du couvert : le devilfish se met devant les guerriers de feu, comme c’est un antigrav, ils peuvent tirer derrière le devilfish (il ne bloque pas les lignes de vue) mais pas se faire charger, l’ennemi doit alors faire le tour … mais bon, cette technique n’empèche pas les guerriers de feu de souffir au tir contre le nombre impressionnant d’armes à PA4 ou moins qui sont présentes sur les champs de bataille …donc entre amis uniquement .


Elite :


Crisis


Les crisis sont l’unité phare des Taus, et cela est bien mérité : elles peuvent jouer à cache-cache tout en arrosant l’ennemi, sans se prendre de tirs en retour : le rêve . Il vous faudra bien utiliser cette règle, et çela demande un peu d’entraînement , parce que malgré ses 2 PV son endurance de 4 et la sauvegarde 3+, il ne faudra jamais les laisser à découvert . A cause de leur importance, votre adversaire fera tout pour lui tirer dessus avec toutes les armes PA3 ou moins qui traînent …et en un tour à découvert, votre crisis est morte . Evitez aussi à tout prix de vos faire encercler, car dans çe cas, il y aura forcement une unité qui aura une ligne de vue sur vos crisis .


Le nombre de crisis optimal pour une unité est de 2, elles ont ainsi une puissance suffisante pour faire mal à une unité précise et une des 2 crisis peut porter les drones tandis que l’autre est blindée d’armes . Inutile de donner un couteau rituel dans cette configuration, elles ne seront jamais à moins de 50% de leur effectif initial (50% avec un mort ou détruite si les deux sont morts) .


La deuxième meilleure configuration est la crisis seule, elle est facilement cachable derrière les décors, et peut aussi intimider les unités ennemies . Il faut ajouter a cela le fait qu’il n’y a pas de modificateurs aux tests de moral pour -50% des effectifs, pas de test seul contre tous, n’y d’unité non opérationnelle . Dans cette configuration, vous pouvez en faire une unité « chasseur de char » avec fuseur jumelé . en arrivant éventuellement en frappe en profondeur, mais c’est aussi risqué qu’avec le commandeur …


Point faible de la crisis seule : peu de chance d’avoir des drones si on veut avoir un minimum de puissance de feu .


En dernière position, le trio de crisis, qui s’il a forcement une grande puissance de feu et profite pleinement des avantages des désignateurs, est un sac à points et attirera tous les tirs qui, de plus, auront du mal à être évités car ils sont plus difficilement cachables .


Les armes des crisis sont, pour la polyvalence, L-Missiles et L-plasma qui est une valeur sure . Autre équipement, plus anti-marine : L-plasma et fuseur, mais attention à la portée plus réduite . Les autre équipements ne sont pas top, inutile d’équiper vos crisis contre les trouffions (sauf avec l’armement urbain, voir le commandeur), d’autres unités sont bien meilleures dans cette configuration comme les gdf ou les stealths, alors que les crisis sont les seules à pouvoir prendre de l’équipement anti-marine .


Pour leur équipement, voir le commandeur. L’assistance de tir peut être une bonne idée, mais reste cher, les drones sont recommandés mais il ne faut pas oublier que les tests de commandements arriveront plus vite ainsi que l’unité a moins de 50%, mais c’est ça ou la mort instantanée, alors a vous de voir …


Stealths :


C’est l’unité de harcèlement par excellence, elle fait très mal aux trouffions peu protégés, mais est à déconseiller contre les marines . Son avantage principal est l’infiltration et la propulsion qui compensent la portée limitée du canon à impulsion et permet de s’approcher, tirer et se replier ; L’idéal est de se positionner à un peu moins de 24 pas de l’ennemi dans un bon couvert, de s’approcher à 18 pas pour tirer, puis revenir dans le couvert . Autre avantage assez pratique : le brouilleur Optique qui pourra faire perdre des tirs à votre adversaire, ou en tout cas de le faire hésiter à leur tirer dessus car tous les tirs qui ne sont pas à portées sont perdus ! le brouillage optique ne manquera pas d’embeter votre adversaire et compensera la faible endurance des stealths . En bref, c’est une unité redoutable contre tout ce qui est peu protégé mais qu’il faut bien couvrir, notamment du corps à corps car ils seront généralement assez proche de l’ennemi, évitez toutes les unités d’assaut rapides (autoportées, motos …), car elles seront en mesure de vous charger rapidement . N’oubliez pas que c’est une unité assez chère tout de même ! La meilleure configuration est pour moi par 4 ou 5, avec cette taille, ils ont une bonne puissance de feu tout en n’étant pas trop sac à points . La configuration par 5 est la meilleure, 25% de pertes pour 2 morts et moins de 50% de effectifs pour 3 morts . Des drones d’attaque ou de défense sont les bienvenus, il vaut mieux perdre 10 ou 15 points que 30 et les tirs des drones peuvent bloquer l’unité visée .


Le désignateur laser est à déconseiller, car c’est une arme lourde, donc empêche le mouvement/retraite indispensable aux stealths . Le fuseur n’est pas l meilleur choix non plus, sauf peut être en configuration 1 fuseur et 2 canons car cela ne gâche pas trop les tirs des canons . En effet, quand les canons à impulsion tirent, le fuseur n’est pas au top de la rentabilité et quand le fuseur tire sur un véhicule, les canons sont inutiles . Le problème vient de l’incompatibilité des deux armes, l’une antitrouffions, l’autre antichar .


L’assistance de tir peut être intéressante dans certains cas, mais généralement il vaut mieux avoir plus de figurines que moins avec plus de tirs .


Enfin, le talissera peut être utile pour les unités d’au moins 4 stealths car c’est rageant de perdre plusieurs figurines à 30 points pièces (sans compter les points de victoires pour l’unité détruite) à cause d’un test de moral raté !


<b>Attaque rapide :</b>


Escadron de drones d’attaque :


Personnellement je ne suis pas convaincu par cette unité . Pour 96 points vous avez 8 drones qui restent très fragiles vu la quantité d’armes à PA 4 qui sont présentes sur les champs de bataille … il faudra compter beaucoup sur les propulseurs pour essayer de les protéger, mais c’est plutôt difficile de cacher 8 grands socles ! même problème que les stealths avec la portée de 18 pas, mais compensée par les propulseurs . Petit avantage quand même la CT de 2 jumelé fait qu’ils tirent mieux que les guerriers de feu et peuvent inquiéter les unités peu protégées et avec un faible commandement grâce aux éventuels tests de blocages .


Cela peut être leur seul intérêt et avantage face aux stealths, mais je pense que l’armée Tau dispose de suffisamment de tirs antitrouffions pour prendre en plus des drones . La frappe en profondeur est à éviter : les drones ne bénéficient pas du propulseur pour ce tour et sont donc à la merci de tous les tirs ennemis, autant dire qu’ils sont détruits …


Cibleurs :


Malgré les avantages indéniables des désignateurs lasers cette unité est assez chère et plutôt fragile, il faudra la protéger le mieux possible . A cause de leur fragilité et pour justifier l’achat du devilfish, il vaut mieux prendre au moins 6 cibleurs . L’idéal, pour moi est l’équipe de 8 avec 3 fusils rail . Ceux-ci s’intègrent très bien dans l’équipe de cibleurs car tout le monde est immobile (armes lourde 1), et leur prix n’est vraiment pas très élevé . Cela laisse entre 2 et 3 touches de désignateurs, ce qui est confortable . N’oubliez pas que toutes ces touches vont sur la même unité, deux touches suffisent à avoir une CT de 5, les autres touches sont en bonus . Mais si vous souhaitez avoir plus de figurines « tampons » ou si vous voulez une unité moins chère, enlevez les fusils rail . Attention tout de même, à cause de sa puissance, cette unité sera sûrement une des cibles prioritaires de votre adversaire . Vous pouvez donc laisser le devilfish à coté pour les évacuer si la situation devient critique . L’autre utilisation du devilfish est la platforme de missiles : vous l’équipez de deux missiles à guidage laser, que les cibleurs feront tirer . Dans ce cas il est bon de le cacher des tirs jusqu’à ce qu’il n’ait plus de missiles et ensuite il peut être utilisé pour l’évacuation des cibleurs .


Le déploiement des cibleurs est un moment primordial ou il ne faut pas faire d’erreurs, tout redéploiement vous coûterait au moins deux tours de jeu . Il faut que vous ayez le maximum d’unité ennemies en vue pour que les cibleurs restent immobiles tout le long de la partie et en même temps il vous faut également des unités alliées à portée de celle potentiellement ciblables . Tout cela en ayant un bon couvert et en étant pas trop près de l’ennemi … pas évident, mais n’oubliez pas le mouvement de scout au besoin . Cela reste une unité pas évidente à jouer, pour moi elle sera bien plus utile en 2000 points ou plus quand la plupart des choix sont occupés et ou son coût est moins gênant .


Piranha :


Cet antigrav léger peut être utile en anti-trouffions avec le canon et les drones ou en anti-chars avec le fuseur . Même s’il ne fait pas le poids par rapport aux spécialistes du genre (stealths ou broadsides), il peut compter sur son blindage de 11 à l’avant et surtout sur sa vitesse (dégâts superficiels au maximum si il se déplace de plus de 6 pas) . Il sera très dérangeant pour votre adversaire s’il veut le détruire alors qu’il n’en vaut pas vraiment la peine . Il peut également servir de plateforme de missiles envoyés par les cibleurs pendant les premiers tours . L’assistance de tir est indispensable pour 5 petits points surtout en anti-char : vous n’avez qu’un seul tir !


En anti-chars il pourra atteindre les chars à tir indirect (qui sont souvent assez fragiles) ou chercher les blindages latéraux ou arrières des chars normaux . N’oubliez pas que vous pouvez atteindre des cibles à 24 pas avec le fuseur car c’est un antigrav rapide, vous pouvez donc attaquer en deux fois : un premier mouvement pour avancer et se cacher dans un couvert puis un deuxième mouvement pour contourner le blindé ennemi . Si vous n’avez pas assez de mouvement pour le contourner avancez au maximum pour être à demi portée et bénéficier des deux dés de pénétration, même si c’est le blindage avant qui prends le tir .


Le mode antichar est celui que je préfère, car l’adversaire essaie souvent de cacher ses blindés des railguns et Le piranha permet de les débusquer . Le mode anti-trouffions est quant à lui un peu cher pour ce que c’est : un canon à impulsion et deux drones, exactement le même armement que le devilfish !


Cependant il peut aller chercher les groupes peu protégés et les harceler, il a une portée de 30 pas grâce au mouvement de 12 pas .


Il ne faut pas oublier une dernière utilisation : il reste dans les lignes Tau pendant presque toute la bataille, puis il utilise son mouvement de 24 pas au dernier tour pour aller chercher les quarts de tables si le scénario le demande .


Les piranhas sont bien meilleurs seuls, répartissez les au maximum sur vos choix d’attaque rapide . En effet ils sont plus difficilement cachables, ils deviennent une unité assez chère et donc seront plus souvent prix pour cible, alors que leur meilleure défense est de se faire ignorer par votre adversaire pour le contourner en douce ! De plus vous aurez tout un tas de problèmes s’il y en a un seul du groupe qui a des soucis .


Pour les améliorations de véhicules, il faut éviter de le surcharger, à part l’assistance de tir qui est indispensable, vous pouvez prendre les contre-mesures qui peuvent être utiles car le piranha se déplacera souvent .


Vespîdes :


Cette unité est assez chère pour des caractéristiques contradictoires, une puissance de feu élevée grâce au blaster à neutrons et sa PA de 3, mais une résistance faible (endurance 3, sauvegarde 5+), et bien qu’ils soient les pires ennemis des spaces marines, c’est réciproque . En effet, même une petite rafale de bolter annule leur sauvegarde et alors les pertes arrivent vite . Eh bien il suffirait d’avoir des grosses escouades pour compenser leur faiblesse, mais cela est bien sur impossible vu leur cout : 6 vespides pour 100 points !


On est donc bloqué à une petite escouade qui malgré sa puissance, peut être annihilée en un tour, pour peu quelle soit à découvert . Et c’est là qu’arrive la deuxième contradiction : c’est une escouade qui devrait rester à couvert, mais vu la portée courte de l’arme, ils seront obligés de s’avancer, d’être à découvert, et surtout à portée de beaucoup d’armes . Il est presque impossible dans ce cas là de les rentabiliser vu qu’ils vont mourir avant, ou s’ils sont chanceux, peu après leur tir, d’autant que les joueurs de sauvegardes 3+ vont s’en méfier et ne pas les laisser approcher . La seule solution est de les utiliser défensivement et laisser l’adversaire s’approcher, mais cela ne sera que rarement le cas ! Dernière utilisation, prendre les quarts de tables grâce aux ailes et à la course mais 100 points pour un quart de table, ça fait cher, surtout que cette unité peu rapidement ne plus être opérationnelle !


<b>Soutien :</b>


Broadsides :


Voici l’unité antichar des Taus vous avez L’une des meilleures armes antichar du jeu, jumelée pour compenser la CT de 3 et une endurance suffisante pour supporter les tirs de réplique de l’adversaire, le tout pour 70 points pièce ! Bref ça fait mal et ce n’est pas facilement destructible … si bien que votre adversaire fera tout pour les éviter et mettre ses blindés hors de vue . Vous aviez des cauchemars à la vue d’un prince démon dévastant vos troupes les unes après les autres ? rassurez vous, un tir de railgun et c’est la mort instantanée du monstre ! Le railgun sera également très utile contre toutes les grosse bêtes tyranides .


Et au cas ou le railgun ne serais pas utile (c’est rare quand même), il vous reste les missiles à tètes chercheuses pour déloger la troupaille sans ligne de vue, bien pratique !


Malgré leur sauvegarde 2+ et les deux PVs, il faudra leur trouver une défense supplémentaire : n’oubliez pas qu’un coup de canon laser leur provoque une mort instantanée et sans sauvegarde … ça serais dommage ! Deux solutions, la première est de leur réserver un couvert pour avoir une sauvegarde invulnérable, mais même si elle est gratuite, cette méthode n’est pas sans risque . Premièrement, les couverts ne seront pas forcément très présents et la place que prendront les broadsides le seront au dépend d’autres unités . Deuxièmement, si la broadside rate sa sauvegarde de couvert, elle n’échappe pas à la mort instantanée .


La deuxième solution est plus chère mais je la trouve indispensable : leur donner des drones de défense . Tout simplement pour 15 petits points, vous avez un tampon avec sauvegarde 2+ / 4+, c’est mieux que les spaces marines dans une minidev quand même ! Si vous ratez votre sauvegarde, c’est pas grave, c’est un drone qui vole ! Il faut en prendre au moins deux, et vos broadsides sont en sécurité .


Autre équipement utile : le gyrostabilisateur . Il vous permettra de débusquer tous les blindés qui voulaient leur échapper ou d’éviter des charges ou des consolidations qui leur seraient fatales pour un prix modique .


Le fusils plasma jumelés peuvent paraître bon marché (10 pts au lieu de 30 pour les crisis) mais ils n’apportent pas grand-chose de plus, a moins de prendre la visée multiple .


Pour le nombre de broadsides dans l’équipe, il n’y a pas vraiment de choix meilleur que d’autres mais essayer autant que possible de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier : répartissez vos broadsides si vous avez des choix de soutien de libres . Sinon l’équipe de 2 me parait la plus judicieuse, une broadside avec 2 drones de défense et l’autre avec assistance de tir ou verrouillage de tir : elles seront assez efficaces contre les blindés tout en ne faisant pas trop sac à points .


Hammerhead :


Il est pour moi indispensable dans toute armée Tau qui se respecte, antigrav avec un blindage tout à fait satisfaisant, il sera très difficile à détruire s’il se déplace constamment de plus de 6 pas . Mais le plus important est l’armement qu’il transporte : deux armes inédites au choix !


Le railgun :


Arme inédite vous avez dit ? Oui, car celui-ci se décline en deux types au choix, soit en antichar qui ne manquera pas de déboîter le blindés adverses, soit en Frag qui fera frémir les trouffions adverses . En effet, une grosse galette de F6 PA4 sans déviation éclaircira les rang ennemis à coup sur ! Pour moi c’est tout simplement l’arme antipersonnelle ultime !


Même s’il coûte 50 points, sa polyvalence et son rendement en valent la peine .


Le canon ionique :


Cette fois, pour 15 petits points vous avez un chasseur de marines avec trois tirs de F7 PA3, malheureusement pour vous ils seront la plupart du temps à couvert … mais bon, c’est toujours une sauvegarde 3+ de gagnée ! Autre problème, la force 7 ne provoque pas de mort instantanée chez les marines . Le canon ionique pourra également s’attaquer aux blindés légers en misant sur le nombre de tirs . Donc pour environ 120 points vous avez un blindé honnête même s’il ne sera pas très dangereux pour l’adversaire . A la limite, il vaut mieux prendre des drones snipers, c’est moins cher .


Pour moi, l’hammerhead est vraiment fait pour avoir un railgun .


En choix d’armement secondaire, prenez selon votre budget ou votre préférence deux canons à impulsion ou un système de missiles à têtes chercheuses . Personnellement je préfère 6 Tirs à 18 pas pour 10 pts que 4 tirs à 24 pas sans ligne de vue pour 20 pts . Quant aux drones, ce n’est même pas la peine d’y penser …


Et voici les améliorations indispensables : tout d’abord le stabilisateur d’arme pour que le hammerhead puisse se déplacer de plus de 6 pas et tirer au railgun . Ensuite les contre-mesures : vu que le hammerhead va toujours se déplacer, s’il est immobilisé, il est détruit et cette amélioration permet d’éviter ça .


La nacelle de brouillage est utile pour le premier tour et s’il est sonné/immobilisé, elle permet de ne pas être trop vulnérable pendant ces tours et peut sauver votre hammerhead pour 5 petits points .


Train d’atterrissage : vraiment inutile, la force du hammerhead, c’est justement d’être un antigrav !


Le verrouillage de cible peut avoir son utilité s’il vous reste des points, il m’est arrivé plus dune fois de regretter de ne pas l’avoir pris .


La tactique avec le hammerhead est très simple : il faut le déployer caché, comme si vous n’aviez pas la premier tour, ensuite lorsque c’est votre tour déplacez le entre 7 et 12 pas pour qu’il puisse tirer tout en étant compté en profil bas, et ainsi de suite chaque tour .


Sky ray :


Sur le même châssis que le hammerhead, vous avez cette fois ci 6 missiles à guidage laser et deux désignateurs lasers pour 125 points . Alors je cherche son utilité face au canon ionique . J’ai avec le sky ray au maximum deux tirs de F8 PA3(sans désignateurs extérieurs) avec ligne de vue obligatoire (vu que les désignateurs en ont besoin), alors qu’avec le canon ionique j’ai trois tirs de F7 PA3 et les munitions illimitées pour 20 points moins cher …


Autre problème par rapport au canon ionique : quand tous les missiles sont tirés vers le quatrième tour, le sky ray perd beaucoup de son importance .


L’intérêt du sky ray ne se trouve donc pas dans le tir direct, mais le tir indirect va vous coûter cher : cibleurs ou désignateurs répartis ne sont pas donnés, d’autant plus qu’ils devront voir la cible intéressante sous peine de ne pas tirer ou alors gâcher un missile pour un trouffion …


Enfin il existe beaucoup d’autres opportunités pour avoir des missiles, il suffit de les répartir sur vos blindés (devilfish, pirhana, ou au pire hammerhead), au moins tous vos œufs ne sont pas dans le même panier, c’est moins cher et les véhicules ont toutes leurs utilités après avoir tiré les missiles, de plus cela libère un précieux choix de soutien . Pour moi c’est la méthode idéale si vous voulez avoir des missiles même si cela nécessite des désignateurs laser indépendants .


Equipes de Drones snipers :


Jusqu'à 9 rail rifles pour un seul choix de soutien et pour un prix pas trop excessif, en voila une bonne nouvelle !


C’est une unité avec une défense et une attaque plutôt satisfaisantes, sauvegarde 4+ et brouilleur optique pour la défense et 3 rails rifles avec un désignateur pour l’attaque . Le brouilleur optique prend toute son importance vu la portée de 36 pas des rails rifles, l’adversaire ne pourra les atteindre qu’avec un double 6 ((6+6)x 3 = 36 pas ) . Le désignateur laser multinode est également le bienvenu, pour par exemple tirer avec les drones sur du 3+ .


Tous ces avantages, couplés avec les tests de blocage, ne manqueront pas d’embéter votre adversaire, qui ne voudra plus sortir de son couvert . Les rail rifle seront utiles contre tous types d’unités, que ce soit les sauvegardes 3+ ou les élites gênantes, mais aussi les troupes à bas commandement .ils pourront également intimider les grosse bestioles vu la quantité de tirs de F6 tout de même !


Seul petit désavantage : son immobilisme, il vaut donc mieux bien la placer (dans un couvert si possible) dès le déploiement et tirer sur toutes les unités qui s’approchent pour éviter le close .


Deux équipes me paraissent un bon compromis entre les tirs un peu faiblards pour provoquer des tests et le sac à points .


Bref c’est une unité qui mérite sa place dans votre armée pour peu qu’il vous reste des choix de soutien de libres !

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  Roman: Les Fantômes De Gaunt
Posté par : Rat - 29-11-2005, 19:52 - Forum : Warhammer 40k - Background - Pas de réponse


Bon, je viens de commencer le roman "les fantômes de Gaunt" qui est très sympa, autant Felix et Gotrek ne contiennent pas énormément d'infos (bah en batlle, on en sait déjà pas mal) autant ce roman est une vrai source de background; tout est très bien décrit et les bataille font plus "soldat Ryan" que "Satship troopers".


Les effets psychologiques ne sont pas mal du tout (contrairement à F&G oû les héros semblent trop trop forts), il y a plein de bonus sur le régiment, l'organisation des croisades, les guerre spatiales...


Quelques incohérances tout de même (au hasard le p'tit vaisseau qui tire 1000 bolts lourds/secondes ou l'habitude des flash backs à tout bout de champs.


Donc si quelqu'un a lu ce livre qu'il n'hésite pas à en parler (pas de la fin quand même je l'aurais finit dans quelques jours!^^)


P.S.: la traduction du passage du codex GIn'est pas la même dans le roman.


Le Rat, toutes critiques bienvenues.

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  Retour Sur Negromundheim
Posté par : Xavier - 27-11-2005, 15:31 - Forum : Récits et Poésies - Pas de réponse


Le docteur Jimini Painkiller entra dans la pièce et entreprit de défaire son manteau en sifflotant. Stone avait le nez plongé dans une liasse de papier, assis derrière son bureau, le dos tournée à la gigantesque baie vitrée au-delà de laquelle s'étendait le scintillement de la mégapole, merveille née de la mains des squats de la confrérie Khandle sur la planète désertique de Solurb Secundus.


"Tu tombes bien Painkiller, il faut que je te soumette quelque chose. Tu sais qu'on a commandé à la Adware Magic de refaire notre logo. On a leurs suggestions là et je voudrais ton avis."


Il étala plusieurs fine planches de plastique devant lui.


"Alors tu vois, il y ce modèle qui est pas mal, un cœur noir dans un losange jaune sur fond noir. On a écarté le cœur jaune dans un losange noir sur fond blanc finalement, trop de contraste. Et alors on se demande avec quel genre de caractères mettre le nom de l'entreprise ; on a pensé à l'écrire en bas gothique en l'écrivant dans un style un peu runique, tu vois, pour faire universel et en plus une sorte de conciliation entre tradition et modernité. D'ailleurs, ça pourrait faire un bon slogan : Genocide Inc, le meilleur des techniques de combat moderne pour un bon vieux génocide à l'ancienne. Qu'est-ce que tu en dis ? Evidemment, ça peut être retravaillé."


Painkiller balaya le discours du président directeur général d'un geste agacé de la main.


"Comment bien ça a coûté tout ça ?"


"Deux cent mille couronnes."


Painkiller blêmit. Il chercha d'une main hésitante le fauteuil avant de s'y effondrer. Stone attendit calmement le moment ou son ami allait retrouver suffisamment de forces pour commencer à hurler.


"DEUX CENT MILLE COURONNES ?!!!"


"Il y tout une équipe des meilleurs designers de la planète qui ont travaillé là-dessus pendant un mois entier," répliqua l'autre très sérieux. "Au fait, on se demandait aussi : est-ce que tu crois qu'on met le nom au dessus ou en dessous du logo ? Si on le met en dessous, c'est le logo qui attire d'abord l'œil du client et donc on fait appel à ses sensations visuelles et même tactiles tu vois ? Ils appellent ça du marketing polysensoriel. Alors que si on le met en - "


"Sensations… visuelles… et même… tactiles ?… STOOOOONE ! Genocide Inc vend du consulting militaire ! Pas de la lingerie féminine ! Deux cent mille couronnes ! C'est le prix de l'armement complet d'un de nos gyrocoptères ! C'est presque le prix d'un missile à antimatière Hellstrike !"


"Mon pauvre Jimini ! Mais tu n'es plus dans le coup ! C'est fini l'époque où il suffisait de faire du porte à porte le bolter sous le bras pour trouver du boulot. Aujourd'hui il faut faire de la com-mu-ni-ca-tion. Le marché du consulting militaire a explosé et la concurrence nous casse les reins. C'est facile pour toi, tu te contentes d'aller au combat peinard ! Mais qui c'est qui reste ici pour décrocher les contrats ? C'est moi !"


Il se calma et sortit d'un tiroir une petite plaquette rouge.


"D'ailleurs j'ai un contrat. Il faut que tu retournes sur Negromundheim."


"Hors de question !"

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